mercredi 27 décembre 2017

Pyromane de Wojciech Chmielarz

(2012, traduit du polonais par Erik Veaux, Agullo éditions, 2017)

« Kochan sortit. Mortka sourit. Il déchira une feuille de son carnet, écrivit quelques mots et regarda sa montre. Il attendit dix, vingt, trente secondes. À la quarantième, Kochan était de retour dans la pièce. — Bon, c’est où ? Mortka lui tendit la feuille avec l’adresse. Kochan lui donna une tape sur l’épaule, et ressortit. »

Incendies, meurtres, tabassages pour dettes de jeux, l’inspecteur force et fonce dans l’imbroglio jusqu’à tuer le coupable, comprendre le mobile, et se faire suspendre.

La traduction est un peu aléatoire ou alors l’édition manque de révision.

Fini le 26/12/2017

Les disparus de Dyfed de Peter Tremayne

(Série Sœur Fidelma, 2001, traduit de l’anglais par Hélène Prouteau, 10/18, 2008)

Meurtres (une sœur étranglée, son frère pendu), complots (un fils associé à un ennemi du royaume pour détrôner son père), tout finit par s’expliquer après le massacre de quelques moines.

Fini le 25/12/2017

L'hexamètre de Quintilien de Élisa Vix

(Éditions du Rouergue, 2014)

L’incarcération d’une mère effondrée, les recherches d’une pigiste frigorifiée, un veuf désemparé face à son ado, mais qui comprend le geste de la fillette.

Fini le 24/12/2017

La rose bleue de Anthony Eglin

(2004, traduit de l’anglais par Jean Bourdier, Éditions de Fallois, 2006)

L’appât des milliards poussent à bien des désastres, mais cet arbuste fatal finit par survivre mieux que ceux qui s’y sont cognés et a laissé dans la nature deux rejetons.

Fini le 24/12/2017

samedi 23 décembre 2017

Les mystères de Djeddah de Zoë Ferraris

(traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Rose, Belfond, 2011)

Un croyant et ses réflexions sur ce qu’il peut ou ne peut pas faire, des non-saoudiens qui s’entretuent, un meurtrier misogyne, une femme musulmane refusant d’avoir des enfants… l’auteur nous dresse une belle galerie de personnages.

« […] elle en dévora un, garni de crème, sans rien de la délicatesse […] l’insertion précautionneuse du beignet poisseux sous le voile, les petites bouchées prudentes pour éviter de faire tomber des miettes à l’intérieur de son col, elle attaqua la pâtisserie à belles dents […] elle ne se mit même pas de sucre sur le pouce. »

« D’une main experte, le bourreau lui enfonça la pointe de sa lame au creux des reins, pour l’obliger à redresser la tête, et, en un moulinet spectaculaire, brandit son arme dans les airs. […] La lame s’abattit. Un scintillement de lumière. Le fracas du métal contre la pierre. Un halètement, un bref cri de surprise. La tête de Fuad roula au sol. »

Fini le 22/12/2017

La nuit de l'accident de Élisa Vix

(Éditions du Rouergue, 2012)

L’auteur relate une vie à la campagne bien agitée par un fermier particulièrement extrémiste.

Fini le 20/12/2017

Les enfants du Cap de Michéle Rowe

(une enquête de Persy Jonas, 2013, traduit de l’anglais Afrique du Sud par Esther Ménévis, Albin Michel, 2016)

La description de la vie au Cap est assez sinistre, mais les personnages sont intéressants, bien construits avec leur force et leur faiblesse.

« […] l’élément indispensable pour des profits maximums : la sécurité, la sécurité, encore la sécurité […]. La peur est un puissant moteur économique : les gens qui ont peur paieraient n’importe quoi pour se sentir à l’abri. »

« Elle trouvait douloureux d’assumer la responsabilité morale du passé. L’apartheid était comme un caillou dans la chaussure dont on n’arrive pas à se débarrasser. De vieilles histoires se chevauchaient et entraient en résonance, prêtes à exploser dans le présent. »

« Elle s’en était sortie ; lui non. »

Fini le 19/12/2017

Inavouable de Zygmunt Miłoszewski

(traduit du polonais par Kamil Barbarski, Fleuve éditions, 2017)

593 pages de plaisir ! La traduction est un délice qui rend parfaitement le style de l’auteur concis, ironique.

