(Le Masque, 1989)
Le début peut faire penser à une histoire toute simple, mais l’accumulation des victimes et la suspicion du coupable corsent l’intrigue.
C’est bien monté et les personnages des policiers sont particulièrement savoureux.
« Sergent, je voudrais que dix mille angelots viennent déverser autant de cornes d’abondance sur votre tête. »
« Dans l’affaire […], l’assassin a obligeamment fourni le “qui ?” le “où ?” et le “comment ?” pour détourner notre attention, et nous faire négliger le “Pourquoi ?”. »
« […] nous nous retrouvons devant les cadavres de deux sœurs, de leur tante, du fils de celle-ci, et d’une cousine de cette tante. »
Un livre “pour adulte” par un écrivain de littérature “jeunesse”.
Fini le 29/11/2020
dimanche 29 novembre 2020
Les Jardins du casino de Michel Amelin
Le lecteur est prévenu de John Dickson Carr
(Sir Henry Merrivale, 1939, The Reader is Warned traduit de l’anglais par Henri Thiès, Le Masque, 1988)
Le titre fait référence aux notes du narrateur.
« […] Constable n’a pas été la victime d’un engin fonctionnant en l’absence du meurtrier. La présence du criminel était nécessaire. Le lecteur est prévenu. J. S. »
Et effectivement : « Quelque chose qu’on peut faire chez soi, avec deux gobelets et un morceau de savon, qui ne demande aucune connaissance spéciale. » « Le fait s’est produit, assez fréquemment, lors des premiers emplois, aux États-Unis, de la chaise électrique. »
Encore un beau rôle féminin…
Fini le 27/11/2020
La Forêt pleure souvent, tu sais… de Sébastien Acker
(Les Berrypéties du facteur Léonard, La Bouinotte, 2013)
Un livre largement parsemé de photos de cerfs et de citations d’auteurs du “pays” (Alain-Fournier, Maurice Genevoix…) dont on peut s’interroger sur son classement en “polar”, car il n’y a ni intrigue, ni suspense.
Le style adopté pour l’écriture ne suit pas les grands écrivains cités.
« […] avait astiqué ses santiags avec l’énergie rétive d’une biche bréhaigne face à un cerf trop entreprenant. » « C’était l’heure de la dernière chance qui titillait le bout de sa lance. »
L’auteur ne le cite pas, mais pense-t-il à Christian Daumas qui, lui aussi, a écrit sur les espèces invasives ?
« Vous voulez des exemples d’espèces exogènes comme les écrevisses de Louisiane qui font des ravages en Brenne ? »
« Un cerf reste un cerf. »
« Parce qu’une écrevisse devrait elle aussi rester une écrevisse. »
Fini le 26/11/2020
Le Procès de Miss Silence de Patricia Wentworth
(1945, Silence in Court traduit de l’anglais par Pascale Haas, 10/18, 2018)
L’auteur nous répète pendant 38 chapitres tout ce qui est censé accuser la coupable pour finalement mettre en scène une apparition de dernière minute qui peut nommer le vrai coupable, premier informé de l’enfant qui sera déshérité pour qu’il ne puisse piocher dans l'héritage.
C’est assez lassant à lire et sans vrai suspense car les arguments de l’accusation sont vraiment sans fondement, basés uniquement sur les affirmations de ceux qui sont concernés.
Fini le 24/11/2020
lundi 23 novembre 2020
Le Grain de sable de Janine Le Fauconnier
(Le Masque, 1981)
Le “grain de sable” se manifestera sous forme de cachet pour faire sortir les explications criminelles.
« […] je n’ai pas de cœur, et je m’en félicite et m’en réjouis. »
Une intrigue très bien montée par l’auteur… et par l’assassin choisissant ses victimes aléatoirement.
