mardi 31 juillet 2018

Pélagie et le coq rouge de Boris Akounine

(2003, traduit du russe par Sophie Kajdan, Presses de la Cité, 2007)

« La maison orientale, à la différence de celle des Européens, ne se préoccupait pas de l’apparence extérieure, mais uniquement de confort intérieur. C’est pourquoi les Orientaux étaient si flegmatiques et peu curieux : leur monde se limitait aux murs de leur propre maison. A la différence des Européens qui, eux, se sentaient mal à l’aise sous leur propre toit et couraient le vaste monde en explorant et en conquérant des terres lointaines. »
« Si la vie consiste dans le recherche de soi, à quoi bon aller au bout du monde ? Il faut rester à la maison, boire du café avec des galettes au miel et contempler son monde intérieur. »
« Je l’ai lu dans un livre. Il y est écrit que si, à l’aube, un coq rouge chante dans une Grotte spéciale, celui qui l’entend sera suspendu, corps et âme, entre deux mondes, et peut-être projeté dans un autre temps et un autre lieu. »

Pendant la poursuite du prophète, chaque personnage présente sa conception de sa croyance selon sa religion, d’où il ressort que l’islam semble la plus pacifique.

Fini le 30/07/2018

Un week-end meurtrier de Alain Gandy

(Presse de la Cité, 2009)

Une simple histoire de jalousie du père contre le fils brutalement conclue par leur maitresse. Mais l’enquêteur se fourvoie également dans les méandres de « la rivalité née de cette présence féminine entre les désirs séniles du père et le désir de conquête du fils » des propriétaires de l’agence de voyage organisatrice.

Fini le 29/07/2017

Mort en terre étrangère de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1997)

« Le signor […] est un homme d’affaires particulièrement véreux et bénéficiant de protections particulièrement puissantes. »

Mais la mamma et son tromblon viendront à bout de son complice.

Fini le 28/07/2018

Les monstres de Sally de Sophie Hannah

(2008, traduit de l’anglais par Elsa Maggion, Calmann-Lévy, 2011)

C’est judicieusement emberlificoté, selon l’habitude de cet auteur, sur fond de « conspiration du silence sur la maternité », théorie sur « l’annihilation de famille », journal espagnol traduit et réécrit par « rechercher/remplacer ».

Le coupable voulait « une famille heureuse, rien de plus » et cachait les maux entre mère et fille électrocutées par une veilleuse.

Fini le 27/07/2018

mercredi 25 juillet 2018

Une sale affaire de Marco Vichi

(2002, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, éditions Philippe Rey, 2016)

« Criminel nazi, deux mots qui disaient tout. […] à éliminer. »
« Il a tué ces gamines par vengeance, parce que c’étaient des filles d’Allemands… »

Cette histoire basée sur des réminiscences de la Seconde guerre mondiale est bien montée, mais les événements font un peu trop ressassés pour retenir l’intérêt.

Fini le 25/07/2018

Shanghai fengshui de Nury Vittachi

(2006, traduit de l’anglais Hong Kong par Cécile Leclère, éditions Philippe Picquier, 2007)

Le récit des pérégrinations de l’éléphant est aussi imagé que les meilleurs effets spéciaux hollywoodiens. Jubilatoire !

Récit émaillé de réflexions sur les peuples ouïgours et le système chinois.
Finalement, cet éléphant-bombe plongera sur celui qui l’a armé.

Fini le 24/07/2018

Moissons sanglantes de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2015, traduit de l’anglais par Pierre Reignier, Albin Michel, 2016)

« Dans cette affaire il y a trop de coïncidences. Et les inspecteur de police n’aiment pas les coïncidences. »

Il est vite évident pour le lecteur que tous ces méfaits sont liés, il n’y a que les policiers qui cherchent le lien, mais cette fois aucun ne cache quoi que ce soit aux autres. Et l’inspecteur principal arrive à sauver son inspecteur imprudent mais vaillant spéléologue.

Fini le 22/07/2018

L'ombre des chats de Arni Thorarinsson

(Les enquêtes d'Einar le journaliste, 2012, Ár kattarins traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2014)

« Elle décrit comment trois femmes différentes se sont rapprochées à cause du harcèlement d’un individu contre lequel elles ont fini par se liguer. »
« Le personnage est tellement chaud lapin que les femmes qu’il séduit à la moindre occasion finissent par s’associer pour l’amputer de sa “virilité”. »

L’ex-mari a organisé une mise en scène trop propre pour sa vengeance qui le fait reconnaître comme le seul ayant eu l’occasion de faire ce bizarre cadeau de mariage.
Les femmes font front contre la police pour éviter qu’une seule soit condamnée pour l’agression contre leur harceleur.

Et les chats des nouveaux voisins, un blanc, un noir, un noir et blanc, vaquent à leurs occupations.