« […] Vassili ne plongeait pas à quatre pattes sous les bureaux, il possédait un doctorat en mathématiques, un autre en techniques de l’information, et son département […] était en fait un groupe de hackers très performants qui espionnait au nom de la Fédération de Russie. […] Vassili se demanda ce que V… P… ferait à sa place, répondit à cette question en pensée et plaça affectueusement la photo du président face contre le bureau. »

« Durant de longues années, il s’était étonné que, ni au temps de sa carrière militaire ni en tant que mercenaire, aucune cible religieuse ne lui ait été désignée. Il n’avait jamais eu à abattre un archevêque, un rabbin, un imam, un prophète autoproclamé ou un de ces innombrables prédicateurs saisonniers et autres fondateurs de nouvelles religions qui pullulaient de par le globe. […] ces gens ne constituaient pas une menace pour le monde de la grande politique et de la grande finance. […] les prêtres cyniques qui manipulaient les indigents étaient très utiles ; grâce à leur travail les masses acceptaient mieux leur position subalterne et leur misère. Ces masses étaient moins enclines à poser des questions ou à exprimer leur mécontentement, sans parler de faire la révolution, lorsqu’elles croyaient que leur sort dépendait d’on ne sait quel dieu. »

Cette recherche d’œuvres d’art au milieu de tentatives d’assassinats se quitte difficilement jusqu’à l’apothéose de l’aventure dans le musée et ses coulisses.

Fini le 18/12/2017

Grands remous de Béatrix Foisil

(Éditions Hors commerce, 2000)

C’est sans doute censé être un “road movie”, mais ce n’est qu’une sorte de cauchemar sans intérêt.

Fini le 18/12/2017

dimanche 17 décembre 2017

Concerto pour quatre mains de Paul Colize

(Fleuve éditions, 2015)

Une histoire montée comme un tutoriel “devenir un bon braqueur” et l’intrigue montre comment un avocat intègre peut se fourvoyer et se jeter dans le vide.

Fini le 16/12/2017

Meurtre d'un gigolo de Mehmet Murat Somer

(2002, traduit du turc par Gökmen Ylmaz, Éditions du Masque, 2009)

Le héros fait usage de ses compétences en boxe et c’est réjouissant. Cela lui permet de nouer amitié avec l’épouse d’une victime et confondre la sœur coupable.

Fini le 14/12/2017

Mort d'un Chinois à La Havane de Leonardo Padura

(traduit de l’espagnol Cuba par René Solis, Éditions Métailié, 2001)

L’histoire est toute contenue dans le titre de ce petit livre. La poursuite du meurtrier importe moins que la présentation de la vie de ces exilés venus de la lointaine Canton qui gardent leur principe.

« […] chaque chose, animal ou personne vient au monde avec son propre chemin, son propre tao, mais […] en même temps, il n’existe rien qui soit invariable : tout peut devenir son contraire et l’homme sage doit chercher le caractère essentiel des choses et toujours observer les lois naturelles de la vie, le tao de chaque chose, pour pouvoir entrer en possession de la sagesse et parvenir à la connaissance de la vérité. »

Le filleul de l’ami l’a oublié et a trop poursuivis le fric.

Fini le 13/12/2017

La disparue du désert de Zoë Ferraris

(traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Doris, Belfond, 2008)

L’auteur a dû bien observer et étudier pour arriver à rendre assez crédible les situations et le comportement des personnages de cet environnement saoudien, avec quelques confusions (par exemple utilisation du mot “burqa” au lieu de “niqab”) peut être imputable à la traduction.

Ce contexte relève l’intérêt pour cette banale histoire d’amour contrarié par la “famille”.

Fini le 13/12/2017

La pension de la via Saffi de Valerio Varesi

(Série commissaire Soneri, 2004, L'affittacamere traduit de l’italien par Florence Rigollet, Agullo éditions, 2017)

Une histoire lente qui creuse le passé du commissaire, et celui du meurtrier qui craint la réapparition de ses secrets d’activiste politique.

Un roman de réflexions sur la mort « […] le temps n’a pas besoin d’alibi, il est comme le bourreau, il accomplit simplement son œuvre. Ce sont les victimes qui doivent trouver une motivation capable de soutenir leur chemin quotidien. »

Fini le 11/12/2017

dimanche 10 décembre 2017

La moisson des innocents de Dan Waddell

(2013, traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue, Éditions du Rouergue, 2014)

Livre addictif ! On a envie d’avaler les 310 pages sans s’arrêter.

