samedi 28 février 2026

Meurtre à St James Palace de Deryn Lake

(Série John Rawlings, 2002, Death at St. James's Palace traduit de l'anglais par Jacqueline Lenclud, éditions du Masque, Labyrinthes, 2005)

John Rawlings accompagne au Palais Mr Fielding, — le « Blind Beak » ou « le Magistrat » — pour la cérémonie de son investiture au rang de « Sir ». Un autre récipiendaire, George Goward, en sortant de la salle trouve la mort en dégringolant un escalier. Le greffier et le Magistrat se concerte.
« — […] Sir [demande Joe Jago] Qu’est-ce qui vous fait penser que la chute de Sir George ne fut pas accidentelle ?
— J’ai entendu quelque chose, répondit le Magistrat d’un ton paisible qui pourtant fit frissonner l’Apothicaire. […] J’ai entendu juste à côté de moi quelqu’un chuchoter […]. Des paroles sans signification. “Quelle importance les honneurs à présent ?” Ensuite il y a eu un déplacement d’air comme à la suite d’un effort puis la clameur de George et son plongeon dans l’escalier. »

En écoutant ceux qui le connaissait, l’Apothicaire découvre la haine que cet homme a provoquée.
« Elisabeth Chudleigh se disait qu’il pourrait la faire chanter parce qu’on la dit mariée alors qu’elle déclare vivre seule ; Julius et Christabel Witherspoon le haïssent parce qu’il a engrossé leur sœur et l’a ensuite abandonnée ; Aminta Wilson se sent trahie parce qu’étant son père il ne s’est jamais donné la peine d’aller la voir ; Jack Morocco qui aime cette dernière autant qu’il est capable d’amour le déteste pour la même raison ; Digby Turnbull aimait la mère d’Aminta et pourrait fort bien chercher à la venger. »
Et il y a aussi les « petits pages » du roi, un Comte, un Duc… et un treizième…

Lady Mary Goward, « une femme grasse et futile avec une voix haut perchée de petite fille, engoncée dans un corset trop serré », a éparpillé quelques enfants, dont Frederik.

Fini le 27/02/2026

jeudi 26 février 2026

Le sang d'un autre de Amanda Coetzee

(Bad blood traduit de l'anglais Afrique du Sud par Laurent Bury, Toucan noir, 2012)

L'histoire se passe dans le comté de Cumbria au nord-ouest de l'Angleterre, en 2001. Tout commence en 1985 quand cette maman confie son fils au gitan responsable d'un manège pour l'éloigner de la violence de son mari. L'intrigue repose sur la façon dont les policiers vont trouver le mari qui tue des petits garçons à chaque date anniversaire de son fils disparu. Le dernier enlevé est Mickey, un « enfant du voyage ».

L’inspecteur Harry O’Connor est envoyé par Scotland Yard pour seconder les enquêteurs.
« — Et c’est comme ça que je me retrouve dans une voiture empruntée, avec rien d’autre que les vêtements que j’ai sur le dos. […] Flic depuis douze ans, je redeviens un gitan en deux secondes. »

Tout le suspense réside dans la façon dont il va découvrir la vérité sur son enfance. Il est aidé par Sheldon et Khan, qui fouillent les archives, et Emily Meadows, une assistante sociale chargée des liens avec les « Gens du Voyage ».

Fini le 25/02/2026

mercredi 25 février 2026

De sucre et de sang de Pascal Grand

(Pavillon noir, 2017)

En 1785, à Orléans, la raffinerie est célèbre pour la qualité de son sucre. Quand le propriétaire décéde plusieurs se sont proposés pour la racheter, mais madame veuve Marotte a tout refusé et depuis elle en assure la direction avec son assistant Jacques Bidault.

Antoine Léonard Toussaint, chirurgien juré qui a examiné les victimes, des jeunes femmes à la gorge tranchée, va aider le commissaire Cerisier à enquêter. Le lieutenant général de police Miron de Pont le Roy les soutienne. L'inspecteur des Turcies et Levées Nicolas Grostête et un « Gris-Meunier » trouvent des informations notamment auprès des transporteurs navigant sur la Loire. La description de leur travail est bien documentée avec un glossaire listant les termes utilisés dans ce milieu, les dénominations des différents bateaux, des ustensiles, des méthodes de propulsion…

S'imbriquent dans l'enquête, des querelles entre francs-maçons.

