dimanche 25 octobre 2020

Dans la rue où vit celle que j'aime de Mary Higgins Clark

(2001, On the Street Where You Live traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 2001)

L’actuel meurtrier se prend pour celui du 19e siècle.
« L’assassin suit son plan à la lettre, il copie les meurtres des années 1890. »

« Vous ne pouvez pas comprendre ce qu’était pour moi le fait de regarder de l’autre côté de la rue et de voir mon fils avec vous […]. »

Et tous les deux éliminent au passage ceux qui pourraient les dénoncer.

Mais le lecteur ne saura pas ce que va devenir celui qui a vu la préparation du meurtre sur son écran.

Fini le 24/10/2020

La Petite fille du phare de Christophe Ferré

(L'Archipel, 2018)

Le comportement des personnages est trop incohérent pour faire une intrigue solide. Le seul suspense est de savoir comment l’auteur va se démerder pour en finir.

Les actions sans raison de cette femme (elle bavarde avec ceux qu’elle soupçonne, ne les écoute pas, ensuite s’étonne d’être incomprise… elle ne se rend pas compte que le bébé n’est pas le sien… une femme qui a accouché seule chez elle… de plus, au départ, une femme qui allaite évite de s’éloigner pour être prête aux tétées, elle a tendance à trimbaler le bébé partout… l’auteur ne doit pas connaître beaucoup de jeunes mamans…, etc. ), les enquêteurs ineptes (le premier juge est récusé !), leurs propos sans suite (mais on saura pourquoi !) rendent le récit si artificiel qu’il est difficile de s’intéresser à cette histoire de disparition d’enfant.

Fini le 22/10/2020

Avant de te dire adieu de Mary Higgins Clark

(2000, Before I Say Good-bye traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 2000)

Une intrigue pleine de “feux” (explosion du bateau, incendies d’immeuble…).

Un intéressant personnage féminin qui prend conscience de la vraie personnalité de celui qu’elle a perdu.
« […] il fait preuve d’une grande intelligence et d’une apparence séduisante. […] Il semble avoir un total mépris pour le code social auquel adhèrent la plupart d’entre nous. »

« À travers ses propres expériences, […] elle en était venue à comprendre qu’elle était douée de précognition. » contrairement au médium qui fait semblant pour complaire à un autre.

L’escalier de secours façon us épargnera un procès.

Fini le 20/10/2020

dimanche 18 octobre 2020

Le Miroir des âmes de Nicolas Feuz

(Slatkine & Cie, 2018)

« Il a enquêté sur le réseau, recruteurs, filles, passeurs. Tout. »
« Une bombe pour faire taire un témoin gênant. »
« La prochaine fois que vous cherchez à noyer des gens […] veillez à ne pas leur laisser des tubas. »
« Un jour, on me reconnaîtra le statut de bienfaiteur de la République. »

C’est assez sanguinolent, mais très bien monté, avec de bonnes impasses sur la véritable identité des personnages.

Fini le 18/10/2020

Eh bien, tuez maintenant ! de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1940, And So to Murder traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1989)

Le milieu du cinéma au moment de la déclaration de la Seconde guerre mondiale… avec ses décors, ses professionnels, ses bâtiments…

La traduction rend bien les dialogues ciselés de l’auteur :
« — […] C’est terminé pour [elle].
— Terminé ? […] Vous voulez dire qu’elle est morte ?
— C’est fini ; elle est tirée d’affaire ! […] »

Le titre aurait pu être : « La nouvelle scénariste vient d’arriver ! » puisque c’est ce qui a déclenché chez le coupable le besoin de tuer.

Fini le 17/10/2020

Le Prix de la sérénité de James Melville

(Série Tetsuo Otani, 1979, The Wages of Zen traduit de l’anglais Gilles Berton, 10/18, 1999)

Un « prêtre » zen se retrouve entouré « d’étrangers » qui viennent épier ses relations avec des « terroristes », des « mafieux », etc.

Ce n’est pas vraiment un intrigue policière, même si le héros cherche le coupable du meurtre du « prêtre catholique » venu faire l’espion, mais c’est plaisant à lire sous l’aspect de la vie au Japon à l’époque.

« — Elle est devenue rien. C’était, après tout, la manière japonaise d’évoquer la mort, et celle-ci, à sa façon, résolvait le problème. »

Fini le 13/10/2020

Rapt de nuit de Patricia MacDonald

(2007, Stolen in the Night traduit de l’anglais États-Unis par Nicole Hibert, Albin Michel, 2008)

Le comportement incohérent de cette jeune femme rend l’intrigue artificielle et nuit au plaisir de la lecture. Le suspense ne tient que dans l’attente de la prochaine bêtise… (proclamer ses soupçons, agresser verbalement les policiers, baratiner le journaliste, viser un coupable après l’autre, et… se rendre seule et sans prévenir dans la cabane du suspect, etc.).

C’est finalement fade et sans surprise qu’elle s’en sauvera avec son fils et son amoureux…

Fini le 15/10/2020

mardi 13 octobre 2020

La nuit est mon royaume de Mary Higgins Clark

(2004, Nighttime Is My Time traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 2004)

Ainsi en a décidé celui qui veut se faire appeler « le Hibou ».

