dimanche 27 décembre 2020

Capitaine Coupe-Gorge de John Dickson Carr

(1954, Captain Cut-Troath traduit de l’anglais par France-Marie Watkins, Le Masque, 1990)

L’Empereur veut envahir l’Angleterre, mais en attendant… il occupe ses troupes.

Un roman d’espionnage bien ficelé à la manière de cet auteur, où les personnages font, ne font pas, sont, ne sont pas, de « l’espion anglais » et de sa femme au « ministre de la Police » et son espionne, le tout sur fond de meurtres.

« Eh, oui, tout cela aura été vain. Ainsi le veut la guerre. »

Fini le 27/12/2020

Le Poignard et le Poison de Marc Paillet

(Série Erwin le Saxon, 10/18, 1995)

La « gestion [du vicomte] était blâmable, scandaleuse même. Elle lésait le royaume et son trésor, l’ost et son recrutement car de moins en moins nombreux étaient ceux qui avaient de quoi payer un équipement et des frais de campagne. Elle dépeuplait les tenures et les manses, grossissait les bandes qui sévissaient dans toute la région. »

D’autres méfaits vont s’ajouter à la réputation de la victime, dont le meurtre, mais ses commanditaires ne veulent conserver ce témoin vivant.

Cette enquête permet aux envoyés du roi de nous montrer comment fonctionne la société de l’époque, en 796, et les langues pratiquées, le francique, le latin et les dialectes dont ici le bourguignon.

Fini le 25/12/2020

Il n'aurait pas tué Patience de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1944, He Wouldn't Kill Patience traduit de l’anglais par Guite Barbet Massin, Le Masque, 1990)

“Patience” est un serpent de Bornéo auquel la victime était très attaché.

Les reptiles jouent leur rôle dans l’histoire et permettent de terroriser et recevoir des aveux.

L’histoire se passe au début de la Seconde guerre mondiale.
« Naturellement, nous avons entendu l’avion parce que nous nous attendions à ce bruit. Nous sommes tous les victimes de ce qu’on peut appeler la hantise des avions. »

Fini le 23/12/2020

lundi 21 décembre 2020

Remède pour un charlatan de Caroline Roe

(Chroniques d'Isaac de Gérone, 1999, Cure for a Charlatan traduit de l’anglais par Jacques Guiod, 10/18, 2001)

Un « complot pour dépouiller » ce marchand de laine de « tous ses biens » est ourdi, mais le coupable, « trop malin pour être honnête », s’est mal acoquiné avec un « mage » et une maitresse de bordel et sa victime sera finalement trop résistante.

Cette histoire nous apprend que l’esclavage se pratiquait à l’époque dans la ville de Gérone.
Elle rappelle également qu’il suffit d’une légère rumeur pour lapider des femmes accusées de sorcellerie.

Fini le 20/12/2020

Les Nuits blanches du Chat botté de Jean-Christophe Duchon-Doris

(Série Guillaume de Lautaret, 10/18, 2004)

L’intrigue se base sur les Contes de Charles Perrault, notamment les Contes de ma mère l’Oye, en faisant de la “Mère l’Oye” une vraie nourrice qui aurait raconté ces histoires à son fils, pour ensuite les mettre macabrement en scène.

La moralité des contes se transforme en sermon religieux : le vicaire « croyait à la présence physique de la bête et […] avait dû mainte fois lutter contre elle. » « […] le vicaire n’entendait pas dissimuler aux fidèles ses craintes que la malédiction du loup ne fût la conséquence de la “copule charnelle” dont s’étaient rendues coupables les malheureuses victimes. »

La lecture est pénible : le “héros” n’a aucune personnalité (méprise les femmes et joue de l’épée), les descriptions de paysages sont inutilement emphatiques, etc.

Un auteur à oublier !

Fini le 19/12/2020

Le Retour de Bencolin de John Dickson Carr

(Henri Bencolin, 1937, The Four False Weapons traduit de l’anglais par Stéphane Salvetti, Le Masque, 1989)

L’auteur s’amuse à utiliser des noms de détectives littéraires français pour désigner des journalistes (Dupin pour le principal).

Le titre en anglais “Les quatre fausses armes” désigne un “automatique”, un “rasoir”, un “stylet” et l’ajout dans la bouteille de champagne.

Notre enquêteur devra attendre à côté d’une table de jeu pour éliminer la fausse piste du vol et démontrer que les alibis sont fragiles car « ils se ratèrent d’un cheveu ». Mais le plan du coupable sera perturbé par son ignorance de la chimie et il devra vite trouver un remède à son crime.

Fini le 17/12/2020

Comme un samouraï de James Melville

(Série Tetsuo Otani, 1981, A Sort Of Samurai traduit de l’anglais par Gilles Berton, 10/18, 1996)

Le titre souligne le fondement du suicide du présumé coupable de l’élimination du personnage grossier et violent, trafiquant d’armes.
« — Il est mort dans l’esprit des samouraïs […] — Il s’est comporté comme une sorte de samouraï tout au long des années où je l’ai connu. »

Et le marionnettiste a pu s’envoler avec son amante.
Dans ce livre, l’auteur nous fait découvrir cet art japonais le « bunraku ».

Fini le 14/12/2020

dimanche 13 décembre 2020

Quand la souris n'est pas là de Lucille Kallen

(C.B. Greenfield, 1982, No Lady in the House traduit de l’anglais par États-Unis par Christiane Poulain, Le Masque, 1986)

Le titre fait référence à la façon dont les cambrioleurs se sont fait surprendre et comment les amies ont pénétré pour remettre la broche à la victime.

L’intrigue est bien menée, l’auteur décrit surtout la vie de ces femmes façon “Desperate Housewives”, mais le mobile des crimes est vraiment un peu léger (ne pas voir ternir sa réputation et gagner de l’argent avec la vente de l’école…).

Fini le 12/12/2020

On n'en croit pas ses yeux de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1941, Seeing is Believing traduit de l’anglais par Gabrielle Ferraris, Le Masque, 1985)

Le livre commence par le récit du meurtre perpétré par le mari… mais évidemment tout n’est pas aussi évident. Et l’épouse sera poursuivi par le véritable assassin qui cache bien son jeu, mais mesure mal les effets sur la tête d’une « grosse cruche de grès ».

Fini le 11/12/2020

Ça fait moche dans le tableau de Shane Maloney

(Une aventure de Murray Whelan, 1996, The Brush-off traduit de l’anglais Australie par Pascale Michel et Serge Chwat, Le Masque, 2004)

« Les Affaires culturelles étaient censées être une sinécure […]. C’était sans compter […] les cadavres, les enquêtes de police, les tableaux disparus ou faux. »

L’histoire d’un “héros” qui fait du n’importe-quoi en prenant son ancien copain pour un tueur. L’auteur en profite pour nous présenter la politique culturelle chez lui, à Melbourne.

Fini le 9/12/2020

mercredi 9 décembre 2020

Les Proies de l'officier de Armand Cabasson

(Série Quentin Margont, NiL Éditions 2002, 10/18)

Les millions de morts de l’impérialisme napoléonien ne suffisent pas au meurtrier qui s’emploie à “charcuter” des femmes pour se donner le frisson de la vue d’un cadavre.

Le récit de la Grande guerre de Russie est vraiment intéressant, et pas du tout à la gloire de l’Empereur en décrivant ses erreurs tactiques, mais montre bien le courage et l’héroïsme des soldats, notamment les généraux qui parviennent à sauver des situations catastrophiques (la bataille de la Bérézina !).

À côté, l’enquête du capitaine pour déterminer quel colonel est coupable fait peu de poids et se conclue évidemment par la mort du coupable, au milieu des décombres de la Retraite de Russie.
« Il est capable de s’émerveiller devant un poème ou un tableau mais, en revanche, il ne ressent rien pour la vie humaine. Sa passion pour les héros antiques est morbide : il doit se considérer comme une sorte de demi-dieu, un être supérieur placé au-dessus des hommes, de leur morale et de leurs lois. »

Fini le 8/12/2020

Le Meurtre des Mille et Une Nuits de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1936, The Arabian Nights Murder traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1989)

La “collection d’objets incongrus” sera éclaircie au fil de l’histoire : les barbes (une blanche, une noire), une moustache, l’arme du crime, un livre de cuisine, un message réclamant un cadavre… et un alibi en trop qui permettra au Dr Fell de comprendre que l’ascenseur avait son importance.

Un récit complètement délirant par le Maître du genre !

Fini le 5/12/2020

L'Abbé Grégoire s'en mêle de Anne Villemin-Sicherman

(Série Augustin Duroch, 10/18, 2020)

L’auteur situe son histoire à une période peu mise en scène, 1787 avant la Révolution, et des personnages ayant réellement vécu à cette époque, dont le contrôleur des finances évincé.
« […] c’était un homme fini. […] sauf s’il lui prenait l’idée de se rétablir pour diriger sa scandaleuse réforme fiscale, qui allait spolier toute la noblesse et le haut clergé. »

C’est très intéressant. L’intrigue est bien mince, mais l’enquête sur le meurtre de cet ami de l’exilé permet d’en savoir plus sur la vie en cette fin du 18e siècle : le concours pour l’amélioration de la condition des juifs, la désolation des récoltes, les ambitions d’une “parisienne”, la quête d’argent d’un armateur de bateaux négriers, etc.

Tout cela écrit dans une langue utilisant des expressions datées :
« Vertudieu ! Je n’ai jamais eu à mettre en œuvre un tel théâtre ! »

Fini le 2/12/2020

dimanche 29 novembre 2020

Les Jardins du casino de Michel Amelin

(Le Masque, 1989)

Le début peut faire penser à une histoire toute simple, mais l’accumulation des victimes et la suspicion du coupable corsent l’intrigue.

C’est bien monté et les personnages des policiers sont particulièrement savoureux.
« Sergent, je voudrais que dix mille angelots viennent déverser autant de cornes d’abondance sur votre tête. »
« Dans l’affaire […], l’assassin a obligeamment fourni le “qui ?” le “où ?” et le “comment ?” pour détourner notre attention, et nous faire négliger le “Pourquoi ?”. »
« […] nous nous retrouvons devant les cadavres de deux sœurs, de leur tante, du fils de celle-ci, et d’une cousine de cette tante. »

Un livre “pour adulte” par un écrivain de littérature “jeunesse”.

Fini le 29/11/2020

Le lecteur est prévenu de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1939, The Reader is Warned traduit de l’anglais par Henri Thiès, Le Masque, 1988)

Le titre fait référence aux notes du narrateur.
« […] Constable n’a pas été la victime d’un engin fonctionnant en l’absence du meurtrier. La présence du criminel était nécessaire. Le lecteur est prévenu. J. S. »

Et effectivement : « Quelque chose qu’on peut faire chez soi, avec deux gobelets et un morceau de savon, qui ne demande aucune connaissance spéciale. » « Le fait s’est produit, assez fréquemment, lors des premiers emplois, aux États-Unis, de la chaise électrique. »

Encore un beau rôle féminin…

Fini le 27/11/2020

La Forêt pleure souvent, tu sais… de Sébastien Acker

(Les Berrypéties du facteur Léonard, La Bouinotte, 2013)

Un livre largement parsemé de photos de cerfs et de citations d’auteurs du “pays” (Alain-Fournier, Maurice Genevoix…) dont on peut s’interroger sur son classement en “polar”, car il n’y a ni intrigue, ni suspense.

Le style adopté pour l’écriture ne suit pas les grands écrivains cités.
« […] avait astiqué ses santiags avec l’énergie rétive d’une biche bréhaigne face à un cerf trop entreprenant. » « C’était l’heure de la dernière chance qui titillait le bout de sa lance. »

L’auteur ne le cite pas, mais pense-t-il à Christian Daumas qui, lui aussi, a écrit sur les espèces invasives ?
« Vous voulez des exemples d’espèces exogènes comme les écrevisses de Louisiane qui font des ravages en Brenne ? »
« Un cerf reste un cerf. »
« Parce qu’une écrevisse devrait elle aussi rester une écrevisse. »

Fini le 26/11/2020

Le Procès de Miss Silence de Patricia Wentworth

(1945, Silence in Court traduit de l’anglais par Pascale Haas, 10/18, 2018)

L’auteur nous répète pendant 38 chapitres tout ce qui est censé accuser la coupable pour finalement mettre en scène une apparition de dernière minute qui peut nommer le vrai coupable, premier informé de l’enfant qui sera déshérité pour qu’il ne puisse piocher dans l'héritage.

C’est assez lassant à lire et sans vrai suspense car les arguments de l’accusation sont vraiment sans fondement, basés uniquement sur les affirmations de ceux qui sont concernés.

