samedi 28 décembre 2019

Au fond de l'eau de Paula Hawkins

(2017, traduit de l’anglais par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner, Sonatine éditions, 2017)

« […] le fait que son bassin ne soit plus un lieu où on se suicide, mais un lieu où on se débarrassait des femmes à problèmes. »

Une construction classique, un chapitre pour la voix de chaque personnage, que l’on suit parfaitement et toutes ces voix finissent par éclaircir les crimes de ces hommes.

« Pleurer sur lui-même, sur sa vie détruite. Il laissa échapper de gros sanglots de frustration et de désespoir, et frappa le volant avec sa main droite jusqu’à ce qu’elle lui fasse aussi mal que la gauche. »

« J’ai accepté de la retrouver chez elle […] pour lui raconter ce dont je me rappelais de la nuit où ma mère était morte. »

« Tout ce que j’aurais dû te dire, je l’ai dit à ta fille à la place. Je lui ai raconté combien j’avais été injuste avec toi, que j’avais cru le pire, que je m’étais laissée te tenir responsable de tout. »

Fini le 28/12/2019

Complot de Nicolas Beuglet

(Trilogie Geringën, XO Éditions, 2018)

Je n’aime habituellement pas les “thrillers”, mais cet auteur utilise pour fond un intéressant sujet féminisme vs masculinisme, avec un argumentaire bien documenté (bibliographie en fin de livre).

« Si [il] ne l’avait pas agressé, aurait-elle tiré de son plein gré ? […] l’absence de réponse franche la tétanisait. »

Le style de l’écrivain est simple, sans grandiloquence, les moments de frayeur sont mis en scène sans surenchère, ni intervention magique, même si les héros s’en sortent forcément indemnes.

Fini le 24/12/2019

lundi 23 décembre 2019

Le Nez dans la luzerne de Exbrayat

(Le Masque, 1980)

C’est là que le sergent irascible veut envoyer son gendre.
Mais celui-ci trouve la vraie coupable du vol des diamants et sa montée en grade va finir par rallier le grognon.

Fini le 21/12/2019

Intimidation de Harlan Coben

(2015, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2015)

Le titre français est bien trouvé pour décrire l’idée de ce groupuscule : faire du chantage en dévoilant des secrets trouvés sur internet. Mais ça tourne mal quand ils agissent sur commande d’un assassin.

Notre « boss du thriller » n’est pas un adepte du “happy end joyeux” et il y aura plein de morts au final.

« Et, quelque part, l’être primitif en lui se réjouissait d’avoir pu venger sa femme et protéger ses garçons. »

Les personnages sont décrits avec des défauts bien peu dans la culture étatsunienne, chômage, perte d’argent, meurtres pour protéger l’entrée en Bourse d’une société, tout ça n’est pas à la louange du système capitaliste.

Fini le 22/12/2019

samedi 21 décembre 2019

Du poison dans les veines de Alfred Lenglet

(Une enquête de Léa Ribaucourt, Calmann-Lévy, 2015)

Une écriture simple, nette, une histoire très factuelle, bien documentée (l’auteur est de la corporation !), des personnages basiques mais attachants.

Des trouvailles rédactionnelles.
Le commissaire : « — Redonnez-moi le nom de votre poison ? »
L’enquêtrice : « — C’est surtout le poison de l’assassin. »
« Ensuite, nous ferons un tapissage de Thermos. »

« […] cette triste affaire reposait sur une histoire d’argent sale, sur des mensonges et des combinaisons bien médiocres. »

Fini le 20/12/2019

Meurtres en blouse blanche de P. D. James

(Cycle Adam Dalgliesh, 1971, traduit de l’anglais par Michèle Hechter, Le Livre de Poche policier, 1988)

« Reconnaîtriez-vous le visage […] vingt-cinq ans plus tard ? La banale, la quelconque, l’insignifiante […] ? Il n’y a qu’une femme entre mille dont le visage soit d’une beauté si virginale qu’on puisse le reconnaître d’un fugitif coup d’œil, vingt-cinq après. »

Et tout se terminera par un suicide.

Fini le 18/12/2019

Les âmes englouties de Susanne Jansson

(2017, traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy, Les Presses de la Cité, 2019)

« Nous savions ce qui se passait dans la tourbière, nous avions vécu ça nous-mêmes. […] Nous avions tellement peur. Nous savions que ça pourrait de nouveau être notre tour. […] la tourbière est insatiable. Les gens qui n’ont pas vécu ce que nous avons vécu ne peuvent pas comprendre. Nous avions perdu notre fille adorée. »

Les légendes sur ces terrains étranges sont bien mises en scène, les personnages crédibles même dans leur dissimulation.

Fini le 17/12/2019

La cote 512 de Thierry Bourcy

(Une enquête de Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18, Folio Policier, 2008)

« […] le drame des deux frères qu’une femme avait sans le vouloir dressés l’un contre l’autre […]. »

Mais même pendant la guerre, des accidents de voiture peuvent mettre fin à une histoire.

Fini le 13/12/2019

vendredi 13 décembre 2019

Un café maison de Keigo Higashino

(Série Physicien Yukawa n°2, 2009, 聖女の救済 traduit du japonais par Sophie Refle, Actes noirs, 2012)

« C’était une épouse parfaite. Elle a arrêté toutes ses activités extérieures pour se consacrer à son foyer. »
« Son seul espoir était que son mari la libère de cette promesse. Mais au lieu de le faire, il a voulu la mettre en œuvre. »

Il faut remonter dans son passé pour comprendre la réaction de la coupable toujours triste du suicide de son amie.

Une écriture simple, épurée, nette, sans fioritures inutiles.

Fini le 13/12/2019

La Maison noire de Michel Grisolia

(Calmann-Lévy, 2005)

« Tu as vu le jour chez ceux qui n’ont pas peur et c’est parce qu’ils n’ont pas peur que toi tu as grandi dans la peur, l’angoisse et la terreur. Tu n’as pas grandi longtemps. »
« Voir les flammes aux fenêtres, des étincelles dans l’immensité noire qui aussitôt les engloutissait, percevoir des craquements, peut-être, un coup de feu, enfin, plus rien que le feu dans la nuit, la grille, la liberté. »

Bien écrit, bien composé, un bon livre, même si le lecteur peut comprendre assez vite quel personnage est le meurtrier, confit dans son esprit de vengeance pour le suicide de son frère.

Fini le 11/12/2019

Alligator strip de Chris Haslam

(2005, traduit de l’anglais par Jean Esch, éditions du Masque, 2008)

L’histoire est racontée en quatrième de couverture.

Il m’a suffit de lire le premier chapitre et le dernier pour me confirmer que ce genre de personnage ne m’intéresse pas, mais la traduction est belle.
« Quand les premiers rayons du soleil matinal embrasèrent les contours élimés des nuages déchiquetés, j’avais la gorge à vif et en feu à force d’explications, alors je quittai la caravane et m’avançai dans l’aube de Floride pour me gargariser à la tequila. »

Ensuite, chacun part vivre sa vie… au Mexique.

Fini le 8/12/2019

dimanche 8 décembre 2019

Pour quelques flics de trop de Paula Gosling

(Série Jack Stryker, 1989, Backlash traduit de l’anglais États-Unis par Annie Hamel, Le Masque, 1992)

« […] des flics qui ne sont que des êtres humains et qui font des erreurs. Dont aucune erreur grave, d’ailleurs, mais qui hélas ont toutes à voir avec la même personne et ne font qu’aggraver la situation à chaque fois. […] Et quand finalement il a tué […] c’est tombé sur le fils d’un flic. »
Ce que la mère n’a pas supporté.

Fini le 8/12/2019

Les contes de l'assassin de Claude Schmitt

(Éditions du Bastberg, 2005)

Un livre mal écrit, trop d’erreurs de langue, mal construit, les personnages sont trop caricaturés pour donner un suspense crédible, mal présenté, le baratin sur la vie paradisiaque en Afrique est parfaitement niais, etc. Cela sent un peu l’amateurisme de l’auteur.

« Les assassinats […], l’incarcération volontaire à l’hôpital psychiatrique […], l’évasion prévue de longue date, le dernier meurtre […], l’aspiration à une autre vie enfin, loin de toute cette horreur. »

Fini le 6/12/2019

La Fille dans les bois de Patricia MacDonald

(2018, traduit de l’anglais États-Unis par Nicole Hibert, Albin Michel, 2018)

« Au fait, où croit-elle que vous êtes ? Où croit-elle que vous allez, quand vous sortez vous balader au milieu de la nuit dans cet accoutrement ? On dirait que vous vous êtes échappé d’un hôpital psychiatrique. »

Le lecteur se demande effectivement comme un tel homme a pu faire illusion à son épouse avant son décès, à sa sœur ensuite.

L’histoire manque un peu de suspense, mais le personnage de la narratrice est intéressant et retient suffisamment l’attention.

Fini le 4/12/2019

Les Filles de Folignazzaro de Exbrayat

(Le Masque, 1963)

« […] un bon à rien, incapable de travailler, ayant séjourné plusieurs fois en prison, se trouvait sur le pavé […] » et fait connaissance avec l’amant de sa cousine qui finira par se débarrasser de lui.

Le récit des agissements des « filles » est un délice.

Fini le 3/12/2019

lundi 2 décembre 2019

La maison de soie de Anthony Horowitz

(Série Sherlock Holmes, 2011, traduit de l’anglais par Michel Laporte, Hachette Livre, 2011)

« Vous n’avez peut-être pas ordonné tout ça vous-même, […] mais […] je vous en tiens comme personnellement responsable. Vous l’avez exploité. Vous l’avez tué. Vous êtes un homme pervers et vil comme je n’en avais encore jamais rencontré. »

Pendant que l’épouse plonge la sœur dans le bain pour se venger, le mari continue ses malversations, mais le célèbre détective comprend le lien entre ses menaces et pourquoi même un policier participe à la poursuite pour le condamner.

Fini le 30/11/2019

Poker d’enfer de Stanislas-André Steeman

(Série M. Wens, 1955, Le Masque, 1988)

« De toute manière […] rien d’impossible à ce que l’homme de Scotland Yard, trompé par les apparences, confondit finalement bedeaux et curé. »
« Dans la fièvre du jeu, personne ne s’aviserait d’examiner un billet à la loupe. Difficile aussi d’imaginer qu’un joueur triche pour perdre, laisse mille dollars au tapis à seule fin d’en récupérer cent. »

Fini le 1/12/2019

Déjà lu :
Six hommes morts (1931)
Un dans trois (1932)

jeudi 28 novembre 2019

Noir septembre de Inger Wolf

(2006, traduit du danois par Frédéric Fourreau, Mirobole éditions, 2014)

« Oh, c’est l’histoire banale d’un homme dont l’épouse est trop imbibée d’alcool pour le satisfaire sexuellement. Alors, il se tourne vers sa fille. »
« Si elle ne m’avait pas menacée, ce ne serait jamais arrivé. »
« […] étendue sur le sol forestier. Si près de celui qu’elle avait aimé. […] elle s’était sans doute réjouie à l’idée que le couple soit réuni dans la mort, comme deux compagnons punis pour trahison. »

Le final contient tous les clichés prévus dans un polar pour justifier la mort de l’assassin, c’en est risible.

Fini le 28/11/2019

Carnyx de Pierre-Olivier Lombarteix

(La Bouinotte, 2012)

Cet éditeur a oublié l’importance du métier de correcteur.
Le texte est truffé d’approximations et d’erreurs de français.

« voix » au lieu de “voie”
« opportun » au lieu de “importun”
Le plus joli pour décrire un personnage l’utilisation du verbe « résonner » au lieu de “raisonner”.

Sur le fond, la généralisation du qualificatif « gaulois » pour désigner tout et n’importe quoi manque de sérieux et transforme ce livre en pastiche historique.

Fini le 26/11/2019

Saut d’obstacles de George Douglas

(1972, traduit de l’anglais par Marie-Louise Navarro, Le Masque, 1973)

« Dès l’instant où vous avez installé votre caravane dans le pré […] », les ennuis commencent et l’ami policier, en voyant le soulagement du mafieux quand elle est déplacée, devine l’importance du passage vers le manoir.

La confrontation se termine car l’épouse arrivera à temps : « Les gens devraient toujours ranger leurs outils de jardin après s’en être servis. Le rateau [sic] de la tondeuse à gazon était contre le mur… »

Fini le 25/11/2019

La coupure de Fiona Barton

(2017, traduit de l’anglais par Séverine Quelet, Fleuve éditions, 2018)

« Je nous croyais en sécurité à l’hôpital. »

Les voix croisées de ces femmes donnent du poids à cette histoire de disparition d’enfant(s) (le titre original utilise le singulier The Child) pour comprendre l’origine des ossements. Et permettent de libérer tous ces secrets enfouis qui entretenaient la douleur.

