(Robert Laffont, La Bête noire, 2024)
Une lecture pesante, le style d'écriture est laborieux avec parfois des erreurs dans la construction des phrases, l'intrigue est simpliste sans réel suspense, les descriptions de Paris en cette année 1673 sont conformistes avec les inévitables boues et embarras, les différences entre les métiers de l’époque, « médecin », « chirurgien », « apothicaire », « botaniste », « herboriste » mal présentées, etc.
Cette série de meurtres apparentés aux « démonstrations d’anatomie » au « Jardin du Roi » aurait mérité un meilleur traitement avec des personnages menant de vrais enquêtes et non les ratiocinations du “héros” à longueur de pages, se présentant comme « menacé » par le « commissaire », celui-ci se révélant autrement que le suggère les rumeurs.
« Pour la première fois depuis leur rencontre, Sébastien vit en Parisot un être humain. Celui qu’il considérait comme un bourreau corrompu et sans scrupules revêtait un visage inattendu, celui du père qui portait une lourde responsabilité et n’avait sans doute pas droit à beaucoup de répit. […] Il n’avait jamais réussi à se fâcher très longtemps, préférant pardonner plutôt que d’être esclave du ressentiment. […] En acceptant les autres, avec leurs défauts, il se libérait de leur emprise. Que l’on cherche à profiter de sa générosité ne l’effrayait pas. C’était le prix à payer pour vivre en paix. »
Les à-côtés, le « livre d’Aymar », les « lettres à Charles », ne seront pas explicités dans le contexte, les rendant de peu d’intérêt pour l’intrigue.
Fini le 30/05/2024
vendredi 31 mai 2024
Le Jardin des anatomistes de Noémie Adenis
mercredi 29 mai 2024
Dix âmes, pas plus de Ragnar Jónasson
(2019, Þorpið traduit de l'islandais par Jean-Christophe Salaün, Éditions de La Martinière, 2022)
C'est une banale histoire de meurtres perpétrés pour cause de trafic de drogue, mais orchestrée à partir de la vie de « Una » venue au « village » (traduction du titre original) pour enseigner à deux élèves. Y vivent des anciens et leurs descendants, soit « dix habitants », particulièrement soudés qui « réglaient leurs problèmes entre eux ». Pour Una : « On ne pouvait pas suivre cette règle saugrenue en toutes circonstances, et celle-ci ne s’appliquait certainement pas à Una, qui venait de l’extérieur et ne cherchait qu’à agir en bonne citoyenne. »
Des chapitres intermédiaires racontent l’arrestation et la condamnation de « Björd » harcelée par la police qui veut obtenir des coupables.
Pendant ce temps, des fantômes errent en haut de l’escalier.
Fini le 28/05/2024
lundi 27 mai 2024
La mort sans peine de Bill Pronzini
(2002, Step to the Graveyard Easy traduit de l'anglais américain par Pierre Sérisier, L'Écailler du Sud, 2005)
D’après le résumé, « Matthew Cape décide de tout larguer : sa femme, son foyer, son emploi de commercial » et part sur les routes des États-Unis s’arrêtant parfois un peu plus longtemps pour jouer au poker.
« Je me suis laissé embarquer dans une de leurs parties, mais j’ai réussi à déjouer leurs plans. » Puis, en découvrant des photos, il va tout faire pour essayer de comprendre le complot auquel elles sont liés et prévenir les victimes.
« L’argent n’est pas la question. Je ne le prendrais pas même s’ils m’en proposaient. » « J’ai longtemps été un affreux égoïste. J’imagine que l’heure est venue de savoir comment on vit autrement. »
La fin du livre éclaire le titre original « Allez au cimetière facilement ».
Fini le 26/05/2024
Ragdoll de Daniel Cole
(2017, Ragdoll traduit de l'anglais Royaume-Uni par Natalie Beunat, Robert Laffont, La Bête noire, 2017)
Une histoire et des personnages complètement délirants mais un récit si bien monté que la lecture est prenante.
Tout part de la découverte indiqué en sous-titre « un corps six victimes » qui donne son titre au livre « la poupée de chiffon ». L’enquête commence par les recherches pour l’identification de chacun des « morceaux » (tête, torse, bras, etc.) et se poursuit dans la volonté de protection des prochaines victimes du meurtrier. Le tout sous le regard de la télévision par l’intermédiaire de « l’ex-épouse » de l’inspecteur « Wolf ».
