jeudi 27 juin 2019

Le lagon noir de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2014, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2016)

Le titre original Kamp Knox présente l’histoire de la jeune fille disparue.

« L’idée qu’elle pouvait être à quelques mètres n’a même pas effleuré l’esprit de ceux qui dirigeaient les recherches. […] il m’a dit qu’il l’aimait […]. Il l’a aimée à sa manière très particulière. »

Le titre français présente celle du meurtre par vengeance jalouse du militaire us.

Fini le 26/06/2019

La maison du loch de Patricia Wentworth

(1934, traduit de l’anglais par Élisabeth Kern, 10-18, 2012)

Message de l’auteur : « Ce livre a été écrit à l’automne 1932, c’est-à-dire avant que j’aie entendu parler, de près ou de loin, du monstre du loch Ness. »

Mais son utilisation dans cette histoire est très bien mise en scène.

Fini le 24/06/2019

La dernière nuit blanche de Alessandro Perissinotto

(2007, traduit de l’italien par Patrick Vighetti, Gallimard, Série noire, 2010)

« […] sans un drogué tué par une éducatrice et sans un dealer passé à tabac par quatre joueurs de hasard, le sort n’aurait pas ourdi cette fin heureuse. […] les victimes aussi ont leurs droits. »

Ce livre décrit comment reconnaître les mensonges et y trouver les « restes de vérité ».

Fini le 22/06/2019

samedi 22 juin 2019

Un intérêt particulier pour les morts de Ann Granger

(2006, traduit de l’anglais par Delphine Rivet, 10-18, 2013)

La vie à Londres au XIXe siècle, ses bourgeoises enrichies, ses pauvres, ses taudis, son brouillard…
ses chantiers et ceux qui en font profit.

« Elle n’avait rien d’autres […]. Ni famille ni amis ; elle n’avait pas d’argent et aucune perspective d’avenir. […] Et soudain, vous lui avez ouvert une fenêtre sur le monde de ses rêves dans lequel elle était heureuse. »

Fini le 21/06/2019

P comme péril de Sue Grafton

(2001, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 2001)

« Une grande partie des dossiers soumis sont corrects, et là où les chiffres sont faux, le reste paraît normal. Ils utilisent des diagnostics standard et des traitements qui le sont tout autant. Ils veillent à ne pas se faire repérer en poussant trop. […] Sans doute une dénonciation par téléphone […]. »

Notre détective se retrouve au milieu de tous ces mensonges : ceux de l’ex qui l’emploi, ceux de l’épouse actuelle aidée de son amie, ceux des propriétaires de la maison de retraite, ceux des loueurs d’un éventuel bureau, ceux de celle qui cherchent à les voler, etc.

C’est touffu et difficile à comprendre finalement la raison de l’impact de balle à cet endroit.

Fini le 20/06/2019

Toulouse-Lautrec en rit encore de Jean-Pierre Alaux

(10/18, 2010)

Au milieu des années 1970, une toute simple histoire de mafieux de l’art et les dérives du personnel du musée d’Albi : le concierge qui débranche l’alarme, le gardien qui joue les mouchards.

Pour qu’un vieux parvenu puisse avoir sur ces murs des tableaux qu’il associe à son enfance.

Fini le 18/06/2019

lundi 17 juin 2019

L'heure écarlate de Ann Cleeves

(Série Shetland Island, 2009, Red Bones traduit de l’anglais par Claire Breton, Belfond, 2011)

Comme l’indique le titre original “os rouges”, la découverte des os dans les fouilles archéologiques est le déclencheur des réflexions de la vieille dame et de la panique de la jeune femme.

À son rythme lent, l’inspecteur finit par comprendre le passé fait de détournements de fonds, de meurtres et que le fils a accepté de cacher les crimes du père.

« […] c’était une question de loyauté. »
« Je suis habitué au sang. Vider les poissons. Tuer le bétail. »

Fini le 17/06/2019

Les filles de Caïn de Colin Dexter

(1994, traduit de l’anglais par Élisabeth Luc, 10-18, 1996)

« Trois femmes : la gentille (en apparence) […], qui avait beaucoup souffert dans le rôle de l’épouse maltraitée, l’énigmatique […], qui avait noué des liens étrangement étroits avec sa femme de ménage, et la belle-fille […], qui avait quitté la maison à l’adolescence […]. »

« Elle s’était débarrassée de ce gentil petit Gallois lubrique pour se rendre en hâte chez sa mère, cinq bonnes minutes avant que cette autre femme n’arrive en voiture. »

Les hypothèses de l’inspecteur sur les rôles de ces femmes ne seront finalement pas validées.