« Il n’est plus qu’un vieil homme effrayé. »
« Depuis son arrestation, elle s’est coupée de moi, de tout le monde. Elle a l’air d’avoir rapetissé au cours des jours qui ont suivi ses aveux, et elle refuse de se nourrir. »

Fini le 24/11/2019

Le douzième chapitre de Jérôme Loubry

(Calmann-Lévy noir, 2018)

« L’un n’a pas entendu le chant de l’Amour : il est le sourd. L’autre a vu, mais a eu peur : il est le muet. Le dernier a abandonné alors que la solution se trouvait sous ses yeux : il est l’aveugle. »
« Jusqu’à ce que les murmures des souvenirs évanouis ne reviennent nous hanter, des années plus tard. »

Un livre prenant. Un montage si rigoureux que même si le lecteur comprend qui est le “fantôme”, l’attention ne peut se relâcher. Le tout éclairé par une écriture lumineuse.

Fini le 21/11/2019

mercredi 20 novembre 2019

Terminus plage de Alain Wagneur

(Babel noir, 2005)

« Trop d’événements depuis moins de vingt-quatre heures : la disparition de son vieux, sa maladie, […] les dossiers, l’agression, la découverte d’une double identité, cet appartement aussi vivant qu’une photo de magazine. […] Il se sent incapable de trier, d’ordonner. Il lui faudrait son tableur. Il pourrait alors coller des fonctions, faire parler les chiffres et les données, analyser, interpréter, décider. Mais là, il ne comprend pas, il ne voit pas où ça mène. »

« Alors, un type proche de la cinquantaine et une fille sortent d’une Mercedes Benz ancien modèle garée à quelques mètres de son pavillon. »

C’est comme ça que ça se “termine” quand on met les mains dans un trafic qu’il soit de soirées dévoyées de notables, de drogue, etc.

Fini le 20/11/2019

Une autre vie de Steven J. Watson

(traduit de l’anglais par Sophie Aslanides, Sonatine, 2015)

Une histoire bien construite, mais trop artificielle pour qu’on s’y attache, difficile de suivre toutes les addictions de l’héroïne (alcool, drogue, sexe, etc.). C’est pesant à lire.

Le prénom Connor « est irlandais » et  « veut dire “qui aime les chiens”. » et c’est sur cette base que se dénoue l’intrigue, même si il manque une vraie finalité, le devenir de “je” se réserve peut-être pour une suite.

Fini le 18/11/2019

Le clandestin de John Grisham

(2005, traduit de l’anglais États-Unis par Patrick Berthon, Robert Laffont, 2006)

Les histoires de cet auteur ont toujours pour base des spécificités très étatsuniennes (lobbying, course à l’argent, querelles entre CIA, FBI, etc.), mais son style d’écriture simple et ses personnages nets sans surcharges caricaturales, ni stéréotypes, en font une lecture agréable.

« Ses pensées allèrent enfin à son fils, à l’humiliation qu’il avait subie quand le scandale avait éclaté, quand son père était parti se cacher en prison. Il pensa aussi à lui, non pour s’apitoyer sur son sort ni pour esquiver les responsabilités. Mais pour examiner le gâchis lamentable qu’avait été sa vie. Il aurait voulu tout reprendre au début et tout changer. »
« Pas de nostalgie, dans cette évocation. Seulement le regret d’une vie sans valeur, passée à courir après l’argent, à acheter des amis, des femmes et tous les jouets couteux qu’un homme de sa stature se devait de posséder. »
« Ils s’étreignirent et se séparèrent là, sur le quai. »

Fini le 16/11/2019

Déjà lu & rendu :
La Firme, L'Affaire Pélican

mercredi 13 novembre 2019

Dix-huit fantômes de Stanislas-André Steeman

(Série Désiré Marco, 1952, Dortoir des grandes, Le Masque, 1989)

Le meurtrier a profité d’un jeu « qui consiste, pour une ingénue ou un jeune garçon, à se laisser ligoter étroitement, le soir tombé, et à essayer de se libérer avant le lendemain matin ». Jeu authentiquement pratiqué dans les collèges anglais sous le nom « tying up ».

« […] qu’elle n’aurait eu que le palier à traverser, deux portes à ouvrir. […] qu’elle souffrait plus de remords que de peur ou de mal […]. »

Fini le 13/11/2019

Pain perdu chez les vilains de Jean-Jacques Reboux

(éditions Canaille, 1992, éditions Après la Lune, 2012)

La réécriture de son livre pour une nouvelle édition permet à l’auteur de nommer clairement le président Chirac qui apparait comme ami de la victime.

Et donne à cette farce pleine de cardiaques, qui débute par le crime d’un nazillon et finit par son meurtre, une coloration politique avec le seul prénom de « Jean-Marie ».

Fini le 12/11/2019

lundi 11 novembre 2019

La sorcière de Camilla Läckberg

(traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Actes Sud, 2017)

« C’était un accident. […] j’ai vu maman embrasser Marie. […] Elle a atterri dangereusement près du bord […]. »
« Vous étiez une façade. Une planche de salut pour un homme vivant une double vie qui aurait pu lui coûter sa carrière. » « C’est parce qu’il m’a laissée croire que j’étais une meurtrière que… »

L’histoire qui se passe au 17e siècle sert de justification au titre de ce livre, mais n’a aucun lien avec les faits de l’époque contemporaine. Mêler ces histoires permet de gonfler le nombre de pages, l’auteur est peut-être payé à l’épaisseur.

Fini le 11/11/2019

Une définition rurale…

… pour désigner des activités citadines.
Des « Vaches cherchant beuh », ce sont bien évidemment la « Brigade des stups ».

Grille 7* finie le 9/11/2019

Roseanna de Maj Sjöwall, Per Wahlöö

(1965, traduit de l’anglais par Michel Deutsch, 1967, 10-18, 1985)

Au final, évidemment, les policiers sont retardés sur leur plan.
« Deux secondes plus tard, la Volvo verte entra en collision avec une camionnette débouchant d’une rue à sens unique. […] Ses réflexes étaient rapides et il n’égratigna même pas la Volvo mais les autres voitures s’immobilisèrent net à l’intersection, tout près l’une de l’autre. »

Mais le meurtrier s’en sort avec un bras cassé.
« Je savais que j’avais raison. Elle était coupable. Elle le méritait. »

Fini le 7/11/2019

mercredi 6 novembre 2019

L’arnaque n’est plus ce qu’elle était de Paula Gosling

(1988, Hoodwink traduit de l’anglais États-Unis par Stéphane Salvetti, Le Masque, 1990)

« Pas étonnant que mes gars sombrent dans la déprime. Aux tueurs à gages, il offre un programme de recyclage. […] Il prétend aussi que le crime ne paie pas parce qu’il ne fait pas appel à la technologie. »

Mais au final, c’est le fils présentant bien qui se révèle.
« Marrant, quand on y pense : j’ai passé toute ma vie à essayer d’avoir l’air d’un salaud, et il a passé toute la sienne à essayer d’avoir l’air d’un mec bien. »

Fini le 5/11/2019

La Mort dans le miroir de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1934, traduit de l’anglais États-Unis par Jacqueline Halmos, Le Masque, 1992)

En transportant le corps, le découvreur du cadavre transforme ce meurtre en énigme de “chambre close”, que H. M. finit par comprendre à l’aide du petit bout de métal.

Fini le 4/11/2019

samedi 2 novembre 2019

L’œil du goupil de Sylvain Larue

(Une enquête de Léandre Lafforgue, De Borée, 2016)

Une lecture agréable pour ce roman composé sur le modèle de ceux écrits par les écrivains de l’époque où se déroule l’action, le milieu du 19e siècle.

« La République semble, sans faire l’unanimité, convenir à la plupart des députés, malgré leurs idéaux d’autrefois. Tous, à vos yeux, deviennent des traitres. […] On ne vous rendra jamais la place qui vous est due. Alors vous décidez de combattre le mal à sa source… » Ce qui sera facilité par les connaissances du coupable en produits meurtriers.

Les coupables ne sont donc pas très bien cachés, mais l’histoire retient bien l’attention avec un tas de rebondissements “populaires” avec “enfants des rues” en soutien et le futur Président Bonaparte en employeur.

Fini le 2/11/2019

lundi 28 octobre 2019

Les Paletots sans manches de Léo Malet

(1948, rééditions La Butte aux Cailles, 1980)

« De caractère autoritaire, devant qui tout doit céder, […] les ennuis qu’il a eu à la Libération l’ont traumatisé. Il s’est dit : “Je règnerai sur le banditisme, je sèmerai le trouble.” Et que je te subventionne des attentats de gangsters, […] que je trafique des armes et que je jette sur le pavé des grandes villes des malheureux Algériens sans le sou […]. »

Fini le 25/10/2019

Relu & rangé :
Un croque-mort nommé Nestor

La Maison de la peste de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1934, traduit de l’anglais États-Unis par Jacqueline Halmos, Le Masque, 1992)

« Elle soupçonne son mari de vouloir verser un peu d’arsenic dans son café. Elle prévient cette délicate attention et, du même coup, rafle deux cent cinquante mille livres… »
Et un crime en maison close !

Fini le 28/10/2019

Trois petits singes et puis s'en vont de Paula Gosling

(Série Jack Stryker, 1985, Monkey Puzzle traduit de l’anglais États-Unis par Jean-Michel Alamagny, Le Masque, 1989)

« Elle tuait pour protéger Son Œuvre, voyez-vous, et elle devait s’imaginer que si elle arrivait à colmater toutes les brèches, elle pourrait continuer son bouquin à elle sans se faire pincer. C’est ça qui me dérange, avec autre : les mots comptent plus que la réalité, les idées passent avant les personnes humaines. »

Fini le 22/10/2019

Meurtres au clair de lune de Gladys Mitchell

(1945, traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2001)

La lessiveuse a son rôle à jouer.

Fini le 3/10/2019

dimanche 27 octobre 2019

Une nouvelle catégorie s’impose.

Les bibliothèques se font rares ou lointaines et obligent notre rat à se fournir dans la “réserve” de vieux livres. Des notes seront publiées dans cette catégorie “Réserve” pour garder une trace de ces relectures ou lectures.

Rubrique créée le 1er octobre 2019

Les livres mal appréciés ne seront pas conservés dans cette catégorie, mais iront continuer leur vie dans la “boîte à livres” d’à côté et rejoindront ici la catégorie “Passe-livres”.

Rubrique créée le 20 juillet 2020

samedi 26 octobre 2019

Seule dans la nuit de Ann Rule

(2010, traduit de l’anglais États-Unis par Isabelle Saint-Martin, Michel Lafon, 2012)

« Comme je l’ai souvent écrit, le “meurtre parfait” existe. On pourrait décrire le monde de Ronda, où elle vivait avec Ron, comme un monde d’ombres et d’incertitudes, plein de drogués, de jeunes plus ou moins violents. Par son métier, elle savait se défendre ; mais celui qui avait voulu sa mort en décembre 1998 était rusé comme un renard. »

Fini le 21/09/2019

Ultimes rituels de Yrsa Sigurdardóttir

(Série Þóra Guðmundsdóttir, 2005, traduit de l’anglais par Marie de Prémonville, Points, 2012)

Une traduction bancale puisque faite de la version anglaise.

Un étranglement qui laisse une trace permet de découvrir que le professeur est prêt à tout pour conserver ce vieux manuscrit. Cette histoire est lassante par la répétition de ces rituels de croyances magiques dont celui qui menace la mère de l’enfant qui a handicapé sa sœur.

Une galerie de personnages peu agréables.

Fini le 17/09/2019

Harjunpää et le fils du policier de Matti Yrjänä Joensuu

(Roman à propos d'un crime et de ce que l'on ne voit que dans l’œil de son voisin, 1983, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, Folio policier, 1997)

Réflexion du jeune criminel…

« J’ai l’impression d’avoir toujours été dans une grotte. Et dans un sens, où qu’on aille, je sais qu’on sera comme ici. Ils me détestent tous — parce qu’ils savent qu’ils vont mourir avant longtemps, parce qu’ils sont vieux, mais que moi je vais vivre, même si je suis ce que je suis. c’est pour ça qu’ils ne me laissent aucune chance. Et moi je les hais tous, et ils le savent. »

Fini le 12/09/2019

De si belles fiançailles de Mary Higgins Clark et Alafair Burke

(2018, traduit de l’anglais États-Unis par Anne Damour, Albin Michel, 2018)

« Je m’efforçais de croire que nous étions simplement trop occupés par notre travail mais, à un certain moment, je me suis rendu compte  que quelque chose s’était brisé entre nous. Je la soupçonnais de voir un autre homme. » Et quoi de plus simple que d’embaucher un détective qui s’avèrera véreux.

« [L’épouse], quant à elle, avait joué le rôle de l’innocente spectatrice accusée d’être l’“l’autre femme” par une épouse paranoïaque. Et [elle], comme tout le monde, était tombée dans le panneau. »

Les “fiançailles” du titre concernent la narratrice et son futur époux juge à la Cour suprême.

