samedi 29 juin 2024

Passage de l'Avenir, 1934 de Alexandre Courban

(Agullo, Noir, 2024)

Le « commissaire Bornec » pense sans cesse à la jeune femme retrouvée dans la Seine et « Gabriel Funel », journaliste à L’Humanité, cherche à comprendre les exactions commises dans les usines de sucre.

L’auteur nous donne une bonne relation de la pénible condition des travailleurs dans ces années-là, les doigts des ouvrières, la violence des petits chefs, par exemple celle du « contremaitre » « Jules Bouis », et aussi la misère des “rescapés” de la guerre comme « Albert Sainton » devenu chauffeur-livreur. Il est « membre des Croix-de-Feu » et son comportement montre le poids de « l’extrême droite » menaçant encore et toujours la République.

Le commissaire et le journaliste vont finir par joindre leurs informations.
« Ce qui s’est joué ces dernières semaines derrière les murs de la fabrique de sucre du boulevard de la Gare est caractéristique de la crise du capitalisme. » en conclusion de l’article : « Cette terrible affaire nous donne une idée précise de la collusion entre ces hommes d’argent (peu regardants tant qu’ils empochent une plus-value) et les hommes de main des organisations réactionnaires ou chauvines. […] il est temps de donner toute sa place à un pacte de lutte contre le fascisme entre les organisations ouvrières. » Le Front populaire…

Fini le 28/06/2024

jeudi 27 juin 2024

La justice de l'inconscient de Frank Tallis

(Les Carnets de Max Liebermann, 2005, Mortal Mischief traduit de l'anglais par Michèle Valencia, 10/18, 2007)

L'auteur britannique, un psychologue clinicien spécialiste des troubles obsessionnels, fait intervenir Freud puisque l'histoire se passe à Vienne, mais présente son personnage de psychiatre surtout attaché à l'utilité de l'hypnose et de la relation des rêves et reniant l'électrothérapie à la mode à l'époque, début du 20e siècle.

Il va aider son ami, l'inspecteur Oskar Rheinhardt, à trouver le coupable du meurtre de la jeune femme. Il trouvera des réponses à « l’absence de balle » dans le corps et à la « porte fermée de l'intérieur » grâce à Amelia Lydgate, jeune anglaise venue s’inscrire à l’université pour étudier la médecine enfin ouverte aux femmes.

« Le Dr Liebermann était passé par là et avait transformé sa vie. L’espoir et un optimisme tranquille avait remplacé la peur et la honte. […] elle [lui] serait éternellement redevable de ses soins attentionnés […] pour lui témoigner sa gratitude, elle avait décidé de l’aider dans son travail de limier. » avec microscope et truc de boucher…

Et au final, Oskar prévoit un « tireur d’élite » dans la nacelle suivante.

Fini le 27/06/2024

lundi 24 juin 2024

S… comme silence de Sue Grafton

(2005, S is for Silence traduit de l'anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 2007)

Les chapitres intermédiaires relatent les événements non dits lors de la “disparition” de « Violet » le « 4 juillet 1953 ». En « septembre 1987 », Kinsey Millhone enquête pour le compte de « Daisy », la fille de Violet jamais remise de cet abandon, croyant toujours à un départ volontaire avec son petit « loulou de Poméranie ».

Le suspense se densifie au fur et à mesure des rencontres de Kinsey avec tous les hommes séduits par Violet et avec son mari violent devenu sobre. Et puis Kinsey remarque « […] les viornes au bleu intense […] » et pense au « chien ». Pitbull, bulldozer et long week-end.

Fini le 23/06/2024

vendredi 21 juin 2024

… et pour rire

« Encore une définition pour rien. », « clopinettes ».

Grille 7* finie le 21/06/2024

Le royaume des perches de Martti Linna

(2007, Ahventen valtakunta traduit du finnois par Paula et Christian Nabais, Gaïa polar, 2013)

La traduction rend bien les expressions plaisantes de l'auteur qui enrichissent l'histoire toute simple de ce « pêcheur ».

