lundi 29 janvier 2024

Le Don du mensonge de Donna Leon

(Les Enquêtes du Commissaire Brunetti, 2022, Give Unto Others traduit de l'anglais États-Unis par Gabriella Zimmermann, Calmann-Lévy noir, 2023)

Le titre en anglais “Donner aux autres” indique le but de l'association créée par le mari, le titre en français la capacité de l'épouse, que le commissaire reçoit en vieille amie.

Tout en essayant d'être discret, et humain comme toujours, l’enquête du commissaire et de ses adjoints révèle peu à peu des informations peu claires sur cette famille.
« C’était devenu trop compliqué ; trop de gens avaient fait leur apparition dans le casting. Ce qui avait commencé par la possibilité d’un comptable malhonnête s’était métamorphosé en une aventure qui s’était étendu au point d’englober les plages du Costa Rica, un diplôme en évaluation des risques et un vice-amiral atteint de démence sénile […]. »

« La jalousie dicte ses propres règles : le chagrin doit être payé par le chagrin. »

Fini le 28/01/2024

dimanche 28 janvier 2024

La morte dans le labyrinthe de Ariana Franklin

(pseudonyme de Diana Norman, 2008, The Death Maze traduit de l'anglais par Vincent Hugon, 10/18, 2016)

Malgré ses peurs, surtout maintenant qu'elle a un bébé, Adelia, soutenue par ses amis Gyltha et Mansur, cherche à élucider les meurtres du « jeune homme du pont » et celui de la maitresse du roi Henri, logée dans une tour accessible par un « labyrinthe ».

S'y mêlent le désespoir d'une jeune fille forcée de se marier avec un « soudard » convoitant argent et position, l’envahissement du « couvent » par des « mercenaires » commandés par un abbé (« puceau ») prêt à tout contre le roi, et… la neige.

« […] pour la première fois depuis leur arrivée […], il existait un moyen de se soustraire à ce chaudron plein à ras bord d’un bouillon d’humanité au sein duquel monstres et parangons de vertu se livraient une interminable lutte finale dans une étouffante promiscuité. »

Le « tueur », présenté au prologue, attend son « solde » de tout compte.
« Une fois, le contrat rempli, on s’éclipse. Ni vu ni connu. Cependant, cet engagement s’est révélé compliqué… […] Se retrouver isolé par la neige dans un couvent, non seulement avec son employeur, mais avec un témoin, n’est […] pas le genre d’expérience qu’il fait bon répéter. »

Vive le roi Henri II Plantagenêt !

Fini le 26/01/2024

Déraisons d'États : Virus à l'Élysée

(récit original Olivier Darrason et Renaud Girard, scénario Éric Corbeyran, dessin Valentine Sarrazin, couleurs Cyril Saint-Blancat, Philéas, 2022)

Ce livre est particulièrement désagréable.

Le récit louvoie trop entre la réalité (ce que nous avons vécu avec les atermoiements politiques) et les supputations d'un complot “chinois” (une simple erreur de manipulations a été confirmée depuis) pour être intéressant à lire “après coup”.

Le dessin particulièrement bâclé (et les couleurs avec des ombres qui mettent des moustaches sur toutes les lèvres !) fait grimacer les personnages les rendant encore moins crédibles dans leur comportement et leurs propos. Tous les Asiatiques se ressemblent, sauf un identifié par ses « lunettes », les femmes sont particulièrement enlaidies, sauf une « traitresse » chargée d’escroquer les acheteurs de « masques ».

Dommage !

Fini le 27/01/2024

Trop mort pour être honnête de Michael Underwood

(Série Avocate Rose Epton, 1980, Crime upon Crime traduit de l'anglais par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1986)

Tout commence par un chantage dont la victime se suicide après le meurtre de celui qu'il “visitait”. Dans ces années là, tous ces actes sont des crimes, qui vont compliquer la recherche du seul assassin, le maître-chanteur suspect ayant disparu.

