lundi 18 février 2019

L'empreinte du renard de Moussa Konaté

(Commissaire Habib. Enquête sur les rives du fleuve Niger, Fayard noir, 2006)

« Si j’ai pris part à cette rencontre, c’est parce que je voulais les voir tous de plus près, les entendre. Leurs déclarations n’ont fait que conforter ma thèse. Maintenant, le problème est de savoir que faire. Il y a eu des meurtres, j’en ai les preuves. Le mobile est connu, les coupables aussi. »

Pour empêcher l’appropriation d’un terrain Dogon, il leur a semblé qu’il suffisait de faire appel au charmeur de serpent.

« J’ose même affirmer déjà que l’affaire […] sera classée, parce que le pouvoir n’a aucun intérêt à ce qu’elle soit menée à terme. »

Fini le 18/02/2019

F comme Fugitif de Sue Grafton

(1989, traduit de l’anglais États-Unis par Jean Esch, Pocket, 1994)

« Elle était là pendant tout ce temps, téléphonant d’une chambre à l’autre. Je ne me souvenais pas d’avoir dormi une nuit complète depuis mon arrivée ici, tout cela faisait partie de son plan de destruction psychologique. La tension et la fatigue devaient m’empêcher d’analyser clairement la situation. »

Toutes ces années le frère sera accusé, parce que sa sœur voulait se garder le directeur pour elle seule, voyant des prétendantes dans les autres femmes.

Fini le 18/02/2019

Au cœur de l'été de Viveca Sten

(2012, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2017)

Pris pour un des policiers, ce garçon attaqué par le « blond » est obligé de se débattre.
« Il s’est dégagé un bras et a balayé le sol à la recherche de quoi se défendre. […] À bout de forces, il a roulé sur le côté en tentant de reprendre son souffre. »

« Ils portaient ensemble le deuil de Victor, il le comprenait à présent. Ils n’étaient pas ennemis. […] C’était comme se réveiller d’un mauvais rêve, comme si un étranger l’avait remplacé ces derniers jours, en le poussant à faire des choses contre sa nature. » Et il finira mis en examen après un accident de voiture raté.

Fini le 15/02/2019

Je sais pas de Barbara Abel

(Belfond, 2016)

« Elles déclenchent toutes les deux des émotions négatives. On ne les aime pas beaucoup, on s’en méfie d’une certaine manière. On les rejette. Elles ont peu d’amis, voire pas du tout. Elles ont toutes les deux un sacré capital d'antipathie. Comme si elles avaient été fondues dans le même moule. La seule chose qui les différencie vraiment, c’est qu’il y en a une qui est très jolie et l’autre qui est très laide. »

« Savez-vous pourquoi votre mère est partie […] ? Je sais pas. »

La fillette, vite retrouvée dans la forêt, tardera à raconter ce qui s’est passé lorsque son institutrice l’a sortie du trou. Et l’intransigeance du père, quand il découvre à cette occasion la trahison de sa femme, ira jusqu’à la mort.

Fini le 13/02/2019

mardi 12 février 2019

Les nuits de Reykjavik de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2012, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2015)

« Comme elle avait bu, elle n’avait pas hésité à le provoquer en répondant que oui. Ils s’étaient alors violemment disputés, il l’avait menacée et frappée. Elle s’était enfuie […]. »
Déjà obsédé par les disparitions, notre policier débutant cherche à comprendre ce qui a provoqué la noyade du clochard.

Et voilà comment tout a commencé.
« Vous devriez venir me voir si cela vous dit de continuer à fureter comme vous le faites si bien. »

Fini le 12/02/2019

Pour service rendu de Attilio Veraldi

(1978, traduit de l’italien par Bruno Granozio et Dominique Blanckaert, Louis Audibert, 2004)

« Je vous l’ai dit et redit : je ne l’ai pas, ni içi ni là-bas. »

Histoire de conflits entre mafieux, sans intérêt, et trop d’erreurs d’édition (voir citation ci-dessus).

Capitulé à la page 94 le 10/02/2019

Mortelles décisions de Kathy Reichs

(2000, traduit de l’anglais États-Unis par Viviane Mikhalkov, éditions Robert Laffont, 2002, Pocket, 2003)

« Ces gangs de motards sont la mafia du nouveau millénaire. Ils ont une influence colossale sur les gens qui se laissent épater. […] Et qui sont ces dégénérés qui font du fric sur le dos des faibles ? […] Ils sont sans instruction, aveugles sur eux-mêmes et, dans bien des cas, impuissants. Voilà pourquoi ils se tatouent, s’inventent des surnoms et se rassemblent en bandes pour donner renforcer [sic] leur nihilisme général. »

La traduction n’est pas au niveau des précédents livres. Le sort du policier manifestement infiltré sonne comme un cliffhanger.

