mardi 31 mai 2022

Mortels Enfantillages de Jean-François Fournel

(Prix du roman policier du Festival de Cognac, Le Masque, 2004)

« Enfantillages » est exactement le bon mot pour décrire cette histoire.

« […] tous avaient disparu le temps de ce petit reportage [« quelques propos racistes et l’atelier avait débrayé comme un seul homme »] qui lui avait redonné le goût de ce travail qu’elle aimait. »

Les actes de la journaliste peuvent être une sorte de vengeance contre le prolifique écrivain, mais rien n’est clairement expliqué.

Fini le 30/05/2022

Le Meurtre parfait de H. R. F. Keating

(Série Inspecteur Ganesh Ghote, 1964, The Perfect Murder traduit de l'anglais par Denise Meunier, Le Livre de Poche, 1999)

Difficile d'entrer dans l'humour de cet auteur, ses réflexions sur la société de Bombay ressemblent trop à un certain mépris pour les Indiens. Mais le personnage du policier intègre et consciencieux, l'ironie sur le comportement de l'observateur suédois rend la lecture de ce livre assez agréable.

L'histoire de ce meurtre, qui n'en est pas un, de Mr Parfait est bien ficelée et la façon dont l'inspecteur vient à bout de cette famille de “riches” est bien trouvée.
« Le Meurtre Parfait n’avait été qu’une erreur, une simple méprise dans le noir. Il aurait dû s’attendre à cela, dans ce pays des imperfections : se trouver devant un meurtre très imparfait, avec une victime qui ne devait pas en être une du tout et une agression, bien entendu ratée. »

Fini le 28/05/2022

Salutations du boss de Frank Goyke

(Série Dietrich Kölling, 1992, Grüße vom Boss traduit de l'allemand par Marie Ollivier, Fleuve noir, 1999)

L’enquête sur l’assassinat du jeune « punk » est l’occasion pour le commissaire et ses adjoints de présenter la ville de Berlin en phase de réunification.

« En parcourant les rues de Berlin-Ouest, elle se sentait toujours comme une voyageuse apatride égarée dans une ville inconnue. Les rangées d’immeubles aux façades couleur bonbon se ressemblaient toutes ; seuls quelques graffitis donnaient une note de fantaisie à cette monotone uniformité. [Elle] préférait les immeubles délabrés de l’Est, pas seulement parce qu’ils lui étaient familiers. Ce qui la fascinait aussi, c’était le charme romantique qui émane d’une ville en ruine. »

Fini le 27/05/2022

Cherchez l'homme de Hillary Waugh

(Série Fred Fellows, 1964, The Missing Man traduit de l'américain par Michel Averlant, Le Masque, 1986)

Et le commissaire cherche de bout de fil en bout de fil jusqu'à parvenir à la mère.
Les échanges avec son adjoint sont intéressants à lire, avec leur controverse, pour comprendre la personnalité de cette jeune femme qui attend et exécute les ordres de son mari.

Fini le 26/05/2022

Parallèles convergentes de Timothy Williams

(1982, Converging parallels traduit de l'anglais par Louis de Pierrefeu, Fleuve noir, 1983)

L'histoire se passe en Italie dans l'année 1978 à l'époque de l'enlèvement d'Aldo Moro par les Brigades rouges. L'auteur nous présente donc toutes les turpitudes de la société italienne, notamment politiques, que la hiérarchie du commissaire Trotti met en place pour qu'il ne trouve pas le coupable de l'enlèvement de la petite fille et de la mort de la prostituée.

« Il voulait protéger sa fille, mais il tenait également à sa place. Il a essayé d’étouffer l’affaire, mais malheureusement pour lui, il y avait trop de personnes dans le coup et les coupables se sont mis à surgir brusquement, de manière un peu étrange, comme s’ils s’étaient donné le mot. »

Fini le 24/05/2022

Les Sorcières de la Nouvelle-Orléans de Julie Smith

(Série Skip Langdon, 1994, New Orleans Beat traduit de l'américain par Isabelle St. Martin, J'ai lu. Policier, 1999)

L'auteur tisse des ramifications entre tous ses personnages.
La mère du mort qui déclenche l'histoire, Georg fils de son premier mari, a épousé le frère, puis son actuel qui veut la protéger en l'endormant. Celui-là est l’ex-mari de la « grande prêtresse » qui a voulu raviver les souvenirs de Georg sur la mort de son père. Sa demi-sœur, fille de l’actuel mari de sa mère, participe aux cérémonies organisées par les « sorcières » et y rencontre la fille de la seconde ex-épouse du frère du premier assassiné. Etc. Le tout relié dans des forums sur internet.

