(La Tengo Éditions, 2012)
Ce livre est un ramassis d'inepties sur les “dealers” du “93” (évidemment !) et autres “mafieux”. L'histoire étant racontée à la première personne “je”, ce salmigondis se termine par le récit par le boxeur lui-même de sa propre agonie mise en scène parce « que je n’en ai rien à foutre » de cette succession de représailles auxquelles il a participé.
Fini le 27/09/2022
mardi 27 septembre 2022
Balancé dans les cordes de Jérémie Guez
La mort n'est pas un jeu d'enfant de Alan Bradley
(Série Flavia de Luce, 2009, The Weed That Strings the Hangman's Bag traduit de l'anglais Canada par Hélène Hiessler, 10/18, 2013)
« — Vous n’êtes pas fiable, Flavia. On ne peut vraiment pas compter sur vous, maugréa-t-il [son père]. Bien sûr que je n’étais pas fiable ! C’était l’une des choses que je préférais chez moi. »
Donc, Flavia va et vient en cherchant à savoir pourquoi le marionnettiste devait être tué.
« […] un brillant marionnettiste, aucun doute là-dessus. Mais […] En tant qu’homme, c’était une crapule, un coureur de jupons et une brute tyrannique. »
Et “l’herbe”, du titre en anglais, l’attire un peu trop à la ferme… près du “gibet”.
Fini le 26/09/2022
Le député de Xavier Cucuel
(La noble assemblée, dessin d'Alexandre Coutelis, Bamboo édition, 2017)
Les dessins brouillés, les personnages imprécis, les comportements flous rendent la lecture désagréable. Par exemple, impossible de voir sur son visage la réaction du député devant les vidéos de menace de l'entreprise de lobbying. Dommage !
Peut-être est-ce fait pour renforcer l'anonymisation de ces “élus du peuple” et leurs turpitudes.
La conclusion du député débutant est « Parce que je pense qu’on peut faire de la politique autrement. »
Fini le 25/09/2022
Le navigateur de femmes de Alain Nueil
(Fleuve noir, 1998)
L'auteur écrit dans un français très agréable à lire. Ses personnages sont bien particuliers, le commissaire Laprée suant et son assistante extravagante, Hermeline.
« Elle avait la quarantaine bien sonnée, une coiffure boudinée d’un genre vaguement espagnol, le blanc brillant de ses gros yeux éclatait dans le teint très sombre de sa peau. Elle ressemblait davantage à une tireuse de cartes qu’à une femme flic. »
Il y a aussi de l’action contre l’enquête pour trouver celui qui menace le « navigateur » et le commissaire en fait les frais.
« Il se sentait vidé, inerte, indifférent à tout. Il avait goûté à l’eau de sa propre mort et c’est une saveur qui ne se laisse pas facilement oublier. »
« Voilà le mobile. J’ai été essayé, j’ai été trouvé mauvais, j’ai été rejeté. »
Mais son fusil a été récupéré…
Fini le 24/09/2022
Sans défense de Harlan Coben
(Série Myron Bolitar, 2016, Home traduit de l'américain par Roxane Azimi, Belfond noir, 2018)
La traduction est un délice et permet de s'intéresser à cette histoire d'enfants « enlevés ».
Malgré le talent de l’auteur pour embrouiller son histoire, le seul suspense est de trouver comment nos enquêteurs vont arriver à la vérité, transparente pour le lecteur.
Les apartés sur la vie des protagonistes, le « Gros Gandhi », « Esperanza » et son futur ex, tous les “aidants informatiques”, etc. sont bien amenés et les réflexions de Myron toujours ironiques.
« Aiguille ? Je vous présente ma vieille amie Botte de Foin. »
« Vous lui avez réellement sauvé la vie. J’ai tout gâché. […] Face à chaque nouvelle situation, j’ai fait ce que je croyais être le mieux pour mon fils. »
« En tout cas, vous les avez tous détruits. […] tout ce qu’ils ont dû endurer à cause de vous. »
Fini le 23/09/2022
Quand se lève le jour de Mary Jane Clark
(2007, When Day Breaks traduit de l'anglais États-Unis par Mathieu Périers, Le Livre de Poche, 2011)
Dans ce livre, l'auteur nous propose, comme toujours plusieurs suspects crédibles pour le meurtre de la présentatrice “phare” de sa chaîne de télévision.