Le capitaine Sudenmaa découvre la situation lors de la déclaration de disparition de « l’épouse ».
« Que s’était-il passé entre ces deux individus pour que l’épouse ait été poussée dans les orties et se soit vue remplacée par sa propre sœur ? Et, surtout, comment ce petit bonhomme avait-il réussi à ferrer pareil aigle royal ? »

Il va essayer de comprendre le comportement de Ilpo Kauppinen et suit ses explications précises des techniques de pêche pour attraper les plus « grosses perches » et jamais les « brochets ». Mais « Rien ne nous permettra de prouver qu’il est mouillé dans le truc. »

« Sudenmaa s’était parfois demandé pour quelle raison le mot “mouillé” était devenu synonyme de compromission. Peut-être qu’un voyou n’avait pas réussi à faire mouiller sa copine au moment crucial […]. Les associations féministes se mobiliseraient peut-être un jour pour interdire l’utilisation de cette expression sexiste. »

« — Qu’est-ce que vous avez contre les brochets ? […] — Moi, y a que les perches qui m’intéressent. » après avoir accroché ses « trophées » sur le mur de sa cuisine.

Fini le 20/06/2024

jeudi 20 juin 2024

Staccato de Yaël König

(De Borée, Marge noire, 2020)

Un livre fade. L'écriture est poussive, les personnages insipides trop prévisibles [le commissaire s’amourachant de la prostituée évidemment trop belle !], pourtant le milieu de la “musique classique” se révèle assez remarquable pour donner envie de merveilles.

L’enquête sur le meurtre d’un « violoniste », d’un « baryton », etc. mettant en cause tous leurs proches permet « l’arrestation d’un proxénète meurtrier [d’une collègue de la « fiancée »], d’un activiste raciste, de bandits sans scrupules [exploitant des « sourds-muets » récupérant des “dons” grâce à des « poupées »], etc.

Pourquoi le « dépeçage » ? Les cordes de violon « portent des numéros, selon leur taille […]. Sol : 85. Ré : 115. La : 80, et enfin le mi, qu’on a coutume d’appeler la chanterelle, 60. »

« […] le premier point commun, le seul évident, c’est la notoriété des victimes. Connues internationalement, célébrées pour leur immense talent, encensées par leurs pairs et par le public, rien dans la vie d’aucune d’entre elles ne laissait penser qu’un meurtre pouvait mettre fin à leur gloire. Leurs vies sont étalées à la vue de tous […]. » par le travail des journalistes…

Fini le 19/06/2024

Définitions complémentaires

« Mon premier se dit d’un dandy. » : « minet »,
« Mon deuxième peut être un canard enchaîné. » : « appeau »,
« Mon dernier est bien poli et mon tout est le 1er vertical. » : « lisse »,

ce qui donne « Minneapolis » en réponse à « Berceau de Prince. ».

Grille 7* finie le 19/06/2024

mardi 18 juin 2024

Jusqu'au dernier chapitre de Lucien Nouis

(Une enquête du commissaire Bordarier, Éditions du Masque, 2021)

« Il [Bordarier] se demanda si lui aussi n’était pas en train de perdre la tête. Pas seulement à cause de l’étrange cohorte qui peuplait désormais l’affaire Balagne, les Chinois étant venus s’ajouter à la prostituée, au proxénète, au légionnaire et à la fugueuse, suicidée ou pas. »

Finalement… « — Il y a un rapport entre l’attentat-suicide dont vous avez été victime et votre chantage suivi de deux assassinats ? », « — […] mon psy, à la caserne. Il m’a dit, vous, vous avez le complexe du paladin ! Vous voulez sauver la veuve et l’orphelin, ou alors les venger, quand c’est trop tard. »

L’auteur nous donne de larges extraits des livres de la « professeur d’anglais » catégorisés dans le style « dark romance ». « Du sexe, avec des enlèvements, des viols, des abus divers. […] C’est devenu très populaire. Apparemment, la romance fleur bleue n’est plus adaptée à l’époque. »

Fini le 18/06/2024

lundi 17 juin 2024

La bête de Zidrou et Frank Pé

(Le vrai Marsupilami, tome 2, Dupuis, 2023)

Dans cette suite, l'auteur nous régale d'expressions bruxelloises (avec lexique en fin d'ouvrage).
Par exemple, le nom donné à « la bête » : « Lange staart » signifie « longue queue ».