Fini le 24/11/2020

lundi 23 novembre 2020

Le Grain de sable de Janine Le Fauconnier

(Le Masque, 1981)

Le “grain de sable” se manifestera sous forme de cachet pour faire sortir les explications criminelles.
« […] je n’ai pas de cœur, et je m’en félicite et m’en réjouis. »

Une intrigue très bien montée par l’auteur… et par l’assassin choisissant ses victimes aléatoirement.

Fini le 23/11/2020

L'Île aux muettes de Bachellerie

(Le Masque, 1985)

L’inspecteur novice est « en train de faire une belle entorse à ce sacro-saint principe [l’objectivité] mais j’ai de grands précurseurs : le flic humaniste laisse venir à lui l’émotion, l’analyse, la traque, la débusque, l’utilise ! »

« J’étais pas un chien pour elle, j’étais une pute… Dame ! elle, c’était une artiste… »
« Elle aussi, elle s’était foutue de moi, méchamment… »

Fini le 22/11/2020

L'Arme à gauche de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1935, Death-Watch traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, Le Masque, 1994)

Le titre anglais “horloge de la mort” représente mieux le début de cette histoire puisque l’arme du crime est l’aiguille des minutes d’une horloge en fabrication.

L’inspecteur-chef suit tous les indices posés par le criminel.
« […] il semblerait que le hasard et les coïncidences se soient ligués pour fournir à mon éminent confrère tous les détails nécessaires à l’appui de sa thèse […]. Il lui suffit d’ouvrir la bouche et de lancer une hypothèse au hasard pour qu’aussitôt, la porte s’ouvre sur quelqu’un qui vient la lui confirmer. »
« Nous n’imaginerons pas une meurtrière qui, par souci d’élégance et de précision, va jusqu’à enfiler ses deux gants quand un seul suffirait, et qui, inexplicablement n’en utilise aucun. »

Mais pour restaurer sa « vanité », le vrai meurtrier « n’allait pas tuer quelqu’un comme vous et moi le ferions d’un coup de fusil ou de massue. Il devait tisser une trame autour de ce meurtre […] ; plus les fils s’emmêlaient inutilement et plus sa vanité à les entremêler était flattée. »

Fini le 21/11/2020

Le Glaive de l'archange de Caroline Roe

(Chroniques d'Isaac de Gérone, 1998, Remedy for Treason traduit de l’anglais par Jacques Guiod, 10/18, 2001)

Au-delà de l’histoire de cette conspiration contre le roi de l’époque, l’auteur nous donne une bonne présentation de la vie à Gérone en 1353.

« Les méchants qui vivent à l’intérieur de ses portes seront châtiés. Je parle du clergé cossu, […] ainsi que de l’abbesse et de ses nonnes ; des régnants corrompus, c’est-à-dire le roi et ses héritiers ; des juifs, qui sont les agents des uns et des autres. »
« Le noble sang des conquérants wisigoths coule dans mes veines. Mes ancêtres ont, de leurs puissantes épées, délivré cette terre des Maures. »

Et les conspirateurs qui voulaient profiter de cette folie pour renverser le roi :
« Lui au moins était prêt à mourir pour ses principes, et peu importe ce qu’ils pouvaient avoir d’insensé ou de dérangeant. Les Baltier et les Montbui de ce monde ne songent qu’à remplir leurs bourses et leurs ventres. »

Fini le 18/11/2020

samedi 21 novembre 2020

Livres abandonnés 2018-2019

✓ Duane Swierczynski / The blonde > au 17/12/2019 lu jusqu’à la page 32 & rendu (trop agent secret us).

✓ Eduardo Mendoza / Les égarements de mademoiselle Baxter > au 14/08/2019 (personnage trop loufoque, difficile de s’y intéresser) / Balles d’argent à StAm > critique « Je m'en vais de ce pas lire un roman avec des renvois à la ligne, des tirets et des guillemets. ».

✓ Sonja Delzongle / Dust > au 25/01/2019 (pas intéressée par l’histoire, livre trop gros).

✓ Tran-Nhut / Le temple de la grue écarlate > au 8/11/2018 lu jusqu’à la page 54 & rendu (donne trop une sensation de clone du juge Ti sans saveur).

✓ Aline Kiner / La nuit des béguines > au 4/10/2018 lu jusqu’à la page 73 & rendu (histoires de femmes, trop mal typées, assez stéréotypées vingtième siècle, écriture pas raccord avec l’époque médiévale, etc.).

✓ Ernesto Mallo / L’aiguille dans la botte de foin > au 3/08/2018 lu jusqu’à la page 83 & rendu (difficile à lire, dialogues imprimés en italique sans tirets, histoire qui se passe sous la dictature, resassement sur femme morte, etc.).

✓ George P. Pelecanos / Le chien qui vendait des chaussures > au 31/07/2018 lu jusqu’à la page 60 & rendu Dugny (road-movie us sans intérêt pour moi) (roman indé, autres déjà lus).

✓ Andrea H. Japp / Les chemins de la bête > au 6/06/2018 lu jusqu’à la page 82 & rendu Economie (style trop lourd, début 13e siècle, débat sur nouveau pape, opposition templiers roi Philippe, etc.) « Le passé avait été imposé, il s’était incrusté dans toute son implacable injustice. L’avenir serait choisi. Il restait à modeler. » (p. 79).

✓ Francis Zamponi / In nomine patris > au 25/05/2018 lu jusqu’à la page 50 & rendu BM (trop guerre d’Algérie côté français, pas envie).

✓ Andrée A. Michaud / Bondrée > au 6/02/2018 lu jusqu’à la page 78 (trop littéraire, personnages canadien franglais…).

Livres abandonnés

Dans cette rubrique “Passe-livres”, je vais également lister tous les livres de bibliothèques qui me sont tombés des mains et que j’ai rendus, en donnant mes raisons en quelques mots.

lundi 16 novembre 2020

Clés d'argent et Figures de cire de John Dickson Carr

(Henri Bencolin, 1932, The Waxworks Murder traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1994)

Le titre de la version étasunienne The Corpse in the Waxworks, soit “Le cadavre dans les ateliers de cire”, décrit parfaitement le début de l’histoire qui se passe à Paris dans un musée qui présente des scènes de meurtres genre “Grévin”.

Mais ce n’est qu’une mise en scène pour punir les coupables d’avoir détourné une jeune fille de sa routine casanière : « seulement de lui faire une farce », mais il ne fallait lui faire peur en hurlant de « faire entrer un peu de bon sens dans ta cervelle de sale petite hypocrite ».

Et le maître-chanteur n’en profitera plus.

Fini le 16/11/2020

La Cape de Plymouth de Kate Sedley

(Les enquêtes de Roger le Colporteur, 1992, The Plymouth Cloak traduit de l’anglais par Claude Bonnafont, 10/18, 1998)

Un récit qui ne donne pas beaucoup d’aperçus de la vie « en cette fin du XVe siècle lorsque la Guerre des Deux-Roses déchire l’Angleterre ».

Le héros doit escorter un « messager du roi » envoyé porté une lettre en « Petite-Bretagne, terre d’accueil de nos lointains aïeux envahis ». Mais cet individu fut un trafiquant d’humains qui utilisa des potions de « renouée » pour fabriquer des « nains », dont le fils de la gouvernante.

Tous ces personnages sont insipides, seulement décrits à grands coups de clichés.
Lecture décevante.

Fini le 16/11/2020

Une chaîne de chrysanthèmes de James Melville

(Série Tetsuo Otani, 1980, The Chrysanthemum Chain traduit de l’anglais par Gilles Berton, 10/18, 1995)

« Certains d’entre nous sont donc venus s’installer et travailler au Japon parce que les Japonais ont toujours eu une attitude plus civilisée que nous autres par rapport au sexe. […] C’était comme d’appartenir à un club sélect. On l’appelait la Chaîne des Chrysanthèmes […]. »
Mais parmi eux, un maitre-chanteur menace un politicien.

L’auteur nous présente une particularité de la société japonaise, les burakumin. Ils « descendent de la caste féodale des parias. […] les trois millions de burakumin souffrent encore de discrimination malgré les efforts gouvernementaux pour y mettre fin. » Et ce sera l’un d’eux qui discrètement aidera à trouver le « véritable meurtrier ».

Fini le 14/11/2020

Promenons-nous dans les bois… de Liza Cody

(Série Anna Lee, 1984, Stalker traduit de l’anglais par Catherine Richard, Le Masque, 1993)

Des personnages hauts en couleurs, une intrigue légère mais bien construite, une lecture agréable.

« Qu’il investisse toute sa sensibilité dans son œuvre et avance dans la vie de gaffe en gaffe avec la clairvoyance d’une tondeuse à gazon était pourtant source de divertissement […]. »
« […] s’il vous reste quelques indics incognito dans la nature, qui n’ont fait que deux ans, j’y ferais bien attention si j’étais vous. »

Fini le 11/11/2020

mercredi 11 novembre 2020

La Légende de Jack de Hervé Gagnon

(Série Une enquête de Joseph Laflamme, 10/18, 2019)

Une histoire facile avec une intrigue un peu nunuche reprenant tous les poncifs sur “Jack l’éventreur” (un “inverti”, perverti par sa mère “prostituée”, soutenu par les francs-maçons, etc.). Le seul intérêt de cette lecture est la langue française québécoise avec ses particularismes.

« Nul besoin de préciser que, même si le prince est loin d’être le premier héritier présomptif du trône à s’épivarder* un peu trop hardiment […]. »

« Le sergent […] leur adressa un clin d’œil narquois. Il suivit son maître et referma la porte, les laissant seuls avec leur déconfiture. »

Fini le 10/11/2020
__________________
* Originaire du patois poitevin, de pivert, un oiseau volubile : se disperser, se pavaner.

Arsenic et Boutons de manchette de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1936, The Punch and Judy Murders traduit de l’anglais par Benoît-Fleury, Le Masque, 1989

Le titre français signale bien les « boutons de manchette » qui servent à faire des étincelles, mais c’est de la strychnine qui est utilisée pas de l’arsenic.

« […] chaque fois que j’avais rencontré l’un d’entre eux, je portais soit un faux nom, soit un déguisement. »

« […] il avait disposé d’un pouvoir presque absolu… Bref, il n’y a pas eu beaucoup d’hommes comme lui. Mais, à présent, il lui fallait de l’argent […]. » et tant pis pour le consultant en fausse monnaie.

Les expériences bizarres des deux compères vont mettre la pagaille dans cette histoire au final très simple. Et, pendant cette nuit décisive, l’auteur entraine son héros dans un délirant maelström de situations saugrenues (arrestations, fuites, découvertes de cadavres, erreurs d’identité, etc.).

Fini le 8/11/2020

À la santé de la mort de Olov Svedelid

(1971, Skaal foer Döden ! traduit du suédois par Asa Roussel, Le Masque, 1974)

Un récit plein d’actions téméraires de ce journaliste… qui évidemment s’en sort !
« J’ai levé les yeux vers l’escalier en criant très fort : — Salut, toi ! Viens vite m’aider ! Ce sont toujours les trucs les plus vieux qui sont les plus efficaces. »
« On était en train de clouer le couvercle de la caisse, où je me trouvais enfermé en compagnie d’un mort. »

Le titre français trinque aux trafiquants d’alcool à l’époque où la vente était contingentée.

Fini le 5/11/2020

La Fiancée du pendu de John Dickson Carr

(Roman historique, 1950, The Bride of Newgate traduit de l’anglais par Joëlle Girardin, Le Masque, 1992)

« Combien d’hommes auraient été capables de peindre ce paysage, de reproduire chaque bosquet, chaque feuille, pour en faire un décor de théâtre dont vous auriez pu jurer qu’il était vrai ? »
« Vous n’avez commis aucun meurtre. Vous avez écrasé un cafard. »

« […] si nous avions davantage de preuves, nous ne saurions plus qu’en faire […]. […] nous avons la moitié des boxeurs prêts à jurer qu’il les a recrutés […]. Et il y en a cinq qui ont déjà juré qu’il a poignardé […]. »

Un récit très documenté sur les mœurs de l’époque (1815) entre duels, émeute, avec rapières, sabres, etc. C’est plein d’allant !

Et notre auteur nous donne encore un très beau personnage de femme, intéressée par l’argent, mais aussi très sensible.

