lundi 25 janvier 2021

BD 2020

La Banque / Pierre Boisserie, Philippe Guillaume, Julien Maffre / Dargaud, 2014 / tome 1, La première génération 1815-1848, fini le 3/03/2020 (bof)

À la recherche de Sir Malcolm / Floc'h et Rivière / Dargaud, 1984 / fini le 20/02/2020 (nul)

Estelle / Raymond Maric et Jack Manini / éditions Carabas, 2001 / I. 10 jours de poisse, fini le 17/02/2020 / II. Le pigeon de Montargis, fini le 19/02/2020 / III. Les rendez-vous de l’exposition, fini le 26/02/2020

Lady Whisky / Joël Alessandra / Casterman, 2017 / fini le 14/02/2020

L'Âge de raison / Matthieu Bonhomme / éditions Carabas, 2002 / fini le 10/02/2020 (une illustration des idées reçues sur les premiers hominidés)

Léopold, chien de divan / Davide Cali et Camille Jourdy / éditions Sarbacane, 2008 / fini le 9/02/2020 (un chien bien expressif)

Les amateurs / Brecht Evens / éditions Actes sud, 2011 / fini le 5/02/2020 (une histoire d’art toute en touches d’aquarelle)

Rosalie Blum / Camille Jourdy / éditions Actes sud, 2007 / I. Une impression de déjà-vu, fini le 14/01/2020 / II. Haut les mains, peau de lapin !, fini le 19/01/2020 / III. Au hasard Balthazar ?, fini le 20/01/2020

samedi 23 janvier 2021

Consolation pour un pécheur de Caroline Roe

(Chroniques d'Isaac de Gérone, 2000, Solace for a Sinner traduit de l’anglais par Jacques Guiod, 10/18, 2002)

Le “pécheur” aidera à découvrir le meurtrier avide de pouvoir avant de se réfugier dans les montagnes.

« Il est tourmenté par le désir — des femmes, de l’or, de la puissance. C’est une terrible faiblesse. »

L’auteur nous donne encore, dans cette histoire, un bel exemple des ravages de la rumeur, cette fois-ci en répandant les méfaits de ce “Graal” inventés.
 
Fini le 23/01/2021

Le Barbier aveugle de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1934, The Blind Barber traduit de l’anglais par Lisa Rosenbaum, Le Masque, 1993)

L’auteur (et/ou la traduction !) code les jurons du commandant du paquebot de façon très imagée.
« !!!!**$!?!??° ! rugit-il, assez faiblement, il est vrai, et d’une voix enrouée, mais de plus en plus fort à mesure que son esprit émargeait des brumes. […] !!!$/£—!!?????$—$£/!!)?/2/3? VOLEURS ! ASSASSINS ! AU SECOURS ! »

Le rythme de cette histoire est parfaitement délirant.
« Le Dr Fell ôta son lorgnon. Avec un vaste mouchoir rouge, il essuya les larmes d’hilarité qui lui mouillaient les yeux. […] C’est un poème épique, votre histoire, mon garçon. Oh, Bacchus, que n’aurais-je donné pour voir l’oncle Jules dans son dernier moment suprême ! »

Trouver le coupable des vols et du meurtre de la jeune femme — avec le rasoir portant l’effigie du titre — en devient accessoire.

Fini le 21/01/2021

L’Hiver du commissaire Ricciardi de Maurizio De Giovanni

(Série Commissaire Ricciardi, 2007, Il senso del dolore. L'inverno del commissario Ricciardi traduit de l’italien par Odile Rousseau, Payot & Rivages, Rivages/Noir, 2011)

« Il ne travaillait pas sur les déclarations des témoins […]. Mais il retenait l’attitude, l’expression, la passion de celui qui parlait […]. En somme, il accordait davantage d’importance à ses impressions qu’aux mots qu’il entendait. »
Notamment, selon « La Chose », les dernières paroles des morts.

« L’homme fort et maître de lui avait disparu pour laisser place à un garçon malheureux, prêt, toutefois, à sacrifier sa propre vie par amour. »

Fini le 18/01/2021

Mot à double sens

Dans la définition « Lire était sa devise. », il ne s’agit pas de mon verbe préféré, la réponse étant « Italienne ».

Grille Muets 4 finie le 19/01/2021

lundi 18 janvier 2021

La Salamandre de Marc Paillet

(Série Erwin le Saxon, 10/18, 1995)

Le nom de cet animal est utilisé par les conspirateurs, qui mobilisent les brigands et tous ceux qui sont contre le roi, dont les missi dominici sauront déjouer les actions.