Fini le 23/11/2020
L'Île aux muettes de Bachellerie
(Le Masque, 1985)
L’inspecteur novice est « en train de faire une belle entorse à ce sacro-saint principe [l’objectivité] mais j’ai de grands précurseurs : le flic humaniste laisse venir à lui l’émotion, l’analyse, la traque, la débusque, l’utilise ! »
« J’étais pas un chien pour elle, j’étais une pute… Dame ! elle, c’était une artiste… »
« Elle aussi, elle s’était foutue de moi, méchamment… »
Fini le 22/11/2020
L'Arme à gauche de John Dickson Carr
(Dr Gideon Fell, 1935, Death-Watch traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, Le Masque, 1994)
Le titre anglais “horloge de la mort” représente mieux le début de cette histoire puisque l’arme du crime est l’aiguille des minutes d’une horloge en fabrication.
L’inspecteur-chef suit tous les indices posés par le criminel.
« […] il semblerait que le hasard et les coïncidences se soient ligués pour fournir à mon éminent confrère tous les détails nécessaires à l’appui de sa thèse […]. Il lui suffit d’ouvrir la bouche et de lancer une hypothèse au hasard pour qu’aussitôt, la porte s’ouvre sur quelqu’un qui vient la lui confirmer. »
« Nous n’imaginerons pas une meurtrière qui, par souci d’élégance et de précision, va jusqu’à enfiler ses deux gants quand un seul suffirait, et qui, inexplicablement n’en utilise aucun. »
Mais pour restaurer sa « vanité », le vrai meurtrier « n’allait pas tuer quelqu’un comme vous et moi le ferions d’un coup de fusil ou de massue. Il devait tisser une trame autour de ce meurtre […] ; plus les fils s’emmêlaient inutilement et plus sa vanité à les entremêler était flattée. »
Fini le 21/11/2020
Le Glaive de l'archange de Caroline Roe
(Chroniques d'Isaac de Gérone, 1998, Remedy for Treason traduit de l’anglais par Jacques Guiod, 10/18, 2001)
Au-delà de l’histoire de cette conspiration contre le roi de l’époque, l’auteur nous donne une bonne présentation de la vie à Gérone en 1353.
« Les méchants qui vivent à l’intérieur de ses portes seront châtiés. Je parle du clergé cossu, […] ainsi que de l’abbesse et de ses nonnes ; des régnants corrompus, c’est-à-dire le roi et ses héritiers ; des juifs, qui sont les agents des uns et des autres. »
« Le noble sang des conquérants wisigoths coule dans mes veines. Mes ancêtres ont, de leurs puissantes épées, délivré cette terre des Maures. »
Et les conspirateurs qui voulaient profiter de cette folie pour renverser le roi :
« Lui au moins était prêt à mourir pour ses principes, et peu importe ce qu’ils pouvaient avoir d’insensé ou de dérangeant. Les Baltier et les Montbui de ce monde ne songent qu’à remplir leurs bourses et leurs ventres. »
Fini le 18/11/2020
samedi 21 novembre 2020
Livres abandonnés 2018-2019
✓ Duane Swierczynski / The blonde > au 17/12/2019 lu jusqu’à la page 32 & rendu (trop agent secret us).
✓ Eduardo Mendoza / Les égarements de mademoiselle Baxter > au 14/08/2019 (personnage trop loufoque, difficile de s’y intéresser) / Balles d’argent à StAm > critique « Je m'en vais de ce pas lire un roman avec des renvois à la ligne, des tirets et des guillemets. ».
✓ Sonja Delzongle / Dust > au 25/01/2019 (pas intéressée par l’histoire, livre trop gros).
✓ Tran-Nhut / Le temple de la grue écarlate > au 8/11/2018 lu jusqu’à la page 54 & rendu (donne trop une sensation de clone du juge Ti sans saveur).
✓ Aline Kiner / La nuit des béguines > au 4/10/2018 lu jusqu’à la page 73 & rendu (histoires de femmes, trop mal typées, assez stéréotypées vingtième siècle, écriture pas raccord avec l’époque médiévale, etc.).
✓ Ernesto Mallo / L’aiguille dans la botte de foin > au 3/08/2018 lu jusqu’à la page 83 & rendu (difficile à lire, dialogues imprimés en italique sans tirets, histoire qui se passe sous la dictature, resassement sur femme morte, etc.).