Fini le 10/09/2019

Rompre le silence de Mechtild Borrmann

(2011, traduit de l’allemand par Marlène Husser, Le Masque, 2013)

« […] tout ce que j’ai fait à l’époque, je l’ai fait par amour. »

« […] la pointe en métal s’était abattue sur le compagnon de son mari […]. »
« Pendant la guerre, le puits s’était à moitié effondré et ne servait plus. »

Fini le 7/09/2019

lundi 21 octobre 2019

La maison assassinée de Pierre Magnan

(Séraphin Monge, 1984, Folio policier, 2007)

« La vérité, c’est que ses mains étaient vierges : elles n’avaient pas de lignes ! Et c’est pour ça, mon pauvre homme, qu’il n’a pas eu de vie ! »

Il ne tuera personne, le meurtrier de son faux père s’en chargeant avant d’y passer.

Fini le 6/09/2019

Meurtres rituels à Imbaba de Parker Bilal

(2013, traduit de l’anglais par Gérard de Chergé, Seuil Policiers, 2016)

Filandreux et sans surprise.

« Et puis les choses se sont gâtées. Certaines personnes, au sein des forces armées, ont commencé à servir leurs intérêts personnels. Elles ont pris des parts dans la banque et les ont utilisées pour leurs propres objectifs. »
« Par leur mort, Antun et Rocky avaient contribué à apaiser la situation. C’était presque comme si leur sacrifice, de quelque étrange manière, avait purifié le monde. »

Fini le 3/09/2019

Les anges noirs de Ævar Örn Jósepsson

(2003, traduit de l’islandais par Séverine Daucourt-Fridriksson, Gallimard, 2012)

« Et vous avez fait glisser ses vomissures dans l’eau. Mais deux grains de maïs vous ont échappé et sont restés sur la plate-forme. Deux misérables petits grains jaunes. […] il n’est pas nécessaire d’avoir tous ses sens en éveil pour comprendre qu’une personne qui vomit est une personne vivante. »

Trois femmes se le disputent : l’ex-épouse qui trouve la pierre, l’ex-amante géniale informaticienne qui sait détourner l’argent, l’actuelle épouse qui sait mentir, et l’homme finit par trouver la cuve dans le tunnel.

Fini le 2/09/2019

Meurtre à Tombouctou de Moussa Konaté

(Commissaire Habib. Enquête sur les rives du fleuve Niger, Éditions Métailié, 2014)

« Cette femme, qu’aucun de nous n’a pourtant vue, avait une image séduisante : elle était une poétesse remarquable, l’héritière et la gardienne du savoir de ses ancêtres, une épouse et une mère au grand cœur. […] rien ni personne n’était au-dessus de la volonté des ancêtres, pas même son propre enfant. »

Fini le 29/08/2019

T comme traîtrise de Sue Grafton

(2007, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 2009)

« La descente des marches fut un vrai cauchemar, mais nous étions trop à court de temps pour nous inquiéter de ce qui se passerait si Gus tombait. »

« Le médecin a accepté de l’admettre sous mon nom de famille. […] Mon mari est un de leurs neurologues. […] il a un caractère de rottweiller lâché dans une décharge. »

« Je sais qu’il se trouvera toujours quelqu’un en embuscade pour abuser des personnes vulnérables, des très jeunes ou des très vieux, des esprits candides de tous âges. »

Fini le 26/08/2019

Fichu quinze août de Renato Olivieri

(1988, traduit de l’italien par Jean Bouyssou, Rivages noir, 2002)

« C’était une très belle femme et les enquêteurs ont eu l’impression que l’assassin lui vouait une haine inexpiable […]. »
« Il n’a fait que lui enfiler le stylet entre les côtes, plus ou moins à l’endroit où la fille l’avait blessé. […] »
« Béni soit le téléphone. »

Une histoire bien menée dans la chaleur estivale.

Fini le 24/08/2019

Les courants fourbes du lac Tai de Qiu Xialong

(2009, traduit de l’anglais États-Unis par Fanchita Gonzalez Batlle, Liana Levi, 2010)

« Une personne peut voir sa mémoire lui jouer des tours, mais pas deux personnes en même temps. »
« La nouvelle que son fils allait entrer dans l’entreprise pour lui succéder a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. »

« […] Chen était un bon policier en dépit de son tempérament et il avait une influence positive, comme dans le cas présent, même s’il la souhaitait plus grande. »
« L’inspecteur principal Chen était en mesure d’agir dans la Chine actuelle, mais probablement pas avec elle, il ne s’engagerait pas dans un domaine qui dépassait son expérience et ses connaissances. »

Un semblant de roman à la chinoise avec poèmes, mais d’un style trop lourd pour être d’une lecture agréable.

Fini le 21/08/2019

Derrière le paravent de Loriano Macchiavelli

(Quatrième enquête du sergent Sarti Antonio, 1978, Passato, presente e chissà traduit de l’italien par Laurent Lombard, Éditions Métailié, 2016)

« Tu ne t’es même pas aperçu que toute cette histoire s’est passée derrière un paravent et toi, tu n’as vu que le paravent. Le Pilastro est un paravent […]. »

« Il n’a plus rien à ajouter. Il lève le fusil, le pointe avec tout le calme nécessaire. Mon policier ferme les yeux. Il transpire. Il attend. Il attend que le coup parte. Il n’a pas peur. »

Le titre original signifie “Passé, présent et qui sait” ce qui reflète mieux les apartés du texte à la première personne sur la vie du policier et la fin sans bout.

Fini le 18/08/2019

Le parfum d'un crime de Mary London

(Éditions du Rocher, 1999)

« […] l’histoire de cette orchidée volée n’était qu’un masque pour cacher une vérité tout autre. »
« [Il] avait cette odeur corporelle âcre que j’aurais reconnue entre toutes. Le parfum d’un crime… »

Fini le 18/08/2019

Rendez-vous à Belinay de Sylvie Baron

(Calmann-Lévy, 2018)

« Les enfants ne savent pas toujours discerner le bien du mal, ils passent facilement de l’intention à l’action, ne se rendent pas compte de la portée de leurs agissements. »
« Dans ses jeux, le héros gagne toujours. »

La tante se décidera pour un acte de bravoure.

Fini le 16/08/2019

lundi 7 octobre 2019

Ils mourront donc de Renato Olivieri

(1989, traduit de l’italien par Jean Bouyssou, Rivages noir, 2004)

« Et la haine m’a tenu compagnie, après que papa a été tué dans cette cour d’école. »
« Ces hommes ont fusillé mon père. »
« [Aucun] ne se sont aperçus que j’avais pris la photographie. J’avais noté les noms et j’avais commencé à chercher leurs adresses […]. »

Les messages anonymes vont égarer les policiers de « l’équipe politique », mais pas notre vice-commissaire.

Fini le 15/08/2019

L'auberge du pont de Tréboul de Sylvie Baron

(Calmann-Lévy, 2016)

La vie de village idéalisée versus la vie en banlieue maudite.

« Il aimait séduire, dominer, rabaisser sa partenaire, voulait sentir son emprise, mais il n’avait pas cette cruauté dévastatrice qui la poussait, elle, à avilir les autres pour leur enlever toute énergie vitale. Quelle revanche pour cette femme laide, froide, insignifiante, d’utiliser comme marchepied des filles désirables pour asseoir son pouvoir ! »

La cryptologie se révèlera bien sûr très utile.

Fini le 10/08/2019

La madone de Notre-Dame de Alexis Ragougneau

(Viviane Hamy, 2014, Chemins Nocturnes)

« Lui et moi n’avons parlé qu’à demi-mots. […] Trouver un coupable au plus vite. […] »
« Une petite magistrate inexpérimentée, connue de surcroît pour ses problèmes relationnels avec les hommes. […] [Et] le pire flic de Paris… »

Et le vrai coupable passe lui aussi par dessus bord.

Fini le 8/08/2019

Qui a tué l'homme-homard ? de J.M. Erre

(Buchet-Chastel, 2019)

« De mon côté, si je retranscris cette scène, c’est parce qu’elle montre l’humanité du gendarme. Derrière l’uniforme, il y a un cœur qui bat et un estomac qui se vide. »
« Brûler les sorcières, c’est dans l’ADN du rural. On se débrouille avec les boucs émissaires qu’on a sous la main puisqu’on a toujours manqué de Juifs à la campagne. Qui arrive deuxième ? — Les migrants. »
« Deux sœurs reliées à jamais par un monstre, par un crime et par la sourde folie qui s’est peu à peu emparée de leurs esprits d’enfants martyrs. »

Fini le 7/08/2019

Hével de Patrick Pécherot

(Série noire, 2018)

« Hével : en hébreu tardif, réalité éphémère, illusoire, absurde. »

« Ne prenez pas cet air ébahi, j’ai mes moments magnanimes. Chacun a les siens. Même les pires salauds. Le gardien de camp qui regarde ailleurs au bon moment, le soldat qui tire en l’air au lieu d’ajuster son vis-à-vis, le flic qui prévient de la rafle… Ce sont des instants minuscules, mais leurs secondes valent un pesant d’heures. »

Fini le 6/08/2019

Fermé pour l'hiver de Jørn Lier Horst

(2011, traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier, Folio, 2017)

Une enquête sur des trafiquants-braqueurs avec d’intéressantes réflexions sur la vie.
« Il médita un instant sur le caractère arbitraire et fortuit de sa naissance en Norvège en temps de paix. Et sur la question de savoir s’il existait une quelconque forme de justice dans quelque domaine que ce soit. »

Le rôle de la fille apporte du glamour sans tomber dans la niaiserie.
« Tu es tellement droite et je ne voulais pas risquer de détruire notre relation. Je voulais faire ce qu’il fallait. »

Fini le 4/08/2019

Le jour de ma mort de Jacques Expert

(Sonatine éditions, 2019)

Cette histoire donne une telle impression de “déjà lu” que sa lecture en est bien fade et la fin sans suspense, ni surprise.

« Quand il ouvrira, elle ne perdra pas un instant à réfléchir, elle bondira et le poignardera. »

Fini le 2/08/2019

La noce des Blancs cassés de Alain Brézault

(Fayard noir, 2009)

« Si la corruption n’est finalement qu’une forme de répartition des richesses grâce à quoi, par ces temps difficiles, les petits prennent un peu et les grands beaucoup, il n’en est pas moins vrai qu’il y a des limites à ne pas franchir sous peine de sombrer dans l’anarchie… »

Ce livre est trop caricatural pour être intéressant à lire.

Fini le 31/07/2019

Le brouillard tombe sur Deptford de Ann Granger

(2016, traduit de l’anglais par Jean-Baptiste Dupin, 10/18, 2017)

« C’est de pire en pire […]. Ça me fait parfois si mal que j’en ai les larmes aux yeux. Sauf que je pouvais pas le montrer, pas avant d’être dans mon lit. Si [elle] m’avait vue pleuré, elle aurait voulu savoir pourquoi. Et alors elle m’aurait renvoyée sur-le-champ ! Si j’étais incapable de travailler, elle ne m’aurait pas gardée un jour de plus. »
« Et elle, elle avait de l’argent plein la maison ! »
« […] de son point de vue, la victime, c’était elle […]. »

Fini le 2/08/2019

vendredi 4 octobre 2019

GPS ?

Serait-ce le comportement d’un GPS pour indiquer la direction « Tout droit » que donne la définition « La deuxième à droite, selon la dame qui parle toute seule ».

Grille 7* finie le 9/07/2019

L'affaire Kodra de Renato Olivieri

(1978, traduit de l’italien par Jean Bouyssou, Rivages noir, 2001)

Un geste d’énervement du frère et c’en est fini pour cette femme, le père de son enfant se retrouvant à répondre de ces méfaits.

« […] il la considérait comme une véritable épouse, dont il devrait vivre provisoirement séparé. Il était très attaché à sa fille, qui, de plus, lui ressemblait. Il l’était d’une manière maladive, comme souvent les voyous. »
« Il lui a dit qu’ils allaient se rencontrer pour reparler de tout cela. Son idée était de la convaincre de laisser tomber pour le bien de sa fille et pour sa tranquillité. »

Fini le 30/07/2019

Le témoignage du pendu de Ann Granger

(2014, traduit de l’anglais par Jean-Baptiste Dupin, 10/18, 2016)

Le témoignage se révèle exact, mais rien ne peut rester cacher dans ce village et la rumeur permettra aux criminels de se protéger.

« C’est sa bonne à moitié demeurée. Elle a été si affolée […] qu’elle en a parlé à tous les domestiques du voisinage. Finalement, la rumeur est parvenue jusque dans notre cuisine […]. »

Et une seconde histoire qui nous présente la condition des épouses et de leur enfant à l’époque victorienne.
« Elle était maigre comme un spectre et avait la peau aussi brune qu’une bohémienne d’avoir été exposée au soleil durant son long voyage à pied. »
« Je ne voudrais pas que vous pensiez que j’abandonne ma fille à quelqu’un qui ne se soucie pas d’elle. Je sais qu’elle sera très bien entourée. »

Fini le 29/07/2019

Le trésor des Benevent de Patricia Wentworth

(Miss Silver, 1956, traduit de l’anglais par Roxane Azimi, 10/18, 1996)

« […] conditionnée par quarante ans de service… quarante années de soumission pendant lesquelles elle avait obéi à une volonté autre que la sienne, une volonté implacable et sans scrupule. »

Et se cacher derrière ses pleurs pour oublier les crimes de la patronne et son homme de main.