« [Rose] jeta un coup d’œil vers la barre des témoins, juste à temps pour voir l’inspecteur qui fixait avec une expression d’horreur l’enceinte réservée au public. »

Fini le 25/01/2024

mardi 23 janvier 2024

La Maison sans souvenir de Donato Carrisi

(Série Pietro Gerber, La casa senza ricordi traduit de l'italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, Calmann-Lévy noir, 2022)

L'éditeur ne prévient pas que ce livre est le tome 2 d'une série et qu'il est la suite du précédent. Le lecteur ignorant patauge donc dans les évocations d'une histoire qu'il n'a pas lu et ce livre-ci n'a pas de réelle fin augurant d'un troisième opus pour peut-être clôturer l'histoire.

Le personnage de cet « hypnotiseur » est parfaitement inepte (évidemment ses relations avec son ex-femme, le rejet de son père également « endormeur d’enfant », etc. proviennent sans doute du tome 1), mais permet à l’auteur de nous donner des explications ampoulées sur ces techniques pour justifier les actes du « psychologue ».

« Personne n’est prêt à croire aux histoires des enfants. […] Pourtant, les enfants sont dépositaires des vérités absolues de l’existence […]. C’est juste que les adultes ne veulent pas qu’on les leur révèle. Parce que, à la différence des enfants, les adultes ont perdu l’innocence nécessaire pour accepter des choses banales comme la mort ou la difficulté à distinguer le bien du mal. » « Dans l’esprit d’un enfant […] ce qui est un mal pour les autres peut être un bien pour lui. »

Ben, voyons ! et donc Pietro va chercher « un individu capable de manipuler les consciences, tapi dans l’ombre et prêt à coloniser n’importe quel esprit. » en hypnotisant « Nico ».

Les habituelles erreurs de traduction n’aident pas, ni les manques de correctifs (tenir les « rennes » d’un poney !).

Enfin fini le 23/01/2024

lundi 22 janvier 2024

Miséricorde de Jean Van Hamme

(Dupuis, 2023)

Une mise en dessins de quelques nouvelles de Jean Van Hamme.

1/ L'ange de miséricorde, dessin Aimée de Jongh
(Un auteur de polar découvre en relisant ses livres qu'ils sont pleins d'amourettes.)

2/ Le vol d'Icare, dessin Ricard Efa
(Un des parachutes est « déchiré dans le sapin ».)

3/ Les dents de l’amour, dessin Christian Durieux
(Gaston, surnommé « Lagaffe », reçoit en cadeau une « inscription gratuite dans une agence matrimoniale ».)

4/ Les bretelles, dessin José Luis Munuera
(« Chronos inc. » vend du « temps » en « pilule » et pour celui qui l’absorbe « les aiguilles de l’horloge cessent de tourner » autour de lui.)

5/ Comment avoir sa statue sur la place Joachim XIII, dessin Emmanuel Bazin
(Un attentat contre le roi qui s’en sort « sauf ».)

6/ Le piège, dessin Dominique Bertail
(« Lady Charity » « était une marieuse enragée » notamment pour sa nièce à « classer dans la catégorie difficile à caser ».)

7/ Adiós, amigo, dessin Djief
(L'histoire débute et se termine par un « pénible accident ».)

Fini le 21/01/2024

Les sœurs de Montmorts de Jérôme Loubry

(Calmann-Lévy noir, 2021)

En avançant dans la lecture, le comportement des personnages devient tellement incohérent que le “thriller” se transforme en “roman comique”.
« Que se passait-il à Montmorts pour que ses habitants perdent à ce point l’esprit ? De la sorcellerie ? Des effluves de végétaux qui troubleraient les sens […] ? »

Si le titre avait été “Remords”, l'arrivée des « sœurs » à l’épilogue aurait pu surprendre, mais tout le livre l’annonce, notamment avec l’explication de la fameuse « maladie » et les paroles d’avant « suicides ».
« Je sais qui je suis… je sais ce que j’ai fait… » « J’ai le sentiment que… qu’il est trop tard, que quelque chose me rattrape enfin, après m’avoir poursuivie depuis des siècles… »