Fini le 4/11/2020

mardi 3 novembre 2020

Le Puits, la corde et le seau de Paul Vance

(pseudonyme de Paul Andréota, Série Commissaire Baratier, Le Masque, 1977)

« […] on prétend que le gourou montre au disciple où se trouve le puits, la corde et le seau… […] mais c’est le disciple qui tire l’eau, pas le maître. »

Et le commissaire devra refaire faire tout un échafaudage pour démontrer le rôle du ballon qui a visé le potentiel meurtrier.

L’auteur a évité de stigmatiser les croyants dans la sagesse orientale et c’est agréable à lire.
« […] je me suis toujours intéressé à ce que les savants appellent les phénomènes extra-sensoriels. […] il n’y a rien d’incongru à supposer qu’un petit nombre d’initiés savent s’en servir, du moins en partie, pour le meilleur et pour le pire. »

Fini le 2/11/2020

Le Chapelier fou de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1933, The Mad Hatter Mystery traduit de l’anglais par Joëlle Girardin, Le Masque, 1992)

« […] un bricolage aussi vieux que l’invention des chapeaux. […] une bande étroite, épaisse, qu’il ne reste plus qu’à glisser derrière le ruban intérieur d’un chapeau… »

« Les gens très imaginatifs ne font jamais de bons journalistes ; ils recherchent les situations pittoresques, bizarres, ironiques, et, très souvent, négligent complètement les faits essentiels. »

« Il était tout ce que je n’étais pas. Je suis grand, gauche, myope et moche comme un pou. »

Et cela a suffit pour obtenir une « affaire non résolue ».

Fini le 1/11/2020

On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi

(Presses de la Cité, 2017)

« Il parlait de justice. Les passeurs fonctionnaient en réseaux, disait-il, telle une pieuvre géante. Il fallait directement en trancher la tête, pour que les tentacules ne repoussent plus. »
« Tous l’avaient abandonnée ! Pas un […] n’avait cherché à sortir cette petite aveugle des griffes [du proxénète]. »

Cette histoire sur les crimes des profiteurs de l’immigration aurait mérité une meilleure mise en scène. L’auteur en a fait un ramassis de clichés sur ces personnes qui cherchent leur avenir hors de leur pays natal, en compilant tout ce qui est le plus répugnant dans leurs expériences.

Dommage, c’est bien écrit et la façon dont l’auteur leurre le lecteur sur les lieux des différentes actions est vraiment bien construite.

Fini le 30/10/2020


Déjà lu & rendu :
Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main, N'oublier jamais, Gravé dans le sable, Maman a tort, Le temps est assassin

Juste une mauvaise action de Elizabeth George

(Série Inspecteur Lynley, 2013, Just One Evil Act traduit de l’anglais États-Unis par Isabelle Chapman, Presses de la Cité, 2014)

Un pavé de presque 700 pages désagréable à lire. Tout y est répétitif, les indices trouvés par les enquêteurs, le comportement erratique du sergent, les soupçons de ci de là, les sous-entendus sur les capacités de la police italienne versus l’anglaise, etc.

Le sergent : « Elle était rebelle à toute forme d’autorité. Elle avait un complexe de supériorité gros comme un char d’assaut. Elle était d’un laisser-aller épouvantable. » Et, bien sûr, ce sera elle qui va repérer la vérité dans le reportage sur les parents de l’enfant. Après son recours à un détective privé [!], ses dénonciations à un journaliste de « tabloïd », ses hargnes contre tout le monde, ses dissimulations même à son inspecteur… pour démontrer que son « ami » n’est jamais coupable, uniquement de tenir à sa fille.

Cette intrigue est tellement mince et la raison si illogique [servir un verre de vin à un musulman croyant !] qu’il fallait bien meubler… c’est épuisant à lire.

Fini le 28/10/2020

Le Mystère de Roccapendente de Marco Malvaldi

(2011, Odore di chiuso traduit de l’italien par Lise Chapuis, 10/18, 2012)

Le baron avait un gros besoin d’argent… et une pressante envie d’uriner.
Et tout se termine par une liste de recettes de cuisine italienne.

Fini le 26/10/2020

dimanche 25 octobre 2020

Dans la rue où vit celle que j'aime de Mary Higgins Clark

(2001, On the Street Where You Live traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 2001)

L’actuel meurtrier se prend pour celui du 19e siècle.
« L’assassin suit son plan à la lettre, il copie les meurtres des années 1890. »

« Vous ne pouvez pas comprendre ce qu’était pour moi le fait de regarder de l’autre côté de la rue et de voir mon fils avec vous […]. »

Et tous les deux éliminent au passage ceux qui pourraient les dénoncer.

Mais le lecteur ne saura pas ce que va devenir celui qui a vu la préparation du meurtre sur son écran.

Fini le 24/10/2020

La Petite fille du phare de Christophe Ferré

(L'Archipel, 2018)

Le comportement des personnages est trop incohérent pour faire une intrigue solide. Le seul suspense est de savoir comment l’auteur va se démerder pour en finir.

Les actions sans raison de cette femme (elle bavarde avec ceux qu’elle soupçonne, ne les écoute pas, ensuite s’étonne d’être incomprise… elle ne se rend pas compte que le bébé n’est pas le sien… une femme qui a accouché seule chez elle… de plus, au départ, une femme qui allaite évite de s’éloigner pour être prête aux tétées, elle a tendance à trimbaler le bébé partout… l’auteur ne doit pas connaître beaucoup de jeunes mamans…, etc. ), les enquêteurs ineptes (le premier juge est récusé !), leurs propos sans suite (mais on saura pourquoi !) rendent le récit si artificiel qu’il est difficile de s’intéresser à cette histoire de disparition d’enfant.

Fini le 22/10/2020

Avant de te dire adieu de Mary Higgins Clark

(2000, Before I Say Good-bye traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 2000)

Une intrigue pleine de “feux” (explosion du bateau, incendies d’immeuble…).

Un intéressant personnage féminin qui prend conscience de la vraie personnalité de celui qu’elle a perdu.
« […] il fait preuve d’une grande intelligence et d’une apparence séduisante. […] Il semble avoir un total mépris pour le code social auquel adhèrent la plupart d’entre nous. »

« À travers ses propres expériences, […] elle en était venue à comprendre qu’elle était douée de précognition. » contrairement au médium qui fait semblant pour complaire à un autre.

L’escalier de secours façon us épargnera un procès.

Fini le 20/10/2020

dimanche 18 octobre 2020

Le Miroir des âmes de Nicolas Feuz

(Slatkine & Cie, 2018)

« Il a enquêté sur le réseau, recruteurs, filles, passeurs. Tout. »
« Une bombe pour faire taire un témoin gênant. »
« La prochaine fois que vous cherchez à noyer des gens […] veillez à ne pas leur laisser des tubas. »
« Un jour, on me reconnaîtra le statut de bienfaiteur de la République. »

C’est assez sanguinolent, mais très bien monté, avec de bonnes impasses sur la véritable identité des personnages.

Fini le 18/10/2020

Eh bien, tuez maintenant ! de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1940, And So to Murder traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1989)

Le milieu du cinéma au moment de la déclaration de la Seconde guerre mondiale… avec ses décors, ses professionnels, ses bâtiments…

La traduction rend bien les dialogues ciselés de l’auteur :
« — […] C’est terminé pour [elle].
— Terminé ? […] Vous voulez dire qu’elle est morte ?
— C’est fini ; elle est tirée d’affaire ! […] »

Le titre aurait pu être : « La nouvelle scénariste vient d’arriver ! » puisque c’est ce qui a déclenché chez le coupable le besoin de tuer.

Fini le 17/10/2020

Le Prix de la sérénité de James Melville

(Série Tetsuo Otani, 1979, The Wages of Zen traduit de l’anglais Gilles Berton, 10/18, 1999)

Un « prêtre » zen se retrouve entouré « d’étrangers » qui viennent épier ses relations avec des « terroristes », des « mafieux », etc.

Ce n’est pas vraiment un intrigue policière, même si le héros cherche le coupable du meurtre du « prêtre catholique » venu faire l’espion, mais c’est plaisant à lire sous l’aspect de la vie au Japon à l’époque.

« — Elle est devenue rien. C’était, après tout, la manière japonaise d’évoquer la mort, et celle-ci, à sa façon, résolvait le problème. »

Fini le 13/10/2020

Rapt de nuit de Patricia MacDonald

(2007, Stolen in the Night traduit de l’anglais États-Unis par Nicole Hibert, Albin Michel, 2008)

Le comportement incohérent de cette jeune femme rend l’intrigue artificielle et nuit au plaisir de la lecture. Le suspense ne tient que dans l’attente de la prochaine bêtise… (proclamer ses soupçons, agresser verbalement les policiers, baratiner le journaliste, viser un coupable après l’autre, et… se rendre seule et sans prévenir dans la cabane du suspect, etc.).

C’est finalement fade et sans surprise qu’elle s’en sauvera avec son fils et son amoureux…

Fini le 15/10/2020

mardi 13 octobre 2020

La nuit est mon royaume de Mary Higgins Clark

(2004, Nighttime Is My Time traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 2004)

Ainsi en a décidé celui qui veut se faire appeler « le Hibou ».

Une intrigue basique de tueur en série de femmes qu’il hait, que l’auteur rend haletante en laissant supposer que chacun des anciens élèves peut l’être.

C’est vraiment très bien montée ainsi que la mise en scène du suicide, sans surprise, du meurtrier qui a détérioré les bienfaits de la chirurgie esthétique.

Fini le 11/10/2020

La Main à l'appât de Dorothy Uhnak

(1968, The Bait traduit de l’anglais États-Unis par F. Jérôme, Le Masque, 1992)

Comme l’indique le titre, c’est l’histoire d’une policière émérite qui décide de servir « d’appât » pour piéger un tueur en série, présenté très diminué intellectuellement.

Il s’agit d’une adaptation et non d’une traduction, peut-être cela explique-t-il la fadeur du récit. Les états d’âme de la policière sont trop peu consistants pour retenir l’intérêt.

Fini le 11/10/2020

Allez savoir… de Francis Didelot

(Série Gaston Renard, Le Masque,1982)

« Tous mentent. Comme si l’on avait soulevé la pierre sous laquelle grouillait le nid de vipères. »

Ce qui mène à la mort celui qui a attiré l’attention de la police.
« Allez savoir… »

Fini le 9/10/2020

Écorces vives de Alexandre Lenot

(Actes Sud, 2018)

Un livre à ne pas classer en “polar”.
Il n’y a aucune intrigue, uniquement des personnages qui racontent leur vie, et le style maniéré de l’auteur n’aide pas à les rendre intéressants.
Dans un chapitre « Louise » : « Nous dirons, nous sommes devenus mauvais. C’est l’alcool. C’est le labeur qui effrite les hanches et brise les dos. C’est qu’on ne se souvient de nous que tous les cinq ans, et que le reste du temps il faut se taire, se terrer et se taire, en espérant que le vent mauvais nous laissera du répit. »

La présentation de ceux qui peuplent cette région du Massif central est très négative.
« Pour passer le temps, nous n’avons rien d’autre à faire que détruire, boire et détruire, forniquer quand on nous en donne l’occasion, ne jamais cesser de nous abrutir, torturer les rares bêtes que nous pouvons attraper. »

Tout ce récit est assez répugnant.

Fini le 7/10/2020

Les Cruelles étoiles de la nuit de Kjell Eriksson

(2004, Nattens grymma stjärnor traduit du suédois par Philippe Bouquet, Gaïa, 2012)

L’auteur fait de son enquêtrice une personne assez stupide (la chute dans la cave !) ce qui est assez désagréable et gâche un peu l’intrigue.
« Le sentiment de s’être laissé berner stupidement contribuait probablement à cette haine […]. »

L’histoire nous fait découvrir au fil des pages le comportement extrême de la coupable en remontant dans le temps de sa vie, du présent jusqu’à l’enfance.

« C’est vrai, les étoiles sont cruelles. […] Voilà ce qu’on m’a légué : des poèmes. »

« Si un septuagénaire disparaissait au mois de septembre et trois hommes du même âge étaient assassinés en octobre, cela pouvait-il être une simple coïncidence ? »

Fini le 6/10/2020

lundi 5 octobre 2020

Et nous nous reverrons de Mary Higgins Clark

(1999, We'll Meet Again traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 1999)

Tous les témoignages sont crédibles, mais rien n’est vrai, et la manière dont la journaliste échappe au piège est mis en scène de façon logique. Cet auteur a l’art du suspense par son intrigue bien pensée et soigneusement construite et on suit avec intérêt l’enquête qui doit innocenter cette femme du meurtre de son mari.