Fini le 26/07/2019

Un flair infaillible pour le crime de Ann Granger

(2012, traduit de l’anglais par Delphine Rivet, 10/18, 2015)

« Habituellement, nous avons affaire à un malfaiteur ou un groupe de malfaiteurs. Cette fois, je crois que nous sommes en présence de deux groupes distincts. »
« […] sa spécialité n’était pas le droit criminel, on voit qu’il n’a pas appris à penser comme un criminel et à se débarrasser soigneusement des éléments compromettants. »
« Cela doit être encore plus rageant pour lui de se rendre compte que s’il n’était pas allé chez son cousin [l’autre] s’y serait sans doute rendu quelques jours plus tard […]. »

Fini le 23/07/2019

L’appel du danger de Patricia Wentworth

(Benbow Smith, 1934, traduit de l’anglais par Anne-Marie Carrière, 10/18, 2008)

Un hideux méchant, maître-chanteur, un volubile richard, un agent secret amoureux, sosie d’un impliqué, des femmes flamboyantes ou courageuses, etc. tous les ingrédients d’une histoire bien loufoque à la mode du siècle dernier.

« Il y eut un silence terrible, un bruit affreux, puis à nouveau le silence. »

Fini le 21/07/2019

Un assassinat de qualité de Ann Granger

(2010, traduit de l’anglais par Delphine Rivet, 10/18, 2015)

« Quel jury croirait qu’une telle femme, dans sa douillette et respectable maison […], ait pu projeter un meurtre de sang-froid ? »

Pour préserver le “pasteur” de cette jeune femme amoureuse, le boucher se grime en spectre.

Fini le 19/07/2019

Le couple d'à côté de Shari Lapena

(2016, traduit de l’anglais Canada par Valérie Le Plouhinec, Presses de la Cité, 2017)

Le policier, tout en harcelant les parents désespérés, surveille la famille et ses écoutes lui permettent de découvrir la machination ourdie avec l’aide du complice éliminé.

C’est joliment “ficelé”.

Fini le 18/07/2019

Q comme querelle de Sue Grafton

(2002, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 2004)

Le titre original Q is for Quarry se réfère à la “carrière” où git la victime et au “gibier” pourchassé par les enquêteurs.

Il a suffit de quelques coups et d’un complice pour transporter le corps et le mariage fut assuré, jusqu’à l’arrivée de ces vieux policiers acharnés à résoudre cet ancien crime non élucidé.

Fini le 16/07/2019

Au clair de la mort de Nicola Upson

(2010, traduit de l’anglais par Pascale Haas, 10/18, 2012)

La gardienne qui a assisté à l’exécution de la sage-femme criminelle verra sa vie bouleversée.
« Même moi, je n’étais finalement qu’une mission. Et personne dans son entourage n’a eu le temps de se rendre compte de sa disparition. »
« Une bonne mère, à tout point de vue, et pourtant capable de détruire ce lien sacré chez d’autres femmes dans le seul souci d’affermir sa position. »

Fini le 13/07/2019

vendredi 12 juillet 2019

Fantômes et samouraïs de Okamoto Kidô

(Hanshichi mène l'enquête à Edo, feuilleton publié entre 1917 et 1937, traduit du japonais par Karine Chesneau, éditions Philippe Piquier, 2004)

1/ L’esprit d’Ofumi (les prévisions funestes du religieux favorisent l’apparition du fantôme),
2/ La lanterne de pierre (Pour voler, il a suffit d’enlever la fille de la maison),
3/ La mort de Kanpei (la mort en spectacle),
4/ À l’étage de la maison de bains (des samouraïs à la recherche d’un vengeur),
5/ Le professeur-monstre (meurtre déguisé par un serpent noir),
6/ Le mystère de la cloche d’incendie (des mandarines pour le singe),
7/ La dame de compagnie (la demande mieux présentée sera agréée par la fille et sa mère),
8/ L’étang de la Ceinture-voleuse (jeté par l’amoureux découvert),
9/ La fonte des neiges au printemps (un suicide solitaire n’est pas un crime),
10/ Hiroshige et la loutre (le cordon de la bourse a dénoncé la loutre),
11/ La demeure Belles-de-jour (les complices de la disparition du fils doivent disparaître),
12/ Chats en rébellion (quand une vieille femme s’éprend de ses minets),
13/ La fille de la déesse Benten (être traduite par “la fille de la déesse du Bonheur” ne lui portera aucune chance),
14/ La nuit de la fête de la montagne (épargnera le jeune samouraï jusqu’à la guerre).

Fini le 12/07/2019

La vérité du petit juge de Mimmo Gangemi

(2007, traduit de l’italien par Christophe Mileschi, Éditions du Seuil, 2017)

« L’assassin était loin d’être idiot, s’il avait réussi à ne laisser aucun indice. […] cela éloignait les soupçons des ’ndranghetistes. Car, […] les ‘ndranghetistes étaient des bourricots, incapables de commettre des crimes aussi sophistiqués — quoiqu’en dise la Loi, qui avait intérêt à les faire passer pour ingénieux afin d’accroître ses mérites, de faire briller les carrières et de pouvoir vider encore un peu plus de merde sur leur région. »

« Mais le père découvre le journal de sa fille. […] Et plus il le lisait, plus sa haine grandissait, plus sa tête explosait. »

Fini le 10/07/2019

lundi 8 juillet 2019

Le masque gris de Patricia Wentworth

(Miss Silver, 1929, traduit de l’anglais par Sophie Vincent, 10-18, 1995)

Un criminel digne du 19e siècle avec jeunes filles en détresse.
« Comment, Papa, vous n’êtes pas noyé ? Quel affreux bonheur ! »

Fini le 7/07/2019

Sauvez-moi de Jacques Expert

(Sonatine éditions, 2018)

On ne saura pas si seule l’ambition l’a poussé à ces exactions, ses sorties nocturnes ne seront pas expliquées.

« Elle s’en veut et se sent incapable. Elle n’est rien dans ce service, une assistante, juste bonne à préparer des cafés. » mais qui n’oubliera rien de ce qu’elle a compris avant de démissionner.
« Il pense à ce policier qui est venu le voir et qu’il a retourné à grands coups de whisky. Ils sont tous tellement faciles à manipuler… »

Fini le 6/07/2019

La curiosité est un péché mortel de Ann Granger

(2008, traduit de l’anglais par Delphine Rivet, 10-18, 2014)

« J’avais sous-estimé la gravité de sa psychose, car il s’agit bien d’une psychose, cette obsession de la respectabilité. » qui a entrainé l’exil du mari, la disparition du bébé de sa jeune femme… et le meurtre du complice.

Fini le 5/07/2019

Réponse très verbale

La réponse à la définition « Plan de dissertation » est parfaitement crédible pour désigner “thèse, antithèse, synthèse” : « oui-non-bof ».

Grille 7* fini le 3/07/2019

mercredi 3 juillet 2019

L'écriture sur le mur de Gunnar Staalesen

(1993, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, Gaïa éditions, 2011)

L’édition est désagréable : le format étroit en hauteur est difficile à tenir et la traduction semble bizarrement littérale, par exemple « […] je n’eus pas complètement la tête à l’ajuster à ma propre voiture en un tournemain » (?).

« Les enfants sont l’écriture sur le mur pour vous […]. » Mais l’initiale désigne finalement le prénom de l’épouse…
« La réalité, c’est le père de votre meilleure amie qui paie pour coucher avec vous… c’est ainsi que vous croyez que ce doit être ? »

Cette histoire rebattue de jeunes poussés à la prostitution est traitée sans assez d’originalité pour être intéressante et le cas des héros récurrents laisse évidemment deviné qu’ils n’en mourront pas.

Fini le 2/07/2019

Avis de tempête sur Cordouan de Jean-Pierre Alaux

(10/18, 2011)

« De son côté, l’auteur du coup de feu, diplômé secouriste, examina méticuleusement la plaie. » Le criminel, désespéré et bien décidé à en finir, avoue le meurtre de la jeune femme mais pas de son futur mari.

Pendant ce temps, l’abbé perd et retrouve sa frégate, les tempêtes sapent un peu plus le phare — où les gardiens « se morfondaient dans la solitude des champs d’écume » — qui peut-être finira au XXIe siècle par être consolidé.

Et ces histoires racontées dans un délicieux français finissent bien arrosé au champagne.

Fini le 28/06/2019

À tombeau ouvert de Kathy Reichs

(2005, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2007, Pocket, 2008)

« […] avec nos mégathéories de Juifs ultraorthodoxes, de chrétiens radicaux ou d’islamistes […]. Alors qu’en fin de compte les mobiles étaient vengeance et cupidité. Les plus rabâchés de tous. »

Fini le 30/06/2019

jeudi 27 juin 2019

Le lagon noir de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2014, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2016)

Le titre original Kamp Knox présente l’histoire de la jeune fille disparue.

« L’idée qu’elle pouvait être à quelques mètres n’a même pas effleuré l’esprit de ceux qui dirigeaient les recherches. […] il m’a dit qu’il l’aimait […]. Il l’a aimée à sa manière très particulière. »

Le titre français présente celle du meurtre par vengeance jalouse du militaire us.

Fini le 26/06/2019

La maison du loch de Patricia Wentworth

(1934, traduit de l’anglais par Élisabeth Kern, 10-18, 2012)

Message de l’auteur : « Ce livre a été écrit à l’automne 1932, c’est-à-dire avant que j’aie entendu parler, de près ou de loin, du monstre du loch Ness. »

Mais son utilisation dans cette histoire est très bien mise en scène.

Fini le 24/06/2019

La dernière nuit blanche de Alessandro Perissinotto

(2007, traduit de l’italien par Patrick Vighetti, Gallimard, Série noire, 2010)

« […] sans un drogué tué par une éducatrice et sans un dealer passé à tabac par quatre joueurs de hasard, le sort n’aurait pas ourdi cette fin heureuse. […] les victimes aussi ont leurs droits. »

Ce livre décrit comment reconnaître les mensonges et y trouver les « restes de vérité ».

Fini le 22/06/2019

samedi 22 juin 2019

Un intérêt particulier pour les morts de Ann Granger

(2006, traduit de l’anglais par Delphine Rivet, 10-18, 2013)

La vie à Londres au XIXe siècle, ses bourgeoises enrichies, ses pauvres, ses taudis, son brouillard…
ses chantiers et ceux qui en font profit.

« Elle n’avait rien d’autres […]. Ni famille ni amis ; elle n’avait pas d’argent et aucune perspective d’avenir. […] Et soudain, vous lui avez ouvert une fenêtre sur le monde de ses rêves dans lequel elle était heureuse. »

Fini le 21/06/2019

P comme péril de Sue Grafton

(2001, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 2001)

« Une grande partie des dossiers soumis sont corrects, et là où les chiffres sont faux, le reste paraît normal. Ils utilisent des diagnostics standard et des traitements qui le sont tout autant. Ils veillent à ne pas se faire repérer en poussant trop. […] Sans doute une dénonciation par téléphone […]. »

Notre détective se retrouve au milieu de tous ces mensonges : ceux de l’ex qui l’emploi, ceux de l’épouse actuelle aidée de son amie, ceux des propriétaires de la maison de retraite, ceux des loueurs d’un éventuel bureau, ceux de celle qui cherchent à les voler, etc.

C’est touffu et difficile à comprendre finalement la raison de l’impact de balle à cet endroit.

Fini le 20/06/2019

Toulouse-Lautrec en rit encore de Jean-Pierre Alaux

(10/18, 2010)

Au milieu des années 1970, une toute simple histoire de mafieux de l’art et les dérives du personnel du musée d’Albi : le concierge qui débranche l’alarme, le gardien qui joue les mouchards.

Pour qu’un vieux parvenu puisse avoir sur ces murs des tableaux qu’il associe à son enfance.

Fini le 18/06/2019

lundi 17 juin 2019

L'heure écarlate de Ann Cleeves

(Série Shetland Island, 2009, Red Bones traduit de l’anglais par Claire Breton, Belfond, 2011)

Comme l’indique le titre original “os rouges”, la découverte des os dans les fouilles archéologiques est le déclencheur des réflexions de la vieille dame et de la panique de la jeune femme.

À son rythme lent, l’inspecteur finit par comprendre le passé fait de détournements de fonds, de meurtres et que le fils a accepté de cacher les crimes du père.

« […] c’était une question de loyauté. »
« Je suis habitué au sang. Vider les poissons. Tuer le bétail. »

Fini le 17/06/2019

Les filles de Caïn de Colin Dexter

(1994, traduit de l’anglais par Élisabeth Luc, 10-18, 1996)

« Trois femmes : la gentille (en apparence) […], qui avait beaucoup souffert dans le rôle de l’épouse maltraitée, l’énigmatique […], qui avait noué des liens étrangement étroits avec sa femme de ménage, et la belle-fille […], qui avait quitté la maison à l’adolescence […]. »

« Elle s’était débarrassée de ce gentil petit Gallois lubrique pour se rendre en hâte chez sa mère, cinq bonnes minutes avant que cette autre femme n’arrive en voiture. »

Les hypothèses de l’inspecteur sur les rôles de ces femmes ne seront finalement pas validées.

