mercredi 30 juillet 2025

Méfaits d'hiver de Philippe Georget

(ou Variations sur l'adultère et autres péchés véniels, Pocket, Thriller, 2018)

Sensibilisé par sa propre situation de mari trompée par sa femme, le lieutenant Gilles Sebag peine au début à s'intéresser à l'enquête sur le meurtre d'une épouse adultère, puis le suicide d'un mari « cocu », puis… (Comme précisé en sous-titre d’autres exemples suivent.)

La recherche s’oriente vers l’informateur des situations d’adultère, en envoyant photos et messages. Son équipe arrête successivement des présumés coupables, faisant durer le suspense. Le lieutenant Sebag résume ainsi le travail à effectuer.
« — Je vois au moins trois façons de remonter jusqu’à ce type. Premièrement : trouver un lien entre les victimes. Le corbeau n’a certainement pas choisi ses cibles au hasard. Il nous faudra donc d’abord les recenser. […] Nous en connaissons quatre pour l’instant mais nous pouvons supposer qu’il y en a eu d’autres. Beaucoup, beaucoup d’autres. »
Il va visiter le centre de vidéosurveillance de sa ville, Perpignan, et s’initier à son fonctionnement.
« Sebag s’empara du joystick. […] Il s’arrêta sur un groupe de jeunes en train de discuter autour d’un banc public. S’il avait su lire sur les lèvres, il aurait pu tout connaître de leur conversation. […] Voir sans être vu. […] Il se sentait tout puissant. »

L’auteur émaille son texte de petites fautes d’écriture pénibles à lire, par exemple son personnage lit un titre sur « la tranche » (évidemment !).

Fini le 30/07/2025

mardi 29 juillet 2025

Une parfaite description…

… de l'« IA », « Ersatz de citrouille ».

Grille 7* finie le 29/07/2025

dimanche 27 juillet 2025

Vengeance au palais de Jade de Dale Furutani

(La trilogie de Matsuyama Kaze, 1998, The Jade Palace Vendetta traduit de l'anglais États-Unis par Katia Holmes, 10/18, Grands détectives, 2005)

Dans la précédente histoire, Matsuyama rencontre « Grand-mère ainée », accompagnée de son « domestique » et de son petit-fils, munie de son bandeau où est écrit « kanji » désignant sa « vengeance officielle contre Hishigawa ».
« — Il a tué mon fils et volé une de ses filles. »

Sur la route vers Kamakura, Kaze a aidé un « riche marchand » à protéger sa caisse d’or sur sa charrette en tuant les bandits attaquants. Une fois en ville, Kaze est donc reçu chez ce marchand Hishigawa et peut enquêter sur le chef des gardes et chercher comment entrer dans le « palais de Jade » où vit Yuchan, la petite-fille de Grand-mère ainée.

Dans ce livre, l’auteur en raconte plus sur le passé de Kaze, l’enseignement de son « sensei », comment il a perdu « sa dame », son changement de nom pour éviter d’être reconnu par le seigneur Okubo, le massacreur de sa famille. Son entretien avec l’armurier Kannemori présente l’importance que le sabre a pour un samouraï.
« — Qu’est-il arrivé à ton sabre ?
— Il s’est brisé au cours d’un duel avec le propriétaire de celui que je porte actuellement.
— Brisé ? […] Avec qui te battais-tu quand ton sabre s’est brisé ?
— Un chef de bandits qui voulait assassiner un marchand que j’ai rencontré sur le Tokaido. Et que j’ai réussi à tuer malgré mon sabre cassé. »
« — Voilà les armes que j’ai choisies à ton intention, déclara Kannemori. […]
— Je regrette […] mais je ne puis emporter que le katana. Quand j’ai consenti à la tâche de retrouver la fille de ma dame, elle m’a pris mon wakizashi, le gardien de l’honneur du samouraï, et m’a dit que mon honneur lui appartenait jusqu’à ce que j’ai accompli ma mission. »

« C’était Ando. — Vous ne tueriez pas une femme ? fit-elle, tendant les mains devant elle. — Non, mais je tuerais un monstre. »

Fini le 26/07/2025

vendredi 25 juillet 2025

Merci, Jeeves de P.G. Wodehouse

(1934, Thank you, Jeeves traduit de l'anglais par Benoît de Fonscolombe, 10/18, Domaine étranger, 1982)

« Jeeves est le valet de chambre plein de style qui sauve toujours son jeune maître, l'inepte Bertram Wooster (dit “Bertie”), de situations invraisemblables. » (Wikipedia)

