lundi 31 décembre 2018

BD 2018

L'immeuble d'en face / Vanyda / vol. 1 et 2 fini le 21/12/2018 (fade, insipide, ces banalités auraient demandé le soutien d’un dessin plus original)

Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 1 fini le 23/11/2018
Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 2 fini le 25/11/2018
Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 3 fini le 3/12/2018
Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 4 fini le 8/12/2018

La vie secrète des jeunes / Riad Sattouf / 3 fini le 17/11/2018

dimanche 30 décembre 2018

Mort à Florence de Marco Vichi

(2009, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, éditions Philippe Rey, 2017)[{

« [La victime] méritait un procès public en bonne et due forme, il méritait que les noms de ses bourreaux figurent dans les journaux, il méritait la justice… pas trois coups de pistolet anonymes. »

Le commissaire choisit de partir “élever des poulets” pour ne pas faillir, mais le coupable recevra son “coup de pistolet”.

L’auteur s’étale beaucoup sur les états amoureux du commissaire, ses souvenirs de guerre et du fascisme et lui fait faire une longue visite de Florence inondée. L’attention peine à se soutenir.

Fini le 29/12/2018

Un homme seul de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2015, traduit de l’italien par Samuel Sfez, Denoël, 2018)

Ce livre est une suite du précédent. Le sous-préfet continue l’enquête sur le meurtre de la femme de son ami et les raisons de l’enlèvement de la fille du constructeur. Finalement, le juge se félicite de mettre du “beau monde” en prison et le sous-préfet trouve le commanditaire de l’assassinat du prisonnier.

« Les hommes respiraient la morgue par tous les pores de leur peau. Les femmes, le botox. Toutes semblaient avoir le même visage. Celui créé dans les blocs opératoires. Une homologation démocratique des traits somatiques qui effaçait les races et les signalements en rendant tous ces visages lisses, luisants, inexpressifs. Une maison pleine de reptiles. »

« Si vous étiez resté tranquillement à vivre votre vie au lieu de faire le justicier de mes couilles, aujourd’hui aurait été une journée magnifique. La [société] aurait remporté l’appel d’offres, tout serait rentré dans l’ordre. » Mais il y avait une escort bien appétissante.

L’auteur organise pour le sous-préfet un séjour en prison dont il nous décrit la vie, qui révèle l’intérêt des images de vidéo-surveillance, que ce soit leur absence ou leur arrêt sur un trousseau de clé.

Fini le 27/12/2018

Le dragon du Trocadéro de Claude Izner

(10-18, 2012)

Visite d’un plumassier, d’une fabrique de pavés en bois, des premières stations du métropolitain, de l’Exposition universelle de 1900 notamment du “Vieux Paris” présenté sans ordre chronologique.

Tous ces morts pour retrouver un colis bien léger destiné à un trafic d’ornement à chapeaux.
« Pas facile de soupçonner qu’un modeste serveur puisse être un assassin plein de ressources. »

Fini le 26/12/2018

Promenons-nous dans ce bois de Nele Neuhaus

(2016, traduit de l’allemand par Elisabeth Landes, Calmann-Lévy, 2018)

« Les criminels les plus malins commettaient tous une erreur à un moment ou à un autre. »
Et l’enquêtrice a trouvé que le bac à linge sale était accessible au seul suspect fonctionnaire à l’hôtel de ville qui est donc l’assassin d’autrefois et d’aujourd’hui.

Une histoire touffue, dense, mais l’auteur réussit à mettre en scène les relations compliquées entre tous les personnages du village : notamment « votre frère Jakob est le père de votre ex-femme ». Et crée un ex-pas-suicidé, que tout le monde considère comme « débile », parfaitement sain d’esprit, assez riche pour finalement acheté la maison du commissaire.

Fini le 24/12/2018

samedi 22 décembre 2018

D comme dérapage de Sue Grafton

(1987, traduit de l’anglais États-Unis par Julien Deleuze, Pocket, 1993)

Contre l’avis de la police, notre détective pense que la mort du meurtrier est un assassinat.