Fini le 15/06/2019

Prenez soin du chien de J. M. Erre

(Buchet-Chastel, 2006)

« Cependant personne ne suivra un romancier qui aura le culot de servir des extravagances à son lecteur. On le renverra à ses brouillons en criant à la facilité et à l’invraisemblance. »

« Admettons qu’une personne vous choisisse, vous, au hasard, et qu’elle décide de bouleverser votre existence. Rien ne lui sera plus facile. »

Surtout quand il s’agit du voisin à l’air “innocent”.

Fini le 14/06/2019

jeudi 13 juin 2019

La mobilité humaine

« […] on ne peut pas parler de migrations en passant sous silence la présence et les actions de l’Europe dans le reste du monde. L’Europe et l’Amérique du Nord ne peuvent pas continuer à détruire les milieux de vie des autres, à exploiter leur pétrole, leur gaz, leur poisson, leur bois, leurs diamants et leur or, à tout ramener chez elles sans rien laisser derrière, en les brutalisant, en mettant à sac leurs villes, en anéantissant les possibilités de vie dans des régions lointaines, et à s’attendre à ce que les populations affectées par les bouleversements qu’elles causent survivent au milieu de ces ruines. C’est notamment la violence de l’Europe et des États-Unis à l’étranger qui force les populations à quitter les endroits, devenus inhabitables, où elles sont nées et où elles ont grandi. […] Si nous ne réhabilitons pas la raison, nous ne pourrons ni réparer le monde ni apprendre à partager la planète. »

Achille Mbembe in article “Les migrants africains ne rêvent pas d’Europe”, CI n° 1492 du 6/06/2019 p. 52

Crimes à l'affiche de Nicola Upson

(2008, traduit de l’anglais par Pascale Haas, 10-18, 2009)

Une histoire bien embrouillée à laquelle l’auteur fait participer Joséphine Tey, pseudonyme d’un écrivain réel.

Un jaloux profite de la guerre pour faire tuer son rival en échange du don pour adoption du bébé de la faute. Mais le vrai fils, mal élevé par ce père, se venge des années plus tard en profitant du théâtre dirigé par l’oncle, où se joue la pièce de Joséphine qui fut en butte au père qui l’accusait de plagiat avant de se suicider, etc.

C’est un peu pesant à lire, mais amusant car l’histoire ressemble à ces feuilletons du XIXe siècle fourmillant de rebondissements.

Fini le 11/06/2019

Une définition simple…

… pour un concept compliqué.

« Relevant du concret. » donne l’adjectif « ontique » qui signifie « Relatif à l’étant, à ce qui est au monde. » d’après Wiktionary.

Grille 7* finie le 10/06/2019

Je tue de Giorgio Faletti

(2002, traduit de l’italien par François Rosso, Flammarion, 2004, éditions France Loisirs)

Une belle accumulation des poncifs du thriller : tueur vivant et bavardant avec le cadavre embaumé de son frère, agent du FBI devant se pardonner le suicide de sa femme et tombant amoureux, bon commissaire dessaisi de l’enquête et continuant seul, général US, incestueux, souteneur de trafic de drogues et son nervi décérébré… un bunker souterrain ouvert à l’explosif et bien sûr l’inévitable avant-dernière scène de sauvetage du “niais” par le meurtrier, permettant son arrestation.

Tout y est… sur 752 pages ! Ce livre ressemble à un pastiche ; ce n’est pas si désagréable à lire car il est facile de sauter des bouts de paragraphes tellement l’histoire est prévisible.

Fini le 9/06/2019

La malédiction du Lamantin de Moussa Konaté

(Commissaire Habib. Enquête sur les rives du fleuve Niger, Fayard noir, 2009)

« De quel droit des gens n’ayant aucun lien avec la police pouvaient-ils se donner l’autorité d’imposer au chef de la brigade criminelle d’abandonner une enquête ordonnée par le procureur de la République ? Était-ce la république ou la gérontocratie ? Certes, on pouvait comprendre l’attachement des personnes âgées aux traditions ancestrales, mais elles n’étaient ni élues ni nommées. »

« […] ton grand-oncle m’a chargé de t’attacher ce talisman […] au poignet droit. […] À chacun son Lamantin, n’est-ce pas ? » « Il est fait de la parole d’Allah. Moi, je suis un marabout, je ne suis ni un ange, ni Dieu. Si Allah le veut, ce talisman guérira notre fils […] ; s’Il le veut. »

« Oui, commissaire, je suis la fille de Maa. »

Fini le 7/06/2019

jeudi 6 juin 2019

O comme oubli de Sue Grafton

(1999, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 2000)

Deux gars retrouvent, dans la guerre du Vietnam, un troisième qui a découvert l’infidélité de sa femme. Des années après, il ne veut pas de témoins de cette époque pour préserver ses chances en politique.

« Attendez, j’ai fait tout ce que je pouvais pour lui. Finalement, je l’ai tué autant pour sa crétinerie que pour avoir essayé de me baiser alors qu’il n’avait pas intérêt à remuer toute cette histoire. »

Fini le 6/06/2019

A travers bois de Colin Dexter

(1992, traduit de l’anglais par Élisabeth Luc, 10-18, 1995)

Sous l’impulsion du garde-chasse amoureux, pour dissimuler le crime ces hommes ont des motivations décisives : « La peur de la découverte et de la ruine financière » pour le pornographe, « la peur de la découverte et du scandale » pour le professeur émérite, et « un chèque suffit à assurer la collaboration [du] mercenaire ».

Fini le 3/06/2019

Razzia sur la paroisse de Jean-Paul Demure

(Fleuve Noir, 1983, Rivages Noir, 2005)

« Il reste un moment silencieux à contempler les dégâts, le mur et le plancher grossièrement colmatés avec des planches et des madriers. Retrousse le nez avec dégoût. Hoche la tête de commisération. […] se rappelle parfaitement […] le serment d’obéissance sur la vieille bible d’Espagne, le baiser au Christ-Roi, il faudrait renoncer à cette sainte guerre ? »

Les trois olibrius s’attaquent, à coup de plastic, au coffre d’un trafiquant de drogue qu’il a dévoilé pour acheter une bible à son épouse férue de la défense de la religion.

Fini le 2/06/2019

samedi 1 juin 2019

Fleurs amères de Gunnar Staalesen

(1991, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, Gaïa éditions, 2008, Folio, 2010)

L’auteur a des descriptions très imagées, par exemple : « pendant que les idées se succédaient à toute vitesse comme les vignettes d’un bandit manchot », « le camion-pompe vert déboula à la manière d’un bœuf lobotomisé dans un magasin de porcelaine », etc.

« Elle lui fait signe, court dans sa direction, capte son regard et… elle est littéralement avalée par le monde souterrain. »

« Avec de grandes chances de profit sur un marché que l’on ne maintient qu’à coups d’idéalisme ou d’affaires qui tiennent à cœur. C’est ce qu’on peut appeler le capitalisme écologique, non ? »

Et le fils s’est fait meurtrier pour que personne n’entrave son profit.

Fini le 1/06/2019

Blanc comme la nuit de Ann Cleeves

(Série Shetland Island, 2008, White Nights traduit de l’anglais par Claire Breton, Belfond, 2010)

« Elle avait déclaré à l’hospice qu’elle partait faire des visites à domicile. »

« Un patelin pareil, pas moyen de tenir une liaison secrète. Ils avaient simplement gardé leurs soupçons pour eux. Ce n’était pas une conspiration, parce que rien n’avait été formulé. […] Ils ne voulaient pas savoir. »

Et encore une poussée dans le Puits pour se débarrasser de ce gêneur qui vient rappeler ce geste d’autrefois et le rendez-vous avec le maitre-chanteur. Pendant les nuits blanches au nord des iles Shetland.

Fini le 30/05/2019

Sheol de Marcello Fois

(1997, traduit de l’italien Catherine Pitiot, Tram’éditions, 1999)

Un embrouillamini à base de versets juifs qui se résume finalement à une usurpation d’identité.

« Toujours pareil. Toujours en retard. Toujours au mauvais endroit. Dans une mauvaise race. Dans une mauvaise famille. Avec une époque qui ne concorde jamais. Dans la police. Dans une enquête qui n’existe pas. »

« La réalité ne pouvait l’aider. Pas cette espèce de vérité construite par convenance, pliée à la nécessité d’avoir un sens : une organisation néonazie, la Communauté juive, un policier héroïque, le sacrifice d’une victime. »

Fini le 28/05/2019

Sheol : « Monde des morts, équivalent de l’Hadès dans la mythologie grecque. » (définition du Wiktionnaire)

lundi 27 mai 2019

Missing : New York de Don Winslow

(2014, traduit de l’anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Seuil policiers, 2015)

« J’avais commis la grave erreur du flic qui tombe amoureux d’une piste, puis veut à toute force enfoncer chaque cheville carrée de preuve dans chaque trou rond de la réalité. »

Un style vraiment intéressant, mais une énième histoire de recherche d’une fillette enlevée pour être vendue… il faudra plus d’un an à ce futur détective privé pour comprendre et démembrer les coupables de ce trafic.

Fini le 27/05/2019

Bijoux de famille de Colin Dexter

(1991, traduit de l’anglais par Hélène Macliar, 10-18, 1994)

« La tâche n’avait pas été trop pénible pour un homme pour lequel de telles opérations saugrenues après la mort ne représentaient rien de bien inhabituel. » puisqu’il s’agit du métier qu’il exerce.

Mais la femme qu’il a épousée s’est révélé moins riche que prévu et il a dû se coaliser avec des parents vengeurs pour essayer de toucher l’assurance sur le fameux bijou.

Fini le 25/05/2019

Brouillages de Jón Hallur Stefánsson

(2005, traduit de l’islandais par Éric Boury, Gaïa éditions, 2007)

Les personnages ne sont pas assez bien construits pour donner de la consistance à cette histoire de jalousie autour d’une femme (« … je suis tombé amoureux de ton ordure de père. »), et les à peu près de l’enquête semblent n’être là que pour donner un semblant de suspense, de même que les à peu près sur la “mafia japonaise” au sujet du futur Stade.

Fini le 24/05/2019

jeudi 23 mai 2019

La dernière chance de Abdelilah Hamdouchi

(2001 édition en arabe, traduit de la version anglaise par Valentine Leÿs, Nouveau monde éditions, 2018)

Le suspect est heureusement disculpé par l’avocat des droits de l’homme qui complète l’enquête en suivant le fils.

Fini le 23/05/2019

N comme nausée de Sue Grafton

(1998, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 1999)

« Si j’avais montré un tant soit peu de clairvoyance… si j’avais été capable de prévoir la suite des événements… je lui aurais conseillé d’aller se faire arranger les dents au lieu de m’engager. »

Et elle n’aurait pas été obligée de sauver son fils.

Fini le 22/05/2019

Fantômes et kimonos de Okamoto Kidô

(Hanshichi mène l'enquête à Edo, feuilleton publié entre 1917 et 1937, traduit du japonais par Karine Chesneau, éditions Philippe Piquier, 2006)

1/ À la poursuite du faucon, 2/ Le bébé-monstre, 3/ Meurtres à la lance, 4/ Kappa* et geishas, 5/ Le pavillon de Mukôjima, 6/ La malédiction de la fille du marchand de saké.

Fini le 21/05/2019

* Monstre du folklore japonais, décrit comme un génie ou un diablotin d'eau, le kappa est réputé pour chercher à attirer les humains ou les animaux dans l'eau.

mardi 21 mai 2019

44 Scotland Street de Alexander McCall Smith

(2005, traduit de l’anglais par Élisabeth Kern, 10-18, 2007)

Tout est raconté dans la présentation de l’éditeur en quatrième de couverture.

Fini le 21/05/2019

Place de Sienne, côté ombre de Carlo Fruttero et Franco Lucentini

(1983, traduit de l’italien par Jean-Claude Zancarini, éditions du Seuil, 1985)

« Trois jours de doutes vont se résoudre en trois tours de piste. Ce sera le Palio des révélations où toutes les vérités sont encore possibles. Une l’emportera. »

Et effectivement, cet homme accepte d’en finir.

Fini le 20/05/2019

Mort d'une garce de Colin Dexter

(1989, traduit de l’anglais par François Mazin, 10-18, 1994)

Où l’auteur compare sa construction à des mots croisés : « On peut rester assis des heures à se creuser les méninges sur quelque obscure définition — et n’arriver à rien. Mais si l’on s’écarte — qu’on prend du recul — encore un peu ! — alors la réponse vous saute aux yeux, triomphalement en quelque sorte. » Ça sent le vécu et permet au détective de visualiser la taille de la victime.

« […] il se rappelait l’homme qui avait identifié le corps […] ; l’homme physiquement incapable […] de lever les yeux pour regarder les inculpés en face ; l’homme qui pleurait dans ses mains et tournait le dos aux hommes présentés à la cour. »

Fini le 20/05/2019

Meurtres à la carte de Kathy Reichs

(2004, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2006, Pocket, 2007)

Le proche mis en danger est cette fois la meilleure amie qui évidemment ne finit pas grillée dans l’incendie déclenché par la coupable avant sa fuite qui va laisser cette histoire sans fin.