« Vous ne le connaissez pas aussi bien que moi, l’interrompit Baxter. Wolf a un code de conduite. C’est quelqu’un qui a un très haut sens moral, même si ça l’entraine parfois à faire des choses terribles ou illégales. — N’est-ce pas contradictoire ? — On sait tous qu’agir pour le bien ne s’accorde pas toujours avec la loi, en tout cas pas comme on en rêverait dans un monde idéal. Wolf n’aurait jamais pu commettre ces actions que vous… »
« Le véritable William Fawkes n’est que feu et courroux, c’est celui qu’ils ont dû enfermer […]. »
Fini le 25/05/2024
Définitions à double sens
Les réponses aux définitions des trois mots du 1 horizontal sont :
« Corot » pour « Mon premier est un pleinairiste. »
« Navire » pour « Mon deuxième ne craint pas l’eau. »
« Russe » pour « Mon dernier partage le lit de l’Amour et mon tout est le premier vertical ! »
Ce qui donne « Coronavirus » en réponse à la définition du 1 vertical : « Il nous aura appris ou rappelé l’alphabet grec. »
Grille 7* finie le 24/05/2024
jeudi 23 mai 2024
Obsession de Michaëla Watteaux
(City-Éditions, thrillers, 2020)
Pour documenter un livre sur la disparition de « Rose », l’écrivain, ancien policier, doit enquêter auprès des témoins.
« Rose Treymin, douze ans, originaire de Paris, disparaît vers 21 heures, à environ deux kilomètres du village de Dampierre sur une route de forêt. La fillette est en compagnie de trois gamines de son âge qui participent à un stage équestre au haras des Genêts […]. Quelques heures plus tôt, elles ont fait le mur et emprunté des vélos pour se rendre à la fête foraine du village voisin. »
L’auteur alterne les chapitres des recherches et ceux de « Iris », anciennement « Nadia » une des « gamines », présumée coupable de ne pas avoir attendu Rose.
« Une façon de focaliser l’attention sur elle, sans doute un moyen de conjurer la culpabilité d’avoir échangé son manteau et son bonnet avec Rose. Et puis sa mère et elle ont vécu des horreurs en Bosnie. […] La disparition de Rose a dû raviver des souvenirs douloureux. La petite a eu des crises d’angoisse pendant des mois. »
« […] vous direz à l’accessoiriste de ne pas oublier le lecteur VHS et les K7. Et bien sûr : Persona, le film de Bergman. Persona, qui signifie “masque” [terme latin désignant le masque porté par les comédiens dans les tragédies antiques]. Le masque de théâtre ! C’est important à cause des deux comédiennes qui à la fin ne font qu’une. »
Fini le 22/05/2024
mardi 21 mai 2024
Ainsi parlent les morts de Val McDermid
(Série Tony Hill & Carol Jordan, How the Dead Speak traduit de l'anglais Écosse par Perrine Chambon, Flammarion, 2022)
Pour un lecteur n'ayant jamais lu les précédents livres de cette série, les premiers chapitres sont pénibles à comprendre car ils sous-entendent des événements passés expliquant, par exemple, pourquoi « Tony Hill » est en prison et « Carol Jordan » en psychothérapie.
La lecture arrive enfin à se concentrer quand débute l’enquête policière après la découverte de cadavres enterrés dans le terrain d’un ancien couvent et celui de son « gardien ». Le cousin de celui-ci refuse de se faire interroger.
« On ne devrait pas conclure que l’adolescence difficile de Conway puisse créer un lien entre lui et des victimes qui ont connu des expériences similaires. Un lien, ce n’est pas nécessairement une relation de conséquence. »
Ce livre n’a pas de vraie fin ; le lecteur ne saura pas qui, ni quoi, a fait mourir les enfants du couvent, ni les raisons du meurtrier aux « jardinières ». Les morts ne parlent pas…
Fini le 20/05/2024
Miroir de nos peines de Christian De Metter
(d'après le roman de Pierre Lemaitre de la trilogie Les Enfants du désastre, 2020, Rue de Sèvres, 2023)
Dernier tome de la trilogie Les Enfants du désastre, ce livre se passe pendant l'exode devant l'occupation allemande à la prise du pouvoir par le maréchal Pétain (avec un extrait de son discours).
Que ce soit la jeune femme en quête de son demi-frère, les deux soldats entrainés dans la débâcle, le téméraire et le respectueux, l'imitateur incarné en prêtre aidant les rescapés, etc. chacun est très bien typé et reconnaissable au milieu de tous.