« Pourquoi ta famille avait-elle de l’argent ? Pourquoi […] avons-nous été obligés de vous épouser […] vous qui pouviez nous procurer ce dont nous manquions ? »
« Nous nous sommes disputés. Il voulait me voir partir avant que tu n’arrives. »

Le titre fait référence aux retrouvailles de ces trois amies de collège.

Fini le 3/10/2020

Définition renouvelée

Une longue définition évocatrice « La corde en fait un crime et la cendre une pénitence. » pour un si petit mot : « sac ».

Grille 5/6 finie le 2/10/2020

À découvert de Harlan Coben

(2011, Shelter traduit de l’anglais États-Unis par Cécile Arnaud, Fleuve noir, 2012)

Le titre anglais, “abri”, désigne mieux le fond du livre qui raconte les faits de sauvetage de jeunes en danger par une association nommée “refuge”.

C’est une histoire typiquement us avec des secrets, et ceux les entretenant qui ressemblent à des “mafieux”, des malabars qui cognent, des adolescents qui fouinent…

Mais cet auteur sait comment retenir l’attention du lecteur avec son style bref et rythmé, plein de “bons sentiments”. L’argument de l’intrigue, la recherche de la jeune fille disparue, est parfaitement sans intérêt, même en y rajoutant les sempiternelles allusions aux camps de concentration contre les juifs.

« Rien de ce que nous faisons n’est simple. Tu veux une réponse par oui ou par non. Mais les choses ne sont pas toutes noires ou toutes blanches. Elles sont grises. »
« Nous sauvons qui nous pouvons […]. »

Tout y est tellement “convenu” qu’il n’y a pas fin et l’auteur ne nous donne pas d’indications sur le devenir de ces ados.

Fini le 1/10/2020

mardi 29 septembre 2020

Meurtre dans un jardin indien de Vikas Swarup

(2008, Six Suspects traduit de l’anglais Inde par Roxane Azimi, Belfond, 2010)

« Ce livre a été difficile à écrire […]. […] raconter les histoires imbriquées de six vies différentes dans un schéma narratif serré — en faisait une entreprise hasardeuse. »

C’est effectivement un récit au long cours qui débute par l’assassinat de l’homme d’affaire corrompu et meurtrier. Chacun raconte sa vie dans les différentes couches de la société indienne, et les diverses régions, et comment il s’est retrouvé avec une arme.

Passionnant !

Fini le 29/09/2020

À la vie, à la mort de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1944, Till Death Do Us Part traduit de l’anglais [par ?], Le Masque, 1990)

Le narrateur reste fidèle à cette femme pris dans un filet de mensonges, de ragots.
« Vous ne voulez pas dire, n’est-ce pas, qu’il existe quelqu’un… […] qui a pu faire tout ça, simplement pour que l’on m’accuse, moi ? »

Et pendant sa visite au château, elle raconte enfin la vie de libertinage de sa mère.
« Je suis bien contente que ce soit fini. Je suis libre, délivrée, enfin redevenue un être normal. »
« […] comme il l’aimait et comme il l’aimerait toujours. “À la vie, à la mort”, cette phrase qui vous lie. »

« […] était las et découragé. Il croyait le passé oublié […]. Il sentait cet oiseau de proie rôder autour de lui menaçant […]. »

Fini le 26/09/2020

Week-end chez Alice de Gilbert Tanugi

(Le Masque, 1980)

« Sa haine […] était si épaisse, si tangible qu’elle envahissait comme une eau nauséabonde la pièce entière. »

« Elles l’avaient jouée, pas de doute. Le pot de terre contre le pot de fer ! Elle avait cru pouvoir les dresser l’une contre l’autre. »

Tout le suspense de cette histoire tient dans le montage du comportement du « coucou suisse », sous-entendus par sous-entendus, racontar par racontar, c’est très finement racontée et la lecture est vraiment accrocheuse. C’est bref mais bon !

Fini le 24/09/2020

en relecture :
Les amies d'Alice « sont généreuses. »
Fini en chevet le 28/07/2025

mercredi 23 septembre 2020

Passe-passe de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1949, A Graveyard to Let traduit de l’anglais par Fabrice Bonnard, Le Masque, 1989)

Le titre anglais “Un cimetière à louer” désigne l’endroit où se produit la tentative de meurtre, mais le titre français fait mieux référence à la façon dont les présents lors de la disparition sont bernés (le vieux truc du complice…).

Les raisons de tout ce montage semblent assez peu fondées, car ce fiancé paraît bien peu sournois, assez paniqué, et finalement coupable de pas grand-chose.

Mais cet auteur nous donne un nouveau type de personnage féminin courageux, d’une mère fuyant sa défiguration.

Fini le 23/09/2020

Mort dans l'ascenseur de John Dickson Carr

(Inspecteur Hornbeam et Dr Horatio Glass, 1939, Drop to his Death traduit de l’anglais par Perrine Vernay, Le Masque, 1989)

Ce livre écrit “en collaboration avec John Rhode” n’est pas à la hauteur de ce que nous donne habituellement cet auteur.

Les personnages et l’intrigue sont fades, les échanges entre les deux enquêteurs, théoriquement houleux, trop didactiques (le policier pour les faits, le “docteur” pour la psychologie !) pour capter l’intérêt du lecteur et créer le suspense.

En fin, la description de la mécanique utilisée par le meurtrier, avec dessin à l’appui, est tellement artificielle qu’elle en est décevante et finit de banaliser toute cette histoire de vengeance mûrement réfléchie par le petit éditeur spolié.

Fini le 22/09/2020

L'Échafaudage de Danielle Charest

(Le Masque, 1999)

Cette présentation remarquablement négative de “féministes” est désagréable à lire.

Les membres du “Groupe” sont présentés comme bien organisés et efficaces, mais leurs actions semblent disproportionnées pour seulement retrouver les coupables de l’attentat et ses commanditaires (et qui les payent pour cela ?!).

Les policiers et les personnages politiques sont bien ridiculisés et caricaturaux.

Et en aparté, présenté comme “le journal intime” d’une adolescente “fille d’un ministre”, un fatras de réflexions ineptes complète ce récit sans intérêt.

Tout ça pour ça !
« Les deux partis ont été contraints d’accepter de faire des excuses publiques aux féministes et aux femmes [donc, les “féministes” ne sont pas des “femmes” ?!] au sujet de Poly. Il y aura une statue au centre-ville. »
« […] elles ont la garantie que l’expression “attentat politique antiféministe” apparaîtra. »

Fini le 21/09/2020

Celui qui murmure de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1946, He Who Whispers traduit de l’anglais par Elisabeth Gille, Le Masque, 1990)

Le fiancé ayant trouvé une nouvelle fiancée a peur de l’ancienne.

Cet auteur nous donne encore un solide personnage de femme dans ce livre. Elle supporte tout, les ragots, la guerre, l’exil… pour ne pas faire accuser l’homme qui l’a mise dans cette situation. L’abnégation faite femme !

Comme celle du père…
« Cet homme adore son fils. […] Il va peut-être mourir de sa main. […] Mais il ne veut pas causer sa perte. […] il fait le seul geste dont il soit encore capable […]. »

Fini le 20/09/2020

Zigzags de Paul Andréota

(1970, Le Club des Masques, 1980)

« Pour une fois, c’est la souris qui a pris le chat au piège, le battant sur son propre terrain. Il faut dire que ce contre-piège était habilement agencé. »

Et l’affaire va “zigzaguer” entre la femme, le mari, la maitresse, l’intrigue est extrêmement bien montée et bien écrite, les personnages crédibles, et cette histoire, somme toute banale de la vengeance d’une femme abandonnée, est agréable à lire.

Fini le 19/09/2020

Greenfield connaît la musique de Lucille Kallen

(1979, Introducing C.B. Greenfield traduit de l’anglais États-Unis par Christiane Poulain, Le Masque, 1986)

Ce patron d’un journal local apprécie d’enquêter pour innocenter les parents de son protégé et fait trimer sa rédactrice. Leurs visites de la ferme, diurnes et nocturnes, leur permettent de comprendre la disparition du responsable de l’accident, envoyé très loin pour la protéger de ses méfaits.

« Croyait-il que j’allais les laisser abattre ces vieux arbres, défoncer ces champs avec des bulldozers, violer ce refuge ? Le monde peut se passer de centres commerciaux et de tours ; je ne puis me passer d’arbres, d’herbe ni de fleurs sauvages. »
« S’il avait été désigné comme le chauffard […] c’en était fini de son image de marque. »

Fini le 18/09/2020

jeudi 17 septembre 2020

Le Point zéro de Seichō Matsumoto

(1959, ゼロの焦点 traduit du japonais par Dominique et Frank Sylvain, Atelier Akatombo, 2018)

Une jeune femme attachante, bien personnalisée par l’auteur, cherche à comprendre la disparition de son tout récent mari et son enquête nous donne une vision de la vie des femmes après la défaite du Japon et l’invasion de l’armée des États-Unis.

« Ce traitement privilégié devait empêcher que son passé soit divulgué. […] Ce bonheur et ce statut, elle ne voulait pas les perdre. »
« […] elle la vit. Cette haute falaise, qui lui avait rappelé un poème. »

Fini le 17/09/2020

Pas de quoi noyer un chat de Bachellerie

(Le Masque, 1985)

« […] le motif de la brouille entre les deux sœurs » : « la haine de cette femme pour l’ancienne bonniche devenue maîtresse du domaine voisin ne doit pas dater d’hier… » mais elle gardera le silence et se contentera de lui faire la même chose qu’aux chats.

Fini le 14/09/2020

Ils étaient quatre à table de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1938, Death in Five Boxes traduit de l’anglais par Mme J.-P. Dubois, Le Masque, 1990)

Le titre original désigne mieux les objets étranges qui vont servir d’indices pour trouver le coupable du meurtre et de l’empoisonnement.

« […] il n’était pas un criminel. Il n’avait qu’un défaut, mais ce défaut lui attirait la haine mortelle de certaines gens : il disait à chacun ce qu’il pensait ou ce qu’il savait sur lui. Il le disait en pleine figure, partout où l’occasion s’en présentait, et ne se gênait pas non plus pour le répéter derrière le dos des intéressés. »

Même s’il n’a rien dit en face à son notaire, ses sous-entendus, sa plaisanterie sur “les dragons”, sera comprise par son meurtrier.

Fini le 14/09/2020

Ouragan de Mignon G. Eberhart

(1945, The White Dress traduit de l’anglais États-Unis par Jacqueline Jude, Le Masque, 1986)

Une histoire à la hauteur du prénom de l’auteur, mignonne, avec des personnages sans aucun caractère, présents “artificiellement”, notamment celui qui devient le narrateur “amoureux” et qui surgit sur l’ile au début du récit sans qu’on sache trop comment, ni pourquoi, mais tout se termine par le mariage.

Le titre original insiste mieux sur l’importance de la couleur de la robe du comparse de la bagarre qui servira d’argument pour découvrir le coupable.
« […] dans le crépuscule, toutes couleurs claires peuvent se confondre avec du blanc. »

« C’est la première fois qu’elle aimait quelqu’un. J’espérais que tout irait bien. Je voulais qu’elle soit heureuse […]. »

Fini le 12/09/2020

vendredi 11 septembre 2020

La Dernière Marche de Patricia Moyes

(1964, Falling Star traduit de l’anglais par [?], Le Masque, 1986)

Une intrigue bien montée qui retient l’attention sur le devenir du narrateur mis sur la sellette par le policier.

« Lorsqu’on est corpulent de nature, on a trop souvent l’impression que le monde est peuplé de squelettes ambulants. »
« Une fois de plus, je jouais le rôle de bouc émissaire, mais Sam avait brillamment sauvé la situation. »

Une mise en scène de cinéma avec des lunettes.

Fini le 11/09/2020

C’est une évidence

La réponse à la définition, « Pandémie mondiale. », est bien sûr « Pléonasme », comme on peut le savoir en suivant l'actualité de la propagation du virus.

Le 1V1 le mentionne également : « Ce qui restera de l’an 2020 (4 mots). », « Pandémie venue du coronavirus ».

L’auteur a dû composer cette grille en plein “confinement” !

Grille 7* finie le 10/09/2020

jeudi 10 septembre 2020

En dépit du tonnerre de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1960, In Spite of Thunder traduit de l’anglais par Stéphane Bourgoin, Rivages/Mystère, 1987)

Avec un même type de personnages, les mêmes types de comportements (surtout amoureux !), l’auteur arrive à faire un récit prenant avec toujours la même histoire.

Cette fois, nous sommes à Genève en Suisse.

