samedi 26 janvier 2019

Cher payé de Jean-Paul Demure

(Éditions Payot & Rivages, 2010)

Trois lascars jouent aux bandits kidnappeurs et se font filouter par une amie renseignée sur l’oreiller. Avec plein de “gros bras” qui participent à un trafic d’armes de l’Arsenal (révélé comme fondé en note finale).

Fini le 26/01/2019

Passage mortel de Kathy Reichs

(1999, traduit de l’anglais États-Unis par Laurence Ink, éditions Robert Laffont, 2000, Pocket, 2002)

Le titre original, Death du jour, correspond mieux pour continuer la série.

« Dix personnes avaient trouvé la mort. De nouveau, l’étrange phrase rebondissait dans mon crâne. Le trépassé du jour. Nous les avions retrouvées progressivement, mais elles étaient toutes mortes à la même période. »
« Des herbes, des incantations, des traitements holistiques. Comment en est-on arrivé à la violence et au crime ? […] Elle avait l’intime conviction que la terre courait à sa destruction […]. Elle se voyait comme la protectrice de ceux qui étaient à sa dévotion […]. »

Les cadavres retrouvés au Nord et au Sud vont finir par se ressembler et amener jusqu’au lieu où cette illuminée voulait tout terminer dès qu’elle aurait eu son compte de victimes.

Fini le 25/01/2019

Les nuits de la Saint-Jean de Viveca Sten

(2010, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2015)

« Son père […] était un affreux personnage qui brutalisait sa femme et son fils, tout en favorisant sa fille. En plus, il a déshérité [son fils] et a tout laissé à sa fille. »
« Et ils m’ont même pris mon fils. […] Pourquoi cette maudite famille devait-elle être épargnée, et nous, souffrir à ce point ? »

Le lecteur comprend dès le début l’importance de l’ancienne histoire racontée dans les chapitres intermédiaires, mais le suivi de l’enquête de la police est intéressant par la découverte des différents personnages de cette vieille histoire de famille.

Fini le 22/01/2019

dimanche 20 janvier 2019

Tu me manques de Harlan Coben

(2014, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2015)

Le titre du livre fait référence à un souvenir de l’ex-fiancée et à une erreur de signature dans les textos de la mère. L’héroïne doit en effet comprendre comment cette femme qui a “disparue”, d’après son fils, s’est retrouvée en contact avec son ex-fiancé sur internet et qui a vraiment tué son père.

La construction de son enquête est bien menée jusqu’à la ferme du coupable et le domicile de celui qui a dû changé de nom.

Fini le 20/01/2019

La muraille de lave de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2009, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2012, Points, 2013)

« S’il y avait un chose qu’il n’aimait pas dans son travail, c’était justement de se montrer courtois avec des rebuts […], de prendre des pincettes avec des types qu’il méprisait profondément et de s’abaisser à leur niveau. […] Ces gens-là n’avaient pas voix au chapitre et ils avaient perdu jusqu’au droit de faire partie de la société. »

Ce policier, incapable d’empathie, finit par comprendre qu’il s’est laissé avoir par ceux qui l’ont impliqué. Les coupables, de l’agression de la jeune femme et de l’accident de l’employé de banque sur la muraille de lave, assurent n’avoir jamais voulu leur mort. C’était uniquement pour faire cesser un chantage et, pour l’autre, d’une crise de colère devant sa demande d’abandon des profits du trafic des fonds issus du porno.

« Nous étions tous motivés par l’envie de nous enrichir. »
« Vous savez que le bâtiment de la Banque centrale est surnommé ainsi. La muraille de lave. »

Fini le 18/01/2019

La voix du violon de Andrea Camilleri

(1997, traduit de l’italien par Serge Quadruppani et Maruzza Loria, Fleuve noir, 2001)

« Tout avait été, depuis le début, une succession de méprises. Maurizio avait été pris pour un assassin, la chaussure pour une arme, un violon pour un autre et celui-ci pour un troisième […]. »

Mais le commissaire finit par comprendre le rôle de l’amant endetté et de son ami mafieux.

