mercredi 27 décembre 2017

Pyromane de Wojciech Chmielarz

(2012, traduit du polonais par Erik Veaux, Agullo éditions, 2017)

« Kochan sortit. Mortka sourit. Il déchira une feuille de son carnet, écrivit quelques mots et regarda sa montre. Il attendit dix, vingt, trente secondes. À la quarantième, Kochan était de retour dans la pièce. — Bon, c’est où ? Mortka lui tendit la feuille avec l’adresse. Kochan lui donna une tape sur l’épaule, et ressortit. »

Incendies, meurtres, tabassages pour dettes de jeux, l’inspecteur force et fonce dans l’imbroglio jusqu’à tuer le coupable, comprendre le mobile, et se faire suspendre.

La traduction est un peu aléatoire ou alors l’édition manque de révision.

Fini le 26/12/2017

Les disparus de Dyfed de Peter Tremayne

(Série Sœur Fidelma, 2001, traduit de l’anglais par Hélène Prouteau, 10/18, 2008)

Meurtres (une sœur étranglée, son frère pendu), complots (un fils associé à un ennemi du royaume pour détrôner son père), tout finit par s’expliquer après le massacre de quelques moines.

Fini le 25/12/2017

L'hexamètre de Quintilien de Élisa Vix

(Éditions du Rouergue, 2014)

L’incarcération d’une mère effondrée, les recherches d’une pigiste frigorifiée, un veuf désemparé face à son ado, mais qui comprend le geste de la fillette.

Fini le 24/12/2017

La rose bleue de Anthony Eglin

(2004, traduit de l’anglais par Jean Bourdier, Éditions de Fallois, 2006)

L’appât des milliards poussent à bien des désastres, mais cet arbuste fatal finit par survivre mieux que ceux qui s’y sont cognés et a laissé dans la nature deux rejetons.

Fini le 24/12/2017

samedi 23 décembre 2017

Les mystères de Djeddah de Zoë Ferraris

(traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Rose, Belfond, 2011)

Un croyant et ses réflexions sur ce qu’il peut ou ne peut pas faire, des non-saoudiens qui s’entretuent, un meurtrier misogyne, une femme musulmane refusant d’avoir des enfants… l’auteur nous dresse une belle galerie de personnages.

« […] elle en dévora un, garni de crème, sans rien de la délicatesse […] l’insertion précautionneuse du beignet poisseux sous le voile, les petites bouchées prudentes pour éviter de faire tomber des miettes à l’intérieur de son col, elle attaqua la pâtisserie à belles dents […] elle ne se mit même pas de sucre sur le pouce. »

« D’une main experte, le bourreau lui enfonça la pointe de sa lame au creux des reins, pour l’obliger à redresser la tête, et, en un moulinet spectaculaire, brandit son arme dans les airs. […] La lame s’abattit. Un scintillement de lumière. Le fracas du métal contre la pierre. Un halètement, un bref cri de surprise. La tête de Fuad roula au sol. »

Fini le 22/12/2017

La nuit de l'accident de Élisa Vix

(Éditions du Rouergue, 2012)

L’auteur relate une vie à la campagne bien agitée par un fermier particulièrement extrémiste.

Fini le 20/12/2017

Les enfants du Cap de Michéle Rowe

(une enquête de Persy Jonas, 2013, traduit de l’anglais Afrique du Sud par Esther Ménévis, Albin Michel, 2016)

La description de la vie au Cap est assez sinistre, mais les personnages sont intéressants, bien construits avec leur force et leur faiblesse.

« […] l’élément indispensable pour des profits maximums : la sécurité, la sécurité, encore la sécurité […]. La peur est un puissant moteur économique : les gens qui ont peur paieraient n’importe quoi pour se sentir à l’abri. »

« Elle trouvait douloureux d’assumer la responsabilité morale du passé. L’apartheid était comme un caillou dans la chaussure dont on n’arrive pas à se débarrasser. De vieilles histoires se chevauchaient et entraient en résonance, prêtes à exploser dans le présent. »

« Elle s’en était sortie ; lui non. »

Fini le 19/12/2017

Inavouable de Zygmunt Miłoszewski

(traduit du polonais par Kamil Barbarski, Fleuve éditions, 2017)

593 pages de plaisir ! La traduction est un délice qui rend parfaitement le style de l’auteur concis, ironique.