L’expérience est effectivement bien de son époque.
« Savez-vous dans quelle branche investissent les milliardaires de la Silicon Valley ? Des entrepreneurs comme Elon Musk avec Neuralink ? »

Fini le 20/01/2024

Natures mortes au Vatican de Michèle Barrière

(Un roman noir et gastronomique en Italie à la Renaissance, Le Livre de Poche, Policier, 2009)

En 1570, après le livre précédent, François Savoisy est installé à Rome et travaille avec le cuisinier du pape au Vatican. Il y retrouve son ami peintre et rencontre Arcimboldo. Un « cardinal » extrémiste leur fait des ennuis.
« En Espagne, il a remis en vigueur l’Inquisition […]. [Il] se montra si avide et si cruel que les nobles commencèrent à se liguer contre lui. », lui explique son ami le « garde suisse ».

Menacé également de l’accusation des meurtres des jeunes filles pendant la fête, François choisit de fuir.
« François ne se sentait pas blasphémateur pour un sou et n’avait aucun goût pour les débats théologiques qui lui passaient bien au-dessus de la tête. À Montpellier, il avait vu son ami Laurent Catalan accusé injustement de crime d’empoisonnement parce qu’il était d’origine juive. À Rome, l’Inquisition pourchassant la moindre trace d’hérésie lui avait fait horreur. Que les autorités de Genève soient tout aussi féroces ne l’étonnait pas. Il ne fallait pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment […]. »

Fini le 19/01/2024

Regrets éternels de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2006, Zonder spijt traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2018)

L’expression utilisée par la traduction, “la bande de Nivelles”, désigne des auteurs d'attaques à main armée, d'assassinats sans relation directe avec l'appât du gain. Dans cette histoire, l’intrigue se base sur une tuerie des années 1980 dont les responsables n’ont jamais été appréhendés.

Le titre original signifie “Sans regrets” ce qui correspondrait aux comportements des coupables prêts à tuer tout le monde plutôt que d’être découverts. Pour empêcher le commissaire d’y arriver, les « hommes de main » assassinent aussi pendant leur “nettoyage” l’ami de l’inspecteur Versavel. Le titre en français pourrait désigner alors le chagrin de l’inspecteur Versavel.

Le suspense réside dans la recherche des « documents », puis d’une « vidéo », que le journaliste assassiné aurait cachés.
« Mais c’était vrai. […] avait caché les notes de Demedts à un endroit où tout le monde, donc personne, ne les verrait. »

Fini le 16/01/2024

lundi 15 janvier 2024

La geisha de Yokohama de Charles Haquet

(Éditions du Masque, Labyrinthes, 2005)

En ce début de l’ère Meiji, le shintoïsme devient religion d’État. Les bouddhistes doivent disparaître. Le « moine Kodebu », mieux habitué aux rituels bouddhistes que le « samuraï Tosode », découvrira rapidement le coupable de la cabale montée contre son monastère, à coup d’agressions par un « tengû », de rumeur de visites de moinillons dans une « okiya », etc.

« Tu aurais dû te renseigner davantage sur nos mœurs avant d’endosser la robe… Aucun moine zen ne se risquerait à prononcer ce chiffre car il symbolise la mort. […] Ce sont les shintoïstes qui l’[le sel]utilisent dans leurs rites funèbres, pas les bouddhistes ! »

En attendant le lecteur peut en savoir plus sur la vie des geishas, notamment leur rôle dans les « zashiki » [banquets].

Fini le 14/01/2024

La mouche d'Alexandrie de Anne-Laure Thiéblemont

(Liana Levi, 2008)

La lecture est un peu complexifiée par les explications techniques sur la photographie de la fin du 19e siècle. Deux femmes racontent l'histoire.