C’est bien embrouillé, mais parfaitement monté, et donne une histoire agréable à suivre jusqu’à la confrontation hospitalière.

Le style d'écriture est bien rendu par la traduction, notamment les pensées de Skip. Par exemple : « En règle générale, Skip ne faisait pas de complexe quant à son tour de taille, sauf, comme en ce moment, où elle se faisait l’impression d’être une autruche face à un canari. »

Hélas ! Dernier livre de la série édité en français.

Fini le 23/05/2022

dimanche 22 mai 2022

La Bête du marais de Xavier-Marie Bonnot

(Série Michel De Palma, Pocket Policier, 2008)

Un livre particulièrement décevant… Tout y est incohérent, notamment le comportement du policier dont on ne sait pas pourquoi il va de ci de là et qui, bien évidemment, se fait tirer dessus sans qu'on sache pourquoi puisque le coupable ne veut pas le tuer (!).

Quant au meurtrier qui veut faire un peu de ménage parmi les “gros proprios”, son “arme” (« la bête ») est complètement absurde, puisque rien ne dit comment il l’a ramener là, ni comment il aurait pu réussir à le domestiquer.

L’histoire fait également allusion au séjour d’Allemands (père et fils…), avant et après la guerre, sans qu’on sache ce que cela a avoir avec les meurtres, etc.

Après le bon premier titre de la série, celui-là est la pénible lecture d’un texte truffé d’erreurs d’écriture (ah, lire les titres sur les « tranches » des livres…) et d’édition (mots manquant ou en trop).

Fini le 21/05/2022

L'Évêque bègue de Erle Stanley Gardner

(Série Perry Mason, 1936, The Case of the Stuttering Bishop traduit de l'américain par Maurice-Bernard Endrèbe, J'ai lu Policier, 1989)

« J’adore les mystères, Della, et j’exècre la routine, les détails. Ce qui me plait, c’est de jouer au plus malin avec des canailles. J’aime que les gens me mentent pour pouvoir les prendre en flagrant délit de mensonge. J’adore écouter les gens parler en supputant quelle part de vérité il y a dans ce qu’ils disent. J’aime la vie, l’action, la ruse. J’aime rassembler les faits un à un, comme les éléments d’un puzzle ! »

L’émotion a fait bégayer l’évêque qui vient d’Australie. Notre avocat utilise les techniques de l’époque pour trouver des informations sur lui : « le sans-fil que vous avez envoyé […] à bord […] », « envoyer un radiogramme au capitaine […] ».

Fini le 19/05/2022

Meurtres à l'antique de Yvonne Besson

(Folio policier, 2001)

Les commentaires d’un « prof de lettres » interrogé sur le mythe d’Œdipe sont « on peut faire de sa vie une œuvre théâtrale » « par le théâtre, l’homme peut se faire dieu ».

L’auteur nous livre une intrigue particulièrement intéressante qu’elle embrouille à souhait en faisant courir ses policiers de ci de là entre les familles concernées. Les personnages sont cohérents, classiques mais pas stéréotypés (l’inspecteur ayant perdu son mari, le notable autoritaire, le séduisant quinquagénaire, etc. même les “jeunes de banlieue” sont bien montrés).