« L’impression générale, qui nous est inspirée par le cinéma et la télévision, veut qu’il suffise de pointer une arme dans la direction de quelqu’un et d’appuyer sur la gâchette, pour qu’aussitôt […]. Une magie quelconque des armes fasse que vous tuez à n’importe quelle distance, avec n’importe quel calibre et cela quelle que soit la lumière. »

« Ce jeune homme qui clamait haut et fort ne pas comprendre les artistes est, croyez-moi, d’une certaine manière meilleur artiste que n’importe lequel d’entre nous. »

Fini le 9/09/2020

Week-end finlandais de Mauri Sariola

(1972, Viimeksi poistuu kapteeni traduit du finnois par Maxime Berrière, Le Masque, 1976)

Le titre original “Le capitaine part en dernier” désigne, sans doute, le tour que le narrateur fait dans sa villa pour tout vérifier avant de partir, ce qui renforce l’effet de surprise lors de la découverte des cadavres.

Ce personnage est le seul bien caractérisé dans l’histoire, peut-être car l’auteur veut montrer qu’il ne cherche pas à comprendre les autres et tient à ignorer leurs malversations.

« Pour lui, la situation était simple et, tout en admettant les scrupules de conscience d’Eva, sa logique toute masculine se refusait à la suivre dans son analyse psychologique inutilement compliquée. En réalité, il était surtout dépité d’avoir vu ses efforts contrariés. »

Mais il saura trouver les arguments pour que le coupable en finisse par lui-même.

Fini le 8/09/2020

Le Crime de Hollowfield de June Thomson

(Série Inspecteur Finch, 1977, A Question of Identity adapté de l’anglais par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1980)

L’édition est très mauvaise, le récit est “adapté” et pas “traduit”, c’est plein de fautes typographiques, cela gâche la lecture. Dommage, car la façon dont le policier mène son enquête est intéressante.

Le titre en anglais rend mieux la recherche puisqu’il s’agit d’identifier la victime. L’inspecteur ne s’arrête pas à l’évidence du comportement grincheux du fermier, il parle avec chacun, même celui qui mène les fouilles archéologiques.

Un détail qu’il a remarqué lui souffla la solution. « Il y avait quatre taies d’oreiller, alors qu’il aurait dû n’y en avoir que trois. »

Fini le 7/09/2020

La Femme de paille de Catherine Arley

(1972, Le Club des Masque, 1982)

Un roman glaçant !

La lente descente aux enfers de cette jeune femme coupable de naïveté pour vouloir changer de vie et qui suit aveuglément ce que lui dicte son bourreau.

« […] et la petite bourgeoise que vous êtes ne cille pas, ne réfléchit pas et se précipite, tout sourire, sur le gros morceau de gâteau, au fond de la souricière. »
« Même à la souris, il faut mettre un morceau de fromage pour qu’elle entre dans le piège. »

« Son beau visage buriné réapprenait à sourire. »

Fini le 6/09/2020

dimanche 6 septembre 2020

Le Crabe de Flaxborough de Colin Watson

(Série Les Chroniques de Flaxborough, 1969, The Flaxborough Crab traduit de l’anglais par Firmin Daubert, Le Masque, 1974)

Surnommé ainsi par les journalistes pour sa façon de marcher, ce pauvre obsédé sexuel finira dans le lac sans savoir que son médecin qui lui a prescrit le mauvais médicament sera victime, lui, de son instrument.

Fini le 6/09/2020

La Mort en pantalon rouge de John Dickson Carr

(1959, Scandal at High Chimneys: A Victorian Melodrama traduit de l’anglais par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1987)

« […] il était plus facile de mener une vie mondaine en compagnie d’amis choisis pour leurs titres. »
« […] l’appât du gain aidant, on peut aisément se persuader que, étant le fils d’une criminelle, on va de toute façon se comporter comme elle… »

Notre auteur apprécie ses descriptions de crinolines, et les mouvements qu’elles permettent aux femmes, et les différents chapeaux masculins.

Fini le 5/09/2020

On assassine au Richelieu de Anita Blackmon

(1937, Murder a la Richelieu traduit de l’anglais États-Unis par Gabrielle Ferraris, Le Masque, 1988)

Un récit délirant de meurtres (pour cause de chantage, de “traites des blanches”…) dans un hôtel-résidence très états-unien avec, dans le rôle de narrateur, une “vieille fille” qui doit faire de la “gymnastique” sur “l’escalier de secours”.

« Elle ne m’aimait pas […]. Elle se servait de moi ! Mais moi, je la désirais… […] Pour vous tous, je n’étais que le misérable […], à qui personne ne prenait garde. Une machine avec une voix pour vous répondre, téléphoner, recevoir vos ordres. Je pouvais traverser le hall sans que personne y fît attention. »

Avec une traduction qui rend bien le “n’importe-quoi” de l’écriture :
« Les uns et les autres sortaient du salon avec l’air d’avoir été vidés de leur contenu au moyen d’un aspirateur. »
« Il faisait partie du paysage, comme le lave-main à côté de l’ascenseur ou le portemanteau à côté de la porte. »

Fini le 3/09/2020

L'habit fait le moine de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1945, The Lord of Sorcerers traduit de l’anglais par Gabrielle Ferraris, Le Masque, 1990)

La malédiction des tombes égyptiennes…

La différence entre une photo et la réalité de la personne, « […] je sais que l’habit fait la femme — comme il fait le moine. » permet de mettre en scène la supercherie qui doit prouver l’ineptie des prédictions du devin.

Une histoire particulièrement animée et jouissive.

Fini le 2/09/2020

mardi 1 septembre 2020

Vous parlez d’une paroisse de Hillary Waugh

(1988, A Death in a Town traduit de l’anglais États-Unis par Paul Kinnet, Série noire, 1990)

L’étude “sociologique” de la rumeur, ou comment trouver un coupable dans une petite ville, par les témoignages recueillis par un “sociologue”.

« Nous avons donc eu en ville cet affreux crime mystérieux. […] Plus personne ne dormait à force de se poser des questions. Et on a montré des gens du doigt et les gens ont commencé à se demander ”Pourrait-ce être un tel ou un tel ?” […]. »

« C’est moi qui la poursuivais. […] mon charme, le magnétisme qui faisait tomber les autres en esclavage, n’avaient guère de prise sur elle. Elle résistait de plus en plus à mes avances. Elle cherchait de plus en plus à mettre fin à l’aventure. »
« Les femmes bavardent. »

C’est ce que va faire l’épouse.

Fini le 1/09/2020

Faculté de meurtres de Janine Le Fauconnier

(Le Masque, 1988)

L’inspecteur enquête en pensant que toutes ces morts sont liées.

« […] pour renchérir sur la violence et l’absurdité qui sévissait à la Fac, pour venir à bout de l’incurable maladie qui de toute façon la rongeait, un seul recours : l’euthanasie. »
Les débats entre étudiants et professeurs des années 1980, avec encore en tête 1968, paraissent bien datés.

« Je savais où me procurer de l’héroïne. […] J’étais sûr qu’il essaierait […]. Je ne pouvais pas deviner qu’il forcerait la première dose. »

« Mais c’était pas vrai, monsieur l’inspecteur. Dans son bureau, à la Fac, la photo elle y était pas. »

Fini le 30/08/2020

Cœur solitaire de Colin Watson

(Série Les Chroniques de Flaxborough, 1967, Lonelyheart 4122 traduit de l’anglais par Firmin Daubert, Le Masque, 1973)

L’escroc tente d’arnaquer l’escroc (qui porte le numéro indiqué dans le titre en anglais).
« On ne vous a pas arrêté parce que je me suis portée garante de votre honnêteté ! Amusant, n’est-ce-pas ? »

Tout se terminera dans la boue au bénéfice de la police.

Fini le 29/08/2020

Le Sang des innocents de Jo Bannister

(Série Castlemere, 1993, A Bleeding of Innocents traduit de l’anglais par Frédérique Revuz, Le Masque, 1997)

Cette histoire de la vengeance d’un père suite à un accident hospitalier, même banale, aurait pu être intéressante, mais le style est tellement plat et l’intrigue montée sans aucun suspense (les explications sont données plusieurs fois !) que la lecture est lassante.

L’acrimonie du sergent est trop répétitive et devient vite stupide, car elle dévoile toujours le peu qui pourrait donner un intérêt à l’intrigue (sa poursuite du “parrain” local).

Fini le 28/08/2020

vendredi 28 août 2020

La Pieuvre de Paul Andréota

(Le Masque, 1989)

Une écriture très descriptive et précise justifiant le titre du livre, mais l’histoire correspond mieux à celui utilisé pour l’adaptation au cinéma Les Suspects.

Car il y en a plusieurs que tout le système judiciaire va poursuivre dans un bel ensemble, gendarmerie pour le vagabond, police de Paris et du Sud pour l’agent de change, l’industriel, le chanteur, etc.

La personnalité de la victime se révèlera au fil des interrogatoires et des témoignages, jusqu’à ce geste fatal.

« Dans la journée, on s’est baignés, on s’est allongés au soleil, on n’a pas touché au paquet. […] Ensuite, on s’est rhabillés, car il faisait frais, et elle a recommencé à piocher dans le paquet. Elle donnait l’impression de s’être retenue toute la journée. »

« C’est la première fois que je risque ma vie pour larguer des pipes à 3 500 mètres, dit le pilote. »

Fini le 27/08/2020

Papa là-bas de John Dickson Carr

(1968, Papa Là-Bas traduit de l’anglais États-Unis par Annie Hamel, Le Masque, 1993)

L’auteur nous présente comme d’habitude un narrateur amoureux, des filles de bonne famille qui semblent faire du n’importe-quoi et un vieux sentencieux qui comprend tout. Mais il situe l’histoire en Louisiane, à la Nouvelle Orléans, avant le déclenchement de la guerre de Sécession, ce qui lui permet de décrire, en plus, de belles crinolines et de beaux habits et… des rites du vaudou. Toute l’histoire est tellement pleine d’incohérences que les fantômes peuvent réellement avoir leur place dans ce récit fantastico-fantastique.

« Espérons que Dickens, ou un auteur plus jeune, nous écrira bientôt un roman basé sur l’élucidation d’un meurtre avec situations exceptionnelles et indices à l’appui. Ça pourrait s’appeler roman à sensation, ou même, si l’on a un peu d’imagination : roman policier. »
« […] je m’amuse bien […]. Peut-être d’une manière un peu macabre, mais enfin, ne mésestimez jamais le goût du public pour le sensationnel. »

Tout finira bien, “le nouvel arrivant” sera démasqué et acculé.

Fini le 26/08/2020

La Rançon de Francis Didelot

(Série Gaston Renard, Le Masque, 1976)

« — Une étrange petite personne […].
— De celles à qui l’on donne l’hostie sans confession !
— Cela va bien plus loin, et d’autant plus redoutable que chacun autour d’elle s’est pris à son visage, à sa conduite, à ses apparences. »

« […] derrière ce jeu de faux-fuyants, […] elle opposait son aspect studieux, son obéissance scrupuleuse aux ordres maternels. »

Le lecteur ne saura pas ce que la justice décidera pour ce criminel de soi-même, un personnage intéressant.

Fini le 25/08/2020

Vidéo dupe de Liza Cody

(Série Anna Lee, 1980, Dupe traduit de l’anglais par Pascal Loubet, Le Masque, 1994)

Le titre français aurait dû être “cinéma dupe” puisque la victime s’est laissé illusionner sur ses capacités à intégrer le milieu du cinéma, en étant “projectionniste”.

L’auteur nous donne des personnages caractérisés, les masculins par leur veulerie et les féminins par leur idiotie.

« Elles étaient assises, immobiles et silencieuses, les yeux aussi vides que des places de parking libres. »
« Qu’est-ce qui l’avait conduite à tenter de profiter systématiquement des faiblesses des autres au lieu de tirer avantage de ses propres forces ? »
« Ils l’avaient écouté avec commisération. […] il avait eu la bonne idée de se comporter d’une manière obséquieuse […]. C’était une attitude qui aurait incité n’importe qui à le bafouer, mais [il] connaissait les mécanismes de la hiérarchie. Car, chaque fois que [il] le bafouaient, c’était le signe qu’ils le protégeraient ensuite. » Ce qui lui permit de raconter les actes de ce laboratoire.

Fini le 24/08/2020

La Vengeance d’Hector de Gilbert Tanugi

(Le Masque, 1981)

L’apparition du fils suffit aux frères pour s’entretuer.
L’intrigue n’est pas très explicite sur leurs réelles magouilles et leurs méfaits, le policier n’étant pas très futé.

Fini le 22/08/2020

samedi 22 août 2020

Mais c’est bien sûr !

« Les gens n’y sont pas forcément pantouflards » c’est évidemment en « Charente ».