« Louise », résidant au Caire, écrit dans son journal sa rencontre avec « Victor », sa façon de le séduire, etc.
« Longtemps je me suis demandée comment j’avais pu passer d’une vision d’ensemble flatteuse aux détails mesquins, évaluant Victor à l’aune du plus petit dénominateur. »

Quand des années après, une photo de ce « Victor » atteint un montant énorme aux enchères, « Marion » intervient pour enquêter et découvre la caractéristique de l’œuvre, une « mouche posée sur le portrait ».

« […] pour le marquer du sceau du démon et de la trahison. »

Fini le 12/01/2024

Sombre avec moi de Christopher Brookmyre

(Série Jack Parlabane, 2016, Black Widow traduit de l'anglais Écosse par Céline Schwaller, Métailié, 2019)

Dès la relation de la « journée au tribunal » du premier chapitre, le lecteur est induit dans le doute quant à l’accusation. Toute l’intrigue va être de le conforter dans l’erreur jusqu’à la fin. Les personnages sont bien composés.

Jack Parlabane
« Il n’était plus journaliste : il était “générateur de contenu” pour divers sites Internet, produisant en série toutes sortes d’articles de remplissage futiles juste un cran au-dessus du lorem ipsum sur tout et n’importe quoi […]. » qui va évidemment s’investir dans l’enquête, sollicité par la sœur puis par l'épouse.

Diana Jager, la « chirurgienne », qui a bien trimé pour accéder à son rang et a été bien réprimée pour avoir affiché sur un blog le  « sexisme » dans le milieu médical.
« Je voulais un mari en qui je pouvais avoir confiance. Je ne voulais pas un pervers. Je ne voulais pas un voleur. »

Et sur plus de quatre-cents pages, elle sera présentée comme coupable par la police, le journaliste, ses proches…
« Ils la clouent au pilori mais c’est comme s’il lui restait un coup de maître à jouer, une carte à abattre que personne ne va voir venir. »
Effectivement, Jack va devoir faire le voyage.

Fini le 11/01/2024

Déjà lu&rendu :
Un matin de chien, Les canards en plastique attaquent, Petit Bréviaire du braqueur, Faites vos jeux !

lundi 8 janvier 2024

Le Cri de Nicolas Beuglet

(Trilogie Geringën, scénario Makyo, dessin Laval Ng, Phileas, 2023)

Ce livre est une mise en scène époustouflante d'un thriller narrant un énième complot de la CIA pour duper les hommes. Le scénario est minutieusement découpé, pour suivre les pistes menant au vieux centre de torture. Les dessins estompés gardent aux personnages leurs expressions bien reconnaissables, mais permet de voiler la violence des scènes.

« Mais quel genre d’homme es-tu ?… Fidèle au point de provoquer la mort de ton fils et à laisser tuer maman ? » « L’humanité a besoin de gens comme nous pour progresser. Des gens qui font passer la science et son pouvoir avant leurs sentiments. »

Les allusions à la religion ne sont pas très explicites…

Fini le 8/01/2024

Meurtres à la pomme d'or de Michèle Barrière

(Un roman noir et gastronomique au temps de la Renaissance, Le Livre de Poche, Policier, 2008)

Au milieu du 16e siècle la « tomate », surnommée « pomme d’or », a une « réputation de toxicité ». L’auteur en profite pour narrer l’histoire des conflits de l’époque : religieux (catholiques contre tous les autres, protestants, calvinistes, et juifs bien sûr…) et dans ce livre, contre les apothicaires détenteurs du savoir sur les plantes.

« Les épiciers en ont toujours voulu à mort aux apothicaires. »

Mais les médecins découvrent une autre source de poison, le « datura ». En passant, le lecteur visite un peu l’Italie !

Fini le 7/01/2024

Le fantôme du Vicaire de Éric Fouassier

(Le bureau des affaires occultes 2, Albin Michel, 2022)

Pour bien comprendre le comportement de l’inspecteur « Valentin », et sa référence à « Damien », il faut avoir lu le livre précédent. Le « Vicaire » est présent dans cette histoire par ses messages et les meurtres qu’il sème sur le chemin, mais l’outrance du personnage est trop incrédible et devient vite lassante.