« S’il croyait à ce que [il] lui avait raconté, il a dû se dire qu’il était foutu de toute façon. Il pensait peut-être devoir à Tony ce sacrifice ultime. […] Certaines dettes sont si énormes que seule la mort peut les effacer. »

Fini le 21/12/2018

Une ville en mai de Patrick Raynal

(L’Archipel, 2016)

Mai 1968, « le gaullisme ne se doutait pas qu’il était en train de battre de l’aile et le Général, assis sur la France, croyait encore qu’il avait le cul assez large pour planquer les chiottes du système. »
« Bien plus qu’amer ou furieux, ils étaient sonnés par la brutalité avec laquelle on les avait mis en face des limites de leur limite. »

Tout cela est bien caricatural, père baroudeur revenu d’Afrique, vieux milicien devenu “maquereau”, maire et ses affidés corrompus, policiers désabusés, on dirait une parodie de polar.

Fini le 21/12/2018

La forme de l'eau de Andrea Camilleri

(1994, traduit de l’italien par Serge Quadruppani et Maruzza Loria, Pocket, 1998)

Le commissaire cache son débroussaillage de la mort de l’ingénieur et de la vengeance exercé contre l’avocat.

« […] une enquête éventuelle sur la personne avec qui était l’ingénieur présenterait beaucoup de difficultés […]. »
« Depuis la mort de papa, [il] vivait pratiquement dans un état confusionnel, trop de tranquillisants, trop de sédatifs. »

« Maintenant, je me mets à rousiner, pensa-t-il dès qu’il fut chez lui. Rousiner, c’était un verbe qui lui plaisait, il signifiait se mettre à virer et tourner d’une pièce à l’autre sans but précis, tout en s’occupant de choses futiles. »
D’après le Wiktionnaire, “Rousiner” signifie en français de Bretagne : “S’activer sans grand résultat”.

La traduction veut sans doute rendre le parler local mais se laisse entrainer à utiliser trop d’expressions françaises incorrectes (par exemple, “au jour d’aujourd’hui”, pléonasme particulièrement pénible).

Fini le 20/12/2018

Hiver arctique de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2005, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2009)

Il y a plusieurs histoires : celle de la troisième épouse disparue finalement suicidée, celle du vieux soulard qui fuit son beau-père dont on ne saura rien et celle du petit garçon tué d’un coup de couteau de menuisier qui fait l’objet de l’enquête.

« Dopés par le vol qu’ils venaient de commettre. D’une certaine manière, ils se sentaient invincibles. »
« — Ben quoi ? — Il était là. — Est-ce la seule raison ? — Et on n’avait rien à faire. »

Fini le 19/12/2018

Définition équivoque

Avec des mots à double sens « A laissé les bijoux pour garder des perles. » pour faire deviner la réponse « Eunuque ».

Grille 7* finie le 19/12/2018

mardi 18 décembre 2018

La faille en toute chose de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2013, How the Light Gets In traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2018)

Dans ce livre, l’auteur présente deux histoires : celle de quintuplées, finalement pourvues d’un frère, et celle de la corruption des directeurs de la Sûreté.

Le titre vient d’un texte d’une chanson : « Il y a une faille en toute chose, C’est ainsi qu’entre la lumière. »

« […] sa famille la [trouvait] simplement bizarre, une source d’embarras. Elle comprenait cependant les ordinateurs, et ils la comprenait. Avec eux, la vie était simple. Il n’y avait pas de discussions, pas de disputes. Ils l’écoutaient et lui obéissaient. »
Et elle permet la connexion pour fouiller dans les fichiers…

« Après des années et des années à travailler sur des dossiers de réfection, elle savait la différence entre du travail bien fait ou mal fait. Ou pas fait du tout. »
Et elle est partie pour en parler à un responsable…

« Une personne un peu immorale était un problème. Deux ensemble étaient une catastrophe. »
Et ces politiques se sont rencontrés…
« […] le Québec aurait déclaré son indépendance. »

« L’annonce de ma démission était le signal indiquant à mes agents que c’était le temps pour eux d’intervenir. »
Et l’inspecteur-chef, remis de sa blessure, ouvrira le bal avec sa fille.