La traduction ne rend sûrement pas l’humour de l’auteur, mais la lecture reste jubilatoire.
L’histoire de ce mariage oui ou non avec lui ou lui permet des scènes cocasses racontées par Bertie avec « Monsieur le Baron » Chuffy, Pauline et son père « le vieux » Mr Stoker, en ajoutant des touches de Sir Roderick Glossop.
« Chuffy, vieux frère, […]. S’il s’est jamais présenté un cas où tu aies eu davantage besoin de Jeeves qu’à présent, je… (Je perdis malencontreusement le fil de mes idées et dus tout recommencer par le début.) Je veux dire qu’il n’y a vraiment qu’un seul être qui puisse vous tirer tous d’affaire. […] Vous savez tous aussi bien que moi que Jeeves trouve toujours un moyen de se tirer des mauvais pas. »

Le qualificatif « nègre » pour décrire le déguisement de Bertie avec la figure au cirage noir sonne choquant à notre époque, mais s’insère très bien dans cette histoire où les personnages croient voir un « diable ».

Fini le 24/07/2025

jeudi 24 juillet 2025

Balanegra de Marto Pariente

(2024, Hierro viejo traduit de l'espagnol par Sébastien Rutés, Gallimard, Série noire, 2025)

L'unique sujet de cette histoire est la violence. Celle des « Bobby » de « Le Duc. Service de nettoyage express. » pour éliminer le maximum des gêneurs. Le passé de tueur à gages de Coveiro devenu fossoyeur dans cette petite ville d’Andalousie à la mort de son frère pour s’occuper de son neveu Marco.
Son surnom, qui colle à son actuelle fonction, lui vient de son ancienne habitude de creuser lui-même la tombe de ses victimes contrairement aux principes de son métier, ainsi que l’explique son chef de l’époque.
« Là d’où je viens, les gens comme toi, ceux qui creusent des trous pour les autres, on les appelle des coveiros, »

La lecture de cette succession de tueries est lassante, le prétexte du silence sur la « mort » du fils de Miguel est absurde, puisqu’il devait disparaître, et le détail des techniques utilisées est sanguinolent à souhait. Des Babelieurs applaudissent en y voyant de l’humour.

Fini le 23/07/2025

mercredi 23 juillet 2025

La Promesse du samouraï de Dale Furutani

(La trilogie de Matsuyama Kaze, 1998, Death at the Crossroads traduit de l'anglais États-Unis par Katia Holmes, 10/18, Grands détectives, 2005)

Le titre français présente le passé de Matsuyama Kaze avec sa quête de la fille de « sa dame » enlevée lors du pillage du domaine. En anglais, “La mort à la croisée des chemins”, il désigne l’endroit où Matsuyama découvre les cadavres, celui du samouraï et celui de Hachiro « le garçon auquel il avait par deux fois fait cadeau de la vie ».
« Pourquoi cette fois-ci avoir apporté le cadavre directement à la croisée des chemins, au lieu de prendre l’itinéraire qui passait par Higashi ? »

L’auteur présente les coutumes japonaises en ce dix-septième siècle, après la prise du pouvoir par la dynastie Tokugawa, mais la façon dont il parsème son texte de mots japonais sans toujours prévoir une traduction rend la lecture un peu confuse. Mais il décrit parfaitement le rituel du « seppuku », citant « l’ultime déclaration poétique de son existence » par Manase, et « avant même qu’il eût eu le temps de hurler sa souffrance ou de se pourfendre l’abdomen, le sabre de Kaze s’abattit à la vitesse de l’éclair […]. »

Fini le 22/07/2025

lundi 21 juillet 2025

Art et Décès de Sophie Hénaff

(Série Commissaire Anne Capestan, Le Livre de Poche, 2020)

Suite à ses actes dans le précédent tome, Paul, le mari de Anne, va bientôt sortir de prison. En attendant, elle couve Joséphine, leur bébé.

