dimanche 6 septembre 2020

On assassine au Richelieu de Anita Blackmon

(1937, Murder a la Richelieu traduit de l’anglais États-Unis par Gabrielle Ferraris, Le Masque, 1988)

Un récit délirant de meurtres (pour cause de chantage, de “traites des blanches”…) dans un hôtel-résidence très états-unien avec, dans le rôle de narrateur, une “vieille fille” qui doit faire de la “gymnastique” sur “l’escalier de secours”.

« Elle ne m’aimait pas […]. Elle se servait de moi ! Mais moi, je la désirais… […] Pour vous tous, je n’étais que le misérable […], à qui personne ne prenait garde. Une machine avec une voix pour vous répondre, téléphoner, recevoir vos ordres. Je pouvais traverser le hall sans que personne y fît attention. »

Avec une traduction qui rend bien le “n’importe-quoi” de l’écriture :
« Les uns et les autres sortaient du salon avec l’air d’avoir été vidés de leur contenu au moyen d’un aspirateur. »
« Il faisait partie du paysage, comme le lave-main à côté de l’ascenseur ou le portemanteau à côté de la porte. »

Fini le 3/09/2020

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