Notamment, un riche créateur de jeux vidéos passionné du Moyen Âge, des donjons, des dragons… et profondément épris de la “splendide” présentatrice.
« Pour les poètes médiévaux et les troubadours, le cœur était le symbole de la passion, d’où ces métaphores qui semblent aujourd’hui des clichés : avoir le cœur brisé, avoir le cœur qui saigne, ravir les cœurs… » « Au Moyen Âge, les chevaliers étaient prêts à toutes sortes d’actions héroïques pour gagner le cœur de leur bien-aimée. » Lui, veut installé un jardin “souvenir” pour sa “belle”.
Mais « […] il ne faut pas oublier […] que la personne […] a aussi été capable de tuer un chien. Elle s’est livrée à une répétition grandeur nature […]. »
Tout ça par jalousie…
Fini le 21/09/2022
mardi 20 septembre 2022
Frontière belge de Nicolas Freeling
(Série Commissaire Van der Valk, 1963, Gun Before Butter ou Question of Loyalty traduit de l'anglais par Marcellita de Moltke-Huitfeld et Ghislaine Lavagne, revu par Remy Lambrechts, 10/18, 1986)
Un style de narration fade et plat, peut-être dû à la traduction trop littérale, rend cette enquête sur un contrebandier “belgo-hollandais” peu intéressante et n’être qu’une insipide histoire d’amoureux.
« [Sa] mort est une énigme. Tout le monde se satisfait de ce que ça en reste une. Moi compris. Je pourrais même dire moi tout spécialement. […] Vous n’êtes pas une criminelle, sinon je vous aurais arrêtée. » « [C’était] un gangster et un hypocrite qui a entassé des mensonges jusqu’à ce que ça lui retombe dessus. »
Fini le 19/09/2022
Un étranger dans le miroir de Anne Perry
(Série William Monk, 1990, The face of a stranger traduit de l'anglais par Roxane Azimi, 10/18, 1998)
Ce nouveau personnage est vraiment intéressant, avec ses tâtonnements pour retrouver ses souvenirs, avec ses doutes sur son comportement de policier, sa crainte d'avoir causé des torts par sa morgue. Il se lie avec une jeune femme bien campée à laquelle il commence par s’affronter.
« — […] Et vous, comment l’avez-vous trouvé ?
— Incompétent et d’une stupidité crasse !
— Bien sûr, vous ne vous êtes pas gênée pour le lui dire.
[…] — Évidemment !
— […] Il y a beaucoup de gens qui ont dû haïr Joscelin, et c’est très dur pour un policier, désavantagé par sa position, de découvrir de qui il s’agit… […]. »
« Elle est amoureuse de Florence Nightingale et de la glorieuse campagne de Crimée. »
Le revenant de cette guerre n’a aucun scrupule à exploiter le chagrin des parents des soldats morts.
Fini le 18/09/2022
On tue chez Molière de Cérignac
(Le Masque, 1995)
Les « Grands Anciens » sont les adolescents d’autrefois épris des comédiens de la Comédie Française. Ils vont se retrouver bien des années plus tard lorsque celui des leurs qui en est devenu « administrateur général » est assassiné.
L’usage tantôt des surnoms, tantôt des prénoms, tantôt des patronymes rend la lecture un peu difficile à suivre.
« Mais personne n’a jamais regardé personne, parmi les Grands Anciens. Au mieux, nous regardions tous ensemble le plateau, au pire, nous nous regardions sans nous voir et dévidions nos petites pelotes d’ambitions, d’anecdotes, de cristallisations incompréhensibles pour les autres… »
Et donc n’ont pas remarqué l’échange de nom.
Fini le 16/09/2022
Mortelle déviance de Frank Goyke
(Série Dietrich Kölling, 1994, Ruf doch mal an traduit de l'allemand par Marie Ollivier, Fleuve noir, 1997)
L'auteur nous donne toujours une bonne description de la vie dans Berlin après la chute du Mur, et son commissaire son opinion sur des sujets intéressants.