L’histoire des retrouvailles est particulièrement émouvante, la maman avec le policier, le garçon avec ses camarades de classe, les animaux récupérés et remis dans leur milieu naturel…

Une merveilleuse lecture !

Fini le 17/06/2024

dimanche 16 juin 2024

La patience de l'immortelle de Michèle Pedinielli

(Cycle Boccanera, Éditions de l'Aube, l'aube noire, 2021)

Diou part en Corse, pays de ses racines paternelles, pour retrouver la “famille” : « Antoinette, la sœur de Jo, a épousé François Serra, du même village qu’elle. Ils ont eu un seul enfant : Letizia. François avait une sœur, Diane, […] mariée avec un certain Pierre Ferrali. Celui-ci est mort dans un accident de chasse et Diane s’est retrouvée seule avec leur fils Pasquale. Lorsque quelques années plus tard, François est tombé malade, Diane est revenue au village pour s’installer chez son frère et aider Antoinette […]. » « Depuis, elles se partagent les étages de la même maison. »

Diou fouille le maquis pour comprendre le meurtre de Letizia, journaliste à France 3 et férue de sujets sensibles, par exemple « le vol d’oliviers ». Rien ne va la décourager… parce que quand on voit « comment on punit ce qu’ils appellent les violences conjugales. […] comment les avocats du bourreau crachent sur les femmes mortes. »

Dilemme… « Démerde-toi avec ça. »

Fini le 15/06/2024

samedi 15 juin 2024

Encres de Chine de Qiu Xiaolong

(Série Chen Cao, 2004, When Red is black traduit de l'américain par Claire Mulkai, Liana Levi, À corps et à crime, 2004)

L’auteur nous présente des caractéristiques typiques de la ville de Shanghai. Notamment, un « shikumen, construction typiquement shanghaienne à un étage, avec un encadrement de porte en pierre et une petite cour » « conçu à l’origine pour une seule famille » puis « suite à la pénurie de logements, plusieurs pièces furent louées, puis sous-louées, et certaines divisées » le « vestibule […] a été transformé […] en cuisine commune et contient les réchauds à charbon d’une douzaine de familles ».

C’est dans une de ces pièces que vivait « Yue », retrouvée morte étouffée par un oreiller. Ancienne « garde rouge », puis victime de la « Révolution culturelle » et relégué à « l’école des cadres » elle rencontre et aime « Yang » un écrivain, poète, angliciste, qui finit par y décéder. À son retour, à la fin des années 1980, elle va publier un livre sur sa vie et une édition de ses poèmes.

« Après la mort de Yang, Yue s’était acharnée à continuer à vivre dans cette histoire d’amour, à travers ses propres écrits et ceux de Yang mais, au bout du compte, elle avait échoué. »

Elle fut diffamée et considérée comme « une femme spéciale, qui n’aurait pas laissé une seule goutte d’engrais tomber dans le champ d’autrui. »

Fini le 13/06/2024

Derniers feux de Michael Dibdin

(1993, The Dying of the Light traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc, Folio policier, 2001)

Ce livre est présenté comme une « parodie humoristique de la Miss Marple d’Agatha Christie », mais les scènes des mauvais traitements que subissent les pensionnaires de cette maison de retraite sont pénibles à lire.

« Rosemary », la “Miss Marple”, veut les faire cesser et oriente l’enquête de la police sur la dernière victime, son amie Dorothy. La traduction donne alors une dose de légèreté à l’histoire avec le personnage de « l’inspecteur Jarvis » ressassant les matchs du club de foot « Accrington ». Un exemple de ses réflexions sur cette « bande de vieillards qui avaient dépassé depuis bien longtemps leur date limite de consommation » : « […] il s’en lavait les couilles — et s’en battait les mains. »

« On n’est pas dans une de vos histoires policières où une vieille dame en remontre à l’inspecteur Ballot. On est dans la vie réelle. » et la « cruauté mentale » est un délit.