Grille 7* finie le 22/08/2020

Pas l'un de nous de June Thomson

(Série Inspecteur Finch, 1971, No One of Us traduit de l’anglais par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1980)

Le banal meurtre d’une bêtasse trop délurée permet à l’auteur de peindre un personnage loin du commun (d’où le titre).

« […] notre malheur commun c’est que nous sommes trop intelligents : nous sentons avec notre cerveau. Dans tout cela, le cœur n’intervient pas ; il n’y a pas de sentiments vrais, ou fort peu. Nous critiquons les autres parce que nous les voyons trop clairement ; et c’est pour cette raison que nous les méprisons. Nous sommes dévorés par une sorte de vanité intellectuelle qui empêche toute forme de contact humain. »

« La vanité sexuelle […] peut détruire quelqu’un aussi bien que n’importe quel autre genre de vanité. »

Fini le 22/08/2020

Safari papillon de John Wyllie

(Série Dr Samuel Quarshie, 1975, The Butterfly Flood traduit de l’anglais par Michel Deutsch, 10/18, 1996)

« — Un crocodile l’a prise.
— C’est la saison de la mue des papillons et c’est toujours une époque de tragédie. […] La rivière exige des sacrifices et elle inflige une mort affreuse aux victimes qu’elle choisit. Que ce soit une femme blanche qui ait péri de la sorte est pour nous une bénédiction. »

La dictature militaire permet à l’enquêteur de fouiner partout et notamment dans les trafics de drogues.

Fini le 21/08/2020

Le Chat de la voisine de Dorothy Simpson

(Série Inspecteur Luke Thanet,1982, Six Feet Under traduit de l’anglais par Jacques Satori, Le Masque, 1984)

« Il y a eu une amnistie en 1953. […] Ils ne l’ont jamais su. […] Il aurait fallu qu’ils tombent sur l’information à la radio, ou dans le journal. Et encore : je ne suis pas sûr qu’ils auraient compris le sens du mot “amnistie”. »

Et la voisine trop curieuse en a fait les frais.

Fini le 19/08/2020

Le Vase de sable de Seichō Matsumoto

(1961, 砂の器 traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle, Éditions Philippe Picquier, 1987)

Le style épuré et précis de l’auteur, et de l’enquêteur, est parfaitement bien rendu par la traduction.

« L’enfant qui avait marché aux côtés de son père atteint d’une maladie incurable […] » veut préserver sa célébrité naissante et ses fiançailles avec la fille d’un ministre.

Fini le 18/08/2020

mardi 18 août 2020

Une définition très discrète

« Victimes de la chasse. » pour une réponse osée « étrons ».

Grille 7* finie le 18/08/2020

Le Vingt-sixième Round de Peter Lovesey

(Série Sergent Cribb, 1971, The Detective Wore Silk Drawers traduit de l’anglais par Christiane Poulain, Le Masque, 1985)

Une sinistre histoire de « pugilistes » du 19e siècle que l’auteur présente mal. Les errements illogiques du « sergent » n’aide pas pour rendre la lecture intéressante. Tout y est plat, les personnages, les descriptions, les actions sans envergure.

L’absence de suspense tient notamment au comportement hargneux du futur meurtrier vis-à-vis de sa belle-sœur dominatrice.

Fini le 17/08/2020

Il court, il court, le cadavre de Bachellerie

(Le Masque, 1985)

Dans la lecture d’un polar, il n’y a pas que le suspense, il y a aussi l’humour. Cet auteur nous le montre.

L’intrigue est sans intérêt, mais son écriture justifie quelques fous rires.
Les fins de chapitres de la recherche du « cadavre » : « l’affaire est dans le lac ! », « l’affaire est dans le sac », etc.

Les personnages jouent bien leur rôle de plaisantin, notamment les « Marie-Claire-Marinette », même pour le final : « Il sort de sa poche une petite boîte, l’ouvre, tourne dans sa main une pastille blanche […]. »

Fini le 16/08/2020

À réveiller les morts de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1938, To Wake the Dead traduit de l’anglais par Stéphane Salvetti, Le Masque, 1989)

Pour cette histoire, l’auteur compose encore des personnages passionnants, notamment des femmes qui se présentent tout autre qu’elles ne sont — pasionaria intransigeante mais amoureuse sincère, épouse discrète mais joyeuse drille, femme riche mais bigame qui s’est fait passer pour morte pour voler son premier mari —.

Il y a pas mal d’incohérences dans la présentation de cette enquête et c’est gênant pour admirer les arguments de la conclusion, mais le lecteur peut se laisser prendre au jeu de cet innocenté coupable.

La traduction est à la hauteur de tous les sous-entendus :
« Elle a retiré son bracelet […] : Gardez-le toujours. Ainsi personne n’essaiera de réveiller les morts. » (d’où le titre du livre)
« […] j’ai téléphoné au portier […] les vapeurs romantiques s’étant en partie dissipées, où nous pourrions prendre un petit déjeuner à pareille heure […]. »
« Le Dr Fell s’accouda, imposant, sur la table, faillit un instant se gratter la tête avec le bout allumé de son cigare, et fronça le sourcil en direction de sa tasse à café. »
« Quand un policier cesse-t-il d’être un policier ? […] quand il ne porte pas son képi. » et il peut passer pour un groom.

Et la description de la « pierre de sobriété ».

Fini le 16/08/2020

samedi 15 août 2020

La Vérité du mensonge de Patrick Quentin

(1955, The Man with Two Wives traduit de l’anglais États-Unis par Maurice-Bernard Endrèbe, Le Masque, 1993)

Le titre en anglais désigne mieux l’histoire de cet homme qui, prit entre ses deux femmes l’actuelle et l’ex, s’emberlificote dans des mensonges.

Un récit et des personnages parfaitement états-uniens : un potentat enrichi (nommé par ses initiales) qui achète et soumet son entourage, comment celui-ci s’incline et manifeste ses réactions et l’inévitable pique-assiette qui veut s’y accrocher en épousant la fille préférée.

« […] pas  plus que son père, elle ne se laisserait menacer de la sorte. Elle est la digne fille de C. J., avec le Droit Divin et tout ce qui s’ensuit. »

Et les gratte-ciels qui permettent au coupable de planer vers le dénouement.

Fini le 14/08/2020

Patrick Quentin est le pseudonyme d’un duo d'auteurs américains qui ont signé aussi Quentin Patrick, Q Patrick ou Jonathan Stagge.

C’est bien une ville

La réponse à la définition « Cité un passage… » désigne bien une ville « Ruelle » mais également une petite rue et l’espace aux côtés du lit qui a servi de salon.

Grille 7* finie le 14/08/2020

Les Sœurs du nord de Michel Grisolia

(Le Masque, 1986)

Le style est sans relief, l’écriture fade, les personnages sans caractère, l’intrigue insipide. Ce livre est mièvre comme un “roman de gare”.

Pourtant, cet enchainement de vengeance à base d’une spoliation et les délices de la chocolaterie aurait pu faire un récit palpitant. Mais le personnage principal, le narrateur — libraire et responsable de l’association « S.O.S. Disparus » — est tellement terne que le suspense est dilué dans la lassitude.

« Je commençai à monter. C’était risqué : il pouvait à tout instant décider de rebrousser chemin, de redescendre. Il ne le fit pas. » etc. un texte du niveau d’une rédaction de collège.

Et des meurtres par scorbut !

Fini le 13/08/2020

Sur un lac finlandais de Mauri Sariola

(1956, Rotat pois laivasts traduit du finnois par De Bridiers, Le Masque, 1974)

Le commissaire découvre que tous les témoins de l’accusation ont menti devant le tribunal, notamment sur leurs alibis.

« Bien que j’aie su qu’il était innocent, l’idée cruelle m’est venue de lui donner l’occasion de réfléchir en prison à ce qu’il peut en coûter de faire la cour à la femme d’un autre… »

Le vrai coupable se mélange bien à la population pour être au courant de tous ces faits et il en profitera pour « gagner gros ».

L’auteur rend ses personnages intéressants par de petites notes ironiques :
« L’inspecteur Tirri […] était plongé dans l’étude des méthodes de travail appliquées par les fourmis pour transporter des brindilles à travers un sentier. »

L’intrigue est bien montée et donne une bonne image des procédures finlandaises de l'époque.

Fini le 11/08/2020

mardi 11 août 2020

Le Retour du tapis de Michael Pearce

(Série Mamur Zapt, 1988, The Mamur Zapt and the Return of the Carpet traduit par Michèle Valencia, 10/18, 2003)

L’auteur nous présente surtout la situation en Egypte au début du 20e siècle. C’est intéressant d’un point de vue historique, mais sur plan de l’intrigue c’est un peu léger.

Le récit se fait du point de vue de responsable britannique de la sécurité, le « mamour zapt », et est donc forcément orienté. Les personnages sont assez divers et intéressants par leur rôle social, mais le complot politique est trop banal entre les modérés et les nationalistes extrémistes qui veulent chasser les Anglais en mettant en danger la population lors du grand rassemblement religieux (la présentation du fameux « Tapis »).

Je vais quand même essayer un autre titre de cet auteur.

Fini le 10/08/2020

Le Tribunal des sept de Paul Kinnet

(Le Masque, 1975)

Un livre fade, sans saveur, sans suspense, sans rebondissement, c’est lassant à lire.

Les personnages sont mal présentés ou caricaturés (« Galipette » !), les situations peu crédibles — le commissaire qui se met à faire des confidences à son inspecteur qui vont le mettre en cause —, toute l’action tellement mal construite — les réflexions incongrues de la « Galipette » — qu’elle manque d’intérêt.

Je vais laisser là cet auteur.

Fini le 9/08/2020

La Flèche peinte de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1938, The Judas Window traduit de l’anglais par Jeanne Fournier-Pargoire, Le Masque, 1988)

Le titre anglais désigne mieux l’obsession de Sir Merrivale, avocat de la défense dans ce livre, à démontrer comment le meurtre a eu lieu, car la flèche du titre français n’en est que l’instrument visible.

Cette fois encore, l’auteur nous embarque dans un bon suspense. Nous assistons au procès d’un jeune homme pris dans un malentendu pour avoir un nom avec la même consonance que celui d’un cousin malintentionné. Et nous donne encore des personnages féminins hors de l’ordinaire, notamment une fiancée qui n’hésite pas à dire au tribunal qu’elle a déjà profité des ébats d’un petit ami (nous sommes quand même dans les années 1930 !).

Le coupable finira par avouer que c’était uniquement pour préserver son héritage.

Fini le 8/08/2020

Le Coq en pâte de Francis Didelot

 (Le Masque, 1985)

Les pensées, réflexions, cogitations d’un juge d’instruction que tout le monde considère comme un chanceux de la vie. Le récit se conjugue régulièrement à la première personne pour renforcer la méditation sur sa vie.

« […] mes deux prêtresses : attentions, empressements, aux petits soins ; en réalité, happant le moindre bout des viandes avariées qu’il me faut moissonner au Palais à leur intention […] elles m’ont dressé à “rapporter”. »
« […] la figure qui s’en dégage est à mon avantage exclusif : un accident épouvantable, dont je réchappe par miracle. »

Fini le 7/08/2020

vendredi 7 août 2020

Dans le bain jusqu’au cou de Colin Watson

(Série Les Chroniques de Flaxborough, 1962, Hopjoy Was Here traduit de l’anglais par Claire Durivaux, Le Masque, 1975)

Ce livre est un pastiche de roman d’espionnage, avec une amusante confrontation entre le major du contre-espionnage et le policier local.

« […] nous évoluons, vous et moi, dans deux mondes différents. »
« Eh bien, je pense que si [le meurtrier] travaillait pour quelqu’un, si nous devons reprendre votre expression, c’est pour sa mère. »

« La victime était […] un individu très malin, pressé par les créanciers et détesté des hommes mariés. Sa spécialité était d’exploiter tous les avantages que lui offrait son emploi dans une profession particulièrement secrète », secrète mais qu’il clamait partout comme une protection.

Fini le 6/08/2020

Les Yeux en bandoulière de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1939, The Black Spectacles traduit de l’anglais par Janna Fillion, Le Masque, 1986)

Le titre du livre désigne la théorie à la base de cette histoire. La malheureuse victime de la mise en scène voulait démontrer que « quatre-vingt-dix-neuf pour cent des gens sont de déplorables témoins. Il prétendait même qu’ils sont incapables de décrire ce qui se déroule sous leurs yeux ; qu’ils ont les yeux “en bandoulière”, oui, c’était sa propre expression […]. »

Un personnage de femme qui sort de l’ordinaire, comme souvent chez cet auteur, très volontaire, mais « cette fille est innocente comme l’agneau qui vient de naître » et les enquêteurs ont « été donner de la tête dans tous les traquenards qu’on [leur] a tendus ».