Le suspense est très bien entretenu dans cette histoire de meurtres pour des vengeances que l’on découvre mal fondées, jusqu’à l’apparition d’une filiation silencieuse.

Fini le 9/12/2017

Assassins d'avant de Élisa Vix

(Éditions du Rouergue, 2017)

La construction millimétrée, alternant paroles d’Adèle, paroles de Manuel, retient vite l’attention.
À la recherche du passé, Adèle comprend les « conneries de gamins laissés à eux-mêmes. »

Fini le 7/12/2017

Le suaire de l'archevêque de Peter Tremayne

(Série Sœur Fidelma, 1995, traduit de l’anglais par Dorothée Chifflot, 10/18, 2004)

La revanche de la fille esclave sur son père rêvant de devenir évêque.
Où l’on découvre le contexte de la naissance des règles de l’église catholique romaine.

Fini le 6/12/2017

Déjà lus & rendus :
La ruse du serpent

Le complot des Janissaires de Jason Goodwin

(traduit de l’anglais par Fortunato Israël, Plon, 2007)

Cette histoire de complots contre le sultan ottoman aurait pu être passionnante par sa description de la vie à Istanbul au XIXe siècle, mais le style lourd, la construction décousue (ou une traduction approximative) en rendent la lecture pénible.

Fini le 6/12/2017

>>> Je renonce à poursuivre cette série avec regret.

Rupture de Simon Lelic

(traduit de l’anglais par Christophe Mercier, Éditions du Masque, 2010)

« Elliot avait été plus que seul, il avait été abandonné. Pourquoi aurait-il dû avoir à demander de l’aide ? Pourquoi cette aide ne lui avait-elle pas été offerte ? Après tout, ce n’était un secret pour personne. Ceux qui détenaient le pouvoir d’intervenir savaient. Pourquoi la responsabilité d’agir incombait-elle toujours au plus faible, alors que ce sont les plus forts qui sont libres d’agir ? Pourquoi les faibles devaient-ils se montrer si courageux, alors que les forts ont la possibilité de se conduire comme des lâches ? »

Une histoire qui met bien en scène des situations de harcèlement : d’un professeur par ses élèves, d’un policier par ses collègues, d’un élève brutalisé, blessé qui finit par se suicider. Mais cette accumulation rend l’intrigue confuse et nuit à son intérêt.

Fini le 5/12/2017

lundi 4 décembre 2017

Découverte en lecture

« C’est le cas de l’immarcescible impératrice […] qui […] lança la mode de la litière afin de pouvoir suivre de près, à plus de quatre-vingt-cinq ans, la vie politique du Forum. »

Se souvenir de cet adjectif qui signifie « Qui ne peut se flétrir, incorruptible, au propre et au figuré. »

Citation extraite de l’appendice du livre de Danila Comastri Montanari, Mors tua.

Noté le 4/12/2017

Mors tua de Danila Comastri Montanari

(2000, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10-18, 2008)

Le patricien doit se défendre de l’accusation de meurtre en faisant avouer le sénateur coupable au cours d’un banquet de suicide.

Fini le 4/12/2017

Depuis le temps de vos pères de Dan Waddell

(2009, traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue, Éditions du Rouergue, 2012)

À noter : les premiers chapitres de ce livre racontent la fin du livre précédent.

Dans cette histoire, un illuminé par une secte mormone étasunienne est entrainé à venger des morts anciens.

Fini le 3/12/2017

Hécatombe chez les élues de Dieu de Mehmet Murat Somer

(2003, traduit du turc par Gökmen Ylmaz, Éditions du Masque, 2008)

Une intrigue simple, mais des personnages hors du commun très bien campés et surtout Istanbul !

« Les nôtres ont donc payé de leurs vies le prix des péchés d’Adem et de Fehmi, à l’image des saints hommes… »

Fini le 2/12/2017

Passé parfait de Leonardo Padura

(1991, traduit de l’espagnol Cuba par Caroline Lepage, Éditions Métailié, 2001)

La simple histoire d’un resquilleur de frais de mission mort au cours d’une bagarre, mélangé aux souvenirs du lieutenant de ses années de lycéen à cette année 1989.

Fini le 1/12/2017

Lion d'argent de Daniel Baldit

(Éditions Hors commerce, 1997)

Montage peu banal pour cette narration d’un scénariste mêlant réalité et fiction pour se terminer par les tristes aveux de l’ancien légionnaire.

Fini le 29/11/2017