Toussaint s'éprend de Hortense Marotte, la fille, séduit par sa ténacité, son intelligence, et, pour la protéger, finit par s'installer chez elles pour contrer les « émeutiers ». Le commissaire explique :
« […] un attroupement s’est formé il y a une demi-heure à peine place du Martroi, un individu racontait que la police avait arrêté l’égorgeur… mais voulait le protéger de la population en le maintenant ici, eu égard à sa fonction et son rang… »

Fini le 24/02/2026

dimanche 22 février 2026

J'irai mourir sur vos terres de Lori Roy

(2015, Let me die in his footsteps traduit de l'anglais États-Unis par Valérie Bourgeois, Éditions du Masque, 2017)

Annie en 1952 et Sarah en 1936 racontent les événements qui surviennent dans leur famille vivant dans le Kentucky. À l'époque d'Annie, son “père” John Holleran, qui a épousé Sarah, cultive des champs de lavandes. Petit à petit, elle va découvrir que sa véritable mère est Juna, la sœur de Sarah.

L'intrigue est bien montée, faisant découvrir pas à pas les liens entre ces deux époques, avec une question récurrente qui est le véritable père d'Annie et qui a tué Dale, le petit frère de Sarah et Juna. Il y a plein de références à du “mauvais œil”, à des dons de prémonition, et des cérémonies pour des demi-anniversaires avec vision dans un puits… Les haines entretenues avec la famille voisine, les Baine, entrainent la pendaison de Joseph Carl, et d'autres morts violentes…

« Leur tante était cette femme habitée par un esprit mauvais. Celle qui changeait les champs en poussière. Celle que tous les habitants du comté de Hayden craignaient. Elle avait aimé sa famille […]. Elle ne souhaitais pas partir, mais elle l’avait fait, elle avait bouclé ses valises et quitté la région afin que le calme revienne. […] Elle était un peu spéciale, c’est tout. »

Fini le 22/02/2026

vendredi 20 février 2026

Le dernier pape de Luís Miguel Rocha

(Complots au Vatican, 2006, O Último Papa traduit du portugais par Vincent Gorse, L'aube noire, 2015)

Toute l'intrigue repose sur une théorie attribuant la mort d’Albino Luciani, le pape Jean-Paul Ier, à un assassinat par les corrompus du Vatican. Le principal concerné est le surnommé JC, ancien de la loge maçonnique italienne Propaganda Due, abrégée P2. Il va pister Sarah et Rafael pour retrouver des documents dits secrets, car écrits par le pape avant sa mort et qui contrarient les puissants monseigneurs, enrichis par leurs malversations.
« De fait, cette histoire n’a rien avoir avec la religion […]. […] tout n’est qu’affaire d’ambition, de pouvoir, d’argent, de corruption, de politique. » même si certains personnages s’en remettent régulièrement « à la grâce de Dieu ».

JC explique pourquoi avec la CIA, il use d'autant de violences pour ces quelques documents.
« […] s’ils avaient été retrouvés entre les mains du mort, mis à part la liste et le secret [de Fatima], bien entendu, rien de dramatique ne se serait produit. Les simples dernières volontés d’un défunt, en quelque sorte. Mais leur réapparition aujourd’hui, presque trente ans plus tard, serait perçue différemment. Cela serait la preuve que quelqu’un les a fait disparaître à l’époque ; Villot [le secrétaire d’État] serait aisément pointé du doigt, la thèse du complot ressortirait au grand jour et l’Église pourrait ne jamais s’en remettre. »

L’histoire reprend le récit des turpitudes des banques vaticanes déjà trop bien connues, en fiction et en réalité. La lecture devient vite lassante avec tout le ramassis de trucages censés éviter la rencontre des tueurs qui évidemment sont toujours là — mention spéciale pour le saut en parachute sans raison confirmée ! — noyant tout suspense.