Fini le 19/05/2019

samedi 18 mai 2019

Haine pour haine de Eva Dolan

(2015, traduit de l’anglais par Lise Garond, Liana Levi, 2019)

La construction poussive, les personnages sans épaisseur… rendent cette histoire peu intéressante. Le sujet des groupements racistes est certes “à la mode”, mais pourrait être traité avec plus de subtilité.

« Ils avaient affaire à une bande, une bande de tueurs racistes. Pas exactement ce à quoi ils s’attendaient [alors que les victimes sont décrites de teint foncé ?!], mais les motivations restaient les mêmes. Trois assassins, tous morts. Une voiture meurtrière, un probable accident dans une cuisine et un suicide. Le destin se charge parfois lui-même de châtier les coupables […]. »

Et effectivement, le “coupable en chef” lancera sa bombe au final.

Fini le 16/05/2019

A contre-courant du grand toboggan de Don Winslow

(1994, traduit de l’anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Gallimard, Série noire, 1999)

Le roman comique de mafieux dont les plans sont déjoués par des femmes, une future veuve, une maitresse violée enceinte, une bientôt épouse, assistées de plein de “gros bras”.

« L’après-midi de ce même jour, la cour suprême de l’opinion publique jugeait que Jack avait fait preuve d’une grande élégance en choisissant de mourir d’un infarctus au bon moment. Ce faisant, il parachevait la victoire de Polly Pager, épargnait au public l’épreuve de voir [l’émission] se conclure par un divorce, et partait en beauté sur son numéro de virtuose “Je vous ai trompés”. »

Fini le 14/05/2019

Justice dans un paysage de rêve de Malla Nunn

(Une enquête de l'inspecteur Cooper, 2008, traduit de l’anglais Swaziland par Anne Rabinovitch, Les Deux Terres, 2011)

« L’adolescent était selon toute probabilité l’agresseur des jeunes femmes. »
Et après un séjour dans une “ferme” : « C’était l’œuvre du diable. Je me suis libéré de ses chaînes et j’ai été purifié de tous mes péchés. […] Tout a été fait pour le service de Dieu. J’étais perdu et maintenant je suis retrouvé. » Et il plonge !

« Vous êtes une famille, dit-il, stupéfait par la révélation. La mère, le père, la sœur et le frère. »

L’apartheid était certes une doctrine et une politique coercitive, mais l’auteur met trop d’incohérences dans sa relation de la haine et de la violence, cela rend la lecture lassante, d’autant qu’il n’y a pas vraiment un suspense construit.

Fini le 13/05/2019

samedi 11 mai 2019

Une petite histoire sordide de Alessandro Perissinotto

(2006, traduit de l’italien par Patrick Vighetti, Gallimard, Série noire, 2009)

« Autrefois, pour vous reconnaître, il fallait au moins vous regarder en face ; à présent, la voiture suffit. Nous formons désormais un tout avec les quatre roues que nous avons sous les fesses. »

« Devant moi, je ne vois plus la jeune vierge effarouchée, la sainte-nitouche, seulement une jeune fille à la vie brisée. […] Elle se dit chanceuse. Malgré tout. »

Mais le lecteur se saura pas si les carabiniers ont trouvé le cadavre enterré.

Fini le 11/05/2019

M comme machination de Sue Grafton

(1996, traduit de l’anglais États-Unis par Marie-France de Paloméra, Seuil policiers, 1998)

« Elle avait tenu la maison, servi les canapés et mis les boissons au frais pendant que les seigneurs et les dames de la maison bavassaient à n’en plus finir, oublieux de sa présence parce qu’elle n’était pas des leurs. […] A cause d’eux, elle avait été spoliée de sa famille, de sa carrière de médecin. Elle avait été escroquée, bafouée, insultée […]. »

Mais elle s’est trompé de frère…

Fini le 9/05/2019

À mon juge de Alessandro Perissinotto

(2004, traduit de l’italien par Patrick Vighetti, Gallimard, Série noire, 2008)

« Notre intimité, notre passion n’était que l’emballage d’un objet plus précieux, un emballage qu’on peut balancer. […] il s’est servi d’elle comme chauffeuse, pour que je l’aie bien raide, car c’est bien connu, quand on l’a raide on ne réfléchit plus. »

Et on se fait implanter un virus dans son objet le plus précieux qui donne l’heure et finit par ruiner la vie.

Fini le 7/05/2019

lundi 6 mai 2019

Etranges rivages de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2010, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2013)

« La seule justification de ces crimes est la vengeance. »

Erlendur creuse des tombes pour trouver ce que ce sont devenus ces morts.

Fini le 5/05/2019

Treize marches de Kazuaki Takano

(2001, traduit du japonais par Jean-Baptiste Flamin, Presse de la Cité, 2016)

« Toi et moi, on est condamnés à perpétuité. Et sans liberté conditionnelle. »
Quoiqu’en pense la justice pour le meurtre d’un violeur et celui d’un récidiviste qui a laissé condamné à mort une de ses victimes.

Une très intéressante relation du système judiciaire japonais.

Fini le 4/05/2019

L comme lequel ? de Sue Grafton

(1995, traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Brodsky, Seuil policiers, 1997)

Lequel suivre ? celui qui s’est fait tabassé ou celui qui l’a tabassé…
Son ignorance à ce sujet lance notre détective dans un “road movie” épuisant de suspense jusqu’à ce que : « Le cercle […] se composait de cinq mausolées en pierre grise enfoncés dans la colline qui s’élevait tout autour comme une chemise dont on a relevé le col. […] Sur chacune, le nom de famille était gravé au-dessus de la porte de pierre. […] C’était le cinquième mausolée qui avait attiré mon attention. Le nom inscrit au-dessus de la porte était LAWLESS. »

C’était donc la tombe à trouver…

Fini le 3/05/2019

jeudi 2 mai 2019

Oiseau de nuit de Robert Bryndza

(2016, traduit de l'anglais par Chloé Royer, Belfond, 2019)

« Les mères devraient nous aimer. Les maris. Les gens en qui on a confiance. Mais ils nous abandonnent, et il suffit qu’un seul le fasse pour que tous les autres suivent ! On devient vulnérable, les gens voient un défaut dans notre armure, et ils l’exploitent… »

Ce qui valut la mort à un médecin, un animateur de télévision, un internaute handicapé… et, bien sûr, mis en danger l'enquêtrice.

Fini le 1/05/2019

Sémantique extrémiste

« […] depuis des années, il [Martin Sellner, politicien autrichien] modernise et maquille l’idéologie d’extrême droite. La race est devenue l’identité ; la supériorité biologique est devenue culturelle. Il affectionne le groupe de pop autrichienne Wanda plutôt que la musique militaire ; le mot “patriotisme” remplace le mot “fascisme” ; le fossé ne sépare plus les nations, mais l’Europe et l’Afrique, le christianisme et l’islam. L’ethnopluralisme est au cœur de son projet et, pour islamophobe qu’il soit, il ne mise pas sur la violence. »

in article “Au cœur des identitaires”, CI n° 1485 du 18/04/2019 p. 35

Attentat à la mangue de Mohammed Hanif

(2008, traduit de l’anglais Pakistan par Bernard Turle, Les Deux Terres, 2009)

« À mes yeux et pour l’Académie, vous êtes allés suivre un cours de survie dans la jungle. Ce qui n’est sans doute pas très loin de la vérité. » « Grande famille. Grande maison. Jolis cachots. »

Le projet des deux soldats n’a pas été utile pour arriver au terme de cette histoire.

Une façon ubuesque de présenter la mort du dictateur pakistanais.

Fini le 29/04/2019

Le cercle des derniers libraires de Sylvie Baron

(De Borée, 2018)

« On a tellement cru tous à cette histoire de tueur par ordre alphabétique qu’on a cessé d’investiguer autour de l’environnement des victimes, du moins à partir du c, quant cette série d’assassinats devenait flagrante pour tout le monde. »

Utiliser des mots calqués sur l’anglais (“to investigate”) ne suffit pas à donner du bon style à cette histoire. Tout y est mièvre et sans saveur, ni l’enquêteur ni l’enquête ne retiennent l’attention.

Fini le 27/04/2019

K comme killer de Sue Grafton

(1994, traduit de l’anglais États-Unis par Ben Zimet, Seuil policiers, 1996)

« Telle quelque antique créature remontant des profondeurs, ma rage creva à la surface et je frappai. […] J’étais animée par un désir brûlant d’agir, par le besoin aveugle de répliquer à l’homme qui m’avait porté ce coup. »

Et puis elle part pour protéger sa futur victime…

« Vous me cherchez et je vous étouffe avec cette veste. Dans votre état de faiblesse, ça ne laissera aucune trace. »

La justice…

Fini le 23/04/2019

lundi 22 avril 2019

Série Barthélemy et Ysabellis de Laetitia Bourgeois

(10-18, 2009-2014)

Une « série située au XIVe siècle ayant pour héros Barthélemy, bayle du Val d'Amblavès, et Ysabellis, une guérisseuse. »

Wikipedia consultée le 22/04/2019

Déjà lu & rendu :
Les Deniers du Gévaudan,
Le Parchemin disparu de maître Richard,
Un seigneur en otage,
La Chasse sauvage,
Les Assiégés du mont Anis,
La Fille de Baruch

Train 8017 de Alessandro Perissinotto

(2003, traduit de l'italien par Patrick Vighetti, Gallimard, Folio policier, 2008)

« […] la vengeance ne réclame que des justifications minimes, elle ne réclame qu’un prétexte quelconque pour se déchaîner. La vengeance ne punit pas les vrais coupables, la vengeance ne punit personne, elle apaise la douleur de quelqu’un et verse du sel sur les plaies des autres. »

« Le mutilé se dressa debout, tout à coup. […] Car il n’était pas facile de comprendre en un éclair […], il n’était pas facile de comprendre six homicides, deux ans de haine, vingt ans de haine […]. »

Fini le 21/04/2019

Bleu catacombes de Gilda Piersanti

(Les Saisons meurtrières : un été meurtrier, Le Passage, 2007)

« […] ce lien de parenté qui jetait une lumière encore plus sombre sur leur vengeance. […] Le viol, bien sûr, était un motif recevable pour expliquer la vengeance […]. »

La narration manque de suspense, le lecteur est avisé dès le début qu’il s’agit d’une vengeance par des allusions à l’antiquité (Judith et Holopherne). Il ne lui reste que les apartés sur la vie de l’inspecteur principal.

Fini le 20/04/2019

samedi 20 avril 2019

Boléros à La Havane de Roberto Ampuero

(1997, traduit de l’espagnol par Bernard Cucchi, 10-18, 2003)

« […] tu as perdu la confiance de tes chefs, et ton job de courrier par la même occasion. »
« En  faisant coffrer les trafiquants, je te dégageais la voie et tu pouvais filer. »

Tout se termine par un rixe en prison qui permet aux “gros bonnets” de s’en tirer sans mise en cause.

Fini le 20/04/2019

Le dernier bus pour Woodstock de Colin Dexter

(1975, traduit de l’anglais par Claude Bonnafont, 10-18, 1996)

Avec des “si”… si le pneu n’avait pas crevé (mais il a été réparé ce soir-là), si elle avait attendu la réparation, si elle n’avait pas rencontré la future victime, si toutes les deux avaient attendu le bus, si ce n’était pas lui qui les avait prises en stop, si l’amie n’avait pas si bien menti pour cacher sa liaison, si ce garçon obsédé n’avait pas eu envie de se soulager… la jalousie pour motif de ce crime aurait été découverte plus tôt.

Fini le 19/04/2019

Les fils de la poussière de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 1997, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2018)

« Je trouvais ces gélules […] dégoûtantes, je m’arrangeais pour les donner aux autres ou je les jetais discrètement. […] C’était lui qui prenait les miennes et tu es bien placé pour connaître le résultat. »

« Je vous avais surnommés “les fils de la poussière”. Cette poussière, ou disons cette poudre, était censée vous sauver en faisant de vous des hommes meilleurs. Nous voulions vous aider, pas vous détruire. Tout progrès scientifique s’accompagne de certains sacrifices. »

Et cette histoire se termine comme un film de science-fiction.

Fini le 18/04/2019

mercredi 17 avril 2019

Le cours des choses de Andrea Camilleri

(1998, traduit de l’italien par Dominique Vittoz, Fayard, 2005)

« Cette histoire est finie. Le vent a repris la carte postale et l’eau l’a emportée. »
« Toi, mon ami ? […] Tu m’as fait tirer dessus, égorger mes poules, vivre des journées d’enfer… »
« Une telle haine, entre deux hommes liés d’amitié, ne s’explique que s’il y a une femme au milieu. »
« Chez nous, on ne meurt que pour des histoires de fesses. »

Fini le 17/04/2019

>>> Je capitule sous le style de cet auteur, ce n’est un problème de traduction.