Et elle va devoir assumer son mariage avec un meurtrier.

Fini le 5/08/2020

Le mort provoque l'enquête de Bertrand Chéron

(Le Masque, 1975)

Une histoire simple d’un vieil infirme orgueilleux, qui, répugnant à se suicider, organise son meurtre par un fils vengeur.

L’intrigue est bien menée et les personnages suffisamment construits pour soutenir l’intérêt.

Fini le 4/08/2020

Safari noir de John Wyllie

 (Série Dr Samuel Quarshie, 1975, Skull Still Bone traduit de l’anglais par Michel Deutsch, 10/18, 1995)

« La série offre une fresque contrastée de l'Afrique des années 1970 qui entend conserver sa culture et ses traditions, tout en cherchant à repousser les séquelles du colonialisme, l’obscurantisme et l’ignorance endémiques du peuple, de même que la corruption et l’avidité d’une bonne partie de ses leaders politiques et religieux. » (Wikipedia)

« Porter une couronne est une dure épreuve pour la tête sur laquelle elle repose, disait-il souvent. » et les complotistes le feront exploser.

L’auteur fait de son livre moins un polar qu’une enquête ethnologique, la lecture en est passionnante. Le récit est émaillé de “proverbes africains” : « La chèvre croit qu’un buisson d’épines est la meilleure des nourritures et elle le broute. Elle n’est demeure pas moins chèvre pour autant. »

Le personnage du jeune homme converti à l’islam soufisme est vraiment bien composé, avec des réflexions bien réelles sur cette religion et le comportement vécu d’un riche métis africain : « D’apprenti, je suis passé maître arnaqueur. »

Fini le 3/08/2020

dimanche 2 août 2020

L'Assassin de l'été de Gilbert Picard

(Le Masque, 1977)

La lecture de cette histoire est désagréable par le trop grand nombre d’erreurs d’écriture : erreur dans les noms des personnages (l’un d’eux s’appelle d’abord Vincent, puis Paul… l’inspecteur Philippe est interpellé Gérard dans un dialogue…) ; erreur d’orthographe (le mot “bungalow” est écrit tout le long de l’histoire “bengalow”), de syntaxe (le vieux commissaire est évidemment “en retraite” et non pas correctement “à la retraite”) ; etc.

Les personnages sont parfaitement caricaturés, filles névrosées, garçons “beaux, athlétiques et blonds”, sans plus de recherche de caractère, etc.

Tout ça donne une impression de bâclage très préjudiciable à l’intrigue de ces meurtres pour vengeance d’un abandon.

« Au lieu de faire son métier, il court les filles. »

Fini le 2/08/2020

Retour de baptême de Ray Lasuye

(Le Masque, 1975)

« Hier déjà, on t’attendait avec tes dragées. Qu’est-ce que tu nous a apporté ? Un cadavre ! »

Un mort très détesté, mais le meurtrier, et sa complice, en a profité pour mettre en cause un autre de ceux qu’il hait. Et pour être bien sûr des suites, il se fera le « commissionnaire » de la police.

Fini le 1/08/2020

en relecture :
Et tout fini avec « cette grande fille robuste, saine, droite, dont la seule présence lui faisait battre le cœur ».
Fini en chevet le 16/07/2024

Crime à Black Dudley de Margery Allingham

(Série Albert Campion, 1929, The Crime at Black Dudley traduit de l’anglais par José Noiret, Le Masque, 1995)

C’est très spectaculaire, mais très réfléchi, ces “jeunes gens” font un peu trop de “n’importe quoi” contre les “méchants”. Heureusement, ils seront sauvés de l’incendie par l’arrivée de la “Diane”.

Le personnage “narrateur” prend des décisions bizarres : papiers dans la cheminée, suspicion contre le détective de la série… et finalement occupé par son futur mariage laissera le coupable à ses études.
« La notion élémentaire du bien et du mal propre à toute civilisation était pour elle une doctrine impénétrable. […] Un incident semblable aurait paru bénin à un moins de vingt ans ; mais il s’était révélé insurmontable pour ce reclus studieux de vingt-sept ans. Il lui avait détraqué l’esprit. »

Fini le 31/07/2020

Un tour de passe-passe de Marco Malvaldi

(Série Massimo, barista du BarLume, 2008, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10/18, 2015)

L’intrigue basée sur un “vol informatique” a peu d’intérêt dans cette histoire.
« […] causer […] un léger malaise afin de détourner son attention de son ordinateur et de s’approprier ainsi ses mémoires. »

L’auteur s’attache surtout à décrire les comportements des personnages de ce bar, patron et serveuse, vieux Italiens curieux ou client néerlandais folklorique.

La lecture en est vraiment amusante, je me suis surprise à rire franchement.

Fini le 29/07/2020

Un coup sur la tabatière de John Dickson Carr

(Dr Dermot Kinross, 1942, The Emperor's Snuffbox traduit de l’anglais par M. Repond, Le Masque, 1990)

Toute l’histoire repose sur la scène entre l’ex-épouse et son ex-mari qui est si bien composée et subtilement chargée de suspense.

« […] c’est précisément là que se trouve la cause de tout. […] La raison pour laquelle vous vous êtes trouvée dans cette situation presque désespérée. Vous faites confiance aux gens. Ils le savent, et ils en abusent. » Et ses manipulateurs profitent également de son obsession de l’opinion des autres, du qu’en-dira-t-on.

« Si cette tabatière avait ressemblé à n’importe quelle tabatière, [il] aurait échappé à tout soupçon. »

Fini le 28/07/2020

Les Grottes de Crésus de Gilbert Tanugi

(Le Masque, 1974)

Des riches soumis au chantage sont sauvés par un espion (connaissant l’argot russe !) bien utile car dûment identifié.

Fini le 26/07/2020

en relecture :
Chacun a quelque chose à cacher.
Fini en chevet le 27/11/2024

dimanche 26 juillet 2020

Le Secret du gibet de John Dickson Carr

(Henri Bencolin, 1932, The Lost Gallows traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1990)

« Après avoir pleuré la mort [de son fils] pendant près de dix ans, [il] apprend la vérité. […] Quel choc de découvrir ce qui s’était vraiment passé ! Il élabora alors méthodiquement sa stratégie, nourrit sans cesse sa haine et prépara amoureusement les moindres détails de son châtiment… »

Il se fera évidemment prendre, mais le gibet tombera quand même sur le coupable.

Fini le 26/07/2020
en relecture :
Jeff Marle, le narrateur, et Bencolin rejoigne le club où les attend Sir John « un des plus vieux amis de Bencolin et son génie de l’organisation avait fait merveille à Scotland Yard ».
Fini le 29/05/2025

Une île si paisible de Ray Lasuye

(Le Masque, 1974)

L’hôtelier et son demi-beau-frère contre un oncle et son beau-frère en “futaille” se déclarent la guerre sous l’attention de la police des stupéfiants et dans l’ignorance des gendarmes.

« Pour moi […], les trafiquants ils ont pas de sexe. Ce sont tous de damnés empoisonneurs.

C’est frais et amusant cette façon de raconter une “guerre des gangs” sur l’île d’Oléron.

Fini le 24/07/2020

Noirs Parfums de Hélène de Monaghan

(Le Masque, 1978)

L’algérois-corse se laisse illusionner par une jolie nymphette suisse, mais finit par visionner le fil du sachet de tilleul et comprend pourquoi le meurtrier a utilisé cette technique. Il lui fallait économiser sur les licenciements.

C’est primesautier et assez amusant.

Fini le 23/07/2020

Les Tabatières de Michael Underwood

(Série Martin Ainsworth, 1974, A Pinch of Snuff traduit et adapté de l’anglais par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1982)

L’auteur fait de son jeune vaurien un personnage crédible, peu courageux, un peu passif, mais assez futé pour imaginer de bonnes réponses aux questions policières.
« […] il se prit la tête entre les mains. D’accord, il était un imbécile et un fripon, mais  pas un assassin. »

Le héros de cette série déjouera la manipulation dont se sont servis les criminels, bien introduit dans le “monde”, pour mettre la main sur les vieilleries et désigner un coupable pour le meurtre de celui qui aurait pu les dénoncer.

Fini le 22/07/2020

Le Sphinx endormi de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1947, The Sleeping Sphinx traduit de l’anglais par Maurice-Bernard Endrèbe, Le Masque, 1985)

Le dessin sur la chevalière représente « […] un sphinx endormi […]. Il symbolise […] les deux aspects de la nature humaine ; celui que le monde peut voir et celui qui n’apparaît qu’à quelques initiés. » Initiés qui ne veulent surtout pas de scandale.

« Une de mes petites filles se porte comme un charme à tous points de vue, mais l’autre m’a causé du souci […]. »

Et le coupable réussira à se débarrasser de cette encombrante maîtresse.

Fini le 21/07/2020

mardi 21 juillet 2020

Pas de bug dans la pizza de Denise Danks

(Pizza House Crash traduit de l’anglais par Martine Segas, Le Masque, 2003)

Une héroïne si banale qu’elle rend cette histoire sans saveur. Les descriptifs boursiers sont plaqués dans le texte comme des “copier-coller” de livres sur ces techniques sans aucune mise en scène littéraire. Une lecture décevante aggravée par la prétention de l’auteur à faire croire que des messages subliminaux peuvent influer sur le comportement d’un informaticien ou de financiers (provoquant un krach boursier !).

« […] ce message avait également été glissé dans un des plus gros et des plus complexes systèmes financiers du monde. Générant une mort d’un genre différent. »

« Je n’ai pas besoin de ton aide. J’en ai marre des gens qui veulent aider. À chaque fois que quelqu’un essaie de m’aider, le nœud se resserre un peu plus autour de mon cou. »

Ce livre ne gardera pas sa place dans ma “Réserve”.

Fini le 20/07/2020

Le Rapide de Tokyo de Seichō Matsumoto

(1958, 点と線, adapté de la traduction américaine, Points and lines (traduction anglaise du titre japonais), par François Martellière, Le Masque, 1982)

Une nouvelle traduction par Rose-Marie Makino-Fayolle, cette fois à partir du texte original japonais, a été publiée sous le titre Tokyo Express (点と線) par les éditions Philippe Picquier en 1989.

« Ils étaient morts séparément et à des endroits différents. »

Le policier va s’obstiner dans une passionnante enquête avec un indicateur des chemins de fer et les horaires de la Japan Airlines.

Fini le 19/07/2020

La Maison de la terreur de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1946, My Late Wives traduit de l’anglais par Léo Delval, Le Masque, 1988)

L’auteur nous livre une histoire très “visuelle” dont le traducteur a bien rendu la théâtralité.
Le titre anglais (mes dernières épouses) désigne le comportement du coupable et le titre français l’endroit sinistre où tout se termine.

« Vous la vouliez pour vous. Elle vous est nécessaire. Vous ne pouviez cependant oublier tout à fait vos anciennes habitudes. Vous n’osiez la traiter autrement que comme votre fille, car cela pouvait compromettre une vie bien douillette. »

« La silhouette de l’officier allemand transpercé de balles se balançait lentement derrière la table. […] les murs étaient criblés de trous, creusés par les balles, tirées dans tous les sens par les néophytes de cette “maison des nerfs”. »

Fini le 18/07/2020

vendredi 17 juillet 2020

L'assassin viendra à l'aube de Bertrand Chéron

(Le Masque, 1975)

Une mignonne histoire, des mignons personnages — un jeune détective futé et un gros commissaire balourd, un gamin tremblant, un coupable facile à toucher —, une intrigue légère, font de ce livre une agréable lecture.

« […] ça me fait penser aux araignées que l’on écrase avec dégoût. Voilà ce qui a été fait. »
« […] bénissant le hasard qui avait mis sur sa route ce chauffeur de taxi, sympathique certes, mais un peu… simplet. »

Mais le coupable n’aurait pas dû “reprendre le flambeau” sitôt.

Fini le 17/07/2020

Un auteur qui se vante

« Pas de ça ici ! (Des…) », « Définitions claires et nettes » ce n’est effectivement pas ce que nous propose ce verbicruciste !

Grille 7* finie le 17/07/2020

La Maison des morts étranges de Margery Allingham

(1931, Police at the Funeral traduit de l’anglais par P. Samuel, Le Masque, 1999)

Le titre en français désigne mieux la mort “étrange” de la tante et du cousin de la victime.
Une histoire bien montée avec des personnages d’une génération compassée dont la traduction rend bien la façon de parler avec plein de détours.

