(Série Roderick Alleyn, 1943, Colour Scheme traduit de l'anglais par Anne Kelly, 10/18, 1999)
« Les Maoris sont d’une nature généreuse et très ouverte. Leur tempérament rappelle à ce point celui des Écossais que de nombreux observateurs se demandent si cette similitude n’a pas une explication historique. […] Ce qui devait être une petite réception en l’honneur de Gaunt [le célèbre acteur shakespearien] se transforma donc, le plus naturellement du monde, en une manifestation beaucoup plus importante. »
Ce rassemblement se fait dans la « réserve » près d’un « chaudron » dangereux où évidemment le personnage présenté comme « l’espion » sera retrouvé mort.
L’auteur a déguisé son « inspecteur » en un simple hôte de cette station « thermale », mais il sait que : « L’une des caractéristiques des personnes atteintes de daltonisme est qu’elles refusent de l’admettre. »
Fini le 27/02/2023
lundi 27 février 2023
Cauchemar à Waiatatapu de Ngaio Marsh
La Somnambule de la Villa aux Loups de Jean Contrucci
(Les nouveaux mystères de Marseille, JC Lattès, 2011)
Cette fois, l'auteur nous fait un cours sur l'hypnose, ce qui expliquerait le comportement de cette femme retrouvée morte dans la « villa » avec le jeune homme « suicidé ».
« Il est d’autant plus facile d’utiliser l’hypnose à des fins criminelles que, la plupart du temps, le patient est très confiant envers celui qui l’endort. Et qu’au réveil il a tout oublié. »
« La seule faute de ce malheureux jeune homme aura été de tomber amoureux d’une femme qui, sans le savoir jamais, l’a entraîné dans une spirale infernale parce qu’elle-même était condamnée à mort ! »
Fini le 24/02/2023
À la vue, à la mort de Françoise Guérin
(Le Masque, 2007)
« C’est curieux, depuis que je suis aveugle, c’est comme si je n’avais plus d’intimité. Je suis un objet public. On parle de moi comme si je n’étais apte ni à comprendre, ni à donner mon avis. »
« […] avec Caïn, vous n’entrez pas dans sa tête, c’est lui qui est dans la vôtre. »
« J’encaisse le choc, car je sais qu’au fond, il a raison. Caïn a cet étrange pouvoir sur moi de m’empêcher de penser, pire, il m’aveugle. »
Il suffira de consulter un spécialiste des yeux…
Fini le 20/02/2023
Miss Seeton à la barre de Hampton Charles
(Série Miss Seeton, 1990, Miss Seeton at the Helm traduit de l'anglais par Katia Holmes, 10/18, 1999)
« […] on ne parle pas là du petit antiquaire véreux habituel, le gars qui perce deux, trois trous dans un vieux fauteuil pour lui donner l’air vermoulu […]. […] lui, jouait dans la cour des grands. Un véritable expert, c’est vrai, de sorte que les gens avaient naturellement tendance à croire ce qu’il disait. »
Et les « dessins » de Miss S désigne celui qui ramasse le magot.
Fini le 19/02/2023
dimanche 19 février 2023
Trop chère Émilie de Hélène de Monaghan
(Le Masque, 1976)
« J’aurais dû me méfier davantage… Elle est de ma race… La race des assassins qui tuent pour avoir ce qu’ils veulent… parce qu’ils veulent puissamment et qu’aucun obstacle ne les rebute. »
Fini le 18/02/2023
Le crâne de Boulogne de Nicolas-Raphaël Fouque
(Ravet-Anceau, Polars en Nord, 2013)
Le sous-titre « Complot politico-financier dans la Santé ! » résume l’histoire. L’auteur a un style net, concis, sans sentiment, qui déstabilise un peu la lecture dans la compréhension du comportement des personnages, par exemple, difficile de suivre qui aime qui et comment, notamment entre le « directeur-adjoint » et la « journaliste » ou entre la « journaliste » et le « responsable de la sécurité ». La série des meurtres démontre qu’un secret transmis à une personne finira évidemment dans l’oreille du commanditaire.
Le « crâne » est un des objets apportés par le nouveau « directeur hospitalier » pour meubler son bureau : « […] cela lui rappelait le caractère éphémère de l’existence. Ça lui évitait de se croire immortel. »
Fini le 17/02/2023
Qui a tué le père ? de Georgette Heyer
(1942, Penhallow traduit de l'anglais par Denise Meunier, Le Livre de Poche, 2001)
Le titre en anglais est le nom de cette famille délirante composée d'enfants plus ou moins légitimes qui passent le temps à s'insulter avec leur père et entre eux.