Un meurtre chez les francs-maçons de Mary London

(Pocket, 2005)

(Une enquête de sir Malcolm Ivory, traduction de Murder in a freemason's lodge par Jean-Paul Baudricourt)

« Il n’avait eu d’autre peine que celle de naître alors que vous, il vous avait fallu des années de dur labeur pour accéder au poste de directeur. »
« Oui, vous vouliez la punir ! Tout fut monté en ce sens avec un machiavélisme insensé ! »

Un petit livre rigolo.

Fini le 16/04/2019

L’écrivain français Frédérick Tristan a utilisé le pseudonyme de Mary London entre 1986 et 2006 pour signer dix-neuf romans policiers sous le titre général “Les Enquêtes de Sir Malcolm Ivory”. Dans ces romans policiers, l'auteur a utilisé des canevas proposés par son éditeur tout en les transformant à son gré au fur et à mesure de la rédaction.
Wikipedia consulté le 17/04/2019

J comme Jugement de Sue Grafton

(1993, traduit de l’anglais États-Unis par Michèle Truchan-Saporta, Pocket, 1993)

« Cette nuit-là […] il est revenu à pied de la plage. J’étais en voiture. Je suis arrivée à la maison la première et j’étais là pour l’accueillir quand il est rentré. […] Je lui ai confectionné une vodka-tonic et je la lui apportée sur la terrasse. […] Il a eu à peine un sursaut et j’ai été assez rapide pour empêcher le verre de se renverser. »

Ainsi fini la cavale pour cet escroc, qui fit entre autres victimes ses fils, dont le plus jeune se retrouvera en prison.

Fini le 15/04/2019

La croix des outrages de Hélène Legrais

(Presses de la Cité, 2009)

« Les porteurs de croix s’avancèrent d’un pas. La petite croix et la croix des outrages pourvue des instruments de la passion. […] Ils étaient là, tous, côte à côte sur la croix des outrages, aux côtés des autres instruments de la Passion : la lanterne et l’échelle, la bourse et la lance, acérée comme un harpon. […] Luce restait figée, […] frappée de stupeur, comme si elle venait d’être témoin d’une apparition divine. »

L’héroïne se lance alors dans l’enquête sur ce groupe « d’irréductibles » coupables d’un vieux crime impuni, pisté par « l’inspecteur stagiaire ».

Fini le 12/04/2019

Os troubles de Kathy Reichs

(2003, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2005, Pocket, 2006)

Des os de bébé, des os d’ours bruns, des os d’ara, des os d’un humain à relier pour aboutir dans la cave d’une entreprise « de pompes funèbres ».

Fini le 10/04/2019

lundi 8 avril 2019

Les yeux plus grands que le ventre de Jô Soares

(2011, traduit du portugais Brésil par François Rosso, Les deux terres, 2013)

L’auteur (et son traducteur !) nous livre de beaux morceaux de bravoures, tel que le match de football Brésil-Italie, des découvertes “scientifiques” pour ne pas avoir d’empreintes digitales ou pour “grossir”.

Le final dans le soupe, après le combat à la portugaise du travesti, est une truculente sottie.

Fini le 8/04/2019

La fille sous la glace de Robert Bryndza

(2016, traduit de l'anglais Grande-Bretagne par Véronique Roland, Belfond, 2017)

« On ne m’a pas crue ! Ils ont tous dit que c’était des histoires, mais c’était la vérité, il a tué mon petit chat. »
« Vous ne savez pas ce que c’est que d’être puissant et privilégié depuis l’enfance. Ça vous intoxique. Regarder les autres vous faire des courbettes, lécher les bottes à vos parents. La puanteur du pouvoir suinte par tous les pores de votre peau et ça infecte les gens autour de vous. Le pouvoir corrompt, tisse sa toile, magnétise… »

Fini le 6/04/2019

L'odeur de la nuit de Andrea Camilleri

(2001, traduit de l’italien par Serge Quadruppani et Maruzza Loria, Fleuve noir, 2003)

« [Elle] n’avait pas vu le mort. Pour elle, il n’existait pas, il n’était pas sur ce lit ensanglanté, elle l’avait complètement effacé. Comme, tant d’années auparavant, elle avait fait pour son père. »
« Elle l’avait tué par amour, pour épargner, à l’unique être vraiment aimé dans sa vie, le mépris, le déshonneur, la prison. »

Le commissaire découvre les cadavres en plongeant dans la mer et en visitant la maison, car le meurtrier s’est réfugié auprès de son assassin.

Fini le 4/04/2019

>>> Je capitule sous les choix de ce traducteur et abandonne la lecture de cette série.

mercredi 3 avril 2019

Les loups à leur porte de Jérémy Fel

(Rivages, 2015)

Ce livre serait « […] un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante. », d’après la présentation de Babelio.

L’auteur nous livre effectivement un embrouillamini de cadavres, de sociopathes, d’assassins… où il est difficile de trouver un fil d’intrigue.

Comme le résume une survivante liée en fin à un survivant, en pensant au meurtrier qui lui a laissé la vie sauve : « Des question auxquelles elle n’aurait jamais de réponse, juste cette certitude que sa propre vie, grâce à lui, avait pris un tournant décisif au cœur d’un drame dont elle n’avait même pas eu conscience. »

Fini le 2/04/2019

Secrets d'outre-tombe de Kathy Reichs

(2002, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2004, Pocket, 2005)

« […] l’homme se considérait comme un être supérieur. Se voyant démasqué, il a choisi sa fin. »

Il a voulu tous ces assassinats (de la jeune femme enceinte au médecin du centre) pour préserver la mise en place de son trafic de “cellules souches”. L’identification des victimes du massacre ne lui aura servi que pour faire pression par chantage sur le représentant de la “justice”.

Fini le 31/03/2019

Le mystère Sherlock de J. M. Erre

(Buchet-Chastel, 2012)

« “Je suis Sherlock Holmes”. Devant nos mines consternées, elle a ajouté en riant : “Je suis Holmes”. Du verbe “suivre” ! Je suis sur les traces de Sherlock Holmes. »
« Remettre en cause l’existence d’ Holmes, on avait lapidé de l’infidèle pour moins que ça. »

« […] ils voyaient le monde à travers le genre qu’ils ont passé une vie à étudier. Selon eux, un hôtel bloqué par la neige ne pouvait signifier autre chose qu’un traquenard, un décès accidentel ne pouvait être qu’un crime maquillé, car c’est ainsi que ça ce passe dans les romans ! […] Alors, s’il y a un responsable à désigner, oui, c’est bien la littérature… »

Et le commissaire sera nommé à la chaire d’holmésologie de la Sorbonne.

Fini le 28/03/2019

Elémentaire, ma chère Sarah ! de Jô Soares

(1995, traduit du portugais Brésil par François Rosso, Calmann-Lévy, 1997)

Ou les débuts de “Jack l’Éventreur” !
L’auteur présente le mythique détective s’emmêlant dans ses déductions, découvrant l’attrait féminin, se montrant incapable de résoudre l’énigme posé par le meurtrier à base de cordes de violon et d’évocation de Vénus.

Un délice ! avec un rappel dans le livre suivant…

Fini le 26/03/2019

Noire solitude de Ann Cleeves

(Série Shetland Island, 2006, Raven Black traduit de l’anglais par Claire Breton, Belfond, 2009)

« Elle n’a jamais été intégrée. Jamais désirée. Tout le monde lui faisait clairement comprendre qu’elle ne méritait pas qu’on s’intéresse à elle. »
« De toute façon, elle aurait été déçue si ça ne s’était jamais su. La tête de ses copines du lycée quand elles l’apprendraient ! Elle aurait donné n’importe quoi pour se trouver au foyer quand la nouvelle se répandrait, quand sa frimousse ferait la une des journaux et passerait à la télévision. Quand elle serait célèbre. »
« […] elle espérait provoquer un nouvel accès de fureur à saisir au caméscope. Et elle a réussi. »

Fini le 25/03/2019

dimanche 24 mars 2019

Le pacte du petit juge de Mimmo Gangemi

(2013, traduit de l’italien par Christophe Mileschi, Éditions du Seuil, 2016)

« On ne peut pas tout avoir. En attendant, on a fait un peu de ménage, on a encagé quelques crapules. Je trouve que c’est un bon résultat. »

C’est ainsi que le juge a mis en prison les principaux “chefs de bâton“ même s’ils n’ont pas vraiment participé aux meurtres. Notamment, celui qui a tout déclenché en volant la cocaïne, qui savaient le sort des “Noirs” et qui lui a fait ses révélations sous forme de paraboles : « Quand il a dit “les tueurs ont disparu à la faveur de la nuit”, il se référait à la couleur de la peau. Ensuite, il a ajouté que le massacre pouvait avoir été commis par “les brebis elles-mêmes, qui en avaient assez d’être maltraitées”. »

Les commentaires sur les femmes que l’auteur attribue à ses personnages sont parfaitement conformes aux caricatures des Italiens du sud, mais c’est assez désagréable à lire.

Fini le 23/03/2019

Retour sur l'île de Viveca Sten

(2013, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2018)

« Je ne l’ai jamais haïe […]. Au contraire, autrefois je l’ai aimée. »
« Regardez la vidéo. Je l’ai filmée. »
« […] j’ai tout mélangé dans le chocolat fondu, ajouté un peu de cognac pour le goût […]. »

Contre l’écriture des souvenirs des jeunes années qui ne correspondent plus à l’image actuelle d’un représentant en politique.

Fini le 22/03/2019

Le cercle des impunis de Paul Merault

(Fayard, 2018)

« Il était incollable en médecine légale. Je me rappelle aussi qu’il nous gonflait souvent en nous parlant de sa seconde passion, la généalogie. Il n’était pas “seul dans sa tête”, c’est sûr. »
« Seule la mémoire des Vaudois vaut qu’on la défende. Elle devait être réhabilitée ! »
« […] montrer que les idéaux qui se veulent les plus nobles et les plus généreux peuvent parfois alimenter la pire folie humaine… et combien l’Humilié arrive à en humilier sa cause. »

La réactivité des services de police (recherches de listes de passagers, position d’un téléphone, etc.) est surprenante et donne à cette histoire un rythme très précipité.

Fini le 19/03/2019

mardi 19 mars 2019

I comme innocent de Sue Grafton

(1992, traduit de l’anglais États-Unis par Michèle Truchan-Saporta, Pocket, 1996)

« Pendant qu’elle frappait à la porte, vous avez sauté à l’arrière du camion. Quand elle est repartie, elle vous a emmené loin de la maison. Il vous a suffit d’attendre qu’elle ralentisse. Vous avez sauté dehors en donnant un grand coup de poing sur la carrosserie pendant que vous bondissiez. […] vous voilà étendu sur la chaussée juste devant les ouvriers qui se trouvaient de l’autre côté de la rue. »

Ou comment se fabriquer un bon alibi qui fera hésiter le jury à condamner pour meurtre l’assassin de sa femme.

Et comme à chaque histoire, notre détective termine une arme à la main…

Fini le 19/03/2019

La femme du dimanche de Carlo Fruttero & Franco Lucentini

(1972, traduit de l’italien par Philippe Jaccottet, éditions du Seuil, 1973, Points, 1999)

Turin et les Turinois, une longue et argumentée description de la ville et de ses mœurs et du comportement de “ce monde-là”.

Le commissaire plonge dans le labyrinthe administratif des adjudications pour trouver la raison du chantage de la première victime et découvre la signification du proverbe piémontais « La cativa lavandera a treuva mai la buna pera » qui a donné son nom à la propriété les « buone pere ».

Mais ce qui emporte les aveux du meurtrier est un tout petit papier tombé du sac…
« Il y avait dans le sac deux billets datant de 1953, époque où madame, n’ayant pas de voiture, se rendait au cimetière en tram. »

Fini le 17/03/2019

Voyage fatal de Kathy Reichs

(2001, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2003, Pocket, 2004)

« Les morts ont le droit d’être identifiés, de prendre dans nos mémoires la place qui leur revient. Droit à ce que le “Fin” s’inscrive au bas de leur histoire, et droit à ce que la main criminelle soit jugée et condamnée. »
Et c’est pour cela que Temperance continue son enquête sur le pied découvert dans la forêt malgré les menaces de sanction sur sa carrière professionnelle.

L’agent du FBI et surtout le shérif lui apporteront toute leur aide en parallèle de leur travail, notamment sur l’accident de l’avion qui a permis de découvrir le chalet.
« L’enquête sur le crash [a] conclu à l’étourderie d’un voyageur et à une défaillance mécanique […]. »

Finalement, menaçant de son arme l’héroïne, son poursuivant prend le temps d’expliquer :
« Nombreux sont les peuples conquérants qui accrurent leur pouvoir en consommant leurs ennemis. Mangez le faible, vous deviendrez plus fort. […] Mais pourquoi choisir des vieux ? L’âge est un plus grand réservoir de sagesse. »

Fini le 14/03/2019

mercredi 13 mars 2019

Morts sur la lande de Ann Cleeves

(2005, traduit de l’anglais par Claire Breton, Belfond, 2008)

« Elle était déséquilibrée et têtue. Elle aimait semer la zizanie. Elle a dû être ravie de vous voir. Un nouvel auditoire. […] Tout ça devait être un jeu pour elle. »

« Il était dans cette ferme abandonnée près du cimetière communal. […] Il disait qu’il aurait dû comprendre, dire quelque chose à l’époque. Je ne savais pas quoi faire. Je nous croyais hors d’affaire. »

« Deux meurtres et rien que les fantasmes d’un pauvre quinquagénaire pour les expliquer. Un pauvre guignol et une pauvre folle. »

Fini le 12/03/2019

Le tour de la bouée de Andrea Camilleri

(2003, traduit de l’italien par Serge Quadruppani et Maruzza Loria, Fleuve noir, 2005)

« […] l’enquête sur l’assassinat du minot immigré était une enquête tout à fait personnelle, une dette qu’il aréussirait difficilement, il en était pirsuadé, à solder. »
La technique de traduction de Serge Quadruppani est vraiment gênante à la lecture, mais on s’y fait.