Fini le 17/12/2018

Avril rouge de Santiago Roncagliolo

(2006, traduit de l’espagnol Pérou par Gabriel Iaculli, Seuil, 2008)

Une histoire sanglante.
« Ils [les morts] me demandaient que le sang ne fût pas répandu en vain […] et je leur ai obéi : un terroriste, un militaire, un paysan, une femme, un curé. Maintenant, tous sont réunis. Ils font partie du corps que réclament ceux qui sont morts avant eux. […] Ils serviront à construire l’histoire, à retrouver la grandeur, pour que même les montagnes tremblent en voyant notre œuvre. »

Fini le 15/12/2018

Les larmes de Sibyl de Paul Halter

(Éditions du Masque, 2005)

« [le devin] était à la fois un très habile escroc et un pigeon de premier ordre. »

Un récit simple à la manière d’autrefois avec un détective qui présente à la fin tout ce qu’il a compris des manipulations du coupable pour se débarrasser de son épouse et abuser tranquillement de sa fille.

Fini le 14/12/2018

vendredi 14 décembre 2018

Les enfants du massacre de Giorgio Scerbanenco

(1968, traduit de l’italien par Gérard Lecas, éditions Payot & Rivages, 2011)

« C’était sa vengeance, elle y pensait depuis longtemps […]. Voici comment elle pouvait venger sa mort, en faisant massacrer cette femme, cette donneuse. »

« C’est une droguée, une femme âgée, usée par les excès, qui se sent seule parce que son dernier maquereau, son mari, est mort et qui ne pensait pas être si complètement démasquée. Ces gens espèrent toujours s’en tirer, mais quand elle comprendra que la police sait tout, qu’elle n’a plus aucun [sic] chance de s’en tirer, que penses-tu qu’elle aura envie de faire ? »

Fini le 12/12/2018

Funestes carambolages de Håkan Nesser

(1999, traduit du suédois par Agneta Ségol et Marianne Samoy, Seuil, 2008)

Une construction parfaite, le lecteur connaît les crimes, mais pas le coupable et suit avec intérêt les recherches des policiers jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’un médecin a “disparu”, les intuitions du “commissaire” faisant le reste pour comprendre le mobile et provoquer le voyage à New York.
« Nous savons bien que les maîtres chanteurs sont rarement des personnes sympathiques. »

Le “carambolage” du titre est plusieurs fois mis en avant.
« La boule de chacun roule sur un tapis vert parmi un tas d’autres boules. Sa vitesse et sa direction sont connues, mais il est impossible de calculer ni de prédire ce qui va se passer quand elle entrera en contact avec une autre boule et qu’elle changera de direction.

Des bizarreries dans la traduction : erreur dans le nom des personnages en scène et surtout pourquoi utiliser le mot “guldens” dans les montants indiqués par le maitre chanteur et non pas “couronnes”, nom officiel en français de la monnaie suédoise.

Fini le 13/12/2018

Minuit, impasse du cadran de Claude Izner

(10-18, 2012)

Un comédien, un professeur de morale et de français, un facteur renvoyé pour faits de grève, trop avinés après avoir gagné aux courses de chevaux sur le tuyau d’un “donneur de conseil”, ont provoqué un accident mortel sur un omnibus, dont le cocher finit, lui, par s’en sortir, mais dont la poursuite permet de trouver le coupable.

Fini le 11/12/2018

La reine de la Baltique de Viveca Sten

(2008, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2013)

Le titre original signifie “Dans les eaux les plus calmes”, mais la traduction a privilégié la référence au vieux phare dans lequel se termine ce livre.

Cette histoire est délayée de tellement de sirops que le suspense peine à se soutenir. Par exemple, à la fin, les déboires qui ralentissent le sauvetage sont tellement mal amenés, juste plaqués là, que c’en est risible, mais sans cela la découverte du voisin coupable du double meurtre serait arrivée bien trop vite pour l’auteur, qui avait du mal à faire d’un simple escroc à la législation sur l’alcool un suspect potable.

Fini le 9/12/2018

samedi 8 décembre 2018

Le bal des pompiers de Jérôme Bellay

(le cherche midi, 2014)

« [Elle…] avait vu cette beauté du diable sortir à grands pas. […] Pas un combat. Un affrontement. Celui d’une femme blessée face à une fille sans loi. »
« […] il sera mieux dans un asile qu’à trainer dans la rue. C’est sa place. »

Une galerie de personnages parfaitement stéréotypés : l’adjoint au maire, les belles cavaleuses, les soulographes, l’idiot du village, etc.