« Les blessures que sa langue si rude avait infligées pendant les années de sa force et de sa santé éclatante avaient rarement été intentionnelles ; mais désormais, sa santé ruinée et ses forces brisées, rien ne semblait lui plaire davantage que de décocher à ses victimes des flèches empoisonnées qui transperçaient même l’armure d’un Penhallow. S’il pouvait anéantir la tranquillité d’esprit d’un membre quelconque de sa maisonnée, il ne perdait pas un instant pour le faire, comme s’il voulait se venger de son impuissance physique. »
Le lecteur sait dès l’acte accompli qui est le responsable de la mort du père, le suspense tient à sa découverte.
Fini le 16/02/2023
Définition un peu égrillarde
« Donne à l’homme un gland en position élevée. » pour un simple « Tarbouche » !
Grilles 7* finie le 16/02/2023
mercredi 15 février 2023
Jamais de (Bruno) Duhamel
(Bamboo, Grand angle, tome 1 janvier 2018, tome 2 Le Jour J octobre 2022)
Des personnages vraiment bien campés, la vieille dame, le pompier, le maire (sans et avec barbe) et son adversaire politique (avec sa mâchoire carrée), des dessins particulièrement expressifs avec des nuances de couleurs (bleu pour le passé, verdâtre pour l'ombre), les bruits des éclatements et onomatopées vivement mis en scène…
Cette œuvre est un délice pour les yeux et pour l'esprit.
Tome 1 fini le 1/02/2023
Tome 2 fini le 15/02/2023
>>> Espérons le tome 3 rapidement
La Nymphe négligente de Erle Stanley Gardner
(Série Perry Mason, 1950, The Case of the Negligent Nymph traduit de l'américain par M.-B. Endrèbe, J'ai lu, Policier, 1985)
En sortant de l’eau la « nymphe » a oublié « une serviette de toilette, portant sa marque de blanchissage, retrouvée sur les lieux du délit » et, lors de sa nouvelle visite en sautant dans l’embarcation, « j’ai dû lâcher mon sac, mais j’étais trop surexcitée sur le moment pour m’en rendre compte ». D’où la réflexion de l’avocat : « Non seulement vous mentez mal, dit Mason avec irritation, mais vous êtes une petite idiote. »
Mais le chien a « entendu » la voix d’une personne qu’il aime bien…
Fini le 13/02/2023
Cache-toi si tu peux de Mary Jane Clark
(2004, Hide Yourself Away traduit de l'anglais États-Unis par Joseph Antoine, Le Livre de Poche, 2008)
L'injonction de « se cacher », donnée par les titres, entraine bien des découvertes macabres dans le tunnel.
« Je l’aimais. Et je savais que nous aurions pu vivre heureux ensemble dans un monde régi par autre chose que le rang social et la fortune. — C’est notre monde […]. »
« Il semble qu’après quatorze ans de mystère, un crime vienne d’être élucidé ici même, annonça Constance. L’affaire, commencée dans un tunnel, s’achève aussi dans un tunnel, ce souterrain dans lequel nous nous trouvons […]. »
La mère divorcée qui craint que l’ex-mari « récupère » leur fille est encore mise en scène, c’est lassant…
Fini le 12/02/2023
Cassandra Darke de Posy Simmonds
(2018, Cassandra Darke traduit de l'anglais par Lili Sztajn, Denoël graphic, 2019)
Ce livre est un vrai “roman graphique” avec des dessins et du texte, beaucoup de texte pour raconter l'histoire du pistolet égaré chez cette commerçante en objets d'art accusée de malfaçon. Les dessins, bien expressifs, rendent les personnages très intéressants.
« Cette année, je n’ai pas fait l’effort [pour Noël]. J’en ai assez. Toute ma vie, j’en ai eu assez — assez d’argent, d’éducation, de choix, de liberté, de voyages, de confort. J’ai vu assez d’œuvres d’art, d’opéras, de pièces, de films, écouté assez de musique, lu assez de livres, bu assez de vin. J’en ai eu plus qu’assez. »
Fini le 12/02/2023
Au jeu de la mort de Ngaio Marsh
(Série Roderick Alleyn, 1939, Death at the Bar traduit de l'anglais par Roxane Azimi, 10/18, 1994)
Le titre en français se réfère au « jeu » de fléchette qui blessa la victime et le titre en anglais au lieu de son agonie.