Fini le 21/07/2018

samedi 21 juillet 2018

Le sang du bourreau de Danielle Thiéry

(1996, Éditions du Masque, 2013)

« Le père […] s’est tiré une balle dans la tête devant sa famille réunie, sa femme et ses trois enfants — Benjamin et Benoît, des jumeaux, et Corinne, leur sœur ainée. La mère n’a pas supporté le choc, elle a abandonné les gosses pour entrer au couvent. »

Cette histoire de famille est facile à deviner pour le lecteur, mais compliquée pour la police par les atermoiements du commissaire vis-à-vis de son amoureux et les cachoteries des inspecteurs.

Fini le 19/07/2018

Les filles déchues de Wakewater de V. H. Leslie

(2016, traduit de l’anglais par Mélanie Trapateau, Denoël, 2017)

« Les femmes appartenant à cette armée aquatique étaient en nombre suffisant pour venir la chercher et l’emporter avec elles. »
« Il ne fallait pas les repousser, mais apaiser la colère de la Tamise. »
« Elle était prête à rejoindre cette sororité fondamentale qui existait sous sa surface. »

Une histoire de femmes et d’eau. Un style qui n’a pas retenu mon attention.

Fini le 18/07/2018

L'inconnu du Grand Canal de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par Gabriella Zimmermann, Calmann-Lévy, 2014)

« Brunetti subodorait depuis toujours que le moteur de la plupart des gens était la cupidité. L’envie ou la jalousie pouvaient inciter à des actions impulsives ou violentes, mais pour expliquer la plupart des crimes, surtout ceux commis après une longue préméditation, la cupidité était le meilleur pari. »

Après sa visite de l’abattoir, le commissaire comprend pourquoi et qui a abattu le vétérinaire qui refusait de truquer son inspection.

Fini le 16/07/2018

samedi 14 juillet 2018

En charmante compagnie de Alexander McCall Smith

(2004, traduit de l’anglais par Élisabeth Kern, 10-18, 2005)

« Il existait tant de choses en ce monde devant lesquelles on était tenté de secouer la tête. En fait, il était possible, de nos jours, de traverser la vie avec la tête en constant mouvement, telle une marionnette entre les mains d’un marionnettiste agité de tremblements perpétuels. »
« Quand une personne mince se tenait devant un paysage constitué d’herbe et d’acacias, ne se fondait-elle pas dans le décor et ne pouvait-on pas la prendre pour un morceau de bois, ou même une ombre ? Les individus de constitution traditionnelle ne couraient pas ce danger : ils se détachaient dans le décor avec la même distinction et la même autorité que les baobabs. »
« D’abord, cette sombre histoire avec Note. Ensuite cette chose affreuse qui est arrivée à la petite fourgonnette blanche. Et puis, ce charivari avec Charlie… »

Cette éminente détective de constitution traditionnelle nous permet par ses réflexions de comprendre bien des comportements de personnes qui n’agissent pas toujours pour le bien.

Fini le 14/07/2018

Déjà lu & rendu :
Autres titres de cette série Les enquêtes de Mma Ramotswe, un délice

L'écorchée de Donato Carrisi

(2013, traduit de l’italien par Anaïs Bokobza, Calmann-Lévy, 2013)

« L’hypothèse du mal dit : le bien de certain coïncide toujours avec le mal d’autres, mais le contraire vaut également. »

Le déroulement de l’intrigue est pesant avec les états d’âme de l’agent spécial et ceux de l’inspecteur, difficile de se laisser prendre à cette histoire de disparus revenus tuer, de policiers jouant les bons offices pour faire quitter leur vie à ces personnes, etc. et trop de rappel du livre précédent (Le Chuchoteur) noie le tout.

Fini le 11/07/2018

Un sombre été à Chaluzac de Alain Gandy

(Presse de la Cité, 1997)

Les débuts du gendarme Combes en adjoint prise de note pour son chef qui patauge dans les commérages sur les “châtelains”, leur “fermier”, l’entrepreneur en conserverie…, mais finit par comprendre que l’encore séduisante veuve n’aura pas dû se laisser aller à fréquenter le maquisard responsable de trop d’exactions dans le pays. Sa mère ne l’a pas supporté.

Fini le 9/07/2018

lundi 9 juillet 2018

L'affaire Collini de Ferdinand von Schirach

(2011, traduit de l’allemand par Pierre Malherbet, Gallimard, 2014)

« […] son père a été fusillé sur ordre de Hans Meyer. »

Le silence de l’accusé sur le mobile de son crime pousse son avocat à remonter dans l’histoire jusqu’aux exactions commises par un commandant allemand en Italie pendant la guerre.

L’auteur nous livre un récit qui met en lumière une loi de prescription des crimes nazis.

Fini le 9/07/2018

Sans un mot de Harlan Coben

(2008, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2009)

Au départ : un professeur avec une phrase malheureuse déclenche une tornade de folies de la mère-ex-femme qui le séduit, de son beau-frère qui en profite pour faire quelques massacres ; un adolescent triste avide d’argent et de défoulement vole un ordonnancier, son suicide provoque l’omerta des autres et les recherches angoissées des parents.