Fini le 10/06/2024

lundi 10 juin 2024

Sous la terre des Maoris de Carl Nixon

(2010, Settler's Creek traduit de l'anglais Nouvelle-Zélande par Benoîte Dauvergne, Éditions de l'Aube, l'aube noire, 2017)

Les raisons du suicide du jeune « Mark » ne sont pas cherchées. Le seul ressort de cette histoire est la façon dont « Box », son beau-père, va s’opposer à son père biologique qui veut l’enterrer selon les rites maoris.

Le livre se contente de relater la vie de Box (son mariage, ses déboires financiers, sa faillite, son enfance dans la “propriété” familiale, etc.), ses pensées et les relations avec les “natifs” ne sont abordées que de son point de vue de descendant de colons.

Les explications de « Tipene » sont assez édulcorées.
« Il nous semble important qu’il soit enterré avec ses ancêtres à l’urupa local — le cimetière le plus proche de notre marae [lieu de réunion]. »
« — Mark n’avait qu’une seule famille : Liz, sa sœur et moi.
— Je ne le conteste pas, mais vous devez accepter le fait que Mark était aussi maori, tangata whenua [une personne de notre terre]. Étant mon fils, il faisait partie d’un hapu et d’une iwi — une tribu. »
« Mark est né à la maternité de Kaipuna. Son placenta est enterré près du marae. »
« Arrêtez de déconner, putain. Il ne vous aurait jamais reconnu, ni vous ni un seul de vos proches, s’il vous avait croisés dans la rue. Il sera enterré où le souhaite sa famille, sa vraie famille. Les gens qui l’ont élevé, les gens qu’il aimait. »

Mais alors pourquoi s’est-il suicidé ? Box ne cherchera qu’à grimper jusqu’à « cette terre à laquelle il appartient ».

Fini le 9/06/2024

samedi 8 juin 2024

De rage et de vent de Alessandro Robecchi

(2016, Di rabbia e di vento traduit de l'italien par Paolo Bellomo avec le concours d'Agathe Lauriot dit Prévost, Éditions de l'Aube, l'aube noire, 2021)

Dans ce livre, Carlo Monterossi affronte le vent coupant de Milan en hiver et la rage du « clac » que fit la porte d’« Anna » quand il l’a fermée. Avec le sous-brigadier Ghezzi, en convalescence suite à une agression, il va essayer de trouver le meurtrier. De son côté le « brigadier Carella » « est un dur, un de ceux qui en font une affaire personnelle ». Assez vite, chaque groupe fait le rapprochement avec une ancienne prise d’otage qui a rapporté quelques millions aux ravisseurs.

Puis Carlo rencontre Serena, connue sur internet sous le nom « Bianca Luna », qui se présente comme amie d’Anna et lui donne des informations.

Mais « […] parmi les trois indices qu’ils ont, qu’ils ne comprennent pas, qui ne s’emboîtent pas et qui ne veulent rien dire, deux ont été apportés par la fille, là, Serena. Et il ne comprend pas pourquoi c’est à lui [Carlo] qu’elle les a apportés, ni comment elle les a trouvés. Elle dit tenir d’Anna le nom d’Amilcare Neroni, elle a trouvé la carte dans son sac, ça remonterait, d’après elle, au dernier service qu’elles avaient fait ensemble […]. »

Au fil de l’histoire la personnalité d’Anna, de son vrai nom « Angela », se dévoile.
« Angela était forte en tout sauf dans les affaires de cœur, et le béguin qu’elle avait pour ce beau bandit était vraiment une bêtise […]. » « […] elle avait de l’argent enroulé dans son sac comme les gangsters, les habits griffés […] on voyait que toutes ces merveilles ne venaient ni des Lettres ni des cours particuliers, ni des traductions de l’allemand. » « C’est comme si Angela était deux personnes. ».