L’auteur embrouille bien le lecteur avec les propos de ses personnages sur l’ancien prisonnier venu se réfugier au bord de la mer. Mais l’inspecteur a bien remarqué que : « Vous pouvez jeter ces fléchettes par terre autant que vous voulez : elles se plantent invariablement dans le sol. »
Fini le 10/02/2023
vendredi 10 février 2023
Renouvellement de définition
Cet auteur a trouvé une mignonne façon de présenter le banal habitué des grilles, « ure » : « Disparu que le taureau garde en son cœur. »
Grille 7* finie le 9/02/2023
Miss Seeton prend l'avantage de Hampton Charles
(Série Miss Seeton, 1990, Avantage, Miss Seeton traduit de l'anglais par Katia Holmes, 10/18, 1998)
Cette traductrice réjouit le lecteur en transposant de façon amusante l'accent “cockney” d'un détrousseur d'église et le régale de notes sur les jeux de mots des personnages.
Miss S. fait peu usage du « pébroque » mais illustre très bien ceux qu’elle a vus pendant le match de tennis.
« Même si ça ne rimait pas à grand-chose qu’un maître chanteur à l’esprit préoccupé s’adonnât aussi, accessoirement, à la cambriole. »
Fini le 8/02/2023
Dames, trames, drames… de Emma Lathen
(1975, By Hook or By Crook traduit de l'américain par M. B. Endrèbe, Fleuve noir, 1982)
L'auteur nous explique la vente de tapis orientaux en nous présentant la “famille arménienne” installée à New York.
« Il [le policier] doutait toutefois que le chef de la dynastie eût besoin d’aide dans le proche avenir, car, lorsqu’il prit congé d’eux, les jeunes Parajian lui parurent singulièrement calmés. […] ils allaient faire l’objet d’une enquête policière susceptible de se révéler beaucoup plus dangereuse que n’importe quelle tractation au sein de la firme. »
Enquête à la suite du meurtre de la « sœur » et de celui qui l’a récupérée à Téhéran.
Le titre anglais “Coûte que coûte” rend mieux les raisons de l’assassin résolu à tenir sa firme et sa famille.
Fini le 6/02/2023
La nuit du chien de Michael Pearce
(Série Mamur Zapt, 1989, The Mamur Zapt and the Night of the Dog traduit de l'anglais par Michèle Valencia, 10/18, 2003)
« Je croyais que tout était clair et net, que les musulmans égorgeaient les coptes comme ils l’ont toujours fait, et que les coptes égorgeaient les musulmans comme d’habitude. »
« L’hostilité d’Andrus vis-à-vis de tout ce qui était musulman semblait avoir été à l’origine de tout. Elle existait depuis le début, depuis la nuit du chien [mort dans le cimetière]. »
Mais la « politique » s’y est mêlé.
Le « mamour zapt » a des méthodes bien particulières pour calmer ces troubles. Ainsi il démonte la parade de l’imam en allumant un cigarillo…
Fini le 4/02/2023
Petits crimes japonais de Kyōtarō Nishimura
(1978, huit nouvelles traduites par Jean-Christian Bouvier et Jean-Paul Gratias, Rivages/Noir, 2018)
1/ Métro à gogo. « Un homme, fasciné par les pickpockets, passe ses journées dans le métro. »
2/ Les bonnes œuvres de l'agent Shibata. « Un policier commet des délits pour envoyer les coupables en prison et les soustraire ainsi aux rigueurs de l'hiver. »
3/ L’amour du prochain. « Une jeune femme se sert de la pitié humaine pour commettre des crimes. »
4/ Le jeu de la charité. « Un vieillard humilie les pauvres en jouant au jeu de la charité. »
5/ Les pigeons. « Quelqu'un empoisonne les pigeons d'un temple en prenant soin d'avertir la police. »
6/ L’invitation au meurtre. « Un vieil homme parle de sa passion du meurtre. »
7/ L’homme qui venait d'Andromède. « […] la planète sera bientôt un véritable cimetière. »
8/ Le maître chanteur bienveillant. « Un étrange maître chanteur prend pour victime un coiffeur. »
Fini le 3/02/2023
vendredi 3 février 2023
La Vierge vagabonde de Erle Stanley Gardner
(Série Perry Mason, 1948, The Case of the Vagabond Virgin traduit de l'américain par Igor B. Maslowski, J'ai lu, Policier, 1985)
Dans ce livre, les explications de sa secrétaire sur les comportements féminins aident notre avocat.
« Pas un geste, pas une parole de protestation. L’innocence personnifiée. Yeux ronds, bouche ronde, rien de plus ! » « C’est la plus habile petite menteuse de cet Etat. »
En conclusion, l’affaire est à reprendre à l’envers.
« Nous avons toujours examiné l’affaire sous le même angle que le ministère public. L’accusation a reconstitué le crime d’une certaine façon, et nous l’avons acceptée, cette reconstitution, sans nous demander si elle était vraie ou fausse. » et la vitre fut réexaminée.