Eva Rosière, écrivaine à son temps perdu, décide de mettre en film son dernier roman. Le tournage fait un mort, le réalisateur, poignardé allongé sur le canapé dans le bureau du producteur Tom Dicate. Toute l'équipe va s'y mettre, enquêter pour trouver le coupable, puis jouer pour que la capitaine puisse continuer la réalisation.
« Capestan observait Rosière en son royaume, à la fois reine et sujet, mère et cerbère, elle dirigeait sa cour autant qu’elle la suivait. Écoutant les uns, pommadant les autres, elle affichait sa sérénité de bonne femme qui en a vu d’autres, retenant ses explosions pour n’exercer qu’une autorité bienveillante. Elle devait considérablement prendre sur elle afin sans doute de préserver le peu de paix qui demeurait après le meurtre, les fuites et coups de feu. »
« Elle les couvait tous, Dax, Orsini, Diament, Saint-Lô, Lewitz, Evrard, mais leur avait-elle dit ? […] Qui jouait son propre rôle sans le savoir, croyant l’investir de ses nouveaux talents d’interprète ? »

« Elle marche ! »

Fini le 20/07/2025

samedi 19 juillet 2025

Son espionne royale et les conspirations du palais de Rhys Bowen

(Série Son espionne royale, 2015, Malice at the Palace traduit de l'anglais par Blandine Longre, Robert Laffont, La Bête noire, 2022)

Chargée par sa Majesté de recevoir et accompagner la princesse Marina de Grèce, la fiancée du prince George, Georgie va loger au palais de Kensington. Évidemment, elle y trouve un cadavre dans la court la nuit attirée par la « lueur verdâtre ». Elle fouine partout, essayant d’éviter l’inspecteur de Scotland Yard, se confiant uniquement à sir Jeremy et « son » Darcy.
« Ma femme de chambre m’a confié avoir vu, pendant la soirée, une silhouette titubante se déplacer dans la cour. Je suis presque certaine qu’il s’agissait de Bobo, à moitié droguée, qui ne savait où aller. »

Le major Gerald Beauchamp-Chough rencontre « la princesse Sophia et le garçon sauvage de George Ier ».

En postface, l’auteur nous confirme que le prince George, duc de Kent, « fut réputé pour sa conduite dissolue, avant et après son mariage. » Ces petites histoires de la royauté sont toujours agréables à lire.

Fini le 19/07/2025

jeudi 17 juillet 2025

Bad Chili de Joe R. Lansdale

(Série Hap Collins et Leonard Pine, 1997, Bad Chili traduit de l'américain par Bernard Blanc, Gallimard, Série noire, 2002)

« — J’ai l’impression que ma vie est empoisonnée, [dit Hap]. Je rentre chez moi après un boulot merdique, je suis mordu par un écureuil enragé, et j’apprends que ma police d’assurance ne vaut pas une branlette de chien et que mon meilleur ami est accusé de meurtre…
Leonard acquiesça d’un signe de tête.
— Je comprends. Moi, je vis avec ce type que j’aime et voilà qu’il se tire avec un loubard, et puis il est assassiné, et je découvre que c’était un voyou. »

Ces deux personnages sont présentés comme stéréotypes de Texans bagarreurs, mais l’auteur les traite avec respect et les rend intéressants dans leurs réflexions, leurs décisions. Ainsi le résume Hap : « […] je jouais toujours trop vite des poings […]. Une fois, tard dans la nuit, on avait discuté de tout ça avec Leonard. […] Ce fut un moment bizarre, un mélange de fanfaronnades et de réalité, de honte et d’orgueil, de remords mêlés d’euphorie… »

La lecture est également rendue agréable par une traduction qui rend bien le parler entre amis. Par exemple, ce commentaire du « flic » Charlie :
« — J’ai une journée couci-couça. Mais pour l’instant je préfère ne pas en parler. Je vous raconterai le couci quand je serai avec vous.
— Et le couça ?
— J’sais pas encore. À tout de suite. »

Fini le 17/07/2025

mercredi 16 juillet 2025

Le Dévouement du suspect X de Keigo Higashino

(Série Physicien Yukawa n°1, 2005, 容疑者Xの献身 traduit du japonais par Sophie Refle, Actes Sud, Actes noirs, 2011)

L'histoire commence par l'étranglement de l'ex-mari de Yasuko et l'aide proposée par son voisin mathématicien. Le suspense est basé sur l'enquête des policiers, notamment Kusanagi qui profite des réflexions du physicien, bon connaisseur d'Ishigami qu'il a fréquenté pendant leurs études.