« Les exploits des uns et des autres, déjà glorieux, enrichis par l’imagination et la faconde, devinrent titanesque. Les décapitation de Hendrik égala celle de l’hydre de Lerne, la stratégie de l’abbé saxon amenant les conspirateurs à s’entre-tuer le disputa en habileté à celle d’Ulysse. » 

L’auteur nous livre une belle présentation de la façon dont Charles tient son royaume.

Fini le 16/01/2021

Antidote à l'avarice de Caroline Roe

(Chroniques d'Isaac de Gérone, 1999, An Antidote for Avarice traduit de l’anglais par Jacques Guiod, 10/18, 2001)

“L’avarice” du titre fait sans doute référence à celui qui intente des procès pour récupérer les biens de son voisin, l’accusant même d’être “hérétique”.
« C’est un raseur, dont les ancêtres et les riches propriétés ne peuvent compenser ses manières de paysans. […] C’est aussi un homme avide et stupide, toujours prêt à faire appel au tribunaux. »

Le voyage de Gérone à Tarragone nous montre toutes les difficultés de se déplacer au 14e siècle, c’est passionnant, les mules, les chariots, le brigandage, etc.

Et le difficile travail des messagers subissant bien des exactions de ceux qui veulent s’emparer des documents qu’ils transportent.

Fini le 14/01/2021

Mauvaise Rencontre de Béatrice Nicodème

(Le Masque, 2001)

Un livre conforme au nom de l’auteur : “niais, nigaud”.
Tout y est plat, les personnages, les situations, l’intrigue est tellement convenue (pauvre artiste peintre apeurée menacée par une jalouse forcément “laide et sourde-muette”) qu’il n’y a aucun suspense ; le comportement du soi-disant ami est transparent pour le lecteur s’il ne l’ai pas pour l’héroïne bébête.

Comme écrit par un précédent lecteur : « Warum ist das Buch ein Krimi ? ».
Ses commentaires en allemand donnent un peu de sel à la lecture de ce pensum, ce qui lui vaut de rester en Réserve.

Fini le 13/01/2021

La Nuit de la Veuve ricanante de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1950, Night at the Mocking Widow traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1997)

H. M. nous fait ses tours de comédie (course après la valise à roulettes, grand chef indien…) tout
en cherchant l’auteur des lettres anonymes signées “La Veuve”.

« Je parviens presque à comprendre […] la tournure d’esprit de l’individu qui écrit ces lettres. […] La Terre est peuplée de gens pleins de fiel. Certains le déversent sur le ministère de la Guerre […]. D’autres […] vous avez le résultat entre les mains. »

L’explication de “l’apparition” de la “Veuve” dans la chambre est bien à la hauteur de cet auteur, hilarante et parfaitement sensée.

Fini le 11/01/2021

La Mort d'un daimyo de James Melville

(Série Tetsuo Otani, 1984, Death Of A Daimyo traduit de l’anglais par Gilles Berton, 10/18, 1996)

Dans ce livre, l’auteur nous présente la structure de la mafia japonaise et la lutte pour la succession du chef, le “daimyo” du titre.

Même si cette intrigue manque de suspense, le comportement des policiers au Japon et des Japonais en Angleterre est intéressant à lire.

Fini le 8/01/2021

samedi 9 janvier 2021

La Maison du bourreau de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1935, The Red Widow Murders traduit de l’anglais par Perrine Vernay, Le Masque, 1986)

Cela commence par des histoires de malédiction, de chambre hantée, de piège dissimulé, et cela se termine tout bonnement par les actes meurtriers d’un fiancé cupide.

Une intrigue et un personnage à la hauteur de cet auteur.

« Lorsqu’un cerveau tel que le sien se tient dans les limites de la loi, nous le trouvons admirable et ne songeons qu’à élever des statues à son heureux possesseur. En résumé, [il] est atteint de la maladie de l’autorité — mais c’est un général sans armée — et de la maladie de la finance — sans industrie à diriger. »

Fini le 7/01/2021

Des yeux plein la tête de Margaret Millar

(1943, Walls of Eyes traduit de l’anglais États-Unis par Gilles Berton, Le Masque, 1990)

Quand on joue un rôle, il vaut mieux ne pas s’échapper en courant avec le risque d’être reconnu.

« Même les petits délinquants ont leurs rêves […]. »
« Dès qu’il pouvait, il retournait à son autre vie […] avec […] les souliers jaunes à bout pointu. […] Il était resté le petit Italien de ses débuts. »

Mais son cercle de vie était trop petit et fatalement une personne risquait de le reconnaître.

