(Série Lauren Laurano, 1994, My Sweet Untraceable You traduit de l'américain par Christophe Claro, Fleuve noir, 1998)
Cette histoire est présentée comme un « film de série B ».
« Bien, je mets au point une rencontre entre elle[s], elles se voient et comprennent. Elles comprennent qu’elles sont jumelles. Sauf qu’elles ne sont pas jumelles. […] Elles pensent qu’elles le sont mais voilà qu’un soir elles découvrent la vérité. […] Ce sont des triplées. »
L’imbroglio se termine sur « Fondu au noir ».
Fini le 24/07/2022
lundi 25 juillet 2022
Toi, ma douce introuvable de Sandra Scoppettone
Demeure chaste et pure de Hillary Waugh
(Série Fred Fellows, 1962, Born Victim traduit de l'américain par Elisabeth Gille, J’ai Lu, 1967)
Le titre français donne la raison de l'assassinat et l'anglais, “Victime née”, le destin de l'enfant, mais aussi celui de sa pauvre mère.
« Dans ce monde, il n’y a que les riches qui peuvent se défendre. […] On peut faire ce qu’on veut quand on a de l’argent. On ne risque pas d’être touché par le scandale. Pensez à tous ces bâtards qu’ils avaient, les rois de France. On leur disait rien, à eux. C’est toujours la fille qui trinque et qui souffre. »
Les oublis et tâtonnements dans l'enquête du commissaire rend l'intrigue un peu fade, car le lecteur peut comprendre dès le début l'inéluctable coupable.
Fini le 23/07/2022
Le Meurtre du Maharaja de H. R. F. Keating
(1980, The Murder of the Maharajah traduit de l'anglais par Denise Meunier, Le Livre de Poche, 1995)
Dans ce livre, le « maître d’école des enfants du Maharaja », qui aide le D.S.P. « District Superintendant de Police » à élucider le meurtre commis avec « l’écorce de sapura », est le père du futur Inspecteur Ganesh Ghote, héros de sa série.
L’auteur nous décrit longuement tous les personnages et toutes les activités du palais se déroulant sous les yeux attentifs de l’enquêteur, en y instillant un humour agréable. Le « festin » soigneusement préparé et remis en scène permettra à « Porgy » de montrer le suspect oublié pendant le petit tour du « train d’argent ».
Fini le 22/07/2022
Un soupçon de vérité de Nancy Pickard
(Série Marie Lightfoot, 2000, The Whole Truth traduit de l'anglais États-Unis par Olivier de Broca et Isabelle St. Martin, Le Livre de Poche, 2003)
C'est une habituelle histoire us d'un enfant devenu un monstre.
« […] il ressentait le même dégoût qu’il avait éprouvé le jour où il avait marché sur un de ces gros cancrelats volants qui infestent la Floride. »
« Répugnante créature », « […] cette créature immonde et malfaisante […] qui avait séjourné si longtemps dans les entrailles de la terre qu’elle ressemblait à une larve luminescente. »
« Il y avait chez lui un côté sournois et visqueux, comme une bête qui se cache dans le marais. »
« C’est difficile à expliquer, il faut le voir de ses yeux. » etc.
Comme le dit le titre en anglais, “Toute la vérité” finira par être révélée par une mère attentionnée, retrouvée par l’héroïne, journaliste spécialisée dans les livres sur des meurtres.
Fini le 18/07/2022
Danger intime de Maurice-Bernard Endrèbe
(1948, Le Livre de Poche, 1996)
La belle-mère et sa fille visent la nouvelle épouse du fils en essayant de la faire accuser de tentatives de meurtres, mais l'inspecteur-chef comprendra et admettra les arguments de la vieille demoiselle aveugle.
Fini le 19/07/2022
dimanche 17 juillet 2022
Le Manoir d'Alderney de Anne Perry
(Série Daniel Pitt, 2018, Triple Jeopardy traduit de l'anglais par Florence Bertrand, 10/18, Grands détectives, 2019)
Le titre en anglais désigne ce qu'encourt l'accusé, “Triple péril”, et en français ce qui permettra de le sauver.
L’auteur nous tricote une intrigue bien emmêlée à partir d’un procès qui paraît simple, mais que le jeune avocat va, avec l’aide son amie interdite d’exercer son métier de légiste, éclairer petit bout par petit bout.
« Je ne l’ai jamais vu, par conséquent je n’en sais rien. Je ne me serais pas attendu à ce qu’elle le porte au lit, de toute manière. […] Je ne connais pas la disposition des pièces. […] On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ! Soit je la courtisais et j’espérais mettre la main sur la fortune […] soit je suis un voleur à la petite semaine […]. »
« Il était résolu à ne pas lui laisser deviner que filer vers la mer avec elle au volant, à plus de quarante-cinq kilomètres à l’heure, était presque la dernière chose au monde qu’il eût envie de faire. La dernière était de lui montrer qu’il avait peur. »
Les voitures nouvellement nées en ce début des années 1900 sont bien dangereuses.