Fini le 17/05/2022

L'argent n'a pas d'odeur de Joan Fleming

(1967, No Bones About It traduit de l'anglais par Maurice-Bernard Endrèbe, Fleuve noir, Littérature policière, 1984)

« Contrairement à certaines copines de l’école qui disent détester leurs parents, je crois que j’ai assez d’affection pour les miens. Je dois reconnaître qu’ils ne sont pas gênants, qu’ils nous laissent pratiquement faire ce que nous voulons… Mais cela tient à ce que ce sont des incapables. Ils ne sont bêtes ni l’un ni l’autre, même si maman s’extériorise peu. Quant à papa, j’ai toujours entendu dire que c’était “un cerveau”, mais il n’est pas observateur pour deux sous. […] Carmen serait incapable de résoudre un problème de mathématiques un peu compliqué, tout comme d’écrire une dissertation, mais rien ne lui échappe. Elle a l’œil à tout […]. »

« Je pense maintenant que si nous avions mis en commun toutes nos idées pour en discuter, […] nous aurions pu témoigner d’un peu plus d’habileté. C’est la peur qui nous a accablés : nous sentant coupables d’avoir profité de l’argent de Papy […]. »

L’histoire est construite par les témoignages des membres de cette famille, en aparté ou devant le tribunal.

L’éminent traducteur m’a fait découvrir que le mot « office » (habituellement considéré “nm”) peut être « une office » quand il désigne une « pièce contiguë à la cuisine servant à la préparation du service de table dans les grandes maisons » (d’après le dictionnaire).

Fini le 14/05/2022

Pleins feux sur Sylvie de Michel Lebrun

(Grand prix de littérature policière 1956, J'ai lu Policier, 1984)

Les “feux” de la célébrité pousse “Sylvie” à décevoir voire trahir ceux qui l'aident à l'acquérir.
Chacun de ceux-ci (l'amie, l'ex-mari…) s'accuse de son assassinat, en se trompant de méthode (sabotage, etc.).

C'est vraiment bien combiné pour créer jusqu'au bout le suspense, les intervenants successifs présentant une bien mauvaise image de l'actrice.

Fini le 13/05/2022

L'énigme du paravent des enfers de I. J. Parker

(Les Enquêtes de Akitada Sugarawa, 2003, The Hell Screen traduit de l'anglais États-Unis par Isabelle Chapman, 10/18, 2011)

Le peintre du « paravent » réalise des expériences « en réalisme artistique » et les comédiens profitent de l’argent du chantage.

Encore une histoire bien touffue mais bien ficelée, et encore un titre à déguster dans cette série.

Fini le 12/05/2022

mercredi 11 mai 2022

Un été grec de André Fortin

(Jigal polar, 2009)

Juger un homme ou juger l'Histoire, c'est le terrible dilemme que l'auteur (juge d'instruction, lui-même) aborde dans ce livre, à travers cette tragique histoire d'amour écrasée sous la dictature des « colonels » à la fin des années 1960.

« Aucune justice ne s’était manifestée pour juger les crimes de ses tortionnaires et cette société sans justice lui est apparue haïssable. Lorsque des hommes comme [le bourreau] survivent, libres, impunis, jouissant des fruits de leurs crimes et ont en plus une postérité qui fait leur bonheur, c’est en effet difficile de continuer à croire en l’homme et de rester solidaire de l’humanité ! »

Cette histoire montre l'importance de l'intervention des États-Unis dans la mise en place des dictateurs et leur soutien.
« […] que les Américains étaient sûrement de grands démocrates dans leur pays (quoique…), mais qu’ils encourageaient et soutenaient partout ailleurs le fascisme dont ils prétendaient pourtant avoir débarrassé la planète. »
« […] le transfert entre la Grèce, pays sortant de la dictature des colonels et le Chili, pays depuis peu sous la coupe du dictateur Pinochet, avait été orchestré par la CIA. […] La plupart étaient d’ailleurs mécontents […] la centrale américaine aurait pu les installer aux USA […]. Mais les agents de la CIA connaissaient […] les paradoxes de leur pays qui n’est anti démocratique qu’à l’extérieur et ne tenaient pas à voir prospérer un jour sur leur territoire des procès contre les vipères qu’ils avaient réchauffées dans leur sein. »

Fini le 10/05/2022

La Nuit des contrebandiers de Bruce Alexander

(Série Sir John Fielding, 2001, Smuggler's Moon traduit de l'anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2003)

Cette histoire aurait pu porter le titre “contrebandiers repentis” pour honorer le sergent et le douanier qui vont permettre au juge de faire deux belles embuscades et saisir l’organisateur du « négoce du hibou » avec la France.