« — Tu m’as rapporté les explications qu’il t’avait données sur sa méthode pour préparer les problèmes de ses contrôles, non ? La façon dont il créait l’illusion qu’il s’agissait de géométrie lorsqu’en réalité le problème portait sur les fonctions.
— La technique utilisée est la même. Il a fait croire que l’astuce portait sur l’alibi, alors qu’en réalité elle concernait l’identité du cadavre. »

« Il existe dans notre monde des gens dont personne ne remarquera l’absence s’ils disparaissent, dont personne ne se préoccupera. »
« Le récit du physicien était parfaitement logique. Les éléments qui avaient attiré son attention, le vol de la bicyclette comme le fait que les vêtements n’avaient pas entièrement brûlé, étaient essentiels pour découvrir la vérité. »

« Avoir perdu sa liberté physique ne changeait rien, pensait-il [Ishigami]. Il lui suffisait d’un papier et d’un crayon pour faire des problèmes mathématiques. […] Personne ne pouvait atteindre son cerveau. »
« Elle marcha jusqu’à Ishigami et se jeta à ses pieds. » « Elle se prosterna devant lui. »

Fini le 15/07/2025

dimanche 13 juillet 2025

Janvier noir de Alan Parks

(Série Harry McCoy, 2017, Bloody January traduit de l'anglais Écosse par Olivier Deparis, Payot et Rivages, 2018)

McCoy est ami d’enfance avec Cooper. « Je t’ai protégé des sœurs et des séances de chatouilles de cet enfoiré de père Brendan. C’est moi qui m’en suis pris plein la gueule par les frères ; c’est moi qui me suis retrouvé enfermé dans ce putain de cachot pendant des jours d’affilée. Pas toi. »

Son ennemi est un riche protégé, lord Dunlop. « Alors que son fils n’était encore même pas enterré, il avait tout de même veillé à ce que Jimmy Gibbs ne parle ni à la police ni à la presse. Ni à personne. »« Les hommes comme Dunlop Senior ne terminaient pas dans une chambre miteuse d’hôpital public, avec des cicatrices partout sur les mains et des entailles de sabre dans le dos. […] Ils traversaient le monde sans qu’il ne leur arrive jamais rien, quoi qu’ils fassent. »

Toute l’histoire est à l’avenant, gorgée des stéréotypes sur les « criminels » de Glasgow, sur le policier drogué mais tenace, les gradés soumis aux riches, etc. avec des situations sans explication logique dont McCoy se sort évidemment sain et sauf après complet tabassage.

Le personnage de la jeune femme préparant une thèse sur « l’exploitation masculine de la sexualité féminine » aurait pu relever le niveau, mais elle est tellement mal présentée que ses idées se diluent dans le fatras. « […] ce sont des hommes comme vous. Des hommes qui ne voient pas plus loin que leur sexisme intrinsèque. […] Vous savez ce que ça fait d’être en face de quelqu’un qui, pendant tout le temps que vous essayez de lui expliquer ce qu’est une féministe, vous regarde les seins ? »  (et évidemment elle baise avec Harry !)

Ce premier tome sera le dernier.

Fini le 12/07/2025

vendredi 11 juillet 2025

Inconditionnelles de Marlène Charine

(Calmann-Lévy noir, 2021)

Une lecture décevante. Le début est prometteur avec la découverte des fillettes enlevées et la mort du coupable. Ensuite, tout se délite dans les ressassements de Silke, sur son passé, sur ses suppositions de second coupable… et les obsessions des mères, Blandine dont la fille est décédée, Cora mère célibataire de Samantha, Garance prête à tout pour trouver le vrai coupable du traumatisme de sa fille Romane.

C'est répétitif, sans réelles avancées, la façon dont est faite la recherche est inepte (un « barbu »), l'accusé devra se dévoiler lui-même, mais l’intrigue ne dit rien de ses motivations (par exemple pourquoi ces enfants là… pourquoi maintenant), et n’en fait qu’un banal méchant psychopathe. Les hésitations des mères pour en finir avec ce pédophile sont mal présentées les rendant peu vraisemblables, soit laisser la justice faire son travail, soit le faire à sa place, soit… ben mettre le feu…

Ce sera le seul livre de cet auteur, les précédents ayant l’air d’être du même genre.