Fini le 17/07/2022
Traitement de défaveur de Diane Mott Davidson
(Série Goldy Schulz, 1990, Catering to Nobody traduit de l'américain par Carlos Herrera, J'ai lu. Policier, 1998)
« Un grand-père loufdingue, une grand-mère alcoolique, un père cavaleur, une institutrice suicidaire et une mère trop exigeante… »
« […] passer à l’acte parce qu’elle voulait venger [ses amies]. […] voulait venger son bébé. […] voulait venger sa prof et sa grand-mère. »
Et le lecteur bénéficie de recettes de plein de bonnes choses.
Fini le 15/07/2022
La Faute de l'Abbé Richaud de Jean Contrucci
(Les nouveaux mystères de Marseille, Le Livre de Poche, 2005)
« Approchez, approchez, mesdames et messieurs, cher public. Vous allez découvrir le fin mot du mystère de Mazargues ! Qui a tué l’abbé Barral ? L’histoire terrifiante et sanglante d’un vicaire dévoyé, d’un officier déshonoré, d’un garde-chasse au passé trouble. »
Le suspense réside dans la façon dont le journaliste va aider le commissaire à arrêter le coupable, connu dès le début.
Fini le 12/07/2022
Un piège pour Miss C. de Ngaio Marsh
(Série Roderick Alleyn, 1939, Overture to Death traduit de l'anglais par Roxane Azimi, 10/18, Grands Détectives, 1995)
Le titre anglais désigne le moment du meurtre et le français la victime qui allait jouer du piano avant le début de la pièce de théâtre.
L'histoire se passe dans une société typiquement anglaise avec le “seigneur” et son fils, le pasteur et sa fille, le médecin et sa maitresse, et les deux vieilles filles cancanières…
« Comme si une seule vieille fille revêche ne suffisait pas, nous en avons deux sur les bras, dans le genre mélange freudien, dont l’une sous forme de cadavre. »
Avec l’aide « invraisemblable » de « ce gamin [qui avait] son illustré et […] son meccano en pièces détachées sur lui […]. »
Il faudra une enquête bien minutée pour trouver le coupable.
Fini le 10/07/2022
L'affaire du boucher du Vieux-Lille de Christophe Debien
(La Nuit de l'ange, Ravet-Anceau, Polars en Nord, 2006)
L'auteur nous sert un salmigondis à base de taxidermie, satanisme, ésotérisme avec un pointe de vaudou et de légendes irlandaises, en commençant par une scène de cauchemar. Une lecture pénible à digérer.
Les personnages, très caricaturés, sont sans intérêt : “l’ange” navigue entre ses autopsies et ses cauchemars psychédéliques, les autres (le professeur, le bouquiniste, l’exorciste…) pontifient en se soûlant, quant aux personnages féminins… ce sont juste des proies faciles pour les scènes “charnelles” et pour jouer les cadavres permettant des descriptions sanguinolentes et fatales.
« Et là, en levant les yeux vers le miroir formé par la surface métallique du réflecteur qui éclairait le cadavre, je vis apparaître des mots ! »
« En un instant, je vis défiler l’horrible catalogue de ces supplices ô combien familiers : l’abrupte section des membres incomplets, les plaies béantes du visage défiguré, et les arabesques macabres des scarifications rituelles… »
« […] avatar vengeur de cette jeune femme immolée sur le bûcher de l’obscurantisme… »
Fini le 8/07/2022
samedi 9 juillet 2022
Toujours ce bel humour
La définition « Mon premier n’aime pas mon second (2 mots) » pour un mot si simple « château ».
Grille 7* finie le 8/07/2022
Danse pour moi de Mary Jane Clark
(2005, Dancing in the Dark traduit de l'anglais par Mathieu Périers, Le Livre de Poche, 2010)
Ce livre nous présente les méfaits du manque d’estime de soi.
« Elle se griffa alors avec une vigueur décuplée, jusqu’au sang. Et poursuivit jusqu’à recouvrer son calme. »
Le coupable de l'enlèvement prend son otage dans les bras pour danser au son de l'océan, bien habillé avec blouson et gants.
« […] pour qu’elle puisse raconter […]. Qu’un inconnu l’avait obligé à danser pour lui… »
Fini le 7/07/2022
Doubles dames contre la mort de Yvonne Besson
(Pocket, Policier, 2007)
Une histoire de femmes : le capitaine qui revient dans la ville de son enfance, ses cousines, et la jeune femme assassinée…
« Il lui paraissait vital que le sourire de la jeune fille ne fût pas une mystification de sa mémoire. Comme s’il était une parcelle de sa vie, une étincelle à ranimer. »
C’est loin Mai 68… il s’en est passé des choses à cette époque…
Fini le 5/07/2022
Un faubourg d'Elseneur de Pat Mac Gerr
(1967, Murder is absurd traduit de l'américain par Nadine Soubirou-Pouey et René-Marc Bedieu, J'ai lu, 1983)
Un ancien meurtre se dissèque dans les coulisses d'un théâtre. Le célèbre acteur vient jouer un rôle dans la pièce de son beau-fils et cherche à comprendre ce qu'il sait.