« Il a gâché tout sa vie en prenant cette espèce de don [l’ingéniosité] pour de la vraie intelligence qui lui faisait défaut. […] il s’est ruiné dans des combinaisons adroitement présentées, mais qui n’auraient pas séduit un cerveau bien équilibré. […] plus il avança en âge, plus ces dispositions s’accentuèrent […]. […] son caractère, rempli de fiel, s’aigrissait de plus en plus. […] en le déshéritant […] je lui ôtais peut-être sa dernière raison de vivre […]. »

Fini le 16/07/2020

Le Cadre d’ébène de Oliver Banks

(1980, The Rembrandt Panel traduit et adapté de l’américain par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1982)

Ce livre n’a pas été uniquement traduit mais adapté et c’est un vrai dommage. L’histoire en est tronquée, le comportement des personnages simplifié à grands traits. Décevant !
Cette enquête dans le milieu de l’art, bien connu de l’auteur, en devient trop fade et perd tout son intérêt.

« [Il] désirait le vase grec, mais il voulait également être sûr que tout le mérite lui en reviendrait. A lui, et à lui seul. »

Fini le 14/07/2020

mardi 14 juillet 2020

Un auteur qui se cite

Car la réponse à la définition « À mon humble avis, ils font tout le charme de votre revue ! » est :
« Les mots croisés de [le verbicruciste] ».

Grille 7* finie le 14/07/2020

Tempête sur Flaxborough de Colin Watson

(Les Chroniques de Flaxborough, 1980, Plaster Sinners traduit de l’anglais par François Martellière, Le Masque, 1982)

Une série que je commence par le dernier titre publié en français.
Des personnages parfaitement “british”, le policier local et son collègue londonien.

« […] se vanta de ce que, en province, on se faisait moins d’illusions qu’à Londres sur la nature humaine et qu’on n’hésitait pas à envisager, en ayant raison, qu’une vieille dame de la meilleure société assassine son propre fils puis le défigure parce qu’il ressemblait trop à son grand oncle […]. »

Fini le 13/07/2020

Never mort de Odile Barski

(Le Masque, 2011)

L’histoire commence de façon intéressante. Ariane suit le fil du “mort” et l’auteur nous décrit les états d’âme de cette famille conflictuelle, comprenant une deuxième épouse, son fils et la fille de la première, malheureusement suicidée par chagrin d’amour, chacun ayant son opinion sur ce mari, beau-père, père, et néanmoins cinéaste célèbre.

Mais le récit se traine, répète ad nauseam les mêmes griefs et se termine par du rien en Écosse.

« An apple a day keeps doctors away, c’est marqué sur ses assiettes à dessert. »
« […] j’ai failli tuer mon vieux frère… Et c’est passé, tu vois. C’est tombé… comme nos cheveux… […] on est à égalité maintenant, tous les deux… »

Fini le 12/07/2020

lundi 13 juillet 2020

Né d'aucune femme de Franck Bouysse

(La Manufacture de livres, 2018)

L’auteur utilise un style d’écriture très maniéré, ampoulé, creux, pour nous raconter une sordide histoire parfaitement stéréotypée (ah ! les pauvres paysans qui n’ont “que” des filles !).

L’exposition de la vie de cette femme — vendue par son père, marquée au fer rouge et régulièrement violée par son “maître”, courtisée par le palefrenier trop lâche, etc. — est un tel ramassis de poncifs violents qu'elle peut convenir aux vieux fantasmes machistes.

Lecture pesante sans intérêt que j’arrête, puis reprend, pour finir par capituler à la page 222 (sur 334) le 13/07/2020.

dimanche 12 juillet 2020

Le Verrou de Hillary Waugh

(Série Fred Fellows, 1960, Road Block traduit de l’anglais par Jean Debruz, Le Masque, 1997)

Une description de hold-up et une poursuite très cinématographiques. L’auteur a écrit un bon film us avec son policier intègre, futé dans ses prévisions du comportement du criminel, avec un tas de calculs de kilométrages pour poser des “barrages routiers” renvoyant au titre original.

« J’ai radiodiffusé une histoire à la noix. Je ne savais pas s’ils marcheraient ou non […]. »

Fini le 11/07/2020

Sachez vous défendre de Ray Lasuye

(Le Masque, 1972)

Un personnage simple, sincère qui change agréablement des stéréotypes du héros de polar.

Le titre est asséné au héros par la compagne de la victime.
« Vous désiriez avoir le champ libre […] pour lui donner le coup de grâce ! »

Fini le 10/07/2020

en relecture :
Sauvé en sauvant une journaliste zigzaguant…
Fini en chevet le 5/05/2024

Le juge Ireton est accusé de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1942, The Seat of the Scornful traduit de l’anglais par E. Lauber-Mercier, Le Masque, 1985)

Le titre en anglais décrit le fameux juge, “dédaigneux”, qui reste dans son fauteuil à regarder les policiers faire leurs expériences.
« Vous me demandez de croire qu’un homme qui avait une balle dans la tête n’était pas mort ? »
« Les deux hommes se taisaient. Ils regardaient se consumer la vérité. »

Fini le 9/07/2020

Je ne me lasse pas des livres de cet auteur, chacun a son charme, ses histoires sont si bien montées que je m’y laisse prendre à chaque fois. Ses descriptions du comportement de ses personnages sont particulièrement visuelles.
« Enfin, le Dr Fell aborda son sujet avec la délicatesse d’un amas de briques tombant à travers une verrière. »

Marée noire de Hélène de Monaghan

(Le Club des Masques, 1973)

« Une légère rougeur réchauffa en sous-impression le teint safran de William. […] — Moi les mannequins-style-Buchenwald ça me casse le moral. […] Il était plus français que nature […]. A la loterie de l’adoption elle n’avait pas tiré le plus mauvais numéro. »

Une plaisante histoire avec des personnages hauts en couleurs !

Il faudra au coupable un fusil à lunette, du cyanure… pour arriver enfin à posséder l’homme qu’elle aime.

« […] rescapée de cette marée noire, sordide, visqueuse qui avait un instant submergé les Quatre Vents où elle avait tout souillé, tout abîmé. »

Fini le 8/07/2020

mercredi 8 juillet 2020

La police est invitée de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1937, The Ten Teacups [The Peacock Feather Murders] traduit de l’anglais par S. Lechevrel, Le Masque, 1989)

Les trois titres – français (l'invitation), anglais (les dix tasses à thé), états-unien (les plumes de paon) – racontent l’histoire des messages envoyés aux policiers.

C’est un bel imbroglio à la manière de cet auteur, avec l’imitation d’un premier meurtre dû au chantage, qui se perpétue pour une simple raison d’héritage et de silence.

« Quelle humiliation de paraître devant elles avec les cheveux roussis, le cuir chevelu écorché et une grosse bosse faite par la bourre à la base du crâne ! »

Fini le 7/07/2020

Les mains de feu de Gilbert Tanugi

(Le Masque, 1982)

« Il ne voulait se plier à aucune discipline. […] On aurait dit qu’il ne pouvait vivre que dans les sommets les plus épiques, ceux de la colère ou de la haine… »

Le titre renvoie à l’accident qui mit fin à la musique, mais c’est une maladresse qui mettra fin à la vie.

Fini le 6/07/2020

en relecture :
La fléchette.
Fini en chevet le 7/04/2025

La Cape de vison de Margaret Scherf

(1949, The Gun in Daniel Webster's Bust traduit de l’anglais États-Unis par Elisabeth Granet, Le Masque, 1952, Le Club des Masques, 1971)

Le titre original désigne l’hypothèse des personnages de l’atelier, mais le titre en français permet de comprendre l’acharnement du coupable à retrouver ce qui le dénonce.

« Pour avoir choisi de tels incapables, il fallait qu’il n’eût aucun désir de connaître la vérité. […] Parce que, évidemment, il était lui-même l’auteur de l’escroquerie. »

Fini le 5/07/2020

La Pierre qui tremble de Pierre Boileau

(1934, Le Masque, 1988)

Une histoire trop datée de demi-frères ressemblants dont le plus jeune se transforme en “voyou”.

L’intrigue est bien menée, mais le lecteur contemporain l’a déjà lu maintes fois et sait exactement à quoi s’attendre.

Fini le 4/07/2020

Le Secret de Julie de Dorothy Simpson

(Série Inspecteur Luke Thanet, 1981, The Night She Died traduit de l’anglais par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1983)

« […] les deux hommes sont sensiblement de la même taille et de la même corpulence. A travers la vitre, la jeune femme peut avoir l’impression que c’est lui qui revient à la charge […]. Elle doit être hors d’elle et incapable de raisonner sainement. »

L’auteur sait faire “monter la mayonnaise” et ce qui commence comme une banale histoire d’amourette se transforme en assassinat vengeur… pour retomber dans la simple arrogance du macho.

Fini le 2/07/2020

jeudi 2 juillet 2020

Étrange printemps aux Glénan de Jean-Luc Bannalec

(Une enquête du commissaire Dupin, 2013, Bretonische Brandung. Kommissar Dupins zweiter Fall traduit de l’allemand par Amélie de Maupeou, Presses de la Cité, 2015)

« Livrés à eux-mêmes, sans gilet de sauvetage, au cœur d’un orage redoutable, entraînés par les courants impitoyables de l’Atlantique. […] Il ne s’est pas arrêté. Il a poursuivi sa route sans réagir. »
« Dupin avait le cœur lourd. […] Il avait choisi d’en rester à ce qui avait été dit, mais il était certain que la réalité était autre. […] Il repensa au vieil homme […]. »

Dans ce livre, l’auteur nous expose les légendes bretonnes et veut montrer que les îles sont un « royaume magique ».

Fini le 2/07/2020

Anne qui ne voyait rien venir de Gilbert Tanugi

(Le Masque, 1979)

Une histoire de remplacement de personnalité avec un peu de science-fiction sur le subliminal.

« Il y a seulement dix ans […] nous aurions procédé de manière très simple : en vous demandant de tenir un rôle, de jouer la comédie. […] Nous avons donc opté pour cette voie dangereuse, stupéfiante, audacieuse. »

C’est bien monté et l’écriture d’époque ajoute son charme.

Fini le 29/06/2020

La Sorcière du jusant de John Dickson Carr

(1961, The Witch of the Low Tide: an Edwardian Melodrama traduit de l’anglais par Jacqueline Lenclud, Le Masque, 1995)

Dans ce roman policier, les romans policiers écrits par le personnage principal sont importants, ils sont censés avoir été lus par les autres protagonistes.

« [Il] n’a pas compris la signification du livre. Mais elle pensait qu’il la saisirait. “J’ai l’œil sur vous”, voilà ce qu’elle voulait lui faire comprendre. Cela l’aurait encore plus effrayé, car il aurait été incapable d’imaginer comment ce message lui était parvenu. Il y aurait vue de la magie. Si nous cherchons à identifier la vraie sorcière qui opère à marée basse, il n’y a pas de doute […]. »

Fini le 28/06/2020

samedi 27 juin 2020

Dors, mon amour, dors… de Hillary Waugh

(Série Fred Fellows, 1959, Sleep Long, My Love traduit de l’anglais par Brigitte Hessel, Le Masque, 1996)

« […] j’ai entendu parler de crimes dont on ignore le coupable […]. Mais c’est bien le premier où les enquêteurs courent après la victime. »

Une intrigue très habilement montée pour cacher que le coupable est si prêt du commissaire.

Fini le 27/06/2020

Meurtre après la pluie de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1939, The Problem of the Wire Cage traduit de l’anglais par Gabrielle Ferraris, Le Masque, 1987)

« Il convenait, d’abord, de poser au bon oncle sentimental et dévoué, de feindre un grand intérêt pour le mariage […], de s’attendrir en évoquant leur progéniture et, en secret, de préparer le meurtre […]. »

Une corde ne laisse pas de trace.

Fini le 26/06/2020

Les Quatre Vipères de Pierre Véry

(1934, Le Masque, 1994)

« Ma vie d’employé d’assurances me pesait. La pauvreté, et, plus encore, le manque d’imprévu, l’uniformité, la platitude, le vide… […] J’étais mortellement fatigué de cette existence où rien n’arrivait, de laquelle il n’y avait lieu de rien espérer. […] Surtout pas d’initiative, pas de personnalité : c’est la consigne, pour les pauvres ! »

Et dans les souterrains, il rencontrera l’aventure…

Fini le 25/06/2020

en relecture :
« Le Grand s’appelait Merlin. Le Petit s’appelait Janvier. »
Fini en chevet le 8/12/2025