Tout le monde policier s’en mêle, comté, FBI, etc. et tout finit par se clarifier : l’ado accepte de reconnaître n’y être pour rien et le prof, frère du violeur assassiné, retrouve son honneur en devenant donneur d’organe, enfin comme si tout ça ne suffisait pas, pour éclairer une incohérence des fillettes reconnaissent avoir pirater les ordinateurs familiaux.

Fini le 8/07/2018

Froid comme la tombe de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2000, traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Le Livre de poche, 2002)

« Emily est morte. Jerry est mort. Ruth est une meurtrière. Avant sa mort, Emily vivait avec l’homme qui m’a abandonnée après m’avoir mise enceinte de Ruth il y a plus de vingt ans. Puis j’ai découvert que ma fille abandonnée, Ruth, a provoqué cette chose à seule fin de nous humilier, et d’être la seule à savoir que nous vivions tous dans le mensonge. Et pour finir, elle l’a tuée. »

Résumée ainsi, cette histoire semble effectivement loufoque et la description du comportement jaloux de l’inspecteur et de son adjointe n’y apporte rien, c’est juste pénible à lire, comme du remplissage. Un livre moins intéressant que les autres de cet auteur.

Fini le 7/07/2018

Jolie définition

« Influencent l’humeur des frimousses » pour une réponse imagée : « Parenthèses ».

Grille 7* finie le 6/07/2018

Meurtres en majuscules de Sophie Hannah

(2014, traduit de l’anglais par Valérie Rosier, Éditions du Masque, 2014)

« Nous convînmes tous les quatre que nous devions faire quelque chose pour réparer le mal. Nous étions des meurtriers, non selon la loi, mais selon la vérité, et les meurtriers devaient payer leur crime de leur vie. »

Une mise en scène embrouillée à souhait pour démontrer l’efficacité des petites cellules grises du Belge, mais cette histoire de calomnie et de vengeance est parfaitement inepte.

“Agatha Christie” est maintenant une marque et des auteurs s’efforcent de l’imiter. Ce livre-ci est plaisant à lire, mais l’intrigue et les personnages sont très loin d’avoir la subtilité des œuvres de l’original.

Fini le 5/07/2018

mercredi 4 juillet 2018

Pélagie et le moine noir de Boris Akounine

(2001, traduit du russe par Alexandre Karvovski et Odette Chevalot, Presses de la Cité, 2006)

« La puissance incalculable du noyau atomique, voilà la clé de tout. Le premier à le comprendre deviendrait le maître du monde. »

Terreur superstitieuse, délirants et délirantes parcourant les chemins, tous ces personnages se révèlent eux-mêmes sauf celui qui fait semblant pour tranquillement retrouver la matière qui devrait l’enrichir.

Fini le 3/07/2018

Te laisser partir de Clare Mackintosh

(2014, traduit de l’anglais par Mathieu Bathol, Le Livre de poche, 2016)

« Mais je ne fais rien, et je n’ai jamais rien fait. Je ne peux donc m’en prendre qu’à moi-même. »
« Maintenant que j’ai commencé, je ne peux plus m’arrêter, et les mots se précipitent hors de ma bouche. »

Le début du livre est décevant, personnages sans intérêt, trop prévisibles, mais soudain page 226… on comprend que l’on s’est fait eu.

Elle est harcelée par le souvenir de l’accident, par la mort de son fils, harcelée par ses voisins quand la police vient la chercher, harcelée par son mari violent, mais les policiers finissent par comprendre son silence et se retrouvent sur la falaise.

Fini le 1/07/2018

L’ange du matin de Arni Thorarinsson

(Les enquêtes d'Einar le journaliste, 2010, Morgunengill traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2012)

« […] qu’est-ce qui, à ton avis, est le plus probable ? Qu’une fillette de cet âge suive des adultes ou qu’elle parte avec d’autres enfants ? »
« Peut-être que ce qui a causé la perte d’Agla et de Margret Bara est le fait qu’elles étaient seules, recluses dans leurs univers, et qu’elles ont voulu rompre leur isolement pour accéder à un autre monde. »

Le journaliste-enquêteur se surpasse dans les enchaînements d’idée : à partir d’un mot rare « ventriloquisme » il comprend les dernières paroles de la victime sourde, et grâce à la jeunesse de sa photographe il devine qui sont les coupables du rapt.

Fini le 30/06/2018

Le maître de fengshui est à l'ouest de Nury Vittachi

(2008, traduit de l’anglais Hong Kong par Cécile Leclère, éditions Philippe Picquier, 2010)

« Wong, qui se rendait compte qu’une forme de réponse était attendue de sa part, pencha la tête d’un côté, plissa les yeux et se toucha le nez en espérant que cela indiquerait une sorte de réaction élaborée. »

Le maître, qui ne suit pas grand-chose de ce qui se passe près de lui, se remémore son enfance en montagne et transmet ce souvenir au bon moment.

Ses difficultés avec l’anglais rendent plaisante sa présentation à la reine.

Fini le 28/06/2018