L’intrigue annexe sur les « phénomènes » d’apparition de la « fille décédée » est plate et convenue, la supercherie étant évidente (en postface l’auteur cite ses sources sur le fameux poison inoffensif selon la façon de l’avaler).
« […] en définitive, la fortune de Ferdinand d’Orval […] avait été la cause véritable de son malheur. »

Le vrai intérêt de cette lecture est la relation de la vie à cette époque historique où Casimir Perier vient d’être nommé « président du Conseil », 1832, rarement mise en scène.

Fini le 5/01/2024

Meurtre d'un baron allemand de David Safier

(Les enquêtes de Miss Merkel, 2021, Mord in der Uckermark traduit de l'allemand par Jocelyne Barsse, City poche, 2023)

C'est un parfait livre de chevet avec une intrigue simple et peu de personnages. Les quatre femmes interrogées par « Miss Merkel » se réduisent assez rapidement à trois suspectes.

« Angela s’habituait progressivement à ne pas être prise au sérieux avec son enquête. Elle avait souvent été sous-estimée au cours de sa vie, comme lorsque Helmut Kohl avait démissionné de la présidence d’honneur de la CDU, et ça l’avait toujours aidée. »

Une lecture rafraichissante bien endormante dont les seuls rebondissements sont les réactions de « Poutine » le « carlin ». Les personnages masculins brillent par leur fadaise que ce soit le « mari », le « garde du corps » ou le « commissaire ».

« Elle ne pouvait pas triompher ouvertement.
— Je vais avoir l’air bête devant mes supérieurs [dit le commissaire].
— Nous allons faire tous les deux comme si c’était vous qui aviez élucidé l’affaire. »

Fini le 4/01/2024

Le Tonneau de Freeman Wills Crofts

(1920, The Cask traduit de l'anglais par Dominique Mainard, préface de Claude Chabrol, Rivages/Mystère, 1997)

Une histoire millimétrée pour départager les deux suspects du meurtre de cette jeune femme, dont le corps est retrouvé dans un « tonneau ».

L’enquête est menée par l’inspecteur anglais qui a cherché et retrouvé le tonneau, puis avec l’inspecteur français pour vérifier son expédition de Paris :
« […] il examina les divers objets qui se trouvaient devant lui, faisant preuve de la lenteur méthodique à laquelle il était accoutumée, ne s’intéressant au suivant que lorsqu’il était certain de posséder une conception mentale limpide du précédent. »
« La strangulation n’était pas une méthode fréquemment employée. De plus, il s’agissait d’une méthode horrible, effrayante à voir, et lente à amener la mort. […] il s’agissait là d’un crime passionnel, dans lequel étaient impliquées les forces élémentaires de l’amour et de la haine. »

Et au final par le détective anglais, commandité par l’avocat de la défense, qui vérifie minutieusement les alibis avec les horaires des trains, l’origine des appels téléphoniques, la machine à écrire, etc.
« Il aborda le sujet avec une grande dextérité, brossant le tableau émouvant d’un innocent accusé de meurtre, et s’attira progressivement la sympathie de l’homme. »

Fini le 3/01/2024

Amusante définition

« D’abord en deux mots, en un bien plus tard. » pour le simple mot « Mamie ».

Grille 7* finie le 1/01/2024

mardi 2 janvier 2024

BD 2023

✓ Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 3 / dessin Emmanuel Reuzé, scénario Emmanuel Reuzé, Nicolas Rouhaud, Jorge Bernstein et Vincent Haudiquet, Fluide glacial, 2021 / fini le 23/12/2023 (encore plus d'absurdité, ubuesque…)

✓ Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 2 / dessin Emmanuel Reuzé, scénario Emmanuel Reuzé, Nicolas Rouhaud, Jorge Bernstein et Vincent Haudiquet, Fluide glacial, 2020 / fini le 18/12/2023 (anecdotes contemporaines, discrimination, obsolescence, télévacances, etc.)