Fini le 10/07/2025

jeudi 10 juillet 2025

La Mallette de l’usurier de Piero Colaprico

(Trilogie de la ville de M., 2004, Trappola per camaleonti La valigetta dell' usaraio traduit de l'italien par Gérard Lecas, Rivages/Noir, 2011)

« La blessure de Bagni n’était pas très grave, mais elle était de celles qui fondent la vie et la mort dans une entité unique, une possibilité concrète et immédiate de rester du bon côté ou de partir de l’autre, le grand nulle part. Une blessure à la tête. »

« Il s’était mis d’accord après une quinzaine de jours avec son supérieur, Gennaro Lucici […]. Lucidi lui avait déroulé le tapis rouge. […] Tu fais ce que tu as envie de faire. »

« L’affaire de l’étudiant assassiné et livré aux flammes n’était pas un boulot […]. C’était un redoutable casse-tête. Zéro indice. Zéro information. » « Fabio Fumagalli, donc. Studieux étudiant en deuxième année d’ingénierie et qui habitait avec un ami, Ferdinando Cesati, non voyant […]. »

« Le coup des chaussures, c’était vraiment un éclair de génie. » « Il va falloir reprendre à zéro cette histoire de Marselo électrocuté dans sa baignoire… »

Le sous-titre, « Piège à caméléon », suffit à dissimuler la mallette.

Fini le 9/07/2025

lundi 7 juillet 2025

Le soleil rouge de l'Assam de Abir Mukherjee

(Série Sam Wyndham 4, 2019, Death in the East traduit de l'anglais par Fanchita Gonzalez Battle, Liana Levi, 2023)

Pour se débarrasser de son addiction à l'opium, le capitaine va faire un séjour dans un ashram, mais dans une des gares sur le trajet, il a « croisé un fantôme, un mort, un homme […] vu pour la dernière fois il y a presque vingt ans ».

C’était en février 1905 à Londres, que le jeune agent Wyndham doit enquêter sur la mort d’une jeune femme.
« Avec la presse toute prête à imprimer une histoire à propos d’une Anglaise assassinée par un juif étranger, une histoire qui entraînerait sans aucun doute de l’hostilité non seulement contre le coupable mais contre tous les Juifs de l’East End. […] l’arrestation de Vogel éviterait un bain de sang. Que s’il était innocent il pourrait le prouver et ensuite nous poursuivrions le véritable assassin. »

« […] si je ne peux pas obtenir justice, je peux encore obtenir vengeance, pour Bessie, et Vogel, pour Helena Caine et même Tom Drummond. Comment ? Je n’en ai absolument aucune idée. »

« P.S. Les oiseaux se suicident réellement à Jatinga. »

Fini le 7/07/2025

vendredi 4 juillet 2025

Qui a tué Heidi ? de Marc Voltenauer

(Les aventures de l'inspecteur Auer vol. 2, Slatkine & Cie, 2017)

Deux meurtriers sévissent à Gryon. « L’homme qui s’enivrait du parfum de sa mère » explique dans ses chapitres comment il choisit la femme qu’il déguise. « L’assassin professionnel », alias « Litso Ice », chargé de faire vendre toutes les parcelles d’alpage : « Celui qui avait fait du chantage au banquier genevois pour qu’il vende son chalet. » « Celui qui avait tué la vache de Serge Hugon pendant le concours et ensuite celle d’Antoine pour les monter l’un contre l’autre. » « Et celui, toujours lui, qui avait laissé Mikaël pour mort parce qu’il s’était approché trop près de la vérité. »

Le tout manque particulièrement de suspense, les sous-entendus des personnages ne suffisent pas à retenir l’attention, et le comble de l’idiotie arrive quand c’est la sœur et le compagnon qui sont victimes, tout à coup Jessica “ressemble” à la mère [!] et Mikaël se fait piéger en bon journaliste bébête, lui pourtant décrit comme bien futé.

Fini le 4/07/2025

mercredi 2 juillet 2025

L'indice de Maurice-Bernard Endrèbe

(1977, Le Masque, 2003)

Le commissaire Arsène Bréval résume pour son « aide » Elvire Prentice.

« — Cette affaire a quelque chose d’exaspérant ! Chaque fois que l’on croit avoir fait un pas en avant, on s’aperçoit que, tout au contraire, un des rares indices dont nous disposions vient d’être anéanti. […] Pour nous résumer, tout a commencé avec le meurtre de Dorette Douro, meurtre non prémédité, puisque commis un jour et à une heure où Dorette n'aurait pas dû se trouver au Miradouro. Dans la main de Simone Grément, qui s'était portée à son secours, on découvre un fixe-cravate, dont tout donne à penser qu'il a été perdu par l'assassin au cours de la bagarre. Mais nous apprenons bientôt que ce fixe-cravate est la propriété d'un monsieur qui, au moment du drame, se trouvait au Mexique. »

Mais l’incognito ne résiste pas au souvenir de l’ancienne maitresse.

Fini le 30/06/2025