« Et Marie-Hélène, lady Grenville ? Qu’advint-il d’elle ? Vous le saurez la prochaine fois, peut-être… »
Hélas, les éditeurs français n’ont pas jugé bon de poursuivre la publication de la série.

Fini le 7/05/2022

Retenir son nom

Michel Deineko propose des définitions dont la solution peut provoquer des éclats de rire.

« On dirait que Jésus est passé par là (3 mots). » : « pain pain pain » (multiplication des pains !)
« Sauve l’honneur des puritains. » : « ri » (pour ne pas écrire “putains” !)
« Encadre une équipe. » : « ours » (petit pavé d’édition listant le personnel s’occupant d’un magazine)
« Bronzées mais le chapeau est indispensable. » : « hâlées » (avec l’accent circonflexe…)
« Un par orteil ? » : « dix-cors » (jeune cerf ayant deux fois cinq cornes sur ses bois)
« Établissements très chers aux scrabbleurs. » : « zawiyas » (des lettres difficiles à placer…)

Grille 7* finie le 10/05/2022

L'humour du verbicruciste

Cet auteur nous propose des définitions rigolotes pour des mots bien courants.

« Grille avec beaucoup de cases noires. » pour « QRCode ».
« Clqvier quauel on n4est pqs hqbitu2. » est évidemment « Qwerty ».

Grille 7* finie le 9/05/2022

La Miaulemort de Daniel Cario

(Presses de la Cité, 2010)

Un livre fascinant de nullité ! C'est un empilement de poncifs, de stéréotypes, d'histoires imitées… Si, au moins, c'était bien écrit… mais l'auteur doit être payé au mot pour étirer cette mélasse jusqu'à presque 500 pages. L'avantage, pour un lecteur féru de littérature, est de pouvoir sauter facilement des passages, le passé étant re-re-raconté plus loin.

Bien montée, cette histoire aurait pu être intéressante en présentant la vie dans la Brenne au début du 20e siècle, mais il manque des descriptions bien construites, avec des paysages imagés (un peu de vue réelle de St Amand, pas seulement l'entretien des étangs !), des personnages moins caricaturaux (le pauvre orphelin emmené à la ville et pris dans la guerre, les joueurs de vielle désuets…), etc.

Exemples de la pauvreté du style d'écriture :
« Le soleil infiltra sa clarté dans les replis intimes de la prude Brenne, lovée entre les “buttons” [avec guillemets, buttes en berrichon] de grès rose ; on disait qu’ils étaient les dépatures [sans guillemets, ?] de boue laissées par Gargantua, en transit entre la Touraine et le Limousin à travers le marécage brennou. »
« Le soleil disparut derrière le ventre noir d’un nuage ; l’étang s’obscurcit, et éteignit les fanfaronnades de l’enfant ! Cette bête-ci, il l’avait entendue miauler, et le père aussi ! » (premier signalement de « la Miaulemort »)

Et pour clore ce pavé indigeste, une fin parfaitement prévisible, avec le retour du vielleux sans main, marié à son amie d'enfance dans la ferme familiale…

Fini le 8/05/2022

Un fleuve de ténèbres de Rennie Airth

(1999, River of Darkness traduit de l'anglais par Jean Rosenthal, Le Livre de Poche, 2001)

Le principe du meurtrier insaisissable, mort mais vivant, entretient bien le suspense jusqu'à la dernière page. Le conférencier adepte de Freud le qualifie de « psychopathe », et attribue à ses problèmes d’enfant sa « perversion ».

« Le besoin qu’il ressentait en était arrivé à régenter sa vie, à emplir ses pensées et à constituer le seul but de son existence. »

Cette histoire se passe en 1921, avec des anciens soldats traumatisés par la guerre en France, dans les tranchées, notamment l’inspecteur qui enquête dans le village, où a eu lieu le premier massacre, auprès du médecin local.