Fini le 17/01/2019

mercredi 16 janvier 2019

Auprès de l'assassin de Louis Sanders

(Éditions Payot & Rivages, 2016)

La sinistre vie de village dans le Périgord où les fusils se parlent plus que les hommes.

Parcouru et fini le 16/01/2019

Rouge abattoir de Gilda Piersanti

(Les Saisons meurtrières : un hiver meurtrier, Le Passage, 2003)

« Comme une épave sortie des espaces pélagiques, Tecla avait pris le couteau pour ne pas remonter à la surface. »

Des scènes de sexe et du trafic porno, l’inspectrice s’en joue, mais finit par retrouver le couteau à surgelés et à faire avouer la coupable, meurtrie par son passé de “brigadiste”.

Fini le 15/01/2019

Déjà dead de Kathy Reichs

(1997, traduit de l’anglais États-Unis par Laurence Ink, éditions Robert Laffont, 1998, Pocket, 2000)

Épluchage des os, des traces sur les os, pour retrouver le coupable de tous ces meurtres et démembrements. Évidemment, l’héroïne se met en danger et risque sa vie pour un final à l’hôpital comme dans tous bons polars US. Les policiers en profitent pour blesser et attraper le dérangé mental responsable des crimes.

Fini le 15/01/2019

dimanche 13 janvier 2019

Du sang sur la Baltique de Viveca Sten

(2009, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2014)

« S’il révélait leur liaison, ma vie tombait en miettes. J’aurais été la risée de toute la ville. Tout le monde aurait ricané dans mon dos. »
Et pour éviter cela, il lui suffisait de commettre deux meurtres.

Pour mémoire, page 15, un paragraphe résume le dénouement du livre précédent de cet auteur.
Bien lire cette série dans l’ordre.

Fini le 12/01/2019

Sur le ciel effondré de Colin Niel

(Éditions du Rouergue, 2018)

« Des histoires d’argent entre Chinois, Brésiliens, Alukus et Amérindiens, on en entendait tous les jours. Et plus d’une finissait mal tant la violence avait infiltré le quotidien, n’épargnant personne depuis les placers aurifères jusqu’aux dancings de New Albina. »

« Les deux amis d’enfance, réduits à se déchirer comme si le passé n’existait plus. Comme si jamais la paix n’avait été décidée par leurs ancêtres, comme s’ils faisaient partie de deux ethnies rivales. Plus rien en commun. Plus de croyances. Plus de territoire. Plus d’origines. Plus rien de ce qui fonde un peuple. »

« Pour enfin, l’âme nettoyée, gagner le monde où vit Kuyuli. Ce monde seulement aperçu en rêve. Ce monde où jamais on ne s’étonnait de croiser un poisson encore moitié chenille. Ce monde où les métamorphoses étaient encore possibles. Ce monde d’avant l’effondrement du ciel. »

« Chamane et lycéen à la fois, cherchant sa voie entre deux mondes dont la rencontre avait causé tant de dégâts. »

Une histoire d’or en or avec des personnages passionnés passionnants.

Fini le 10/01/2019

Strictement francophone

« Se boujouter d’un schmutz » signifie donc « Poutouner ».

Grille 7* finie le 9/01/2019

dimanche 6 janvier 2019

L'affaire des coupeurs de têtes de Moussa Konaté

(Commissaire Habib. Enquête sur les rives du fleuve Niger, Éditions Métailié, 2015)

« Tous les organes humains n’ont pas le même intérêt. Le plus précieux demeure le crâne. »

Pour gagner les fonds nécessaires à l’ouverture d’un supermarché, il suffit alors de décapiter quelques mendiants, en attribuant ces meurtres à la « vengeance des esprits » et en bénéficiant de la protection d’un policier.