« […] Vassili ne plongeait pas à quatre pattes sous les bureaux, il possédait un doctorat en mathématiques, un autre en techniques de l’information, et son département […] était en fait un groupe de hackers très performants qui espionnait au nom de la Fédération de Russie. […] Vassili se demanda ce que V… P… ferait à sa place, répondit à cette question en pensée et plaça affectueusement la photo du président face contre le bureau. »

« Durant de longues années, il s’était étonné que, ni au temps de sa carrière militaire ni en tant que mercenaire, aucune cible religieuse ne lui ait été désignée. Il n’avait jamais eu à abattre un archevêque, un rabbin, un imam, un prophète autoproclamé ou un de ces innombrables prédicateurs saisonniers et autres fondateurs de nouvelles religions qui pullulaient de par le globe. […] ces gens ne constituaient pas une menace pour le monde de la grande politique et de la grande finance. […] les prêtres cyniques qui manipulaient les indigents étaient très utiles ; grâce à leur travail les masses acceptaient mieux leur position subalterne et leur misère. Ces masses étaient moins enclines à poser des questions ou à exprimer leur mécontentement, sans parler de faire la révolution, lorsqu’elles croyaient que leur sort dépendait d’on ne sait quel dieu. »

Cette recherche d’œuvres d’art au milieu de tentatives d’assassinats se quitte difficilement jusqu’à l’apothéose de l’aventure dans le musée et ses coulisses.

Fini le 18/12/2017

Grands remous de Béatrix Foisil

(Éditions Hors commerce, 2000)

C’est sans doute censé être un “road movie”, mais ce n’est qu’une sorte de cauchemar sans intérêt.

Fini le 18/12/2017

dimanche 17 décembre 2017

Concerto pour quatre mains de Paul Colize

(Fleuve éditions, 2015)

Une histoire montée comme un tutoriel “devenir un bon braqueur” et l’intrigue montre comment un avocat intègre peut se fourvoyer et se jeter dans le vide.

Fini le 16/12/2017

Meurtre d'un gigolo de Mehmet Murat Somer

(2002, traduit du turc par Gökmen Ylmaz, Éditions du Masque, 2009)

Le héros fait usage de ses compétences en boxe et c’est réjouissant. Cela lui permet de nouer amitié avec l’épouse d’une victime et confondre la sœur coupable.

Fini le 14/12/2017

Mort d'un Chinois à La Havane de Leonardo Padura

(traduit de l’espagnol Cuba par René Solis, Éditions Métailié, 2001)

L’histoire est toute contenue dans le titre de ce petit livre. La poursuite du meurtrier importe moins que la présentation de la vie de ces exilés venus de la lointaine Canton qui gardent leur principe.

« […] chaque chose, animal ou personne vient au monde avec son propre chemin, son propre tao, mais […] en même temps, il n’existe rien qui soit invariable : tout peut devenir son contraire et l’homme sage doit chercher le caractère essentiel des choses et toujours observer les lois naturelles de la vie, le tao de chaque chose, pour pouvoir entrer en possession de la sagesse et parvenir à la connaissance de la vérité. »

Le filleul de l’ami l’a oublié et a trop poursuivis le fric.

Fini le 13/12/2017

La disparue du désert de Zoë Ferraris

(traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Doris, Belfond, 2008)

L’auteur a dû bien observer et étudier pour arriver à rendre assez crédible les situations et le comportement des personnages de cet environnement saoudien, avec quelques confusions (par exemple utilisation du mot “burqa” au lieu de “niqab”) peut être imputable à la traduction.

Ce contexte relève l’intérêt pour cette banale histoire d’amour contrarié par la “famille”.

Fini le 13/12/2017

La pension de la via Saffi de Valerio Varesi

(Série commissaire Soneri, 2004, L'affittacamere traduit de l’italien par Florence Rigollet, Agullo éditions, 2017)

Une histoire lente qui creuse le passé du commissaire, et celui du meurtrier qui craint la réapparition de ses secrets d’activiste politique.

Un roman de réflexions sur la mort « […] le temps n’a pas besoin d’alibi, il est comme le bourreau, il accomplit simplement son œuvre. Ce sont les victimes qui doivent trouver une motivation capable de soutenir leur chemin quotidien. »

Fini le 11/12/2017

dimanche 10 décembre 2017

La moisson des innocents de Dan Waddell

(2013, traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue, Éditions du Rouergue, 2014)

Livre addictif ! On a envie d’avaler les 310 pages sans s’arrêter.

Le suspense est très bien entretenu dans cette histoire de meurtres pour des vengeances que l’on découvre mal fondées, jusqu’à l’apparition d’une filiation silencieuse.