✓ George P. Pelecanos / Le chien qui vendait des chaussures > au 31/07/2018 lu jusqu’à la page 60 & rendu Dugny (road-movie us sans intérêt pour moi) (roman indé, autres déjà lus).
✓ Andrea H. Japp / Les chemins de la bête > au 6/06/2018 lu jusqu’à la page 82 & rendu Economie (style trop lourd, début 13e siècle, débat sur nouveau pape, opposition templiers roi Philippe, etc.) « Le passé avait été imposé, il s’était incrusté dans toute son implacable injustice. L’avenir serait choisi. Il restait à modeler. » (p. 79).
✓ Francis Zamponi / In nomine patris > au 25/05/2018 lu jusqu’à la page 50 & rendu BM (trop guerre d’Algérie côté français, pas envie).
✓ Andrée A. Michaud / Bondrée > au 6/02/2018 lu jusqu’à la page 78 (trop littéraire, personnages canadien franglais…).
Livres abandonnés
Dans cette rubrique “Passe-livres”, je vais également lister tous les livres de bibliothèques qui me sont tombés des mains et que j’ai rendus, en donnant mes raisons en quelques mots.
lundi 16 novembre 2020
Clés d'argent et Figures de cire de John Dickson Carr
(Henri Bencolin, 1932, The Waxworks Murder traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1994)
Le titre de la version étasunienne The Corpse in the Waxworks, soit “Le cadavre dans les ateliers de cire”, décrit parfaitement le début de l’histoire qui se passe à Paris dans un musée qui présente des scènes de meurtres genre “Grévin”.
Mais ce n’est qu’une mise en scène pour punir les coupables d’avoir détourné une jeune fille de sa routine casanière : « seulement de lui faire une farce », mais il ne fallait lui faire peur en hurlant de « faire entrer un peu de bon sens dans ta cervelle de sale petite hypocrite ».
Et le maître-chanteur n’en profitera plus.
Fini le 16/11/2020
La Cape de Plymouth de Kate Sedley
(Les enquêtes de Roger le Colporteur, 1992, The Plymouth Cloak traduit de l’anglais par Claude Bonnafont, 10/18, 1998)
Un récit qui ne donne pas beaucoup d’aperçus de la vie « en cette fin du XVe siècle lorsque la Guerre des Deux-Roses déchire l’Angleterre ».
Le héros doit escorter un « messager du roi » envoyé porté une lettre en « Petite-Bretagne, terre d’accueil de nos lointains aïeux envahis ». Mais cet individu fut un trafiquant d’humains qui utilisa des potions de « renouée » pour fabriquer des « nains », dont le fils de la gouvernante.
Tous ces personnages sont insipides, seulement décrits à grands coups de clichés.
Lecture décevante.
Fini le 16/11/2020
Une chaîne de chrysanthèmes de James Melville
(Série Tetsuo Otani, 1980, The Chrysanthemum Chain traduit de l’anglais par Gilles Berton, 10/18, 1995)
« Certains d’entre nous sont donc venus s’installer et travailler au Japon parce que les Japonais ont toujours eu une attitude plus civilisée que nous autres par rapport au sexe. […] C’était comme d’appartenir à un club sélect. On l’appelait la Chaîne des Chrysanthèmes […]. »
Mais parmi eux, un maitre-chanteur menace un politicien.
L’auteur nous présente une particularité de la société japonaise, les burakumin. Ils « descendent de la caste féodale des parias. […] les trois millions de burakumin souffrent encore de discrimination malgré les efforts gouvernementaux pour y mettre fin. » Et ce sera l’un d’eux qui discrètement aidera à trouver le « véritable meurtrier ».
Fini le 14/11/2020
Promenons-nous dans les bois… de Liza Cody
(Série Anna Lee, 1984, Stalker traduit de l’anglais par Catherine Richard, Le Masque, 1993)
Des personnages hauts en couleurs, une intrigue légère mais bien construite, une lecture agréable.