La traduction est à la hauteur de ces personnages originaux, que ce soit la jeune femme devenue aveugle, sa sœur, son frère, etc.

Le patron du Club : « Son respect surnaturel pour l’argent lui faisait craindre que de petites pattes ne poussent aux pièces de monnaie et qu’elles ne prennent le large durant la nuit. »

Fini le 6/01/2021

On n'enterre pas le dimanche de Fred Kassak

(1958, Le Masque, 1988)

« […] pour raconter qu’une jeune Suédoise avait rendu à un jeune Guadeloupéen la joie de vivre et la raison d’être. »
« Je finis par trouver un titre qui me donna toute satisfaction : on n’enterre pas le dimanche. »

Une façon originale de coincer un criminel, l’interroger sans qu’il sache ce que les policiers attendaient des appels téléphoniques, mais bien usée par d’autres auteurs depuis cette année-là.

Mais c’est toujours agréable de lire du “bon français” !

Fini le 3/01/2021

Le Neuvième Netsuke de James Melville

(Série Tetsuo Otani, 1982, The Ninth Netsuke traduit de l’anglais par Gilles Berton, 10/18, 1991)

La « petite figurine d’ivoire sculpté » cache avec ses semblables la cachette d’un trésor.

Le meurtrier s’effondre en « réalisant qu’il avait commis un inceste ».

Madame est très présente dans cette intrigue et l’auteur lui donne un beau rôle.

Fini le 2/01/2021

vendredi 1 janvier 2021

L’étui à cigarettes de Michaël Underwood

(1980, A Clear Case of Suicide “texte français de Marie-Louise Navarro”, Le Masque, 1982)

L’intrigue est fade et sans intérêt sans doute à cause d’une traduction trop littérale et mal adaptée.

Dommage, l’histoire de ce fils qui veut comprendre le suicide de son père adoptif aurait mérité mieux. Un peu d’émotion dans le texte serait bienvenu quand il étudie la véracité de l’accusation d’un meurtre perpétré à l’armée.

Fini le 31/12/2020

en relecture :
Toujours aussi fade.
Fini en chevet le 3/02/2025

Suicide à l'écossaise de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1941, The Case of the Constant Suicides traduit de l’anglais par Christiane Poulain, Le Masque, 1984)

« Je ne vous cache pas que j’avais la chair de poule quand nous évoquions toutes ces histoires de serpents, d’araignées et de fantômes. »
Mais il ne s’agissait que de la matière première pour faire des glaces, qui a fait fuir les dormeurs.

Fini le 31/12/2020

Bien frappé de Carol Higgins Clark

(Série Regan Reilley, 1995, Iced traduit de l’anglais États-Unis par Jean-Michel Dulac, Le Livre de poche, 1998)

“Glacé” est effectivement le temps dans cette station de ski pour riches.

Les coupables des vols sont présentés dès le début du livre et le suspense est créé par leur recherche et notamment celui qui les surveille.
C’est bien monté, les personnages sont très “clichés” us mais intéressants (romancière, dentiste pour riche, comédienne, sexagénaire continuant à travailler, vieille héritière, patron de restaurant angoissé, etc.), et les serviettes à bas prix sont révélatrices.

Une fin heureuse : « Deux inestimables trésors perdus et retrouvés ! ».

Fini le 30/12/2020

Tête de noix de Liza Cody

(Série Anna Lee-Eva Wylie, 1992, Bucket Nut traduit de l’anglais par Pascal Loubet, Le Masque, 1994)

« Catcheuse de combats miteux, Eva a un physique imposant, une âme sensible et un pois chiche comme cerveau. […] victime d’aventures hasardeuses, narrées avec un luxe de vulgarités croustillantes. » (Wikipedia consulté le 28/12/2020)

Le traducteur rend bien le style !
« C’est un drôle de truc, le cerveau. On pourrait croire qu’il va faire ce qu’on lui dit, comme le bras ou la jambe. Mais non, des fois, il fait juste le contraire. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais mon cerveau à moi, il en fait qu’à sa tête. »
« Décisions, foutues décisions. Comment on prend ça ? Eh, bien, généralement, on les prend pas. On tourne en rond et on se prend la tête et, quand on en a vraiment marre de ne rien faire, on fait quelque chose et on appelle ça une décision. »

L’intrigue permet à l’auteur de faire se rencontrer ses deux héroïnes par l’intermédiaire de la « disparition » d’une jeune droguée que ses bourgeois de parents recherche.

Le récit du combat de catch est très réaliste, bien vu !

Fini le 29/12/2020