✓ L'Alcazar / Simon Lamouret, Sarbacane, 2020 / fini le 9/12/203 (dessin particulièrement laid, les personnages sont tous moches, dommage cette construction indienne aurait été intéressante à lire)

✓ King Richard / scénario et dessin Max Vier, Paquet, 2013 / parcouru et fini le 25/11/2023 (histoire intéressante mais dessin désagréable, personnages uniformes, découpage aberrant…)

✓ Monsieur Jean Vivons heureux sans en avoir l'air / Dupuy-Berberian, Les Humanodes Associés, 2000 / fini le 23/11/2023 (Eugène fait des siennes pendant que Jean rêve à sa Cathy)

✓ La passion de Dodin-Bouffant Librement adapté du roman de Marcel Rouff La vie et la passion de Dodin-Bouffant, gourmet / Mathieu Burniat, Dargaud, 2014 (les anges dodus planant dans les saveurs…)

✓ Toujours trop ou pas assez : en finir avec la rhétorique foireuse du patriarcat / scénario Lou Sarabadzic, dessin Marko Mille, Mango, 2022 / parcouru et rendu le 14/11/2023 (sujet intéressant, mais mis en scène et illustré de façon trop alambiquée, rendant le fil des exemples de situations difficile à suivre)

✓ Le petit théâtre des opérations, tome 3 : Faits d'armes impensables mais bien réels… / scénario Julien Hervieux aka l'Odieux connard, dessin Monsieur le Chien, Fluide glacial, 2022 / fini le 6/11/2023 (L'attaque des morts-vivants, un haut fait du gaz !)

✓ Le petit théâtre des opérations, tome 2 : Faits d'armes impensables mais bien réels… / scénario Julien Hervieux aka l'Odieux connard, dessin Monsieur le Chien, Fluide glacial, 2022 / fini le 29/10/2023 (des histoires de combats toujours époustouflantes)

✓ Le héros du Louvre, tome 1 : La joconde a le sourire / scénario Élie Chouraqui, dessin Letizia Depedri, Glénat, 2023 / fini le 8/10/2023 (les dessins flasques rendent insipides les personnages de cette histoire banale de la guerre)

✓ Malgré tout / dessin et scénario Jordi Lafebre, Dargaud, 2020 / fini le 17/06/2023 (l'histoire à rebours d'une amourette)

✓ The Promised Neverland, tome 1 : Grace Field House / scénario Kaiu Shirai, dessin Posuka Demizu, Kazé, 2018 / fini le 15/06/2023

✓ Le petit théâtre des opérations, tome 1 : Faits d'armes impensables mais bien réels… / scénario Julien Hervieux aka l'Odieux connard, dessin Monsieur le Chien, Fluide glacial, 2021 / fini le 26/05/2023 (un toujours bel hommage aux combattants)

✓ Quand sonne la tempête / Masaki Enjoji, traduction de Ryoko Akiyama, Akata, 2021 / tome 1 lu jusqu'au chapitre 3 le 27/04/2023 & rendu (dessins trop réalistes)

✓ Sweet Home / scénario Carnby Kim, dessin Youngchan Hwang, Ki-oon, 2022 / tome 1 fini le 27/04/2023 (traduction des onomatopées très bien intégrée dans les dessins)

✓ C'est pas du polar… mais ça craint quand même ! / Bruno Heitz, Gallimard Bayou, 2018 / fini le 18/04/2023

✓ La Revanche des bibliothécaires / Tom Gauld, 2022, Revenge of the Librarians traduction de Éric Fontaine, Éditions 2024, 2022 / fini le 10/03/2023

✓ Le chat du boulanger / Posy Simmonds, 2004, Baker Cat traduction de Rémi Stefani, Casterman, Les albums Duculot, 2005 / fini le 2/03/2023