« Qu’il investisse toute sa sensibilité dans son œuvre et avance dans la vie de gaffe en gaffe avec la clairvoyance d’une tondeuse à gazon était pourtant source de divertissement […]. »
« […] s’il vous reste quelques indics incognito dans la nature, qui n’ont fait que deux ans, j’y ferais bien attention si j’étais vous. »
Fini le 11/11/2020
mercredi 11 novembre 2020
La Légende de Jack de Hervé Gagnon
(Série Une enquête de Joseph Laflamme, 10/18, 2019)
Une histoire facile avec une intrigue un peu nunuche reprenant tous les poncifs sur “Jack l’éventreur” (un “inverti”, perverti par sa mère “prostituée”, soutenu par les francs-maçons, etc.). Le seul intérêt de cette lecture est la langue française québécoise avec ses particularismes.
« Nul besoin de préciser que, même si le prince est loin d’être le premier héritier présomptif du trône à s’épivarder* un peu trop hardiment […]. »
« Le sergent […] leur adressa un clin d’œil narquois. Il suivit son maître et referma la porte, les laissant seuls avec leur déconfiture. »
Fini le 10/11/2020
__________________
* Originaire du patois poitevin, de pivert, un oiseau volubile : se disperser, se pavaner.
Arsenic et Boutons de manchette de John Dickson Carr
(Sir Henry Merrivale, 1936, The Punch and Judy Murders traduit de l’anglais par Benoît-Fleury, Le Masque, 1989
Le titre français signale bien les « boutons de manchette » qui servent à faire des étincelles, mais c’est de la strychnine qui est utilisée pas de l’arsenic.
« […] chaque fois que j’avais rencontré l’un d’entre eux, je portais soit un faux nom, soit un déguisement. »
« […] il avait disposé d’un pouvoir presque absolu… Bref, il n’y a pas eu beaucoup d’hommes comme lui. Mais, à présent, il lui fallait de l’argent […]. » et tant pis pour le consultant en fausse monnaie.
Les expériences bizarres des deux compères vont mettre la pagaille dans cette histoire au final très simple. Et, pendant cette nuit décisive, l’auteur entraine son héros dans un délirant maelström de situations saugrenues (arrestations, fuites, découvertes de cadavres, erreurs d’identité, etc.).
Fini le 8/11/2020
À la santé de la mort de Olov Svedelid
(1971, Skaal foer Döden ! traduit du suédois par Asa Roussel, Le Masque, 1974)
Un récit plein d’actions téméraires de ce journaliste… qui évidemment s’en sort !
« J’ai levé les yeux vers l’escalier en criant très fort : — Salut, toi ! Viens vite m’aider ! Ce sont toujours les trucs les plus vieux qui sont les plus efficaces. »
« On était en train de clouer le couvercle de la caisse, où je me trouvais enfermé en compagnie d’un mort. »
Le titre français trinque aux trafiquants d’alcool à l’époque où la vente était contingentée.
Fini le 5/11/2020
La Fiancée du pendu de John Dickson Carr
(Roman historique, 1950, The Bride of Newgate traduit de l’anglais par Joëlle Girardin, Le Masque, 1992)
« Combien d’hommes auraient été capables de peindre ce paysage, de reproduire chaque bosquet, chaque feuille, pour en faire un décor de théâtre dont vous auriez pu jurer qu’il était vrai ? »
« Vous n’avez commis aucun meurtre. Vous avez écrasé un cafard. »
« […] si nous avions davantage de preuves, nous ne saurions plus qu’en faire […]. […] nous avons la moitié des boxeurs prêts à jurer qu’il les a recrutés […]. Et il y en a cinq qui ont déjà juré qu’il a poignardé […]. »
Un récit très documenté sur les mœurs de l’époque (1815) entre duels, émeute, avec rapières, sabres, etc. C’est plein d’allant !
Et notre auteur nous donne encore un très beau personnage de femme, intéressée par l’argent, mais aussi très sensible.