Fini le 15/06/2019

Prenez soin du chien de J. M. Erre

(Buchet-Chastel, 2006)

« Cependant personne ne suivra un romancier qui aura le culot de servir des extravagances à son lecteur. On le renverra à ses brouillons en criant à la facilité et à l’invraisemblance. »

« Admettons qu’une personne vous choisisse, vous, au hasard, et qu’elle décide de bouleverser votre existence. Rien ne lui sera plus facile. »

Surtout quand il s’agit du voisin à l’air “innocent”.

Fini le 14/06/2019

jeudi 13 juin 2019

La mobilité humaine

« […] on ne peut pas parler de migrations en passant sous silence la présence et les actions de l’Europe dans le reste du monde. L’Europe et l’Amérique du Nord ne peuvent pas continuer à détruire les milieux de vie des autres, à exploiter leur pétrole, leur gaz, leur poisson, leur bois, leurs diamants et leur or, à tout ramener chez elles sans rien laisser derrière, en les brutalisant, en mettant à sac leurs villes, en anéantissant les possibilités de vie dans des régions lointaines, et à s’attendre à ce que les populations affectées par les bouleversements qu’elles causent survivent au milieu de ces ruines. C’est notamment la violence de l’Europe et des États-Unis à l’étranger qui force les populations à quitter les endroits, devenus inhabitables, où elles sont nées et où elles ont grandi. […] Si nous ne réhabilitons pas la raison, nous ne pourrons ni réparer le monde ni apprendre à partager la planète. »

Achille Mbembe in article “Les migrants africains ne rêvent pas d’Europe”, CI n° 1492 du 6/06/2019 p. 52

Crimes à l'affiche de Nicola Upson

(2008, traduit de l’anglais par Pascale Haas, 10-18, 2009)

Une histoire bien embrouillée à laquelle l’auteur fait participer Joséphine Tey, pseudonyme d’un écrivain réel.

Un jaloux profite de la guerre pour faire tuer son rival en échange du don pour adoption du bébé de la faute. Mais le vrai fils, mal élevé par ce père, se venge des années plus tard en profitant du théâtre dirigé par l’oncle, où se joue la pièce de Joséphine qui fut en butte au père qui l’accusait de plagiat avant de se suicider, etc.

C’est un peu pesant à lire, mais amusant car l’histoire ressemble à ces feuilletons du XIXe siècle fourmillant de rebondissements.

Fini le 11/06/2019

Une définition simple…

… pour un concept compliqué.

« Relevant du concret. » donne l’adjectif « ontique » qui signifie « Relatif à l’étant, à ce qui est au monde. » d’après Wiktionary.

Grille 7* finie le 10/06/2019

Je tue de Giorgio Faletti

(2002, traduit de l’italien par François Rosso, Flammarion, 2004, éditions France Loisirs)

Une belle accumulation des poncifs du thriller : tueur vivant et bavardant avec le cadavre embaumé de son frère, agent du FBI devant se pardonner le suicide de sa femme et tombant amoureux, bon commissaire dessaisi de l’enquête et continuant seul, général US, incestueux, souteneur de trafic de drogues et son nervi décérébré… un bunker souterrain ouvert à l’explosif et bien sûr l’inévitable avant-dernière scène de sauvetage du “niais” par le meurtrier, permettant son arrestation.

Tout y est… sur 752 pages ! Ce livre ressemble à un pastiche ; ce n’est pas si désagréable à lire car il est facile de sauter des bouts de paragraphes tellement l’histoire est prévisible.

Fini le 9/06/2019

La malédiction du Lamantin de Moussa Konaté

(Commissaire Habib. Enquête sur les rives du fleuve Niger, Fayard noir, 2009)

« De quel droit des gens n’ayant aucun lien avec la police pouvaient-ils se donner l’autorité d’imposer au chef de la brigade criminelle d’abandonner une enquête ordonnée par le procureur de la République ? Était-ce la république ou la gérontocratie ? Certes, on pouvait comprendre l’attachement des personnes âgées aux traditions ancestrales, mais elles n’étaient ni élues ni nommées. »

« […] ton grand-oncle m’a chargé de t’attacher ce talisman […] au poignet droit. […] À chacun son Lamantin, n’est-ce pas ? » « Il est fait de la parole d’Allah. Moi, je suis un marabout, je ne suis ni un ange, ni Dieu. Si Allah le veut, ce talisman guérira notre fils […] ; s’Il le veut. »

« Oui, commissaire, je suis la fille de Maa. »

Fini le 7/06/2019

jeudi 6 juin 2019

O comme oubli de Sue Grafton

(1999, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 2000)

Deux gars retrouvent, dans la guerre du Vietnam, un troisième qui a découvert l’infidélité de sa femme. Des années après, il ne veut pas de témoins de cette époque pour préserver ses chances en politique.