Une intrigue basique de tueur en série de femmes qu’il hait, que l’auteur rend haletante en laissant supposer que chacun des anciens élèves peut l’être.

C’est vraiment très bien montée ainsi que la mise en scène du suicide, sans surprise, du meurtrier qui a détérioré les bienfaits de la chirurgie esthétique.

Fini le 11/10/2020

La Main à l'appât de Dorothy Uhnak

(1968, The Bait traduit de l’anglais États-Unis par F. Jérôme, Le Masque, 1992)

Comme l’indique le titre, c’est l’histoire d’une policière émérite qui décide de servir « d’appât » pour piéger un tueur en série, présenté très diminué intellectuellement.

Il s’agit d’une adaptation et non d’une traduction, peut-être cela explique-t-il la fadeur du récit. Les états d’âme de la policière sont trop peu consistants pour retenir l’intérêt.

Fini le 11/10/2020

Allez savoir… de Francis Didelot

(Série Gaston Renard, Le Masque,1982)

« Tous mentent. Comme si l’on avait soulevé la pierre sous laquelle grouillait le nid de vipères. »

Ce qui mène à la mort celui qui a attiré l’attention de la police.
« Allez savoir… »

Fini le 9/10/2020

Écorces vives de Alexandre Lenot

(Actes Sud, 2018)

Un livre à ne pas classer en “polar”.
Il n’y a aucune intrigue, uniquement des personnages qui racontent leur vie, et le style maniéré de l’auteur n’aide pas à les rendre intéressants.
Dans un chapitre « Louise » : « Nous dirons, nous sommes devenus mauvais. C’est l’alcool. C’est le labeur qui effrite les hanches et brise les dos. C’est qu’on ne se souvient de nous que tous les cinq ans, et que le reste du temps il faut se taire, se terrer et se taire, en espérant que le vent mauvais nous laissera du répit. »

La présentation de ceux qui peuplent cette région du Massif central est très négative.
« Pour passer le temps, nous n’avons rien d’autre à faire que détruire, boire et détruire, forniquer quand on nous en donne l’occasion, ne jamais cesser de nous abrutir, torturer les rares bêtes que nous pouvons attraper. »

Tout ce récit est assez répugnant.

Fini le 7/10/2020

Les Cruelles étoiles de la nuit de Kjell Eriksson

(2004, Nattens grymma stjärnor traduit du suédois par Philippe Bouquet, Gaïa, 2012)

L’auteur fait de son enquêtrice une personne assez stupide (la chute dans la cave !) ce qui est assez désagréable et gâche un peu l’intrigue.
« Le sentiment de s’être laissé berner stupidement contribuait probablement à cette haine […]. »

L’histoire nous fait découvrir au fil des pages le comportement extrême de la coupable en remontant dans le temps de sa vie, du présent jusqu’à l’enfance.

« C’est vrai, les étoiles sont cruelles. […] Voilà ce qu’on m’a légué : des poèmes. »

« Si un septuagénaire disparaissait au mois de septembre et trois hommes du même âge étaient assassinés en octobre, cela pouvait-il être une simple coïncidence ? »

Fini le 6/10/2020

lundi 5 octobre 2020

Et nous nous reverrons de Mary Higgins Clark

(1999, We'll Meet Again traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 1999)

Tous les témoignages sont crédibles, mais rien n’est vrai, et la manière dont la journaliste échappe au piège est mis en scène de façon logique. Cet auteur a l’art du suspense par son intrigue bien pensée et soigneusement construite et on suit avec intérêt l’enquête qui doit innocenter cette femme du meurtre de son mari.

« Pourquoi ta famille avait-elle de l’argent ? Pourquoi […] avons-nous été obligés de vous épouser […] vous qui pouviez nous procurer ce dont nous manquions ? »
« Nous nous sommes disputés. Il voulait me voir partir avant que tu n’arrives. »

Le titre fait référence aux retrouvailles de ces trois amies de collège.

Fini le 3/10/2020

Définition renouvelée

Une longue définition évocatrice « La corde en fait un crime et la cendre une pénitence. » pour un si petit mot : « sac ».

Grille 5/6 finie le 2/10/2020

À découvert de Harlan Coben

(2011, Shelter traduit de l’anglais États-Unis par Cécile Arnaud, Fleuve noir, 2012)

Le titre anglais, “abri”, désigne mieux le fond du livre qui raconte les faits de sauvetage de jeunes en danger par une association nommée “refuge”.

C’est une histoire typiquement us avec des secrets, et ceux les entretenant qui ressemblent à des “mafieux”, des malabars qui cognent, des adolescents qui fouinent…

Mais cet auteur sait comment retenir l’attention du lecteur avec son style bref et rythmé, plein de “bons sentiments”. L’argument de l’intrigue, la recherche de la jeune fille disparue, est parfaitement sans intérêt, même en y rajoutant les sempiternelles allusions aux camps de concentration contre les juifs.

« Rien de ce que nous faisons n’est simple. Tu veux une réponse par oui ou par non. Mais les choses ne sont pas toutes noires ou toutes blanches. Elles sont grises. »
« Nous sauvons qui nous pouvons […]. »

Tout y est tellement “convenu” qu’il n’y a pas fin et l’auteur ne nous donne pas d’indications sur le devenir de ces ados.

Fini le 1/10/2020