C'est subtilement écrit, même si le lecteur devine facilement les dessous de l'intrigue.
« J’étais enclin à tout te pardonner tant que je croyais que tu m’aimais. J’ai vécu toutes ces années avec toi sans te connaître vraiment. […] C’est la pièce de Kenny qui m’a mis sur la voie. »
Fini le 3/07/2022
Le sang des cors de Gérard Bertuzzi
(Le commandant Bourbon face à l'insoutenable, Ravet-Anceau, Polars en Nord, 2014)
Un livre écrit avec des traces d’humour (par exemple : « L’idée d’informer Maxime lui traverse l’esprit mais elle reste muette, trop peureuse de commettre la moindre bévue. » et parsemé de fautes (par exemple : « language », « camion régis », etc.).
« En matière d’hémoglobine, il n’y a pas de grand cru, de terroir, de millésime. Qu’il soit animal ou humain, le sang reste le nectar des festins sauvages. Par ses traditions séculaires, la vénerie entretient la fougue et la hargne de meutes entières, en concluant les chasses d’une curée ; ultime récompense sanglante, sauvage et chaude. »
Le lecteur sait dès le début comment se sont passés les crimes, tout le suspense réside dans l’enquête des gendarmes.
Fini le 2/07/2022
vendredi 1 juillet 2022
Je te quitterai toujours de Sandra Scoppettone
(Série Lauren Laurano, 1993, I'll Be Leaving You Always traduit de l'américain par Christophe Claro, Fleuve noir, 1996)
L'auteur nous peint des personnages bien réels avec leurs atermoiements, leurs lubies, leurs réflexions sur leurs défauts…
« Il faut que je fasse le tri dans mes sentiments, que je sache d’où me vient exactement ma douleur. Est-il vrai que j’ai jugé Meg ? Est-ce que je porte des jugements sur les gens ? Bien sûr que oui, comme tout le monde. […] Une phrase de William me revient soudain : “Quand tu montres quelqu’un du doigt, il y en a trois autres qui se tendent vers toi.” »
L’enquêtrice découvre la “vraie vie” de son amie d’enfance et comment elle voulait gagner plus d’argent pour ses enfants.
« Mais quand est-elle partie, exactement ? Est-ce quand elle a été tuée ou était-ce bien avant quand elle s’est embarquée dans des histoires dont elle ne pouvait ou ne voulait pas me parler ? Ou m’a-t-elle quittée de façon épisodique au cours de toutes ces années ? Est-ce qu’on passe son temps à quitter les gens ? »
Cela l’amène à voir l’autre versant de son quartier new-yorkais : « La plupart des visages sont basanés et je me fais l’impression d’être un gobelet en plastique blanc sur une étagère de poteries ocre. »
Fini le 1/07/2022
Les deux amis de Didier Sénécal
(Série Commissaire Lediacre, Pocket, 2007)
Pour le commissaire, il s’agit de coincer ces « intouchables » qui font du trafic dans les coulisses de la politique, un pédophile côté « gauche » et un violeur côté « droite ».
L’auteur nous livre une bonne leçon des arcanes du pouvoir et la façon de se blanchir auprès des services policiers. Il suffira d’un « coup d’éclat » pour que les souvenirs de « la surprise-partie » ou « surboum » ou « bamboula » d’autrefois se découvrent.
Une lecture accrocheuse !
Fini le 29/06/2022
Suite en noir de Hélène de Monaghan
(Le Masque, 1971)
« […] vous voulez me faire croire que la deuxième victime a tué la première et la troisième pour faire retomber les soupçons sur la quatrième ! »
Fini le 28/06/2022
Un homme est mort de Mildred Davis
(1953, They Buried a Man traduit de l'anglais par Gérard de Chergé, Rivages/Mystère, 1994)
Quand cet homme est enterré, les témoins du passé commencent à retrouver leurs souvenirs du mort vingt ans plus tôt.
« Et il faut beaucoup de temps pour se faire aimer de centaines de gens. […] Alors il faut bien que quelqu’un d’autre gagne l’argent […]. »
« Votre mère aussi, il l’a protégée pendant toutes ces années. Il sait la vérité depuis plus de vingt ans et n’en a jamais soufflé mort à personne. » Il aurait suffit de montrer un papier…
Fini le 27/06/2022
Le salon du prêt-à-saigner de Joseph Bialot
(1978, Folio policier, 2000)
Cette histoire de tueur “fou” est racontée avec un style plein d'humour.
« […] il semblait qu’un énorme racket se développait dans le prêt-à-porter. Profitant de l’ignorance, de la faiblesse et parfois de la situation irrégulière de certains ouvriers et entrepreneurs immigrés, un homme essayait de prendre le contrôle des entreprises de fabrication. »
« Dans ce cas, le trait d’union s’appelle “Prêt-à-porter” ou plutôt en l’occurrence “Prêt-à-saigner”. » « Dis-moi, coco, où sont donc les merveilleuses photos de cul […] »
Le repentir des enfants viendra à bout du massacre.
Fini le 26/06/2022