« Attendez, j’ai fait tout ce que je pouvais pour lui. Finalement, je l’ai tué autant pour sa crétinerie que pour avoir essayé de me baiser alors qu’il n’avait pas intérêt à remuer toute cette histoire. »

Fini le 6/06/2019

A travers bois de Colin Dexter

(1992, traduit de l’anglais par Élisabeth Luc, 10-18, 1995)

Sous l’impulsion du garde-chasse amoureux, pour dissimuler le crime ces hommes ont des motivations décisives : « La peur de la découverte et de la ruine financière » pour le pornographe, « la peur de la découverte et du scandale » pour le professeur émérite, et « un chèque suffit à assurer la collaboration [du] mercenaire ».

Fini le 3/06/2019

Razzia sur la paroisse de Jean-Paul Demure

(Fleuve Noir, 1983, Rivages Noir, 2005)

« Il reste un moment silencieux à contempler les dégâts, le mur et le plancher grossièrement colmatés avec des planches et des madriers. Retrousse le nez avec dégoût. Hoche la tête de commisération. […] se rappelle parfaitement […] le serment d’obéissance sur la vieille bible d’Espagne, le baiser au Christ-Roi, il faudrait renoncer à cette sainte guerre ? »

Les trois olibrius s’attaquent, à coup de plastic, au coffre d’un trafiquant de drogue qu’il a dévoilé pour acheter une bible à son épouse férue de la défense de la religion.

Fini le 2/06/2019

samedi 1 juin 2019

Fleurs amères de Gunnar Staalesen

(1991, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, Gaïa éditions, 2008, Folio, 2010)

L’auteur a des descriptions très imagées, par exemple : « pendant que les idées se succédaient à toute vitesse comme les vignettes d’un bandit manchot », « le camion-pompe vert déboula à la manière d’un bœuf lobotomisé dans un magasin de porcelaine », etc.

« Elle lui fait signe, court dans sa direction, capte son regard et… elle est littéralement avalée par le monde souterrain. »

« Avec de grandes chances de profit sur un marché que l’on ne maintient qu’à coups d’idéalisme ou d’affaires qui tiennent à cœur. C’est ce qu’on peut appeler le capitalisme écologique, non ? »

Et le fils s’est fait meurtrier pour que personne n’entrave son profit.

Fini le 1/06/2019

Blanc comme la nuit de Ann Cleeves

(Série Shetland Island, 2008, White Nights traduit de l’anglais par Claire Breton, Belfond, 2010)

« Elle avait déclaré à l’hospice qu’elle partait faire des visites à domicile. »

« Un patelin pareil, pas moyen de tenir une liaison secrète. Ils avaient simplement gardé leurs soupçons pour eux. Ce n’était pas une conspiration, parce que rien n’avait été formulé. […] Ils ne voulaient pas savoir. »

Et encore une poussée dans le Puits pour se débarrasser de ce gêneur qui vient rappeler ce geste d’autrefois et le rendez-vous avec le maitre-chanteur. Pendant les nuits blanches au nord des iles Shetland.

Fini le 30/05/2019

Sheol de Marcello Fois

(1997, traduit de l’italien Catherine Pitiot, Tram’éditions, 1999)

Un embrouillamini à base de versets juifs qui se résume finalement à une usurpation d’identité.

« Toujours pareil. Toujours en retard. Toujours au mauvais endroit. Dans une mauvaise race. Dans une mauvaise famille. Avec une époque qui ne concorde jamais. Dans la police. Dans une enquête qui n’existe pas. »

« La réalité ne pouvait l’aider. Pas cette espèce de vérité construite par convenance, pliée à la nécessité d’avoir un sens : une organisation néonazie, la Communauté juive, un policier héroïque, le sacrifice d’une victime. »

Fini le 28/05/2019

Sheol : « Monde des morts, équivalent de l’Hadès dans la mythologie grecque. » (définition du Wiktionnaire)