Le cliffhanger en dernier page — JC envoie un écouteur à Sarah — ne donne pas envie de lire le tome suivant, qui risque d’être encore plus lourdaud en tirant sur davantage de pages.

Fini le 20/02/2026

jeudi 19 février 2026

Mais c'est bien sûr

« Avec samedi avant vendredi. », « Ordre alphabétique. »

Fléchés 6/7 grille finie le 19/02/2026

La bonne devise

« Ni dieu, ni maître. » car « Autrement dit, se soumettre est odieux. »

Grille 7* finie le 19/02/2026

mercredi 18 février 2026

La veuve de Fiona Barton

(2016, The Widow traduit de l'anglais Grande-Bretagne par Séverine Quelet, Fleuve noir, 2017)

L'intrigue avance chapitre par chapitre avec les dates maintenant et avant, donnant le témoignage de « la veuve », « l’inspecteur », « la mère », « la journaliste »… sur la disparition de Bella et sa recherche. Le coupable visé est Glen Taylor, le mari de Jane « la veuve ». 

Le suspense est vraiment bien entretenu. Le harcèlement des journalistes, notamment le comportement de Kate du Daily Post, paraît parfaitement crédible, ne reculant devant rien pour entretenir leurs succès.
Il est question de « chat rooms », de forum, d’un club porno, de pédophilie… Janie nomme ces habitudes de son mari, « ses bêtises ».

« Je pouvais être sa maman pour l’éternité. »

Fini le 17/02/2026

lundi 16 février 2026

Un morceau de toi de Christophe Guillaumot

(Le Bureau des affaires non résolues, Rageot, 2022)

Classé en “univers jeunesse”, ce roman est bien agréable à lire. L'histoire met en scène la vie d’un adolescent en difficulté avec sa famille. Gaspard, dont la mère, alcoolique depuis la disparition de son mari, lui donne peu d'argent, vole pour s'équiper. Pris en flagrant délit, la commissaire Berthelot lui propose « un programme de réinsertion » qui l'oblige à étudier des dossiers d'affaires non élucidées, pour échapper à la prison. Il y retrouve le capitaine Ruben Arcega, un policier rétrogradé. Leur antagonisme de départ va se muer en solidarité.

La description de leur relation est bien menée du mépris de Ruben, qui surnomme Gaspard « crevette », à leur pugnacité pour résoudre ces mutilations de chevaux. Les relations entre les amis — son voisin Jean dit Mickey, les jumeaux Lucie et Baptiste, Anthéa — et celles de Gaspard avec Jade, sont vraies, sans pathos. La façon dont ils organisent leur expédition « d’urbex » est crédible.

Le coupable des mutilations s’attaque maintenant aux femmes… avec toujours le même produit vétérinaire. Ruben constate : « […] c’est quasiment le laps de temps entre la fin des mutilations des chevaux et la première attaque sur la joggeuse. »

« À suivre… »

Fini le 15/02/2026

dimanche 15 février 2026

Treize jours de Arni Thorarinsson

(Les enquêtes d'Einar le journaliste, 2016, 13 dagar traduit de l'islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2018)

L'intrigue est brouillée par des histoires mal venues. Par exemple : Pourquoi Margrét, visiblement une ancienne amie d'Einar, lui donne un délai de treize jours pour la rejoindre ? Que viennent faire les chapitres d'un entretien entre Gunnsa, la fille d'Einar, et Jonas le policier ? Et les radotages sur qui va prendre le poste de la direction éditoriale du journal où travaille Einar ?

Tout cela noie l’enquête sur le meurtre de Klara Osk. Sa vie d’adolescente et celle de ceux qui la pousse à la drogue et à la prostitution demande un peu plus d’explication, même si l’attitude de sa famille — le père « poivrot », la mère « pasteur » — la laisse à l’abandon. Les inévitables manifestants contre « l’envahissement des étrangers » sont décrit de façon trop artificielle.