Fini le 6/01/2019

La première enquête de Montalbano de Andrea Camilleri

(2004, traduit de l'italien par Serge Quadruppani, Fleuve noir, 2006)

Recueil de nouvelles :

1/ Sept lundis
Pour avoir trop lu les « livres d’un cabaliste », cet homme désespéré par le décès de sa femme et de sa fille prétend les « ramener » en tuant un poisson, un poulet, un âne, un éléphant…

2/ La première enquête de Montalbano
Dès son arrivée dans cette ville, enfin au bord de la mer, le commissaire ruse pour attraper ce fils de mafieux responsable d'un viol qu'il aggrave d'une tentative d'assassinat pour détourner l'enquête.
Et le commissaire énonce sa conception des « règles » :
« […] le pull avait tantôt des mailles larges […] tantôt des mailles trop serrées […]. Et moi, pour me l’ajuster, je devais d’un côté le tirer, de l’autre le remonter, tantôt le serrer et tantôt l’élargir. […] je pouvais le faire […] parce que le tricot […] était en laine, pas en fer. »

3/ Retour aux origines
Pour mettre en prison le vrai responsable du “faux enlèvement” de cette petite fille, le commissaire use d’un « raccourci » pour confondre l’oncle trop avide d’argent en lui montrant un “faux ballon”.

Une édition truffée d’erreurs soigneusement soulignées par un précédent lecteur.

Fini le 5/01/2019

Hypothermie de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2007, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2010)

Le titre donne la technique utilisée par l’assassin, même si celle-ci a échoué. Son enquête discrète et confidentielle permet à l’inspecteur de comprendre qu’il s’agit d’un suicide “assisté”, mais l’absence de preuves matérielles l’empêchera de traduire les coupables en justice.
« Ceux qui se livraient à ce genre de chose se montraient en général hermétiques aux blâmes et aux remontrances. Ils n’étaient menés ni par leur conscience ni par leur sens moral. »

Et son entêtement lui permettra de découvrir comment ont disparu la jeune femme et son ami.

Fini le 3/01/2019

mercredi 2 janvier 2019

Le pas du renard de Claude Izner

(Les aventures de Jeremy Nelson, 10/18, Grands détectives, 2016)

Les recherches de Jeremy pour comprendre qui est son père à partir des vieux souvenirs de sa mère décédée (le lecteur assidu de la série “des libraires” devine, lui, rapidement qui sont ces personnages) paraissent suspectes auprès de ceux qui ont dissimulé un cadavre et le coupable va les poursuivre craignant qu’ils parlent du mort.

« Vous avez déclenché un véritable séisme. Les saltimbanques ont pensé que vous étiez à la recherche de B[…]. […] Ils se sont affolés, et quand on s’affole, on court le risque de se trahir et d’entraîner dans sa chute ses petits camarades. »

« S’il n’était pas totalement innocent, il n’était pas non plus coupable, cependant, la fin violente de […] pesait sur sa conscience. »

Fini le 1/01/2019

Définition sans pitié

« Isnia resserac » pour trouver « À contre poil », c’est vraiment raide.

Grille 7* finie le 31/12/2018

L'année où Rosetta a été tuée de Alessandro Perissinotto

(1997, traduit de l'italien par Patrick Vighetti, Odile Jacob, 2010)

Des “anamorphoses” vont mettre le commissaire enfin sur la piste du coupable de ce vieux meurtre.

« Je suis monté au col pour risquer de me faire tuer par un contrebandier de quatre sous, je suis allé à la recherche de partisans, de fascistes, d’espions, d’enfants illégitimes, d’amoureux jaloux, je ne crois pas qu’il me reste grand-chose : la voie des ex-voto semble être ma dernière chance, bien que ça me terrifie. »

« Il se retourne, la peur, la bouche, la main, le geste. Il brandit un énorme candélabre, très lourd […] »

Et tout ça pour faire plaisir à un prélat…

Fini le 30/12/2018