vendredi 12 juillet 2019

Fantômes et samouraïs de Okamoto Kidô

(Hanshichi mène l'enquête à Edo, feuilleton publié entre 1917 et 1937, traduit du japonais par Karine Chesneau, éditions Philippe Piquier, 2004)

1/ L’esprit d’Ofumi (les prévisions funestes du religieux favorisent l’apparition du fantôme),
2/ La lanterne de pierre (Pour voler, il a suffit d’enlever la fille de la maison),
3/ La mort de Kanpei (la mort en spectacle),
4/ À l’étage de la maison de bains (des samouraïs à la recherche d’un vengeur),
5/ Le professeur-monstre (meurtre déguisé par un serpent noir),
6/ Le mystère de la cloche d’incendie (des mandarines pour le singe),
7/ La dame de compagnie (la demande mieux présentée sera agréée par la fille et sa mère),
8/ L’étang de la Ceinture-voleuse (jeté par l’amoureux découvert),
9/ La fonte des neiges au printemps (un suicide solitaire n’est pas un crime),
10/ Hiroshige et la loutre (le cordon de la bourse a dénoncé la loutre),
11/ La demeure Belles-de-jour (les complices de la disparition du fils doivent disparaître),
12/ Chats en rébellion (quand une vieille femme s’éprend de ses minets),
13/ La fille de la déesse Benten (être traduite par “la fille de la déesse du Bonheur” ne lui portera aucune chance),
14/ La nuit de la fête de la montagne (épargnera le jeune samouraï jusqu’à la guerre).

Fini le 12/07/2019

La vérité du petit juge de Mimmo Gangemi

(2007, traduit de l’italien par Christophe Mileschi, Éditions du Seuil, 2017)

« L’assassin était loin d’être idiot, s’il avait réussi à ne laisser aucun indice. […] cela éloignait les soupçons des ’ndranghetistes. Car, […] les ‘ndranghetistes étaient des bourricots, incapables de commettre des crimes aussi sophistiqués — quoiqu’en dise la Loi, qui avait intérêt à les faire passer pour ingénieux afin d’accroître ses mérites, de faire briller les carrières et de pouvoir vider encore un peu plus de merde sur leur région. »

« Mais le père découvre le journal de sa fille. […] Et plus il le lisait, plus sa haine grandissait, plus sa tête explosait. »

Fini le 10/07/2019

lundi 8 juillet 2019

Le masque gris de Patricia Wentworth

(Miss Silver, 1929, traduit de l’anglais par Sophie Vincent, 10-18, 1995)

Un criminel digne du 19e siècle avec jeunes filles en détresse.
« Comment, Papa, vous n’êtes pas noyé ? Quel affreux bonheur ! »

Fini le 7/07/2019

Sauvez-moi de Jacques Expert

(Sonatine éditions, 2018)

On ne saura pas si seule l’ambition l’a poussé à ces exactions, ses sorties nocturnes ne seront pas expliquées.

« Elle s’en veut et se sent incapable. Elle n’est rien dans ce service, une assistante, juste bonne à préparer des cafés. » mais qui n’oubliera rien de ce qu’elle a compris avant de démissionner.
« Il pense à ce policier qui est venu le voir et qu’il a retourné à grands coups de whisky. Ils sont tous tellement faciles à manipuler… »

Fini le 6/07/2019

La curiosité est un péché mortel de Ann Granger

(2008, traduit de l’anglais par Delphine Rivet, 10-18, 2014)

« J’avais sous-estimé la gravité de sa psychose, car il s’agit bien d’une psychose, cette obsession de la respectabilité. » qui a entrainé l’exil du mari, la disparition du bébé de sa jeune femme… et le meurtre du complice.

Fini le 5/07/2019

Réponse très verbale

La réponse à la définition « Plan de dissertation » est parfaitement crédible pour désigner “thèse, antithèse, synthèse” : « oui-non-bof ».

Grille 7* fini le 3/07/2019

mercredi 3 juillet 2019

L'écriture sur le mur de Gunnar Staalesen

(1993, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, Gaïa éditions, 2011)

L’édition est désagréable : le format étroit en hauteur est difficile à tenir et la traduction semble bizarrement littérale, par exemple « […] je n’eus pas complètement la tête à l’ajuster à ma propre voiture en un tournemain » (?).

« Les enfants sont l’écriture sur le mur pour vous […]. » Mais l’initiale désigne finalement le prénom de l’épouse…
« La réalité, c’est le père de votre meilleure amie qui paie pour coucher avec vous… c’est ainsi que vous croyez que ce doit être ? »

Cette histoire rebattue de jeunes poussés à la prostitution est traitée sans assez d’originalité pour être intéressante et le cas des héros récurrents laisse évidemment deviné qu’ils n’en mourront pas.

Fini le 2/07/2019

Avis de tempête sur Cordouan de Jean-Pierre Alaux

(10/18, 2011)

« De son côté, l’auteur du coup de feu, diplômé secouriste, examina méticuleusement la plaie. » Le criminel, désespéré et bien décidé à en finir, avoue le meurtre de la jeune femme mais pas de son futur mari.

Pendant ce temps, l’abbé perd et retrouve sa frégate, les tempêtes sapent un peu plus le phare — où les gardiens « se morfondaient dans la solitude des champs d’écume » — qui peut-être finira au XXIe siècle par être consolidé.

Et ces histoires racontées dans un délicieux français finissent bien arrosé au champagne.

Fini le 28/06/2019

À tombeau ouvert de Kathy Reichs

(2005, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2007, Pocket, 2008)

« […] avec nos mégathéories de Juifs ultraorthodoxes, de chrétiens radicaux ou d’islamistes […]. Alors qu’en fin de compte les mobiles étaient vengeance et cupidité. Les plus rabâchés de tous. »

Fini le 30/06/2019