(2017, traduit de l’anglais par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner, Sonatine éditions, 2017)
« […] le fait que son bassin ne soit plus un lieu où on se suicide, mais un lieu où on se débarrassait des femmes à problèmes. »
Une construction classique, un chapitre pour la voix de chaque personnage, que l’on suit parfaitement et toutes ces voix finissent par éclaircir les crimes de ces hommes.
« Pleurer sur lui-même, sur sa vie détruite. Il laissa échapper de gros sanglots de frustration et de désespoir, et frappa le volant avec sa main droite jusqu’à ce qu’elle lui fasse aussi mal que la gauche. »
« J’ai accepté de la retrouver chez elle […] pour lui raconter ce dont je me rappelais de la nuit où ma mère était morte. »
« Tout ce que j’aurais dû te dire, je l’ai dit à ta fille à la place. Je lui ai raconté combien j’avais été injuste avec toi, que j’avais cru le pire, que je m’étais laissée te tenir responsable de tout. »
Fini le 28/12/2019
samedi 28 décembre 2019
Complot de Nicolas Beuglet
(Trilogie Geringën, XO Éditions, 2018)
Je n’aime habituellement pas les “thrillers”, mais cet auteur utilise pour fond un intéressant sujet féminisme vs masculinisme, avec un argumentaire bien documenté (bibliographie en fin de livre).
« Si [il] ne l’avait pas agressé, aurait-elle tiré de son plein gré ? […] l’absence de réponse franche la tétanisait. »
Le style de l’écrivain est simple, sans grandiloquence, les moments de frayeur sont mis en scène sans surenchère, ni intervention magique, même si les héros s’en sortent forcément indemnes.
Fini le 24/12/2019
Je n’aime habituellement pas les “thrillers”, mais cet auteur utilise pour fond un intéressant sujet féminisme vs masculinisme, avec un argumentaire bien documenté (bibliographie en fin de livre).
« Si [il] ne l’avait pas agressé, aurait-elle tiré de son plein gré ? […] l’absence de réponse franche la tétanisait. »
Le style de l’écrivain est simple, sans grandiloquence, les moments de frayeur sont mis en scène sans surenchère, ni intervention magique, même si les héros s’en sortent forcément indemnes.
Fini le 24/12/2019
lundi 23 décembre 2019
Le Nez dans la luzerne de Exbrayat
(Le Masque, 1980)
C’est là que le sergent irascible veut envoyer son gendre.
Mais celui-ci trouve la vraie coupable du vol des diamants et sa montée en grade va finir par rallier le grognon.
Fini le 21/12/2019
C’est là que le sergent irascible veut envoyer son gendre.
Mais celui-ci trouve la vraie coupable du vol des diamants et sa montée en grade va finir par rallier le grognon.
Fini le 21/12/2019
Intimidation de Harlan Coben
(2015, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2015)
Le titre français est bien trouvé pour décrire l’idée de ce groupuscule : faire du chantage en dévoilant des secrets trouvés sur internet. Mais ça tourne mal quand ils agissent sur commande d’un assassin.
Notre « boss du thriller » n’est pas un adepte du “happy end joyeux” et il y aura plein de morts au final.
« Et, quelque part, l’être primitif en lui se réjouissait d’avoir pu venger sa femme et protéger ses garçons. »
Les personnages sont décrits avec des défauts bien peu dans la culture étatsunienne, chômage, perte d’argent, meurtres pour protéger l’entrée en Bourse d’une société, tout ça n’est pas à la louange du système capitaliste.
Fini le 22/12/2019
Le titre français est bien trouvé pour décrire l’idée de ce groupuscule : faire du chantage en dévoilant des secrets trouvés sur internet. Mais ça tourne mal quand ils agissent sur commande d’un assassin.
Notre « boss du thriller » n’est pas un adepte du “happy end joyeux” et il y aura plein de morts au final.
« Et, quelque part, l’être primitif en lui se réjouissait d’avoir pu venger sa femme et protéger ses garçons. »
Les personnages sont décrits avec des défauts bien peu dans la culture étatsunienne, chômage, perte d’argent, meurtres pour protéger l’entrée en Bourse d’une société, tout ça n’est pas à la louange du système capitaliste.
Fini le 22/12/2019
samedi 21 décembre 2019
Du poison dans les veines de Alfred Lenglet
(Une enquête de Léa Ribaucourt, Calmann-Lévy, 2015)
Une écriture simple, nette, une histoire très factuelle, bien documentée (l’auteur est de la corporation !), des personnages basiques mais attachants.
