samedi 30 septembre 2017

Les yeux fermés de Gianrico Carofiglio

(Série Guido Guerrieri, 2003, Ad occhi chiusi traduit de l’italien par Claude Sophie Mazéas, Rivages, 2008)

L’avocat se lance avec bien des atermoiements dans la défense d’une femme contre son tortionnaire, fils d’un magistrat, qui se révèle finalement dans toute sa brutalité.

Fini le 29/09/2017

Ramdam à Mahâballipuram de Sarah Dars

(Une enquête du brahmane doc, éditions Philippe Picquier, 2001)

« Comment un peuple qui a inventé le calendrier, la théorie des éclipses et de la rotation de la terre, la numération décimale et le zéro — égaré par une soudaine bouffée de chauvinisme, il ajouta même, pour faire bonne mesure, les échecs, le cricket et le polo —, qui a écrit de grandioses épopées et composé de sublimes musiques, peut-il croire à la réincarnation et surtout à l’influence des vies passées sur des vies à venir ? Serait-ce pour justifier souffrances et inégalités ? »

Le Doc réfléchit beaucoup et arrive donc à décrypter le message codé laissé par la victime pour désigner ses meurtriers.

Fini le 28/09/2017

Où l’on découvre un surnom rigolo

Les cornichons de la définition « Boîte de cornichons » désignent les élèves de classe préparatoire.

La réponse amène à l’endroit de grandes écoles françaises « Saint-Cyr Coëtquidan ».

Grille 7* finie le 27/09/2017

Le caveau de Claude Amoz

(Éditions Hors commerce, 1997)

« […] s’est trompé sur tout le monde, toujours, depuis le début. Il a construit toute sa vie sur une erreur, comme l’insensé qui bâtit sa maison sur le sable. »

La recherche de sa “vérité” nous découvre celle des autres.

Fini le 27/09/2017

mardi 26 septembre 2017

Le cantique des innocents de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2010)

Le commissaire enquête sur un « trafic d’enfants » mais l’histoire est surtout celle des désastres provoqués par les actes des « bons citoyens ».

À la fin, la mise en accusation d’une des victimes laisse une mauvaise impression.

Fini le 26/09/2017

Celle qui en savait trop de Linwood Barclay

(traduit de l’anglais Canada par Renaud Morin, Belfond, 2015)

Une arnaqueuse meurtrière par défense du complice d’un homicide se défausse sur son imitateur.

Fini le 25/09/2017

Meurtre à l'hôtel du Bosphore de Esmahan Aykol

(traduit du turc par Alfred Depeyrat, Buchet/Chastel, 2006)

Des femmes se liguent contre le maillon faible d’un réseau de pornographie pédophile meurtrier.

Fini le 24/09/2017

Déjà lu & rendu :
Bakschisch

La couleur de la peau de Ramon Diaz-Eterovic

(traduit de l'espagnol Chili par Bertille Hausberg, Éditions Métailié, 2008)

Quels que soient les pays, “l’autre” est toujours le bouc émissaire de tous les maux ; ici au Chili, c’est le Péruvien, repérable à sa peau “foncée”. Mais la lente enquête du détective montre que c’est surtout la victime des malfrats des tripots.

Fini le 22/09/2017

vendredi 22 septembre 2017

Les voisins d'à côté de Linwood Barclay

(traduit de l’anglais Canada par Marieke Merand-Surtel, Belfond noir, 2010)

Une histoire de vengeance un peu faiblarde, mais la construction retient l’attention avec plein de détours sur les mauvais choix des uns et des autres.

Fini le 20/09/2017

Déjà lu & rendu :
Fenêtre sur crime, Mauvaise compagnie, Cette nuit-là, Mauvais pas, Ne la quitte pas des yeux

Seules les bêtes de Colin Niel

(Éditions du Rouergue, 2015)

Cet auteur est un vrai magicien de la langue. L’histoire du brouteur africain est écrite si parfaitement dans sa propre langue qu’on y entend l’accent.

La justesse de ses mots rend ses personnages vivants et intéressants au-delà de la banalité du quotidien de ce paysan meurtrier par fantasme.

Fini le 18/09/2017

Meurtres au palais de Magdalen Nabb

(Série Maresciallo Guarnaccia, 1991, The Marshal Makes His Report traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2005)

Le silence sur les cogitations de l’adjudant n’aide pas à suivre cette histoire pleine de non-dits. Les cadavres arrivent par les souterrains et tombent des fenêtres sans fil pour les prévenir.

Fini le 16/09/2017

vendredi 15 septembre 2017

Chaos de famille de Franz Bartelt

(Gallimard, Série noire, 2006)

Avec un cynisme jusqu’au-boutiste, l’histoire d’un étron humain.

Fini le 14/09/2017

Entre deux eaux de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1999)

Un Sicilien vient patauger dans les eaux vénitiennes pour mettre à l’abri sa collection de céramiques extorquées.

Fini le 13/09/2017

La chanson du jardinier de Kalpana Swaminathan

(Les enquêtes de miss Lalli, traduit de l'anglais Inde par Edith Ochs, le cherche midi, 2008)

L’exubérance des habitants de cet immeuble de Bombay rend hilarante cette enquête sur un drame familial.