Fini le 4/11/2020
mardi 3 novembre 2020
Le Puits, la corde et le seau de Paul Vance
(pseudonyme de Paul Andréota, Série Commissaire Baratier, Le Masque, 1977)
« […] on prétend que le gourou montre au disciple où se trouve le puits, la corde et le seau… […] mais c’est le disciple qui tire l’eau, pas le maître. »
Et le commissaire devra refaire faire tout un échafaudage pour démontrer le rôle du ballon qui a visé le potentiel meurtrier.
L’auteur a évité de stigmatiser les croyants dans la sagesse orientale et c’est agréable à lire.
« […] je me suis toujours intéressé à ce que les savants appellent les phénomènes extra-sensoriels. […] il n’y a rien d’incongru à supposer qu’un petit nombre d’initiés savent s’en servir, du moins en partie, pour le meilleur et pour le pire. »
Fini le 2/11/2020
Le Chapelier fou de John Dickson Carr
(Dr Gideon Fell, 1933, The Mad Hatter Mystery traduit de l’anglais par Joëlle Girardin, Le Masque, 1992)
« […] un bricolage aussi vieux que l’invention des chapeaux. […] une bande étroite, épaisse, qu’il ne reste plus qu’à glisser derrière le ruban intérieur d’un chapeau… »
« Les gens très imaginatifs ne font jamais de bons journalistes ; ils recherchent les situations pittoresques, bizarres, ironiques, et, très souvent, négligent complètement les faits essentiels. »
« Il était tout ce que je n’étais pas. Je suis grand, gauche, myope et moche comme un pou. »
Et cela a suffit pour obtenir une « affaire non résolue ».
Fini le 1/11/2020
On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi
(Presses de la Cité, 2017)
« Il parlait de justice. Les passeurs fonctionnaient en réseaux, disait-il, telle une pieuvre géante. Il fallait directement en trancher la tête, pour que les tentacules ne repoussent plus. »
« Tous l’avaient abandonnée ! Pas un […] n’avait cherché à sortir cette petite aveugle des griffes [du proxénète]. »
Cette histoire sur les crimes des profiteurs de l’immigration aurait mérité une meilleure mise en scène. L’auteur en a fait un ramassis de clichés sur ces personnes qui cherchent leur avenir hors de leur pays natal, en compilant tout ce qui est le plus répugnant dans leurs expériences.
Dommage, c’est bien écrit et la façon dont l’auteur leurre le lecteur sur les lieux des différentes actions est vraiment bien construite.
Fini le 30/10/2020
Déjà lu & rendu :
Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main, N'oublier jamais, Gravé dans le sable, Maman a tort, Le temps est assassin
Juste une mauvaise action de Elizabeth George
(Série Inspecteur Lynley, 2013, Just One Evil Act traduit de l’anglais États-Unis par Isabelle Chapman, Presses de la Cité, 2014)
Un pavé de presque 700 pages désagréable à lire. Tout y est répétitif, les indices trouvés par les enquêteurs, le comportement erratique du sergent, les soupçons de ci de là, les sous-entendus sur les capacités de la police italienne versus l’anglaise, etc.
Le sergent : « Elle était rebelle à toute forme d’autorité. Elle avait un complexe de supériorité gros comme un char d’assaut. Elle était d’un laisser-aller épouvantable. » Et, bien sûr, ce sera elle qui va repérer la vérité dans le reportage sur les parents de l’enfant. Après son recours à un détective privé [!], ses dénonciations à un journaliste de « tabloïd », ses hargnes contre tout le monde, ses dissimulations même à son inspecteur… pour démontrer que son « ami » n’est jamais coupable, uniquement de tenir à sa fille.
Cette intrigue est tellement mince et la raison si illogique [servir un verre de vin à un musulman croyant !] qu’il fallait bien meubler… c’est épuisant à lire.
Fini le 28/10/2020
Le Mystère de Roccapendente de Marco Malvaldi
(2011, Odore di chiuso traduit de l’italien par Lise Chapuis, 10/18, 2012)
Le baron avait un gros besoin d’argent… et une pressante envie d’uriner.
Et tout se termine par une liste de recettes de cuisine italienne.
Fini le 26/10/2020