✓ Cristal 417 / scénario Mark Eacersall et Henri Scala, dessin Boris Golzio, Glénat, 2022 / fini le 5/02/2023 (une description du travail d'une brigade du “quai des Orfèvres”, les traits du “417” sont désagréablement inexpressifs)

✓ Béatrice / Joris Mertens, Rue de Sèvres, 2020 / fini le 27/01/2023 (sans texte avec des dessins très expressifs)

Souper mortel aux étuves de Michèle Barrière

(Un roman noir et gastronomique à Paris au Moyen Âge, Le Livre de Poche, 2009)

Le titre désigne la conclusion plutôt que le début, « Jehan » a fini de manger quand il est assassiné « en mission commandée ». « Constance », son épouse, estime : « Je suis certainement la mieux placée pour vous aider [à confondre les faux-monnayeurs]. Personne ne se méfiera d’une petite paysanne de Guyenne qui ne s’intéresse qu’à réussir ses tourtes. »

Chaque chapitre s’ouvre sur un proverbe du jour de ce début 1393. Par exemple :
« 7 janvier “S’il neige à la Saint-Raymond, l’hiver est encore long.” »
« 9 janvier ”Pour Saint-Cyprien, le froid nous revient.” »
« 10 janvier “Beau temps à la Saint-Guillaume donne plus de blé que de chaume.” »
« 29 janvier ”S’il gèle à la Saint-Sulpice le printemps sera propice.” » etc.

En plus des recettes de l’époque, l’auteur nous conte « la véritable histoire du combat entre Carême et Charnage » [p. 310 et suivantes] inspiré d’un texte du 13e siècle.

Fini le 31/12/2023

Monsieur Apothéoz de Julien Frey

(dessin et couleur de Dawid, Vents d'Ouest, 2022)

« — C’est vrai qu’Apothéoz c’est plus beau que Pépin.
— Apothéoz porte la poisse. Mieux vaut s’appeler Pépin, croyez-moi.
— La théorie est intéressante. »
« — […] je cale pour mon roman et vos histoires m’inspirent. […] Si vous m’en dites plus, je vous prouverai que votre théorie de nom maudit ne tient pas debout.
— Et comment vous feriez ça ?
— En transformant votre plus bel échec en belle réussite. »

Tout le graphisme illustre merveilleusement cette histoire, les mouvements et expressions des personnages, l’animation des décors… tout est un plaisir !

Fini le 30/12/2023

La Main de marbre de John Dickson Carr

(Patrick Rossiter, 1932, Poison in Jest traduction de Jean George, Le Masque, 1995)

Le narrateur évite l'empoisonnement en souhaitant son brandy pur. Chaque membre de la famille peut être coupable du meurtre du mari de « Clarissa » qui a sauvé le « juge » des grains de « hyoscyamine » et la mère de « l’arsenic ».

La « main » qui donne son titre français au livre, n’apparaît que dans les explications, une « plaisanterie » pour vengeance. Mais la terreur ressentie par « le juge » bouleverse tout le monde. Le « détective » fera se souvenir que le « juge n’avait plus de fortune, plus un sou ! »

Fini le 28/12/2023

Le village aux huit tombes de Seishi Yokomizo

(1949, 八つ墓村, Yatsuhakamura trad. du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Picquier poche, 1999)

Le narrateur sert de « bouc émissaire » au coupable des meurtres, suscitant la vindicte des villageois suite aux massacres perpétrés autrefois par son « père ».

« […] la difficulté consistait en cela que le mobile était introuvable jusqu’au moment où tomberait la dernière victime. » « C’étaient des assassinats complètement gratuits. Or, avec cette feuille de papier, le criminel révélait un semblant de mobile. Quelqu’un […] voulait offrir des victimes propitiatoires au sanctuaire des Huit Tombes. Pour cela, il éliminait un membre d’un couple analogique ou contradictoire. »

Les grottes, subitement très fréquentées, finiront par donner les réponses aux questions du « détective ».

Fini le 26/12/2023