Fini le 12/09/2017

Le désert ou la mer de Ahmed Tiab

(Éditions de l'Aube, 2016)

« Le sort réservé à cette nouvelle immigration est semblable à celui des Roms en Europe occidentale : le mépris et la méfiance. Les migrants africains constituent le bouc émissaire idéal, la nouvelle cause de tous les nombreux maux de ce pays. L’étranger demeure l’éternel coupable, surtout lorsqu’il est faible et démuni. »

« La population, déjà en majorité en proie à la détresse sociale et économique, les considère avec une arrogance teintée de violence. Les plus bigots les disent mauvais musulmans, les accusent de véhiculer le sida et de pratiquer la prostitution. Ils deviennent un nouvel exutoire, nous révèlent un nouveau sentiment : le racisme. Le racisme le plus abject, celui qui s’exerce dans l’impunité et l’indifférence complice des autorités. »

« Comment pourrait-on devenir solidaire et fraternel avec les plus faibles lorsqu’on n’est soi-même rempli que de haine et de mépris ? »

« Les Algériens subissent pour la première fois de leur histoire une vague d’immigration économique. Partagés entre la peur de se voir dépossédés d’un bien déjà mince et l’orgueil de tenir une position enviable, mes compatriotes gravissent un nouvel échelon et prennent du galon. »

« Pourtant prompts à dénoncer les actes xénophobes subis par la “communauté algérienne” en terre d’exil, peu de voix s’élèvent contre le traitement inhumain infligé aux migrants africains qui échouent ici. »

Fini le 10/09/2017

Corps coupable de Laura Lippman

(traduit de l’anglais États-Unis par Delphine Santos, Éditions du Toucan Points, 2015)

Un très beau portrait de femme qui se débat pour mieux orienter sa vie difficilement engagée. Avec toujours en fond de ses réflexions cette obsession étasunienne pour “c’est ma faute”.

« […] si l’hypocrisie n’existait pas dans notre monde, il n’y aurait aucune prostituée. »

« […] il lui suffisait de dire “égalité salariale” et tout le monde, y compris les femmes, était prêt à changer de sujet. »

Fini le 6/09/2017

mardi 5 septembre 2017

La vallée du saphir de Jean Ely Chab

(Éditions du Masque, 2016)

Dommage que l’écriture ne soit pas à la hauteur, cette histoire dans la brousse de Madagascar aurait mérité un meilleur traitement pour être passionnante.

Fini le 5/09/2017

Péchés mortels de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2000)

Le commissaire, cette fois, arrive à obtenir une condamnation même si ce n’est pas le coupable des crimes de son enquête.

Fini le 4/09/2017

La nuit de Jabberwock de Fredric Brown

(1950, traduit de l’anglais États-Unis par France-Marie Watkins, Rivages Noir, 2007)

Une délicieuse façon d’utiliser l'Alice de Lewis Carroll pour créer une histoire de jeu d’échec.

« Lire un livre, c’est presque aussi passionnant que d’écouter parler l’homme qui l’a écrit. C’est encore meilleur, dans un sens, parce qu’on n’a pas besoin d’être poli avec lui. On peut le faire taire quand on le veut en fermant le livre et en en prenant un autre. Et on peut ôter ses souliers et mettre les pieds sur la table. On peut boire et lire et tout oublier sauf ce que l’on lit ; on peut oublier qui l’on est et le fait qu’on a un journal à la patte comme un boulet […]. »

Fini le 1/09/2017

Des myrtilles dans la yourte de Sarah Dars

(Éditions Philippe Picquier, 2009)

Une agréable histoire qui permet à l’auteur de nous promener en Mongolie et dans ses coutumes.

« [Cet] amas de cailloux et de chiffons colorés, sur lequel chaque passant lance son souhait lesté d’une nouvelle pierre, n’avait pas été placé là parce que le passage aurait été difficile, mais plutôt en souvenir de la splendeur passée du lieu – un grand ensemble monastique réduit à néant par l’occupant russe – et dans l’espoir de son renouveau. Entre animisme et lamaïsme, la distinction n’est pas toujours évidente, [cet amas-ci] était bien là en hommage aux esprits des arbres et des eaux, mais à ceux qui avaient appartenu au site religieux, érigé sur une terre antérieurement réservée au culte animiste. »

Fini le 31/08/2017

Déjà lu & rendu (mais peut-être à relire) :
> La série des enquêtes du brahmane Doc

Les leçons du mal de Thomas H. Cook

(2008, traduit de l'anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Seuil, 2011)

Cette histoire, construite en aller et retour vers le passé, avec toujours la parfaite maitrise de cet auteur, est une bonne illustration des conséquences négatives que peut provoquer l’obsession des Étasuniens pour le “mal” : le montrer, le décrire, le circonscrire, le vaincre.

La conclusion de cet enseignant professant des leçons sur le “mal” est « […] pour que son ombre le suive pas à pas, déformée et estropiée, ainsi qu’elle le serait toujours, par la malchance que lui valut d’avoir eu la chance de me connaître. »

Fini le 30/08/2017

Meurtres à Willow Pond de Ned Crabb

(traduit de l'anglais États-Unis par Laurent Bury, Gallmeister, 2016)

La narration pleine d’ironie d’une succession de meurtres sur les lacs du Maine pour cacher ou trouver des millions.

Fini le 29/08/2017