Après ce livre, la relecture du tome 1 s'impose… et la lecture du 2.
Fini le 20/05/2024
dimanche 19 mai 2024
L'offrande grecque de Philip Kerr
(Série Bernie Gunther, 2018, Greeks Bearing Gifts traduit de l'anglais par Jean Esch, Seuil, 2019)
Ce livre se positionne en treizième aventure du héros de cette série. En 1957, il est enquêteur pour une société d'assurance, sous le nom de « Christof Ganz », qui l'envoie en Grèce pour contrôler une demande d'indemnisation pour un naufrage.
À Athènes, le « lieutenant Leventis » lui confisque son passeport pour l’obliger à l’aider à trouver le meurtrier du propriétaire du bateau.
« Écoutez-moi, Leventis. J’ai promis de vous aider, pas de vous tresser une couronne d’olivier. Et nous savons tous les deux que je fais un piètre suspect. Puisque je suis arrivé sur le lieu du meurtre après le meurtre. »
Il a l’aide du responsable grec de la société d’assurance, qui parle couramment allemand.
« […] pendant la guerre, j’ai servi d’interprète aux forces d’occupation […]. Je n’ai assassiné ni volé personne […]. Mon seul crime est d’avoir fait partie d’un pool d’interprètes et de traducteurs. J’ai même essayé d’atténuer certains ordres. Malgré cela, aux yeux des Grecs, je suis un collaborateur. — Collaborateur est un autre mot pour dire survivant. Dans une guerre, rester vivant c’est un peu comme jouer au tennis. Ça paraît beaucoup plus facile quand vous n’avez jamais été obligé d’y jouer vous-même. »
L’auteur nous précise en « notes » les personnages réels qu’il a mis en scène dans son histoire, par exemple « Max Merten » « reconnu coupable de crimes de guerre » mais « libéré » par le Premier ministre grec « dans le cadre d’une amnistie générale ». Dans le livre, il le fait découvrir par Bernie comme un « obèse nu », « sa respiration empestait la cigarette et le schnaps, tandis que son corps épais dégageait une odeur acide de transpiration », il « n’avait que quarante-dix ans, mais il en paraissait dix de plus. »
Fini le 18/05/2024
jeudi 16 mai 2024
Notre otage à Acapulco de Jean-Christophe Rufin
(Les énigmes d'Aurel le Consul, Flammarion, 2022)
Aurel est expédié au Mexique car l'ambassadeur de là-bas ne veut pas d'un gêneur pour briller lui-même devant un député français en cherchant des nouvelles de Martha, sa fille disparue à Acapulco.
Notre consul en profite pour faire plaisir au propriétaire de son hôtel d’Acapulco, « Los Flamingos », en donnant des soirées piano et chant de son répertoire de Sinatra. Mais, par inadvertance, il découvre quand même des informations sur Martha qui, transmises par son contact policier, mettront l’ambassadeur en colère, celui-ci étant convaincu que la fille du député est une « victime des cartels ».
« Ce qui s’est déclenché avec la plainte imbécile de l’Ambassadeur, c’est un processus terrible. Beaucoup de gens vont perdre la vie. Moi aussi peut-être, et vous. Comme ça, nous n’emmerderons plus personne : ni mon père ni le Quai d’Orsay. »
« Ingrid » accepte d’apporter son aide…
Fini le 14/05/2024
L’auteur précise en postface :
« Aurel, bien sûr, est un personnage de fiction et toutes ses aventures sont des constructions romanesques. Il reste que tous les personnages que l’on croise en le suivant, que tous les lieux qu’il arpente, que tous les sujets de société qu’il aborde appartiennent à la réalité. »
lundi 13 mai 2024
Trois fourmis en file indienne de Olivier Gay
(Série Fitz, éditions du Masque, 2015)
« John-Fitzgerald Dumont » est un parfait modèle d’antihéros, un petit dealer (non consommateur) « amoureux des soirées […] de la musique, de la danse, de l’alcool ».
« Bob » le lance dans une aventure périlleuse à laquelle se joint son ex-amie, maintenant « commissaire de police ». Sur l’île de ce milliardaire qu’elle soupçonne de financer « des terroristes », il va devoir essayer d’être valeureux sans beaucoup de succès.