« Immobile sur la première marche, il voulut constater comment était fait l’escalier. Il alluma un instant et le fixa. Il se sentit suer à l’intérieur de la combinaison : les gradins descendaient presque à la verticale. »

Le commissaire se met en danger en entrant dans la mer pour explorer le port caché, mais les négriers seront finalement liquidés par lui et son équipe.

Fini le 10/03/2019

H comme Homicide de Sue Grafton

(1991, traduit de l’anglais États-Unis par Michèle Truchan-Saporta, Pocket, 1995)

Le comportement du responsable des arnaques, atteint du “syndrome de Tourette”, provoque bien des frayeurs chez notre détective, mais le chauffeur saura intervenir au bon moment.

Fini le 9/03/2019

samedi 9 mars 2019

Notaire en eaux troubles de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 2010)

Une histoire de haine familiale qui pousse la fille à s’associer à un faux bénédictin défroqué pour toucher l’héritage.

Fini le 8/03/2019

Meurtres à l'Académie de Jô Soares

(2005, traduit du portugais Brésil par François Rosso, Éditions des Deux Terres, 2008)

« […] avez-vous jamais essayé de vous faire payer une facture par l’État ? »

Grâce au traducteur brésilien du roman allemand qui a donné naissance à Pim Pam Poum, nos héros déchiffrent le rébus de l’oiseau-tailleur et comprennent les « meurtres des empanachés ».

Traduction jouissive !

Fini le 7/03/2019

Un bien bel endroit pour mourir de Rosalie Lowie

(Nouveaux auteurs, 2017)

Un pavé (676 pages !) bien insipide.

Ce livre semble un pastiche de roman policier : les situations sont éculées, les personnages jouent leur rôle sans conviction, vieux policier abonné aux AA, jeune policier veuf, jolie journaliste qui veut « investiguer », gentils voisins sans enfants, belle femme ressemblant “à Brigitte Bardot” (en 2017 ?!), méchant intégral brutal dès l’enfance, etc. et le policier meurtrier est bien évidemment schizophrène.

C’est lassant.

Fini le 5/03/2019

G comme gibier de Sue Grafton

(1990, traduit de l’anglais États-Unis par Joëlle Girardin, Pocket, 1994)

Poursuivi par un tueur à gage, notre détective, en trouvant les cadavres dans la maison transformée en pension, finit par comprendre l’anonymat de la vieille dame, réfugiée dans le désert pour échapper à celui qui a décimé sa famille et sauver la petite fille.

Le tueur est tué par sa femme qui protège son fils et le commanditaire par un co-détenu.

Fini le 3/03/2019

samedi 2 mars 2019

Anges déchus de Gunnar Staalesen

(1989, traduit du norvégien par Elisabeth Tangen, Gaïa éditions, 2005, Folio, 2008)

« L’enfance est une blessure qui ne cicatrise jamais ; l’adolescence une affiche que quelqu’un a en vain essayé d’arracher du mur. Toutes vos années passées restent comme des traces sales dans la neige derrière vous. Vous avez fait des dessins à la craie sur la plupart des murs de la ville, et aucune bonne femme n’a de lessive suffisamment puissante pour les faire totalement disparaître. Et vous ne redevenez jamais l’enfant que vous avez été. »

« L’enfant de quatre ans qui avait vu quelque chose se produire, quelque chose de si énorme, noir et incompréhensible que ça avait semé une psychose irréversible en elle, une pensée qu’elle ne pouvait pas comprendre […] avant d’être suffisamment âgée. »

La présentation des années de jeunesse est un peu longuette, mais indispensable pour comprendre le dégout de ce détective devant les actes de ses anciens copains.

Fini le 1/03/2019

Le duel de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2011, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2014)

« Il a poignardé ce petit sans réfléchir en apercevant ce magnétophone. Quand il a vu que ce n’était qu’un adolescent, juste un gamin inoffensif venu voir un film, il était trop tard. »
« Les gens qui commettent des actes comme celui-ci ne doivent pas en réchapper sans être inquiétés. »

Ce livre contient des chapitres sur le traitement de la tuberculose avant l’apparition des médicaments et se clôt sur la première rencontre du policier héros de la série avec son mentor.

Fini le 26/02/2019

La 7e femme de Frédérique Molay

(Fayard, 2006)

« Une photographie de sa mère, âgée d’une trentaine d’années, montrait des similitudes physiques étonnantes avec les victimes. C’est donc bien sur elle qu’il s’acharnait chaque fois qu’il commettait ses actes irréparables. Et c’est dans un milieu social équivalent du sien qu’il recherchait ses proies. »

Une simpliste histoire policière où le héros est en butte à un tueur, techniquement formé à analyser les morts plutôt qu’à les faire.

Fini le 23/02/2019

Les anges gardiens de Kristina Ohlsson

(2011, traduit du suédois par Hélène Hervieu, Michel Lafon éditions, 2013)

« Quel était le lien entre un jeune homme en fuite sur son bateau, un écrivain muet dans une maison médicalisée et un des hommes d’affaires les plus puissants de Suède ? »

Pour protéger son fils, cet écrivain assume son meurtre et se mure dans le silence, laissant des assassins continuer leurs méfaits, jusqu’à la mort de cette jeune femme qui déclenche l’enquête.

« Curieux que les gens ne respectent pas plus les lieux d’inhumation. […] un imbécile s’était glissé jusqu’au trou et s’était amusé à jeter de la terre dedans. »

Une histoire bien alambiquée à la façon de cet auteur, sans vrai fin, car le lecteur ne saura pas ce qu’il advient de l’assassin du père, qui est considéré comme le commanditaire des meurtres, son complice ayant été tué par le policier désespéré par la disparition de son frère.

Fini le 21/02/2019

1994 de Adlène Meddi

(2017, Rivages, 2018)

« […] il revoyait leurs guerres, leurs fuites et sa manière de lâcher l’affaire après… Après quoi ? Tout cela, toute cette catastrophe parce qu’il était le fils de son père. […] les fils de bien des guerres que la mémoire du corps convoquait sans relâche depuis des siècles. »

Capitulé à la page 38 le 11/02/2019

lundi 18 février 2019

L'empreinte du renard de Moussa Konaté

(Commissaire Habib. Enquête sur les rives du fleuve Niger, Fayard noir, 2006)

« Si j’ai pris part à cette rencontre, c’est parce que je voulais les voir tous de plus près, les entendre. Leurs déclarations n’ont fait que conforter ma thèse. Maintenant, le problème est de savoir que faire. Il y a eu des meurtres, j’en ai les preuves. Le mobile est connu, les coupables aussi. »

Pour empêcher l’appropriation d’un terrain Dogon, il leur a semblé qu’il suffisait de faire appel au charmeur de serpent.

« J’ose même affirmer déjà que l’affaire […] sera classée, parce que le pouvoir n’a aucun intérêt à ce qu’elle soit menée à terme. »

Fini le 18/02/2019

F comme Fugitif de Sue Grafton

(1989, traduit de l’anglais États-Unis par Jean Esch, Pocket, 1994)

« Elle était là pendant tout ce temps, téléphonant d’une chambre à l’autre. Je ne me souvenais pas d’avoir dormi une nuit complète depuis mon arrivée ici, tout cela faisait partie de son plan de destruction psychologique. La tension et la fatigue devaient m’empêcher d’analyser clairement la situation. »

Toutes ces années le frère sera accusé, parce que sa sœur voulait se garder le directeur pour elle seule, voyant des prétendantes dans les autres femmes.

Fini le 18/02/2019

Au cœur de l'été de Viveca Sten

(2012, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2017)

Pris pour un des policiers, ce garçon attaqué par le « blond » est obligé de se débattre.
« Il s’est dégagé un bras et a balayé le sol à la recherche de quoi se défendre. […] À bout de forces, il a roulé sur le côté en tentant de reprendre son souffre. »

« Ils portaient ensemble le deuil de Victor, il le comprenait à présent. Ils n’étaient pas ennemis. […] C’était comme se réveiller d’un mauvais rêve, comme si un étranger l’avait remplacé ces derniers jours, en le poussant à faire des choses contre sa nature. » Et il finira mis en examen après un accident de voiture raté.

Fini le 15/02/2019

Je sais pas de Barbara Abel

(Belfond, 2016)

« Elles déclenchent toutes les deux des émotions négatives. On ne les aime pas beaucoup, on s’en méfie d’une certaine manière. On les rejette. Elles ont peu d’amis, voire pas du tout. Elles ont toutes les deux un sacré capital d'antipathie. Comme si elles avaient été fondues dans le même moule. La seule chose qui les différencie vraiment, c’est qu’il y en a une qui est très jolie et l’autre qui est très laide. »

« Savez-vous pourquoi votre mère est partie […] ? Je sais pas. »

La fillette, vite retrouvée dans la forêt, tardera à raconter ce qui s’est passé lorsque son institutrice l’a sortie du trou. Et l’intransigeance du père, quand il découvre à cette occasion la trahison de sa femme, ira jusqu’à la mort.

Fini le 13/02/2019

mardi 12 février 2019

Les nuits de Reykjavik de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2012, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2015)

« Comme elle avait bu, elle n’avait pas hésité à le provoquer en répondant que oui. Ils s’étaient alors violemment disputés, il l’avait menacée et frappée. Elle s’était enfuie […]. »
Déjà obsédé par les disparitions, notre policier débutant cherche à comprendre ce qui a provoqué la noyade du clochard.

Et voilà comment tout a commencé.
« Vous devriez venir me voir si cela vous dit de continuer à fureter comme vous le faites si bien. »

Fini le 12/02/2019

Pour service rendu de Attilio Veraldi

(1978, traduit de l’italien par Bruno Granozio et Dominique Blanckaert, Louis Audibert, 2004)

« Je vous l’ai dit et redit : je ne l’ai pas, ni içi ni là-bas. »

Histoire de conflits entre mafieux, sans intérêt, et trop d’erreurs d’édition (voir citation ci-dessus).

Capitulé à la page 94 le 10/02/2019

Mortelles décisions de Kathy Reichs

(2000, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2002, Pocket, 2003)

« Ces gangs de motards sont la mafia du nouveau millénaire. Ils ont une influence colossale sur les gens qui se laissent épater. […] Et qui sont ces dégénérés qui font du fric sur le dos des faibles ? […] Ils sont sans instruction, aveugles sur eux-mêmes et, dans bien des cas, impuissants. Voilà pourquoi ils se tatouent, s’inventent des surnoms et se rassemblent en bandes pour donner renforcer [sic] leur nihilisme général. »

La traduction n’est pas au niveau des précédents livres. Le sort du policier manifestement infiltré sonne comme un cliffhanger.

Cette fois-ci, après la sœur, c’est le neveu qui risque sa peau ; cette héroïne est dangereuse pour ses proches !

Fini le 10/02/2019

dimanche 10 février 2019

La chanson de Colombano de Alessandro Perissinotto

(2000, traduit de l'italien par Patrick Vighetti, Gallimard, Folio policier, 2004)

« Le meunier tuait les loups grâce à l’effet toxique des barbes jaunes. » Et il lui a suffit d’obéir à l’ordre d’en mélanger dans la farine.

« Vous avez patiemment attendu que l’irremplaçable Colombano parvienne presque au terme de son ouvrage. […] Dès lors que, pour compléter la galerie, il suffisait de n’importe quelle brute armée d’une masse et d’un burin, à payer de quelques monnaies d’argent, Romean pouvait s’envoler pour le royaume des morts, aussi pauvre que lorsqu’il s’en était venu de Provence. »
Mais ce commanditaire ne savait pas que le tailleur de pierre avait changé de fournisseur de pain.

Fini le 4/02/2019

Les secrets de l'île de Viveca Sten

(2011, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2016)

Le sergent ressentait « une fureur qui dépassait de loin sa mission de transformer des gamins hésitants de dix-neuf ans en solides chasseurs-côtiers », qu’il résoudra « en mettant en scène un suicide avec une fausse lettre d’adieu qui avait trompé son monde. »

La sœur s’est révélée « une furie qui réclamait vengeance » pour la mort de son grand frère.

« Ils avaient affaire à deux meurtriers, dont l’un avait à présent enlevé l’autre. »

Et comme la construction de cet auteur est toujours prévisible, finalement tout se termine dans la tempête.

Fini le 5/02/2019