dimanche 27 août 2017

De chair et d'os de Dolores Redondo

(La trilogie du Baztán 2, traduit de l’espagnol par Anne Plantagenet, Mercure de France, 2015)

Les histoires de famille de l’enquêtrice sont toujours le ressort de l’intrigue pour cette suite.

Donc, l’auteur narre à nouveau toutes les aventures du premier tome et on retrouve encore une fois toutes ces assertions sur le “Mal” : « Le mal existe et il est dans le monde. […] il est là, et vous savez comme moi que votre mère n’est pas uniquement une malade mentale. » « Ce silence d’Elizondo proclamait une paix qui n’existait pas […] transmettant aux habitants de ce lieu une énergie tellurique et émergente, venue de l’enfer même. » (Pauvres campagnards et malades étiquetés sataniques !) C’est lassant, mais permet de publier un volume de presque 600 pages.

La description de la poursuite finale coche tous les items de la liste “comment monter un suspense” : bébé enlevé, nuit noire orageuse, héros partant tout seul, etc. La scène en devient ridicule et comique.

Fini le 27/08/2017

L'inspecteur Chopra et l'héritage inattendu de Vaseem Khan

(traduit de l’anglais par Frédéric Pieretti, City éditions, 2017)

Cet inspecteur (à la retraite) hérite d’un garde du corps bien mignon pour l’aider à arrêter criminels et corrompus.

Fini le 24/08/2017

>>> Premier titre de la série édité en français, espérons la suite rapidement.

Surgie de nulle part de Giles Blunt

(traduit de l'anglais Canada par Nicolas et Pierre Bondil, Éditions du Masque, 2007)

Beaucoup de mouches noires (d’où le titre original Black fly season) harcèlent les enquêteurs à la poursuite d’un sorcier fou.

Le comportement d’un des personnages atteint d’une maladie mentale est décrit si simplement sans exagération qu’on dirait un témoignage vécu. Intéressant.

Fini le 23/08/2017

mercredi 23 août 2017

Sérail killers de Lakhdar Belaïd

(Gallimard Folio policier, 2003)

Une bonne présentation du contexte de l'Algérie en France, bien agité par les menées politicardes des revanchards de 62.

Fini le 21/08/2017

La dent du bouddha de Colin Cotterill

(traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2007)

Encore plus d’esprit dans cette histoire des aventures du Dr Siri. Un délice !

« Être le coroner national ne servait à rien quand il s’agissait de pousser le vieil autobus bureaucratique jusqu’au nirvana socialiste. »

Fini le 21/08/2017

Le paradis n'est pas pour nous de Graham Hurley

(2010, traduit de l'anglais par Valérie Bourgeois, Éditions du Masque, 2014)

Les titres de cet auteur donnent l'impression de lire toujours la même histoire. Les personnages récurrents – le dealer enrichi, l'ancien flic qui travaille pour lui, le policier ornithologue – leurs comportements toujours identiques et leurs réflexions redondantes nuisent au suspense. Dans cette histoire, c'est le silence, les non-dits qui seront mortels.

Fini le 19/08/2017

samedi 19 août 2017

Une question d'honneur de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Libra diffusio, 2006)

Où le commissaire comprend l’influence des mots pour provoquer un meurtre.

Et comment il envisage les suites des turpitudes de la guerre : « La Madone avait un jour sauvé la ville de la peste, et il y avait à présent une église ; les Américains avaient sauvé le pays des Allemands, et à présent il y avait des McDonald’s partout. »

Fini le 19/08/2017

Évidemment

La réponse à « “Doubles” avec une bécane » est facile à trouver quand on se souvient que la bécane peut aussi désigner un ordinateur : « Sauvegardes ».

Grille 7* finie le 18/08/2017

La vengeance volée de Irène Chauvy

(Une enquête du capitaine Hadrien Allonfleur sous le Second Empire, 10-18, 2013)

Des histoires trop emberlificotées par les dérives du héros pour retenir l'attention.

La description de la vie sous le Second Empire parait une relation de la décrépitude de notre société actuelle : « […] la misère est partout. Faut-il que les pauvres restent pauvres pour que les riches soient riches ? »

Fini le 17/08/2017

La quatrième forme de Satan de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 1998, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2009)

Enquête sans trop de Duvel, mais avec champagne et whisky, sauf avec le maitre menaçant les futurs jumeaux.

Fini le 15/08/2017

mardi 15 août 2017

Elastique nègre de Stéphane Pair

(Fleuve noir, 2017)

Difficile d’entrer dans cette histoire : chaque chapitre est le vécu d’un personnage mais sans indication de temps, ni de rapport avec les autres.

De plus, l’écriture est très artificielle, les expressions en créole qui parsèment le texte sonnent faux. Pourtant, l’auteur y croit, d’après son interview à France Culture : « Mon roman a pour but de parler de la société antillaise ».

« J’ai une connaissance de la Guadeloupe à travers l’écoute de la voix de ma grand-mère et du créole qu’elle pouvait parler, ou de ma mère quand elle peut s’énerver et parle en créole plutôt qu’en français, mais finalement, j’ai aussi une certaine distance avec la Guadeloupe et ça me permet de réussir à inventer, à faire fonctionner l’imaginaire et ne pas être précisément que dans la réalité. » Effectivement, cela ne donne que du folklore, vie dans les cases, prostitution, dealers et gendarmes profiteurs…

Dommage, j’espérais un peu une œuvre comme les magnifiques livres de Colin Niel sur la Guyane.