Fini le 7/12/2018

La femme dans le frigo de Gunnar Staalesen

(1981, traduit du norvégien par ElisabethTangen, Gaïa éditions, 2003, Folio, 2011)

« Donc, ma fille est morte à ce moment-là, en 1972, et j’ai eu un fils à la place. »
Ce qui a mis en rage le chef de la sécurité des plateformes pétrolières.

Varg Veum est un “enquêteur privé” qui séduit les femmes et se fait tabasser par les hommes sans conséquence.

Fini le 7/12/2018

À tous les râteliers de Giorgio Scerbanenco

(1966, traduit de l’italien par Roger Hardy, 10-18, 1984)

« C’est une excellente chose qu’ils se tuent entre eux, qu’ils se trahissent entre eux, qu’ils se dérobent entre eux les chargements de drogue, qu’ils s’écorchent les uns les autres. À présent, ces trois plongeons […] étaient logiques et naturels : toute une vendetta interne, entre honnêtes gens d’une grande entreprise aux activités vastes et variées, nationales et internationales. »
(drogue, armes, prostitution, etc.)

Mais pour l’un des plongeons, la coupable vient des États-Unis pour se dénoncer et revendiquer d’avoir puni la torture et la mort de son père.

Fini le 6/12/2018

La rivière noire de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2008, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2011)

« Il se vénérait […]. Il se vouait un véritable culte. […] Il était plutôt joli garçon et n’hésitait pas le montrer. Il se pavanait droit comme un piquet et faisait le beau dès qu’il y avait une jupe dans les parages. On avait l’impression qu’il était constamment en représentation. »
« Les femmes qui tombent sur ces hommes-là. […] Comment peuvent-ils donc être aussi abjects ? […] Quand on pense aux peines auxquelles on les condamne ! Elles sont ridicules ! C’est une honte ! La justice ne punit pas ces sales types, elle leur donne une petite tape sur la main. »
« J’ai gardé le coup de main pour égorgé le bétail. […] Peut-être se sont-ils simplement dit que, comme ça, les livres de compte étaient à jour. […] Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Je ne le regretterai jamais. »

L’enquêtrice obstinée, entre deux recettes de cuisine, comprend d’où vient l’odeur que le père a détectée en venant secourir sa fille. Car le garagiste était arrivé trop tard pour épargner cette nouvelle victime.

Fini le 5/12/2018

lundi 3 décembre 2018

Mauvaise mine de Luc Bergougnoux

(Les éditions du Roure, 2017)

“L’opium, les coups, le poison…” tous ces remèdes, du tenancier de bordel, de l’extrémiste politique, de la mère, sont venus à bout du fils dévoyé.

Le père accepte finalement la proposition de l’adjudant et décide de mettre sa fortune à la disposition de l’empoisonneuse pour secourir sa fille.

Le journaliste se chargera d’amplifier les méfaits des fervents du fascisme.

Fini le 3/12/2018

Metzger sort de son trou de Thomas Raab

(2007, traduit de l'allemand Autriche par Corinna Gepner, Carnets Nord, 2013)

La traduction est à la hauteur du style de l’auteur.
« La conscience ne connait pas le temps ! Et le cerveau a beau s’escrimer, elle n’oublie rien. Ce n’est pas la tête qui décide du moment où les éboueurs passent vider la poubelle mentale. »
« Tout ce que Metzger perçoit de la matinée du dimanche qui succède à ces agapes, c’est la plainte des cellules grises qui, la veille, ont bêtement perdu nombre de leurs collègues, et le douloureux bourdonnement que la sonnerie ininterrompue du téléphone déclenche dans les cavités nouvellement libérées de son cerveau. »
« L’amour vrai a désormais pour lui le visage mûr et convaincant de Felix et de Mario. »
« Elle peut maintenant faire la paix avec son passé. Il n’y a pas d’assassin de son père puisque c’est l’assassin présumé qui était son père. »

Fini le 2/12/2018

Les souliers bruns du quai Voltaire de Claude Izner

(10-18, 2011)

“Souliers bruns” et “Amadeus” cherchent le vieux grimoire “d’élixir de vie éternelle”, pendant qu’une femme séduite, héritière d’un bon cousin et tante du talentueux cordonnier, le cherche dans les pots de confiture. Une histoire parfaitement délirante suivie et commentée par des bouquinistes !

Fini le 1/12/2018