Il aurait suffit de trouver la réponse à la « devinette » :
« Trois fourmis avancent en file indienne. La première dit : j’ai deux fourmis derrière moi. La seconde ajoute : j’ai une fourmi devant moi et une autre derrière moi. La troisième conclut : j’ai deux fourmis devant moi… et une autre derrière moi. »
Fini le 13/05/2024
Déjà lu&rendu le début de cette série :
Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, Les mannequins ne sont pas des filles modèles, Mais je fais quoi du corps ?
samedi 11 mai 2024
L'incendiaire de Jón Hallur Stefánsson
(2008, Vargurinn traduit de l'islandais par Éric Boury, Gaïa polar, 2010)
Dans ce village sous la neige, des familles sont imbriquées dans des disputes et leurs enfants se débrouillent entre eux. Ce que résume ainsi « Valdimar », le policier chargé de l’enquête sur les incendies.
« J’ai quand même l’impression que ces incendies ne frappent pas au hasard. Il existe toutes sortes de liens entre les propriétaires des lieux sinistrés, y compris avec le pasteur [Aðalsteinn] et sa femme [Urður] qui ont perdu leur maison dans les flammes l’année dernière. »
« Drifa, la fille de Þorsteinn, le capitaine de chalutier qui vient de perdre sa maison, était l’amie du fils du pasteur, Baldur, qui avait déjà mis fin à ses jours au moment de l’incendie du domicile de ses parents. Ensuite, j’ai appris que Sveinbjörn, le propriétaire de l’usine, trompait sa femme [Stella, sœur du policier local Smàri] avec celle de Þorsteinn, Hugrun. »
Le coupable emmène alors sa Bible sur la montagne et lit : « Le Dieu qui répond par le feu est le seul vrai Dieu. ».
Fini le 11/05/2024
jeudi 9 mai 2024
Après les chiens de Michèle Pedinielli
(Cycle Boccanera, Éditions de l'Aube, Mikrós Noir, 2021)
Dans ce livre, « Diou » :
Découvre un cadavre ce qui l’amène à rencontrer ceux qui aident les réfugiés à la frontière franco-italienne et qui sont accusés de délit de solidarité.
« C’est illégal au regard des dernières lois promulguées, oui. Mais pour nous, c’est comme ça, on ne peut pas laisser des gens mourir sur nos routes, dans nos montagnes. C’est le minimum des gestes humains que nous pouvons faire. »
Est chargée d’enquêter sur la disparition de « Mélody » ce qui la met aux prises avec des néonazis.
« On en a des tapés à Nice. Des qui pensent que naître suffit pour être. Parce qu’ils sont nés ici, ils sont d’ici. Ils en tirent une fierté que j’ai toujours eu du mal à comprendre. Parce qu’après tout, ils n’ont pas fait beaucoup d’effort pour le mériter, cet ici. […] Je ne vois pas en quoi on peut en être fier. Si on va par là, est-ce que ceux qui traversent mille dangers pour arriver ici n’ont pas mille fois plus de mérite à rester ici ? »
Ses histoires sont entrecoupées de chapitres relatant, comme en parallèle, le témoignage d’un enfant aidant son frère et son cousin à guider les Juifs, fuyant les « trains », pour franchir la frontière.
Diou conviendra en revoyant « Jo » qu’elle s’occupe de « chiens perdus ».
Fini le 8/05/2024
mercredi 8 mai 2024
Le pacte des Assassins de Anne Beddingfeld
(pseudonyme de Anne Martinetti, Rageot thriller, 2013)
Un livre pour adolescents épris de fantaisie. Tout y est parfaitement artificiel, l’intrigue aussi bien que les personnages, notamment le principal « Jo » (Joséphine) orpheline élevée par son « grand-père » qui démarre son aventure en se posant ces questions : « Est-ce que mon grand-père est mort ? Est-ce que j’ai vraiment tué un homme ? Est-ce que je viens d’échapper à un attentat ? Mes parents sont-ils en vie ? »
Et l’histoire dévale dans le grand n’importe quoi : voyage à « Pétra », initiation dans une secte, complot, etc.
L’auteur pédale dans le semoule à partir de la traduction du mot arabe “Hashashiyyin” désignant un membre d’une ancienne secte chiite ismaélienne.
« […] les Assassins agissent pour le bien de l’humanité, en éliminant ses plus cruels ennemis après de longues délibération et en se fondant sur de véritables études d’impact historique. Vous, vous voulez créer des robots tueurs, agissant sur ordre. Sur vos ordres… »
… et dérape dans l’expérience « génétique »…
Fini le 6/05/2024
lundi 6 mai 2024
L'Écho des morts de Johan Theorin
(L'île d'Öland 2, 2008, Nattfåk traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Prix du meilleur roman policier suédois 2008, Prix Clé de verre 2009, Albin Michel, 2010)
C'est bien monté, mais trop long pour une lecture agréable. Chaque mort en appelle une autre, la « sœur ainé » puis « l’épouse » et tous les anciens ayant vécu près de cette maison sur l’île. Leur sanctuaire en haut de la « grange » justifie les voix entendus par les nouveaux habitants.