Fini le 3/02/2023
Metamorphosis de Viviane Perret
(Houdini magicien et détective, 10/18, 2017)
Un livre bien écrit mais l'intrigue est trop embrouillée pour être intéressante, entre enlèvement de la nièce, trafic de fausse monnaie, espionnage des révolutionnaires chinois, tueur à gage, etc.
« Un sacré problème, ces Chinois. »
La description des tortures (uniquement sur les femmes !) aurait gagnée à être un peu moins redondante, même le « tueur » n’apprécie pas !
« Les cris de douleurs, les supplications, la lenteur avec laquelle cette prostituée avait fini par rendre l’âme malgré la violence des coups l’avaient dégouté. Il avait longuement cherché le mot approprié pour décrire la boucherie dont il avait été le témoin : disharmonieux. »
Quant aux « espions », tout est tellement noyé dans le reste qu’on ne sait pas vraiment qui y participe, ni comment ça se termine dans l’histoire.
« […] le combat afin de fonder un jour une République et de redistribuer équitablement les terres. »
L’arrestation des faux-monnayeurs n’est pas racontée, elle se superpose avec le sauvetage de la « nièce ».
Fini le 2/02/2023
Mort sans atout de Georgette Heyer
(Inspecteur Hemingway, 1951, Duplicate Death traduit de l'anglais par Denise Meunier, Le Livre de Poche, 1999)
L'auteur nous emmène dans un tournoi de bridge.
« Sir […] et le Dr […], patricien très en vogue, avaient accepté d’être les marqueurs et en général les organisateurs du tournoi, rôle écrasant qui menaçait de les réduire à l’état de loques. Persuader une foule caquetante d’invités de différer l’échange des confidences et de prendre place aux diverses tables présentait déjà des difficultés énormes […]. »
Aussi quand la future victime reçoit son « appel téléphonique », tout est un peu désorganisé et les policiers peinent à connaître la place de chacun.
Le titre anglais vient d’une réplique de l’inspecteur : « Dites-leur que j’ai un meurtre en double exemplaire sur les bras et que je veux qu’on m’envoie le sac à malices habituel. »
Les « cordons de tableau » révèleront que « les descendants légitimés ne peuvent hériter ni des titres ni des biens qui vont avec. »
Fini le 31/01/2023
Des serpents au paradis de Alicia Giménez Bartlett
(Série Petra Delicado, 2002, Serpientes en el paraíso traduit de l'espagnol par Alice Déon, Rivages/Noir, 2007)
La « résidence El Paradis » offre une « réalité artificielle ».
« Tout était si bien tenu, si parfaitement aseptisé qu’on se serait cru dans un jardin botanique. »
Petra est fascinée et cherche « comment remuer les eaux calmes et transparentes de cette couche sociale installée dans le confort et la discrétion comme en terrain conquis. » dont elle finira par découvrir les tromperies, les mensonges…
« Occupée à bavarder, papoter, deviser et cultiver des élans amicaux, j’avais gravement manqué à l’éthique policière. »
Entre temps, elle aidera à régler l’enquête sur les « roms » avec l’aide d’un « cardinal ».
Fini le 28/01/2023
Un beau jour le rabbin a acheté une croix de Harry Kemelman
(Série Le Rabbin Small, 1987, One Fine Day the Rabbi Bought a Cross traduit de l'anglais par Lazare Rabineau, 10/18, 1991)
La « croix » n’est qu’un cadeau. Le rabbin s’intéresse plutôt au fils des commerçants exilé à Jérusalem dans une yeshiva.
« Bien que n’éprouvant pas une très grand sympathie pour le jeune homme, j’avais peine à croire que pour un différend remontant à plusieurs années, il ait pu faire aboutir une rencontre fortuite avec son adversaire à la mort de ce dernier […]. »
L’auteur est toujours aussi équilibré dans sa présentation des différents protagonistes, juifs, arabes… et Druzes dans ce livre.
Fini le 26/01/2023
Le perroquet faux témoin de Erle Stanley Gardner
(Série Perry Mason, 1939, The Case of the Perjured Parrot traduit de l'anglais par Jean Weil, Presses de la Cité, Un mystère, 1950)
Le perroquet entrainé à crier « Pose ce revolver, Helen… Ne tire pas !… Mon Dieu ! tu m’as tué !… » rend les deux femmes de la victime portant ce prénom suspectes. Mais Mason protège l’animal : « Fais donc confiance à mon perroquet […]. Je ne serais pas étonné du tout qu’il se révèle, tout d’un coup, comme un témoin de haute, de très haute, de la plus haute qualité… ».
Ce qu’il démontrera devant le « coroner » et son jury en désignant son entraineur.
Fini le 23/01/2023