Gunnsa trouve plus de réponses que la police ou son père. Son âge lui permet d’aborder facilement les amis de Klara Osk, et de rencontrer les vendeurs de drogue et proxénètes. Elle demande des explications à Pavel.
« — […] Tu m’as dit que tu réclamais justice pour Kara Osk […]. Tu devras tout raconter tôt ou tard […]. Tu étais avec elle, ces gars l’ont forcée à se prostituer et ont abusé d’elle dans tous les sens du terme. Comment est-ce que tu peux rester les bras croisés, assis sur ce lit ?
— Tu veux qu’ils me tuent, moi aussi ? […] Ils savent que je suis fou de rage […]. Batman et moi ne sommes que des esclaves. Ils nous donnent notre dose. On dépend d’eux, ils peuvent nous forcer à faire n’importe quoi. »

Une lecture au goût d’inachevé. 

Fini le 14/02/2026

vendredi 13 février 2026

Les Disparues du marais de Elly Griffiths

(2009, The Crossing Places traduit de l'anglais par Hélène Colombeau, Presses de la Cité, Sang d'encre, 2015)

Ruth Galloway, archéologue médico-légale, et Harry Nelson, inspecteur en chef détective près de Norfolk, se rencontrent pour élucider les os trouvés dans le marais. Les premiers sont très anciens. Nelson cherche ce qu'est devenue Lucy, disparue depuis dix ans, puis Scarlet maintenant.
« — C’était une intuition, [dit Ruth]. Je regardais la carte, et j’ai vu une ligne reliant le squelette de Spenwell, le corps de l’âge de fer et le henge [monument mégalithique]. […] Et j’ai compris subitement que cette chaussée était un cursus [parcours]. »

L'intrigue serait intéressante à suivre, mais Ruth fait trop n'importe quoi en se mettant en danger rendant la lecture lassante, puisqu'il est évident que le personnage principal de cette série de romans va s'en sortir.

Les “illuminés” — Erik le Norvégien et Cathbad (Michael Malone) — ne sont pas très crédibles dans leur fronde contre Nelson, en l’accusant, ainsi que le résume Shona, l’amie de Ruth :
« — Nelson est aussi un meurtrier, rétorque Shona. James Agar est mort en prison un an après avoir été arrêté. Il s’est suicidé. […] »
Le tribunal l’avait jugé responsable de la mort d’un policier lors d’une manifestation.

Les lieux de passage [titre en anglais] sont mortels pour ceux qui courent après Ruth.

Fini  le 12/02/2026

mercredi 11 février 2026

Une fenêtre à Copacabana de Luiz Alfredo Garcia-Roza

(Commissaire Espinosa, 2004, Uma janela em Copacabana traduit du portugais Brésil par Vitalie Lemerre et Eliana Machado Meugé, Actes noirs, 2008)

Espinosa ne supporte plus la « non-coopération » de ses hommes pour trouver le motif du meurtre des trois policiers et de leurs amies, ainsi qu'il leur explique.
« […] l’enquête se heurte au réseau de distribution des pots-de-vin dans les commissariats. Je veux vous faire remarquer que, indépendamment de son origine et de sa finalité, il n’y a pas de bon pot-de-vin. Un pot-de-vin n’est pas un complément de salaire. Un pot-de-vin est une subornation. Celui qui accepte un pot-de-vin, tout comme celui qui le donne, est quelqu’un de corrompu. »

Reste à trouver le coupable et sa motivation. Tuer par balle « est un moyen propre de tuer. » Pour la mort de Rosita, l’amie de Céleste, jetée par la fenêtre : « Nous pensions que le tueur avait commis une erreur sur la personne. » Mais il suffisait de jeter « d’abord son sac ».

Un récit factuel sans rumination de sentiments permet de suivre tranquillement le déroulement de l’intrigue.

Fini le 10/02/2026

lundi 9 février 2026

Le Prince de Magdalena Parys

(2020, Książę traduit par Caroline Raszka-Dewez, Agullo noir, 2023)

Les mêmes personnages que dans le roman précédent vont essayer de trouver celui qui fomente des troubles. L'intrigue est ici aussi assez opaque, mais la lecture reste agréable.

