dimanche 28 mai 2017

Trop de morts au pays des merveilles de Morgan Audic

(Éditions du Rouergue, 2016)

Une histoire qui répand des cadavres et va crescendo dans la violence, sur la piste d’un coupable que le lecteur sait fausse, mais bien maitrisée jusqu’aux explications finales.

Fini le 28/05/2017

jeudi 25 mai 2017

Sens interdit(s) de Jacques Saussey

(L’Atelier Mosésu, 2014)

L’auteur peint un personnage d’Embaumeur haut en couleurs et en histoires salaces, mais semble un peu à l’étroit dans le cadre de cette série.

Fini le 25/05/2017

Le fils de la mort de Adrian McKinty

(traduit de l'anglais États-Unis par Patrice Carrer, Gallimard, 2008)

Beaucoup de violences et d’hémoglobine encore pour ce personnage d’Irlandais émigré aux États-Unis. Cette traduction est moins agréable à lire que celle du livre précédent.

Fini le 23/05/2017

Quarante mots pour la neige de Giles Blunt

(traduit de l'anglais Canada par Philippe Rouard, Éditions du Masque, 2003)

Qu’est-ce qui fait qu’un style est aussi plat – l’écriture de l’auteur ? le choix des mots et de la tournure des phrases par le traducteur ? – mais rien dans ce livre ne retient l’attention, même les actions et réactions des personnages manquent de relief. Pour un thriller, c’est lassant, l’histoire de ce homme et cette femme qui « s’épanouissent » dans le meurtre méritait mieux.

Fini le 20/05/2017

>>> Je vais lire les autres livres de cet auteur traduits par d’autres contributeurs

vendredi 19 mai 2017

Les oiseaux de malheur de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1958, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Gallmeister, 2015)

Le titre original The Doomsters (Les Pessimistes) rend mieux l’atmosphère pesante de l’histoire de ces personnages pétris de culpabilité et de sombres pensées sur le Bien et le Mal. 

La traduction des descriptions est toujours un délice.

Le shérif : « Sous son chapeau blanc à large rebord, son visage était pourpre. Les veines grouillaient sous la peau de son nez comme des petits asticots violets. Ses yeux arboraient le néant sûr de lui que l’on tire de l’exercice d’un pouvoir subalterne. »

Une femme : « Jolie machine, […] faussement hollywoodienne, probablement creuse, certainement hors de prix, et pas neuve, mais jolie machine tout de même. »

Un salon : « Un mobilier flambant neuf occupait géométriquement l’espace de ses cubes, ses arcs et ses ellipses en un contraste étrange avec le plancher de chêne sombre et les grosses poutres apparentes du plafond. […] C’était une pièce dans laquelle un présent incertain se débattait pour l’emporter sur le passé opiniâtre. »

Fini le 18/05/2017

mercredi 17 mai 2017

Thèse sur un homicide de Diego Paszkowski

(1999, traduit de l’espagnol Argentine par Delphine Valentin, La dernière goutte, 2013)

Style d’écriture saisissant ! Un chapitre d’une seule phrase, avec des virgules mais sans point, quinze pages qui nous plongent dans la succession désordonnée des pensées du personnage, un personnage rappelant le Patrick Bateman d’American Psycho.

Fini le 17/05/2017

>>> Cet éditeur fait le choix d’écrivains rares en français, je vais essayer de lire le maximum de ses publications

Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux de Kate Atkinson

(traduit de l’anglais par Isabelle Caron, Librairie générale française, 2007)

On retrouve des personnages du livre La souris bleue avec plaisir. Le style de cet auteur, bien soutenu par la traductrice, est à exploser de rire tout seul dans son fauteuil et rend intéressante cette histoire de “coïncidences”. « Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. »

Réflexion de Jackson Brodie sur l’activité de son cerveau : « Ces deux parties à demi conscientes finirent par communiquer. Le processus était plus lent qu’avant – ça ressemblait plus à du sémaphore qu’à du haut débit. »

Description d’un policier : « Il lui faisait penser à un biscuit, un sablé ou à une galette […] C’était un gars on ne peut plus conventionnel, marié, deux enfants, chien docile, abonnement à Hearts, barbecues avec la belle famille le week-end. »

Fini le 16/05/2017

Cantique de l’assassin de Guillaume Prévost

(Série François-Claudius Simon, NiL éditions, 2016)

L’art de faire vivre l’Histoire avec une belle imagination, en soutenant l’attention par un enchainement d’actions bien mouvementé.

Fini le 13/05/2017

Tant de secrets enfouis de Mark Billingham

(2006, traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc, Éditions du Masque, 2010)

Cette façon elliptique d’interrompre les dialogues, de passer des actes d’un personnage à l’autre soutient fermement l’attention et le suspense.

« Il avait l’air aussi minable que le plus véniel des péchés. »

Fini le 11/05/2017

mercredi 10 mai 2017

Les âmes rivales de René Manzor

(Éditions Kero, 2012)

L’auteur cite une phrase d’un ouvrage sur l’occultisme qui se voudrait le fond de son histoire.
« Certains esprits témoignent d’un lien obsessionnel à des personnes ou à des endroits. D’autres restent pour assouvir une vengeance. »

Son style d’écriture est agréable, mais l’histoire trop pesante. Les évènements s’enchainent sans surprise, les actions sont tellement prévisibles que la lecture en est lassante.

Fini le 10/05/2017

A l'automne, je serai peut-être mort de Adrian McKinty

(traduit de l'anglais États-Unis par Isabelle Arteaga, Gallimard Folio policier, 2007)

L’épopée d’un “mauvais garçon” racontée comme une bonne blague. La traduction est à la hauteur du style cynique de l’auteur.

« […] il avait un bagout à faire taire un régiment de perruches. »

« Je n’avais jamais réussi à prendre la position du lotus autrefois, mais elle devient plus facile quand on peut ôter un de ses pieds. »

Fini le 9/05/2017

>>> Je vais poursuivre les autres titres de cet auteur

Le collier de la colombe de Raja Alem

(traduit de l’arabe Arabie Saoudite par Khaled Osman, Stock, 2012)

Je ne suis pas le bon lecteur pour ce genre de livre à histoire filandreuse ; j’ai erré parmi les pages sans rien trouver pour me retenir.

Fini le 8/05/2017

dimanche 7 mai 2017

La berceuse de Staline de Guillaume Prévost

(Série François-Claudius Simon, NiL éditions, 2014)

Avec plus d’anachronismes, mais une belle imagination pour rendre le parler français d'un russe « Ils vont faire dans le mieux. » et ouvrir une suite dans la conclusion « Laissons faire l’histoire. ».

Fini le 5/05/2017

Bonne nuit, mon amour de Inger Frimansson

(1998, traduit du suédois par Carine Bruy, Librairie générale française, 2010)

Un roman de femme, une histoire de femmes, l’une d’elles rend les violences qu’elle a subies.

Fini le 2/05/2017

Les joyaux du paradis de Donna Leon

(traduit de l’anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2012)

Où les turpitudes du 21e siècle sont mises en échec par l’esprit d’un musicien du 18e.

Fini le 30/04/2017

La femme tatouée de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2004, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2014)

Où l’on découvre que l’entrainement aux Duvel permet de sentir une piste de néonazis. Toujours aussi bon !

Fini le 27/04/2017