Des trouvailles rédactionnelles.
Le commissaire : « — Redonnez-moi le nom de votre poison ? »
L’enquêtrice : « — C’est surtout le poison de l’assassin. »
« Ensuite, nous ferons un tapissage de Thermos. »
« […] cette triste affaire reposait sur une histoire d’argent sale, sur des mensonges et des combinaisons bien médiocres. »
Fini le 20/12/2019
Une écriture simple, nette, une histoire très factuelle, bien documentée (l’auteur est de la corporation !), des personnages basiques mais attachants.
Des trouvailles rédactionnelles.
Le commissaire : « — Redonnez-moi le nom de votre poison ? »
L’enquêtrice : « — C’est surtout le poison de l’assassin. »
« Ensuite, nous ferons un tapissage de Thermos. »
« […] cette triste affaire reposait sur une histoire d’argent sale, sur des mensonges et des combinaisons bien médiocres. »
Fini le 20/12/2019
Meurtres en blouse blanche de P. D. James
(Cycle Adam Dalgliesh, 1971, traduit de l’anglais par Michèle Hechter, Le Livre de Poche policier, 1988)
« Reconnaîtriez-vous le visage […] vingt-cinq ans plus tard ? La banale, la quelconque, l’insignifiante […] ? Il n’y a qu’une femme entre mille dont le visage soit d’une beauté si virginale qu’on puisse le reconnaître d’un fugitif coup d’œil, vingt-cinq après. »
Et tout se terminera par un suicide.
Fini le 18/12/2019
« Reconnaîtriez-vous le visage […] vingt-cinq ans plus tard ? La banale, la quelconque, l’insignifiante […] ? Il n’y a qu’une femme entre mille dont le visage soit d’une beauté si virginale qu’on puisse le reconnaître d’un fugitif coup d’œil, vingt-cinq après. »
Et tout se terminera par un suicide.
Fini le 18/12/2019
Les âmes englouties de Susanne Jansson
(2017, traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy, Les Presses de la Cité, 2019)
« Nous savions ce qui se passait dans la tourbière, nous avions vécu ça nous-mêmes. […] Nous avions tellement peur. Nous savions que ça pourrait de nouveau être notre tour. […] la tourbière est insatiable. Les gens qui n’ont pas vécu ce que nous avons vécu ne peuvent pas comprendre. Nous avions perdu notre fille adorée. »
Les légendes sur ces terrains étranges sont bien mises en scène, les personnages crédibles même dans leur dissimulation.
Fini le 17/12/2019
« Nous savions ce qui se passait dans la tourbière, nous avions vécu ça nous-mêmes. […] Nous avions tellement peur. Nous savions que ça pourrait de nouveau être notre tour. […] la tourbière est insatiable. Les gens qui n’ont pas vécu ce que nous avons vécu ne peuvent pas comprendre. Nous avions perdu notre fille adorée. »
Les légendes sur ces terrains étranges sont bien mises en scène, les personnages crédibles même dans leur dissimulation.
Fini le 17/12/2019
La cote 512 de Thierry Bourcy
(Une enquête de Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18, Folio Policier, 2008)
« […] le drame des deux frères qu’une femme avait sans le vouloir dressés l’un contre l’autre […]. »
Mais même pendant la guerre, des accidents de voiture peuvent mettre fin à une histoire.
Fini le 13/12/2019
« […] le drame des deux frères qu’une femme avait sans le vouloir dressés l’un contre l’autre […]. »
Mais même pendant la guerre, des accidents de voiture peuvent mettre fin à une histoire.
Fini le 13/12/2019
vendredi 13 décembre 2019
Un café maison de Keigo Higashino
(Série Physicien Yukawa n°2, 2009, 聖女の救済 traduit du japonais par Sophie Refle, Actes noirs, 2012)
« C’était une épouse parfaite. Elle a arrêté toutes ses activités extérieures pour se consacrer à son foyer. »
« Son seul espoir était que son mari la libère de cette promesse. Mais au lieu de le faire, il a voulu la mettre en œuvre. »
Il faut remonter dans son passé pour comprendre la réaction de la coupable toujours triste du suicide de son amie.
Une écriture simple, épurée, nette, sans fioritures inutiles.
Fini le 13/12/2019
« C’était une épouse parfaite. Elle a arrêté toutes ses activités extérieures pour se consacrer à son foyer. »
« Son seul espoir était que son mari la libère de cette promesse. Mais au lieu de le faire, il a voulu la mettre en œuvre. »
Il faut remonter dans son passé pour comprendre la réaction de la coupable toujours triste du suicide de son amie.