Finalement le « cerveau » du rapt sera concerné…

Fini le 7/06/2024

jeudi 6 juin 2024

Entendez-vous dans les campagnes de Ahmed Tiab

(Éditions de l'Aube, l'aube noire, 2022)

Une écriture toujours aussi agréable pour une histoire d'extrémisme au fin fond du Morvan. Tout tourne autour « d'un centre de déradicalisation » ouvert par « l’État » ce qui justifie l’appel à l’inspecteur Lotfi Benattar pour enquêter sur la disparition de trois des jeunes hébergés.

« L’idée de créer ce type de centre était bonne, mais c’était sans précédent en France. Il aurait fallu davantage de moyens probablement pour un meilleur suivi et une implication entière de la part d’instances religieuses musulmanes qui auraient eu plus de légitimité aux yeux des radicalisés. Elle [la directrice du centre] a toujours soutenu qu’elles seraient les seules capables de comprendre le phénomène d’embrigadement et de le neutraliser en utilisant le même langage que les prédicateurs de haine sans le potentiel toxique. Une sorte de vaccin contenant le virus désarmé pour monter une barrière immunitaire. Mais aucune représentation officielle de l’islam de France n’a accepté de travailler avec l’État, probablement par crainte d’être ostracisée par ses coreligionnaires et mise au ban de la communauté. »

Les gendarmes s’occupent de la mort des deux cousins mêlés à des querelles entre leurs pères.
« Lotfi déteste ce genre d’affaires où les haines recuites pendent comme des crocs de boucher en attendant l’heure où ils serviront à suspendre la bidoche de la vengeance. »

L’inspecteur rencontre la journaliste « Marie-Aliénor Castel de Fontaube » envoyée par sa chaîne d’informations télévisées. Elle lui permet d’appréhender les jeunes gendarmes sous une autre vision.
« Le gars paraît subjugué par mon nom de famille télescopique […]. Je devenais dans son imaginaire une sorte d’Aliénor d’Aquitaine, seule reine connue pour avoir porté la double casquette de monarque de France et d’Angleterre et surtout fervente pourchasseuse de Sarrasins […]. »
Et découvre :
« […] que des Français — Françaouis comme ils les appellent là-bas — se menaient une guerre civile à cinq mille kilomètres de distance de leur pays. » C’est plus discret dans le Parc naturel régional du Morvan…

Fini le 5/06/2024

mardi 4 juin 2024

La boîte à magie de Camilla Läckberg & Henrik Fexeus

(Série Vincent et Mina, 2021, Box traduit du suédois par Susanne Juul, Actes noirs, 2022)

Ce premier livre présente Vincent, « le mentaliste », et Mina, la policière, avec leurs tics et leurs manies. Pendant plus de six-cents pages, sont omniprésents à chaque paragraphe les nombres pour Vincent, qui s’en sert pour essayer de résoudre ses énigmes, et le « gel désinfectant » pour Mina, qui lui permet de résister à la panique que lui provoque la « saleté ».

« […] je m’appelle Vincent. Je suis mentaliste. Comment s’y prendre pour manipuler le mental et le comportement humain, voilà ma profession. […] Je ne suis cependant ni psychologue, ni thérapeute, je me sers surtout de mes connaissances dans le domaine du divertissement. »

Quant à Mina : « Elle ouvrit un tiroir de cuisine et contempla la boîte de gants jetables extrafins. […] la seule idée d’ouvrir le frigo et de toucher les aliments sans aucune protection lui nouait le ventre. […] Elle avait sur elle non seulement des gants jetables, mais aussi une protection pour siège, qu’elle pouvait au besoin sortir de son sac instantanément. »

Avec Julia, Peder, Christer, Ruben, les autres membres du « groupe spécial », Vincent et Mina vont chercher à comprendre les meurtres perpétrés dans des mises en scène d’illusionnisme. Les chapitres intermédiaires, titrés « Kvibille 1982 », permettent de comprendre assez vite le mobile du meurtrier et de son aide.

« Je t’ai bien dit que j’allais te faire ce que tu m’as fait. Tu m’as privée de la vie que j’aurais pu avoir. Moi, je vais pulvériser la tienne. » Mais toutes les « boîtes à magie » ne « comportent » pas « des erreurs ».

Fini le 3/06/2024