« […] en Allemagne, dès qu’on enquête sur des étrangers, […] le monde entier se met à hurler et à dénoncer le racisme des Allemands. Presque tous les peuples ont un petit génocide à se reprocher, mais nous, on s’arrache les cheveux […]. Forcément, puisqu’il faut battre sa coulpe. Parce qu’on est les méchants Allemands. […] Parce que c’est nous qui avons tué les Juifs. Il faut qu’on ait mauvaise conscience quarante-huit heures par jour. Les Turcs ont massacré presque tous les Arméniens. […] Mais non, ça fait longtemps, faut laisser reposer. Et puis, à l’époque, c’était une affaire politique, alors que les Allemands agissent toujours poussés par leur méchanceté inhérente. »
L’histoire de ces hommes attirés par des enfants est sinistre.
« Jusqu’à présent, il s’était simplement imaginé des chairs d’enfant meurtries, mais hier, il en avait vu. C’était beaucoup plus beau en vrai, tout à fait merveilleux. »
Mais l’humour noir de l’auteur en permet une lecture aisée.
« C’était comme s’il avait pris une cuite : un verre de trop, et il perdait les pédales. »
Le titre allemand nomme la technique de celui qui oblige les enfants à lui obéir jusqu’à se mettre en danger.
Fini le 15/09/2022
Long Island blues de Sandra Scoppettone
(Série Lauren Laurano, 1998, Gonna take a homicidal journey traduit de l'américain par Nathalie Mège, Fleuve noir, 1999)
Pour conserver l'argent, tous ceux qui savaient ont eu la même réaction que celui-ci :
« Mais alors, pour ces deux détectives ? Non. Et puis d’abord, qu’est-ce qu’une simple fille pouvait trouver ? Aucun souci à se faire de ce côté-là. Le mieux c’était de réagir comme il l’avait toujours fait dans une situation pareille : ne rien faire. Oui, c’était la meilleure solution. »
D’autres ne cherchent pas à savoir :
« — […] pourquoi ils n’ont pas demandé à leur fils de quoi il voulait parler ?
— Ce sont des WASP. […]
— Tu veux dire qu’ils trouvent que ça ne se fait pas de poser des questions ?
— Quelque chose dans ce goût-là. »
Nos deux détectives vont fouiller et comprendre que toutes les morts ont le même mobile, que ce soit les enfants accidentés ou les femmes étranglées.
Fini le 14/09/2022
Ultime dédicace de Thomas Aden
(Éditions Cairn, Du noir au Sud, 2014)
« Petit à petit, les humains avaient été dépouillés de tous leurs domaines réservés. […] Et maintenant, même raconter des histoires, l’acte le plus sacré de la civilisation, allait être imité par une grossière machine à calculer. »
C’est pour empêcher « G[**]dle » de lancer ce système né de ses idées que le coupable est « enfin passé aux travaux pratiques ».
Pendant ce temps, l’auteur nous fait visiter la ville de Pau…
Fini le 11/09/2022
lundi 12 septembre 2022
Mort d'un expert de P. D. James
(Cycle Adam Dalgliesh, 1977, Death of an expert witness traduit de l'anglais par Eric Diacon, Le Livre de Poche, 1991)
Dans ce laboratoire de médecine légale, le mort est le responsable du service biologie. Mais le mobile du coupable est bien loin de ses connaissances scientifiques.
Il faudra du temps et de la patience pour comprendre toute l’histoire de cette jalousie et des menaces en résultant.
« Ils avaient affaire à des hommes et des femmes intelligents qui devaient savoir qu’il leur suffisait de ne pas ouvrir la bouche pour que rien ne puisse être prouvé. »
Fini le 11/09/2022
Al dente de Yvan Bernaer
(La Bouinotte, black Berry, 2015)
« Yeux ouverts, visage boursouflé, blessures par balle à la poitrine et au bras droit : l’ancien inspecteur Nochette comme s’il avait cuit au milieu d’une casserole de nouilles. Al dente. » d’où le titre. Et l’illustration de couverture désigne la passion du meurtrier récidiviste pour l’entomologie.