Une écriture simple, épurée, nette, sans fioritures inutiles.
Fini le 13/12/2019
La Maison noire de Michel Grisolia
(Calmann-Lévy, 2005)
« Tu as vu le jour chez ceux qui n’ont pas peur et c’est parce qu’ils n’ont pas peur que toi tu as grandi dans la peur, l’angoisse et la terreur. Tu n’as pas grandi longtemps. »
« Voir les flammes aux fenêtres, des étincelles dans l’immensité noire qui aussitôt les engloutissait, percevoir des craquements, peut-être, un coup de feu, enfin, plus rien que le feu dans la nuit, la grille, la liberté. »
Bien écrit, bien composé, un bon livre, même si le lecteur peut comprendre assez vite quel personnage est le meurtrier, confit dans son esprit de vengeance pour le suicide de son frère.
Fini le 11/12/2019
« Tu as vu le jour chez ceux qui n’ont pas peur et c’est parce qu’ils n’ont pas peur que toi tu as grandi dans la peur, l’angoisse et la terreur. Tu n’as pas grandi longtemps. »
« Voir les flammes aux fenêtres, des étincelles dans l’immensité noire qui aussitôt les engloutissait, percevoir des craquements, peut-être, un coup de feu, enfin, plus rien que le feu dans la nuit, la grille, la liberté. »
Bien écrit, bien composé, un bon livre, même si le lecteur peut comprendre assez vite quel personnage est le meurtrier, confit dans son esprit de vengeance pour le suicide de son frère.
Fini le 11/12/2019
Alligator strip de Chris Haslam
(2005, traduit de l’anglais par Jean Esch, éditions du Masque, 2008)
L’histoire est racontée en quatrième de couverture.
Il m’a suffit de lire le premier chapitre et le dernier pour me confirmer que ce genre de personnage ne m’intéresse pas, mais la traduction est belle.
« Quand les premiers rayons du soleil matinal embrasèrent les contours élimés des nuages déchiquetés, j’avais la gorge à vif et en feu à force d’explications, alors je quittai la caravane et m’avançai dans l’aube de Floride pour me gargariser à la tequila. »
Ensuite, chacun part vivre sa vie… au Mexique.
Fini le 8/12/2019
L’histoire est racontée en quatrième de couverture.
Il m’a suffit de lire le premier chapitre et le dernier pour me confirmer que ce genre de personnage ne m’intéresse pas, mais la traduction est belle.
« Quand les premiers rayons du soleil matinal embrasèrent les contours élimés des nuages déchiquetés, j’avais la gorge à vif et en feu à force d’explications, alors je quittai la caravane et m’avançai dans l’aube de Floride pour me gargariser à la tequila. »
Ensuite, chacun part vivre sa vie… au Mexique.
Fini le 8/12/2019
dimanche 8 décembre 2019
Pour quelques flics de trop de Paula Gosling
(Série Jack Stryker, 1989, Backlash traduit de l’anglais États-Unis par Annie Hamel, Le Masque, 1992)
« […] des flics qui ne sont que des êtres humains et qui font des erreurs. Dont aucune erreur grave, d’ailleurs, mais qui hélas ont toutes à voir avec la même personne et ne font qu’aggraver la situation à chaque fois. […] Et quand finalement il a tué […] c’est tombé sur le fils d’un flic. »
Ce que la mère n’a pas supporté.
Fini le 8/12/2019
« […] des flics qui ne sont que des êtres humains et qui font des erreurs. Dont aucune erreur grave, d’ailleurs, mais qui hélas ont toutes à voir avec la même personne et ne font qu’aggraver la situation à chaque fois. […] Et quand finalement il a tué […] c’est tombé sur le fils d’un flic. »
Ce que la mère n’a pas supporté.
Fini le 8/12/2019
Les contes de l'assassin de Claude Schmitt
(Éditions du Bastberg, 2005)
Un livre mal écrit, trop d’erreurs de langue, mal construit, les personnages sont trop caricaturés pour donner un suspense crédible, mal présenté, le baratin sur la vie paradisiaque en Afrique est parfaitement niais, etc. Cela sent un peu l’amateurisme de l’auteur.
« Les assassinats […], l’incarcération volontaire à l’hôpital psychiatrique […], l’évasion prévue de longue date, le dernier meurtre […], l’aspiration à une autre vie enfin, loin de toute cette horreur. »
Fini le 6/12/2019
Un livre mal écrit, trop d’erreurs de langue, mal construit, les personnages sont trop caricaturés pour donner un suspense crédible, mal présenté, le baratin sur la vie paradisiaque en Afrique est parfaitement niais, etc. Cela sent un peu l’amateurisme de l’auteur.