« […] Max [le Prince] n’éprouvait pas de satisfaction. C’était toujours trop peu, trop peu et trop lent. Il s’impatientait. Les médias ne comprenaient pas ses messages. Personne en Allemagne ne s’était ému de l’attentat à l’aéroport, de l’accident du ministre, du kidnapping de l’épouse du politicien, des prêtes crucifiés, personne n’avait peur, personne ne savait que derrière tout ça se tenait un seul homme, une seule organisation. Quelqu’un étouffait l’information dans l’œuf, et menaçait sérieusement ses desseins. »

La vie de Gabriele D’Annunzio est présente dans l’histoire.

Fini le 9/02/2026

Le Partage des mondes de Olivier Grenson

(Scénario, dessin et couleurs, Le Lombard, 2024)

240 pages d'émotion.
Pendant le « Blitz londonien », le vieil Isaac rencontre « Mary » une petite fille perdue avec Willie, son nounours, qui vient retrouver sa maman. Tous les deux vont aller de refuge en refuge sous les bombardements. Pour aider à passer le temps, Isaac invente l’histoire de « L’arbre aux mille couleurs ».

Ce livre est éblouissant, le dessin alternant la grisaille de Londres et les couleurs du conte, les personnages authentiques, sincères, expressifs, s’enlaçant pour se soutenir dans cette période horrible, la maman enfin retrouvée comprenant et soutenant l’attachement de « Lila » à Isaac.

Une merveille de lecture.

Fini le 8/02/2026

vendredi 6 février 2026

Bleu comme la peur de Ann Cleeves

(Série Shetland Island, 2010, Blue Lightning traduit de l'anglais par Claire Breton, Belfond noir, 2012)

L'inspecteur Jimmy Perez est venue avec Fran pour fêter leurs fiançailles avec sa famille qui vit sur Fair Isle. Après le meurtre d'Angela, la conservatrice du centre d'ornithologie, puis celui de Jane, il fait venir les techniciens et son brigadier Sandy. Celui-ci interroge Hugh, un des visiteurs du centre :
« — Ce que je ne comprends pas […] vraiment pas, c’est pourquoi tu ne nous as pas raconté tout ça plus tôt. Deux assassinats et tu connaissais quelqu’un qui avait un mobile. On aurait pu résoudre l’affaire il y a des jours. Il n’aurait jamais dû y avoir de troisième victime.
— Je n’étais pas sûr. […] — En plus, j’avais fait chanter Angela. Je ne voulais pas l’avouer. »

L’histoire présente bien le côté sombre des fanatiques des oiseaux prêts à tout pour être le premier découvreur d’un « coche ». Dougie Barr en est l’exemple.
« Les ornithos déjà parvenus à Mainland et qui n’attendaient qu’une embellie pour se précipiter jusqu’ici […]. Le jeune homme regrettait presque de ne pouvoir être avec eux […], évoquant d’autres traques folles, coches de dernière minute et découvertes fortuites. Sauf qu’alors il n’aurait pas débusqué le cygne trompette. »

C’était des plumes de « courlis ».

Fini le 5/02/2026

mardi 3 février 2026

La Stratégie du lézard de Valerio Varesi

(Série commissaire Soneri, 2014, Il commissario Soneri e la strategia della lucertola traduit de l'italien par Florence Rigollet, Agullo noir, 2024)

Nanetti : « Je n’arrive pas à recouper toutes les affaires qui nous sont tombées dessus : la mort de Romagnoli, la drogue dans le bide des chiens, la disparition de Corbellini [le maire de Parme], les infiltrations mafieuses, les pots-de-vin aux adjoints… »

« […] Soneri repensa à la stratégie du lézard : une tactique utilisée par les mafieux et les politiciens afin de protéger la face cachée de leur activité. Ainsi, Petrillo, Laudadio et Bonaldi, d’un côté, le maire et ses adjoints, de l’autre, formaient le morceau de la queue qu’on lui avait abandonné. Bergossi […] avait comparé la tactique avec celle des organisations clandestines où chacun de ses membres n’en connaît pas plus de trois autres. »

Toute l’intrigue repose sur le « contexte » : « […] Parme est comme une jolie femme qui se laisserait tenter par de grosses sommes d’argent : difficile de ne pas succomber. »

Fini le 2/02/26