Le style est très saccadé, plein d’ellipses, de sous-entendus (dont la référence aux « nouilles » [?]) rendant cette histoire assez pénible à suivre et lui ôtant tout intérêt.
Dommage, le personnage du lieutenant Le Loubecq aurait pu être mieux utilisé.
« Le flair qu’elle a cette emmerdeuse ! »
Fini le 9/09/2022
Nulle part où aller de Mary Jane Clark
(2003, Nowhere to Run traduit de l'anglais États-Unis par Mathieu Périers, Le Livre de Poche, 2007)
Le titre doit faire référence à l'impression d'enfermement des employés de Key News quand les services compétents doivent « désinfecter » les lieux, peut-être contaminés par « l’anthrax ».
Tout ça parce qu’un livre devait relater les “petits trafics”…
Fini le 8/09/2022
Pas de cadavre pour Jenny de Nancy Pickard
(Enquêtes de Jenny Cain, No Body traduit de l'américain par Isabelle Maillet, J'ai lu, 1998)
« Bon sang, […] dire que toutes ces années, on a dormi dans le cercueil d’un autre… […] certaines familles cachent des squelettes dans leurs placards […]. Nous, au moins, on ne pourra pas nous reprocher ça… »
Les contemporains, eux, trafiquent autrement…
Fini le 7/09/2022
Les étranges talents de Flavia de Luce de Alan Bradley
(Série Flavia de Luce, 2009, The sweetness at the bottom of the pie traduit de l'anglais Canada par Hélène Hiessler, 10/18, 2013)
Flavia est un personnage hors du commun et son goût pour la chimie lui servira à comprendre comment a été tué la victime.
« […] jeune prestidigitateur d’un jour et escroc de toujours, fait irruption dans le jardin de son ami d’enfance […]. » « Pour quelle raison ? Le chantage, sans doute. »
L’auteur nous donne un historique des timbres postaux anglais, en présentant les « Penny Black » qui furent trafiqués à l’orange pour passer le message des Orangistes, puis devenus avec le temps « connus des collectionneurs sous le nom de “Vengeurs d’Ulster” ».
Un livre assez rocambolesque, pour une lecture bien amusante.
Fini le 5/09/2022
Miss Seeton entre en scène de Heron Carvic
(Série Miss Seeton, 1968, Picture Miss Seeton traduit de l'anglais par Dominique Dupont-Viau, 10/18, 1997)
La traduction rend bien le style hilarant des descriptions de l'auteur.
« […] la presse et les journalistes avaient envahi la région. Les rapaces avaient rôdé autour des acteurs principaux du drame en picorant des histoires, de-ci, de-là, avant de se poser en rang dans une envolée de bloc-notes sur les bancs de la presse du tribunal […]. Cette affaire était une bénédiction. Hormis la pin-up, elle avait tous les ingrédients pour plaire à un journaliste : une héroïne pittoresque, un vaillant sauveur blessé dans la bagarre et un mystérieux scélérat.
« Cette affaire était une malédiction. Hormis la pin-up, elle avait tous les ingrédients pour déplaire à un policier : une héroïne pittoresque, un vaillant sauveur qui avait battu la police d’une longueur et un mystérieux scélérat, ce dernier étant l’os le plus coriace. » etc.
Attention ! La lecture de ce livre peut provoquer des fous rires.
Fini le 3/09/2022
samedi 3 septembre 2022
La Mort en tenue de soirée de Edgar Box
(pseudonyme de Gore Vidal, 1953, Death Before Bedtime traduit de l'anglais États-Unis par Denise Meunier, Le Livre de Poche, 1998)
« Aucun linge sale familial ne fut agité en public et le tribunal conclut très vite : […] paranoïaque et […] à vie dans une discrète institution du Maryland [pour recevoir] les soins les plus éclairés. »
Pour en arriver là, le publiciste, et journaliste, devra fouiller dans les recoins de la politique menée par le sénateur victime de l’explosion et son secrétaire présenté comme suicidé.