Cette fois-ci, après la sœur, c’est le neveu qui risque sa peau ; cette héroïne est dangereuse pour ses proches !

Fini le 10/02/2019

dimanche 10 février 2019

La chanson de Colombano de Alessandro Perissinotto

(2000, traduit de l'italien par Patrick Vighetti, Gallimard, Folio policier, 2004)

« Le meunier tuait les loups grâce à l’effet toxique des barbes jaunes. » Et il lui a suffit d’obéir à l’ordre d’en mélanger dans la farine.

« Vous avez patiemment attendu que l’irremplaçable Colombano parvienne presque au terme de son ouvrage. […] Dès lors que, pour compléter la galerie, il suffisait de n’importe quelle brute armée d’une masse et d’un burin, à payer de quelques monnaies d’argent, Romean pouvait s’envoler pour le royaume des morts, aussi pauvre que lorsqu’il s’en était venu de Provence. »
Mais ce commanditaire ne savait pas que le tailleur de pierre avait changé de fournisseur de pain.

Fini le 4/02/2019

Les secrets de l'île de Viveca Sten

(2011, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2016)

Le sergent ressentait « une fureur qui dépassait de loin sa mission de transformer des gamins hésitants de dix-neuf ans en solides chasseurs-côtiers », qu’il résoudra « en mettant en scène un suicide avec une fausse lettre d’adieu qui avait trompé son monde. »

La sœur s’est révélée « une furie qui réclamait vengeance » pour la mort de son grand frère.

« Ils avaient affaire à deux meurtriers, dont l’un avait à présent enlevé l’autre. »

Et comme la construction de cet auteur est toujours prévisible, finalement tout se termine dans la tempête.

Fini le 5/02/2019

Les chemins de la haine de Eva Dolan

(2014, traduit de l’anglais par Lise Garond, Liana Levi, 2018)

« Le gros œuvre était un branche lucrative dans le bâtiment, c’était dur et salissant, mais la plupart des ouvriers n’avaient pas besoin de qualifications particulières. C’était une filière qui avait toujours attiré les criminels. » Et qui était « un bon moyen de blanchir de l’argent et de se débarrasser des corps », notamment de ceux qui sont maintenus en esclavage, l’erreur avait été d’utiliser un train pour cette victime.

« Tu ne pouvais pas savoir qu’il avait laissé un homme inconscient dedans. »
« Je ne voulais pas qu’il revienne. Je me suis dit que si je brûlais l’abri il serait obligé de partir […]. »
« Il avait simplement essayé de protéger son fils, comme l’aurait fait n’importe quel père. »

Fini le 2/02/2019

samedi 2 février 2019

E comme explosif de Sue Grafton

(1988, traduit de l’anglais États-Unis par Evelyne Jouve, Pocket, 1994)

« Après votre visite au Texas, elle a fouillé dans les papiers qu’elle avait rangés et elle est tombé sur tout le dossier […]. Elle se figurait qu’il s’agissait de quelqu’un de l’usine. »
« Elle aurait dû me dire la vérité. Au lieu de ça, elle m’a laissé croire que j’étais responsable du fiasco de notre vie sexuelle. »
« Je le revis se baisser pour écarter le tuyau d’arrosage qui traînait dans l’allée. »

Et notre détective comprend que le coupable a usurpé une identité pour entrer dans cette famille, et que l’accusation contre elle n’était qu’un moyen de détourner l’attention de ses bombes.

Fini le 31/01/2019

Chien de faïence de Andrea Camilleri

(1996, traduit de l’italien par Serge Quadruppani et Maruzza Loria, Fleuve noir, 1999)

Le commissaire se désintéresse du trafic d’armes pour s’obséder sur l’histoire des jeunes morts de la caverne.
« […] il y avait tout, la citation de la sourate du Coran, le cheminement de la légende dans les pays européens et africains, avec leurs mutations et leurs variantes. […] la sourate 18 du Coran, prise en elle-même, aurait fini par représenter un vrai casse-tête. Il fallait la compléter avec les acquisitions venues d’autres cultures. »
Le responsable de l’installation avec le chien en pierre (d’où le titre original, Il cane di terracotta), découvert grâce à sa thèse et attiré par le déploiement de publicité, vient finalement tout expliquer au commissaire.

Fini le 30/01/2019

La femme au serpent de Claude Izner

(Les aventures de Jeremy Nelson, 10/18, Grands détectives, 2017)

« […] ces trois gêneurs m’avaient-ils vu planté sur mes jambes ? Impossible de courir le risque d’être démasqué, de perdre mon travail, mon appartement ou de subir un chantage de leur part. […] j’allais faire d’une pierre deux coups : supprimer les fauteurs de troubles tout en assouvissant ma vengeance. »

Et Jeremy va à Londres retrouver sa famille.

Fini le 28/01/2019