Fini le 13/08/2017

Le déjeuner du coroner de Colin Cotterill

(traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2006)

Le régime communiste laotien conté avec humour : « Le socialisme est un grand cosmos, mais la confiance est l’atmosphère qui rend les étoiles solidaires. […] Personne ne comprend. »

Cadavres, policiers, caciques… et les esprits éclairants ou menaçants, tout y est.

Fini le 12/08/2017

Ce que savent les morts de Laura Lippman

(traduit de l’anglais États-Unis par Frédéric Grellier, Seuil, 2009)

« […] elle s’était mise à lire pour ne pas penser à la vacuité de son existence. À la longue, elle s’était aperçue qu’elle préférait la compagnie des livres à celle des humains. La lecture n’était pas pour elle un pis-aller mais un moment de plénitude. »

Une construction toute en ramifications qui creusent dans les trente années depuis la disparition des sœurs.

Fini le 11/08/2017

jeudi 10 août 2017

Maudit héritage de Irène Chauvy

(Les Nouveaux auteurs, 2014)

En suivant les méandres d’une histoire de malédiction du Moyen-Âge à la IIIe République, Jane cherche son père. Un dernier chapitre un peu abrupt.

Fini le 9/08/2017

Montecristo de Martin Suter

(traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, Christian Bourgois éditeur, 2015)

Une histoire de gros sous qui se termine par la projection du film du non-héros survivant sur fond d'un complotisme étrangement réaliste.

Fini le 8/08/2017

Du sang sur l'autel de Thomas H. Cook

(1983, traduit de l’anglais États-Unis par Madeleine Charvet, Éditions Points, 2012)

« Il se reput de l’idée de son ascension et de sa glorification, et se demanda, l’espace d’un moment, si ce n’était pas là, à l’œuvre, le péché d’orgueil. […] seulement la reconnaissance du fait qu’il existait de vastes gradations dans la valeur de ce que les hommes accomplissaient sur cette terre, et que ces différences finiraient par être reconnues et récompensées. Ce n’était rien de plus qu’un sens de la justice réellement divine. »

Les Mormons, leur histoire et leurs relations avec les “Indiens” et les “Noirs”. Enquête difficile pour Jackson.

Fini le 7/08/2017

La petite fille de ses rêves de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2011)

Encore une impasse pour le commissaire, le coupable étant le fils d’un ministre.

Fini le 5/08/2017

samedi 5 août 2017

La collègue tatouée de Margherita Oggero

(traduit de l’italien par Françoise Brun, Albin Michel, 2006)

La traduction rend très bien la fluidité de l’imbrication des pensées de la “prof” dans ses réflexions sur l’assassin. Le style de cet auteur est un délice à déguster.

« Évidemment, la condition sociale de la victime ainsi que certains aspects, nullement marginaux, du crime convenaient bien au modus operandi du subtil détective belge, et pourtant même quelqu’un qui — comme elle — était fermement convaincu que c’est la vie qui imite la littérature (au début il y a toujours le Verbe) ne pouvait s’empêcher de trouver que ce scrupule — disons philologique — était franchement excessif. »

L’exergue : « Les livres vous expliquent la vie ; la vie ne vous explique rien. »

Fini le 4/08/2017

La louve de Subure de Laurent Guillaume

(Les Nouveaux auteurs, 2011)

L’histoire de la guerre de Trajan contre les Daces et celle du destin de l’épée royale des Goths s’articulent dans une construction parfaite sur fond de magie, de magicienne qui renaît. Même si ce livre n’est pas vraiment un “polar”, c’est encore un bon titre de cet éditeur.

Fini le 3/08/2017

Le prix de la chair de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1998)

Même tuer les profiteurs ne peut arriver à faire cesser l’exploitation des femmes.

Fini le 1/08/2017

mardi 1 août 2017

Le poisson mouillé de Volker Kutscher

(traduit de l’allemand par Magali Girault, Seuil, 2010)

La traduction trop littérale n’aide pas pour s’intéresser à l’histoire de ce commissaire de police rhénan débarqué à Berlin en 1929.

Ses poursuites incohérentes pour maquiller son crime ou trouver des coupables, à coup de lignes de coco, donnent juste envie de chercher les anachronismes et de passer à autre chose. La fin à l'acide ne relève pas l'intérêt, tout ça pour que l'enquête finisse dans les dossiers “affaires classées sans suite” (dont le surnom donne son titre au livre).

Fini le 31/07/2017

>>> Les autres titres de cet auteur ayant le même traducteur, je vais les éviter

Un témoin honorable de Magdalen Nabb

(Série Maresciallo Guarnaccia, 1990, The Marshal's Own Case traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2004)

Transsexualisme et prostitution, un sujet difficile traité avec respect par l'adjudant Guarnaccia.

Fini le 29/07/2017

Johnny Porter et le secret du mammouth congelé de Lionel Davidson

(1994, traduit de l’anglais par Valérie Bourgeois, Belfond, 2017)

Pesant pavé, 677 pages, pour raconter une randonnée en Sibérie dont l’intense activité dans la nuit polaire est bien décrite. La fin est tout aussi décevante que l’histoire.

Le titre original, Kolymsky Heights, présente mieux le lieu où se déroule cette histoire : la Kolyma est une région de l’extrême-orient russe restée célèbre pour ses Goulags.

Fini le 28/07/2017