(Série Commissaire Ricciardi, 2011, Per mano mia traduit de l'italien par Odile Rousseau, Rivages, 2017)
C'est l'époque pendant laquelle il faut installer les plus belles « crèches » possibles. Le commissaire Ricciardi et son brigadier Maione trouvent la figurine de « saint Joseph » cassée sous la nappe supportant la crèche des Galofalo. Ricciardi va garder la signification de ses fragments pendant toute l’enquête pour trouver le coupable du meurtre de l’épouse et son mari.
Emmanuel Garofalo, un « centurion de la milice portuaire », se révèle être « une ordure de première », dit Bambinella. Il « rackettait » les pêcheurs qu’il était chargé de contrôler. Pour arriver à cette situation, il a accusé et fait licencier un milicien loyal, dont l’incarcération a poussé la femme au suicide.
Benedetta, la fillette des Garofalo, est accueillie par sa tante Veronica, une religieuse du « couvent des Sœurs réparatrices de la douleur de la bienheureuse Vierge Marie ».
La traduction rend bien le style émouvant de l’auteur, sa sincérité dans la façon de présenter les sentiments, les ressentis de ses personnages, les doutes de Maione, « la Chose » de Ricciardi, les appréhensions de Rosa, la décision d’Enrica…
Des chapitres intermédiaires racontent ce que font « les mains assassines » en train de préparer la crèche.
« Et elles finissent l’installation des plantes […]. […] Les plantes chassent les mauvais esprits qui envahissent les maisons, du jour des défunts jusqu’à l’Épiphanie. Dehors les mauvais esprits, pour Noël. […] Les mains assassines s’effleurent, satisfaites. »
Et aussi des descriptions à valeur poétique.
« Cet hiver fut surpris par la fin brutale du vent du nord : la température resta douce pendant plusieurs heures, comme si le climat regardait autour de lui, indécis, ayant oublié date et saison. »
Fini le 8/10/2025