Les personnages se comportent comme des caricatures d’états-uniens uniquement préoccupés de l’argent qu’ils peuvent extorquer.
Fini le 2/09/2022
L'Assassin aux fleurs de Ngaio Marsh
(Série Roderick Alleyn, 1959, Singing in the Shrouds traduit de l'anglais par Roxane Azimi, 10/18, 1995)
Le mobile attribué à « l’assassin » est un peu bancal (et comment met-on une jacinthe à sa boutonnière !), mais les personnages présents dans l’enquête sur ce bateau sont amusants : la vieille fille notamment, le professeur à la retraite toujours didactique et le joli début de romance entre le médecin de bord et la fiancée reniée.
« […] quand on cherche à déceler un comportement bizarre, on le voit absolument partout. J’ai trouvé, j’avoue, l’éclat de Dale, la jubilation ouverte des Cuddy, la pédanterie insupportable de Merryman et les manipulations de McAngus également inquiétants. […] même la pauvre Miss Abbott s’est conduite […] avec une certaine extravagance. »
Malheureusement le steward « avait toujours rêvé d’être danseur ».
Fini le 31/08/2022
Eaux sombres de Susanne Jansson
(2020, Vintervatten traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy, Presses de la Cité, 2021)
« Beaucoup de gens avaient forcément entendu des voix provenant de la mer […]. Beaucoup de gens avaient forcément pleuré quelqu’un qui avait été attiré dans les profondeurs […]. »
« Pouvoir de nouveau se qualifier de maman était une sensation incroyable. Ce mot sortait de sa bouche comme de l’or. Il la rendait littéralement lumineuse. Elle le constatait elle-même quand elle se regardait dans le miroir. Elle étincelait. »
Ce livre n’est pas un “roman policier”, il n’y a pas d’enquête, uniquement une description des réactions des différents personnages devant la disparition de l’enfant, avec l’inévitable “histoire d’amour”.
Fini le 30/08/2022
Des réponses évidentes
L’auteur qualifie ainsi « Étranges individus dont un au moins habite chez vous. » les personnes qui remplissent sa grille « Cruciverbistes ».
La définition « Gazouillis d’oiseau bleu » donne une impression de déjà-vu pour « Tweets ».
Grille 7* finie le 30/08/2022
La Confidente des morts de Ariana Franklin
(pseudonyme de Diana Norman, 2007, Mistress of the Art of Death traduit de l'anglais par Vincent Hugon, 10/18, 2015)
Cette intéressante histoire se passant au 12e siècle, permet de découvrir que le roi Henri II d'Angleterre (et d'ailleurs !) a modifié la façon d'assurer la justice « d’une merveilleuse innovation, d’un grand, d’un très grand bond en avant du droit anglais, hors des ténèbres et de la superstition. […] les faits relatifs au crime ou au litige ont été soumis à douze hommes qui ont ensuite rendu au juge leur opinion sur l’affaire. Ces hommes sont des jurés. »
Et permis que les Juifs, toujours accusés de tous les maux, puissent avoir « un cimetière » dans chaque ville.
« Ainsi vont les choses. Que Dieu nous ait tous en sa sainte garde. »
Fini le 29/08/2022
La dernière tempête de Ragnar Jónasson
(La Dame de Reykjavik, 2017, Mistur traduit de l'islandais par Jean-Christophe Salaün, Éditions de La Martinière, 2021)
La construction rend pénible la lecture des premiers chapitres de la « tempête » par l’incohérence du comportement des personnages.
« Il fallait qu’elle arrive jusque chez Anna. C’était trop loin, elle le savait bien, elle ne survivrait jamais à cette expédition dans de telles conditions sans même une veste sur les épaules. »
Comportement qui devient parfaitement clair dans les derniers chapitres.
« — C’est l’isolement qui l’a tuée, murmura Hulda.
— Oui, et c’est ainsi qu’Erla a toujours perçu les événements. Je crois qu’elle a progressivement pris ses distances avec la vie ici. […] Elle est devenue un peu étrange. »
Fini le 26/08/2022