« Les assassinats […], l’incarcération volontaire à l’hôpital psychiatrique […], l’évasion prévue de longue date, le dernier meurtre […], l’aspiration à une autre vie enfin, loin de toute cette horreur. »
Fini le 6/12/2019
La Fille dans les bois de Patricia MacDonald
(2018, traduit de l’anglais États-Unis par Nicole Hibert, Albin Michel, 2018)
« Au fait, où croit-elle que vous êtes ? Où croit-elle que vous allez, quand vous sortez vous balader au milieu de la nuit dans cet accoutrement ? On dirait que vous vous êtes échappé d’un hôpital psychiatrique. »
Le lecteur se demande effectivement comme un tel homme a pu faire illusion à son épouse avant son décès, à sa sœur ensuite.
L’histoire manque un peu de suspense, mais le personnage de la narratrice est intéressant et retient suffisamment l’attention.
Fini le 4/12/2019
« Au fait, où croit-elle que vous êtes ? Où croit-elle que vous allez, quand vous sortez vous balader au milieu de la nuit dans cet accoutrement ? On dirait que vous vous êtes échappé d’un hôpital psychiatrique. »
Le lecteur se demande effectivement comme un tel homme a pu faire illusion à son épouse avant son décès, à sa sœur ensuite.
L’histoire manque un peu de suspense, mais le personnage de la narratrice est intéressant et retient suffisamment l’attention.
Fini le 4/12/2019
Les Filles de Folignazzaro de Exbrayat
(Le Masque, 1963)
« […] un bon à rien, incapable de travailler, ayant séjourné plusieurs fois en prison, se trouvait sur le pavé […] » et fait connaissance avec l’amant de sa cousine qui finira par se débarrasser de lui.
Le récit des agissements des « filles » est un délice.
Fini le 3/12/2019
« […] un bon à rien, incapable de travailler, ayant séjourné plusieurs fois en prison, se trouvait sur le pavé […] » et fait connaissance avec l’amant de sa cousine qui finira par se débarrasser de lui.
Le récit des agissements des « filles » est un délice.
Fini le 3/12/2019
lundi 2 décembre 2019
La maison de soie de Anthony Horowitz
(Série Sherlock Holmes, 2011, traduit de l’anglais par Michel Laporte, Hachette Livre, 2011)
« Vous n’avez peut-être pas ordonné tout ça vous-même, […] mais […] je vous en tiens comme personnellement responsable. Vous l’avez exploité. Vous l’avez tué. Vous êtes un homme pervers et vil comme je n’en avais encore jamais rencontré. »
Pendant que l’épouse plonge la sœur dans le bain pour se venger, le mari continue ses malversations, mais le célèbre détective comprend le lien entre ses menaces et pourquoi même un policier participe à la poursuite pour le condamner.
Fini le 30/11/2019
« Vous n’avez peut-être pas ordonné tout ça vous-même, […] mais […] je vous en tiens comme personnellement responsable. Vous l’avez exploité. Vous l’avez tué. Vous êtes un homme pervers et vil comme je n’en avais encore jamais rencontré. »
Pendant que l’épouse plonge la sœur dans le bain pour se venger, le mari continue ses malversations, mais le célèbre détective comprend le lien entre ses menaces et pourquoi même un policier participe à la poursuite pour le condamner.
Fini le 30/11/2019
Poker d’enfer de Stanislas-André Steeman
(Série M. Wens, 1955, Le Masque, 1988)
« De toute manière […] rien d’impossible à ce que l’homme de Scotland Yard, trompé par les apparences, confondit finalement bedeaux et curé. »
« Dans la fièvre du jeu, personne ne s’aviserait d’examiner un billet à la loupe. Difficile aussi d’imaginer qu’un joueur triche pour perdre, laisse mille dollars au tapis à seule fin d’en récupérer cent. »
Fini le 1/12/2019
Déjà lu :
Six hommes morts (1931)
Un dans trois (1932)
« De toute manière […] rien d’impossible à ce que l’homme de Scotland Yard, trompé par les apparences, confondit finalement bedeaux et curé. »
« Dans la fièvre du jeu, personne ne s’aviserait d’examiner un billet à la loupe. Difficile aussi d’imaginer qu’un joueur triche pour perdre, laisse mille dollars au tapis à seule fin d’en récupérer cent. »
Fini le 1/12/2019
Déjà lu :
Six hommes morts (1931)
Un dans trois (1932)
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