Tous les “trucs” d’étirement de la narration sont un peu usés (les menaces des dirigeants, les erreurs d’interprétation d’une fosse, les escales amoureuses… le faux cadavre…), mais bien mis en scène.

Fini le 5/05/2022

mercredi 4 mai 2022

Rouge comme la neige de Christian De Metter

(Casterman, 2014)

Dans la pénombre de la forêt enneigée, les visages sont expressifs, les mouvements nets… et le rouge du sang ressort bien sur la trame beige.

Au États-Unis « si tu gagnes, tu as tout. Mais si tu perds, t’as rien. C’est comme ça. C’est un pays pour ceux qui ont des couilles. » et qui n’hésitent pas à massacrer ceux qui s’opposent à eux, notamment à la « bataille de Wounded Knee ».

Fini le 4/05/2022

Coup de théâtre au Dauphin de Ngaio Marsh

(Série Roderick Alleyn, 1967, Death at the Dolphin traduit de l'anglais par Roxane Azimi, 10/18, 2002)

Des gants apparaissent partout dans cette histoire, sur les mains d'un homme essayant de ne pas se noyer, dans les mains d'un collectionneur de relique, sous les mains d'un décorateur…

La mise en scène est bien montée et les acteurs bien dans leur rôle d'éventuels coupables, hantés par la vengeance.

Fini le 2/05/2022

Demain six heures de Hélène de Monaghan

(Le Masque, 1982)

L'auteur nous raconte des tranches de vie des personnages qui finiront par prendre le métro : la fillette surdouée, la maman à ses poupées, le Hollandais revanchard, etc. et le batelier, arrivant au moment. Les policiers se démènent pour comprendre d'où vient l'ultimatum contre la centrale de Nogent.

C'est simple, décrit comme la vie qui va mais sans caricature.

Fini le 1/05/2022

Un matin à Trieste de Edith Kneifl

(1995, Triestiner Morgen traduit de l'allemand Autriche par Christian Richard, Fleuve noir, 1997)

La jeune femme ne fait pas attention à la violence larvée des hommes qu’elle séduit.

« Tu ne peux pas vivre. Tu ne peux pas mourir. »
« Cette étrange ambivalence des sentiments, ce mélange de calme et d’agitation, de résignation et de rage impuissante, désespérée, ne lui sont que trop familiers. Il éprouve un besoin violent de tout casser, tout en sachant bien que cela ne changerait rien à sa situation. Mais le besoin d’agir est plus fort que tout le reste. »

Fini le 29/04/2022

Mort à Devil's Acre de Anne Perry

(Série Charlotte Ellison et Thomas Pitt, 1985, Death in the Devil's Acre traduit de l'anglais par Anne-Marie Carrière, 10/18, 1999)

Dans cette histoire, l'auteur nous présente des femmes particulièrement combattantes, dans « l’arpent du diable ».

« À Devil’s Acre, de petits voyous étaient prêts à tuer pour un peu d’argent, une somme ridicule à débourser, comparée à l’ampleur du scandale que la révélation de sa conduite aurait suscité. »

« Quand un gentleman s’ennuie, il peut jouer aux cartes ou aux dés à son club, […] se rendre au théâtre — ou dans des lieux moins bien fréquentés… Mais lorsqu’une dame s’ennuie, il ne lui reste qu’à s’occuper d’œuvres de bienfaisance […]. »

Fini le 28/04/2022

La Nièce du somnambule de Erle Stanley Gardner

(Série Perry Mason, 1936, The Case of the Sleepwalker's Niece traduit de l'américain par M.B. Endrèbe, J'ai lu. Policier, 1983)

« Un client fait appel à moi pour prouver qu’il est sain d’esprit et il s’efforce d’agir comme un dingue ! — Sans parler de sa charmante habitude de se promener la nuit dans la maison, armé d’un couteau à découper. »

Ce couteau va beaucoup se balader et notre avocat en profite pour le noyer dans sa ressemblance avec ses congénères. Mais l’avocat de l’escroc ne verra pas assez bien pour comprendre la différence de position des aiguilles entre 3 h et minuit et quart.

Fini le 25/04/2022