Cet aspect de l’histoire, la voix des fantômes, sert à mettre un peu de mystère dans toute cette platitude. Le seul personnage intéressant est « Tilda » la jeune policière nouvellement arrivée.
« Dans la police de proximité, on manque toujours de temps. Vous allez rendre visite à des classes, arrêter des ivrognes au volant, faire cesser les tags, enquêter sur des cambriolages, patrouiller dans les rues de Marnäs, et surveiller la circulation sur les routes. »
Elle met de la vie dans la narration par ses entretiens avec « Gerlof » (le frère de son grand-père), ses questions à « Joakim » (veuf perdu avec ses enfants). Lui est un personnage parfaitement fade et insipide qui sert uniquement à rénover les lieux et les visiter pour retrouver sa « Katrine » ne s’interrogeant jamais sur la raison de son décès et laissant leurs enfants se débrouiller.
La « tourmente » va réunir tout ce monde à la suite des « cambrioleurs » (qui justifient ainsi l’utilité de leurs chapitres).
Fini le 6/05/2024
Déjà lu&rendu :
L'Heure trouble 1, Le Sang des pierres 3, Fin d’été 4, Froid mortel (autre)
dimanche 5 mai 2024
La Princesse au petit moi de Jean-Christophe Rufin
(Les énigmes d'Aurel le Consul, Flammarion, 2021)
Le Prince « consort » de la Principauté de « Starkenbach » fait appel à Aurel, sur les conseils d’un ancien ambassadeur, pour comprendre la « disparition » de la Princesse.
Qui se présente ainsi :
« En somme, on m’avait dit que j’étais princesse et je le suis devenue. J’étais à un âge où le moi n’est pas suffisamment assuré pour refuser le destin qu’on lui impose. Par la suite, quand j’ai accédé au trône, j’ai découvert l'hostilité du peuple. Elle ne m’a pas surprise. Je l’attendais, en tant que première femme à régner. Et, bien sûr, avec le péché originel d’une mère telle que la mienne. » « Mon moi, mon petit moi, brisé par l’irruption brutale, en plein milieu de mon enfance, d’un destin inattendu de souveraine sortait des décombres de mon passé et reprenait vie. »
Le « consul », bien secondé par « Shayna » « la collaboratrice personnelle » de la princesse, va retrouver le suborneur qui « opérait à l’autre extrême de la séduction. Non pas celle qui procède de la force mais, au contraire, de la faiblesse. Non pas celle qui donne aux femmes l’envie d’être protégées mais, au contraire, celle qui les pousse à se faire elles-mêmes protectrices. »
Au final, une belle réconciliation.
Fini le 4/05/2024
La route de tous les dangers de Kris Nelscott
(Une nouvelle aventure de Smokey Dalton, 2000, Dangerous Road traduit de l'anglais États-Unis par Luc Baranger, Points, 2010)
La ville de Memphis dans l'État du Tennessee a connu beaucoup de violences pour faire cesser la ségrégation des « nègres ». Ce n’est toujours pas fini dans les années 1960. Ce livre raconte à sa façon la grève des éboueurs, les tensions entre les partisans des Black Panthers voulant tout détruire et ceux de Martin Luther King prônant la non-violence.
La narration est un peu fouillis entre l’histoire avec un grand H et le récit de l’enquête de « Smokey » sur ses origines et la mort de ses parents, et, de plus, son intérêt à protéger le « jeune Jimmy ».
Cette confusion rend la lecture décevante. Ses découvertes sur sa famille et celle de sa « cliente » — le « lynchage » de ses parents pour cause de disparition du bébé « Laura » et le « repentir » des ravisseurs — font trop artificielles à côté des émeutes. Quant à la protection vouée à Jimmy… son personnage paraît tellement bébête qu’il donne l’impression de n’être là que pour mettre en scène l’assassinat de Martin Luther. Et, évidemment, on a droit à l’inévitable scène de “baise” entre le « négro » et sa cliente…
Fini le 1/05/2024
> Les autres livres de cette série paraissent contenir encore plus de violence…