Fini le 9/12/2017

Assassins d'avant de Élisa Vix

(Éditions du Rouergue, 2017)

La construction millimétrée, alternant paroles d’Adèle, paroles de Manuel, retient vite l’attention.
À la recherche du passé, Adèle comprend les « conneries de gamins laissés à eux-mêmes. »

Fini le 7/12/2017

Le suaire de l'archevêque de Peter Tremayne

(Série Sœur Fidelma, 1995, traduit de l’anglais par Dorothée Chifflot, 10/18, 2004)

La revanche de la fille esclave sur son père rêvant de devenir évêque.
Où l’on découvre le contexte de la naissance des règles de l’église catholique romaine.

Fini le 6/12/2017

Déjà lus & rendus :
La ruse du serpent

Le complot des Janissaires de Jason Goodwin

(traduit de l’anglais par Fortunato Israël, Plon, 2007)

Cette histoire de complots contre le sultan ottoman aurait pu être passionnante par sa description de la vie à Istanbul au XIXe siècle, mais le style lourd, la construction décousue (ou une traduction approximative) en rendent la lecture pénible.

Fini le 6/12/2017

>>> Je renonce à poursuivre cette série avec regret.

Rupture de Simon Lelic

(traduit de l’anglais par Christophe Mercier, Éditions du Masque, 2010)

« Elliot avait été plus que seul, il avait été abandonné. Pourquoi aurait-il dû avoir à demander de l’aide ? Pourquoi cette aide ne lui avait-elle pas été offerte ? Après tout, ce n’était un secret pour personne. Ceux qui détenaient le pouvoir d’intervenir savaient. Pourquoi la responsabilité d’agir incombait-elle toujours au plus faible, alors que ce sont les plus forts qui sont libres d’agir ? Pourquoi les faibles devaient-ils se montrer si courageux, alors que les forts ont la possibilité de se conduire comme des lâches ? »

Une histoire qui met bien en scène des situations de harcèlement : d’un professeur par ses élèves, d’un policier par ses collègues, d’un élève brutalisé, blessé qui finit par se suicider. Mais cette accumulation rend l’intrigue confuse et nuit à son intérêt.

Fini le 5/12/2017

lundi 4 décembre 2017

Découverte en lecture

« C’est le cas de l’immarcescible impératrice […] qui […] lança la mode de la litière afin de pouvoir suivre de près, à plus de quatre-vingt-cinq ans, la vie politique du Forum. »

Se souvenir de cet adjectif qui signifie « Qui ne peut se flétrir, incorruptible, au propre et au figuré. »

Citation extraite de l’appendice du livre de Danila Comastri Montanari, Mors tua.

Noté le 4/12/2017

Mors tua de Danila Comastri Montanari

(2000, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10-18, 2008)

Le patricien doit se défendre de l’accusation de meurtre en faisant avouer le sénateur coupable au cours d’un banquet de suicide.

Fini le 4/12/2017

Depuis le temps de vos pères de Dan Waddell

(2009, traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue, Éditions du Rouergue, 2012)

À noter : les premiers chapitres de ce livre racontent la fin du livre précédent.

Dans cette histoire, un illuminé par une secte mormone étasunienne est entrainé à venger des morts anciens.

Fini le 3/12/2017

Hécatombe chez les élues de Dieu de Mehmet Murat Somer

(2003, traduit du turc par Gökmen Ylmaz, Éditions du Masque, 2008)

Une intrigue simple, mais des personnages hors du commun très bien campés et surtout Istanbul !

« Les nôtres ont donc payé de leurs vies le prix des péchés d’Adem et de Fehmi, à l’image des saints hommes… »

Fini le 2/12/2017

Passé parfait de Leonardo Padura

(1991, traduit de l’espagnol Cuba par Caroline Lepage, Éditions Métailié, 2001)

La simple histoire d’un resquilleur de frais de mission mort au cours d’une bagarre, mélangé aux souvenirs du lieutenant de ses années de lycéen à cette année 1989.

Fini le 1/12/2017

Lion d'argent de Daniel Baldit

(Éditions Hors commerce, 1997)

Montage peu banal pour cette narration d’un scénariste mêlant réalité et fiction pour se terminer par les tristes aveux de l’ancien légionnaire.

Fini le 29/11/2017

mardi 28 novembre 2017

Torche humaine de Mark Billingham

(traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc, Éditions du Masque, 2008)

L’inspecteur ne comprend rien à une guerre entre gangs et ses erreurs provoquent bien des drames.

Une histoire sans intérêt.

Fini le 26/11/2017

La rage de Zygmunt Miloszewski

(traduit du polonais par Kamil Barbarski, Fleuve éditions, 2016)

C’est la fin pour le procureur, que le courroux pousse à l’étrangement sans pouvoir arrêter les “justiciers” des violences familiales.

Fini le 24/11/2017

Exemple de non-sexiste grammatical

À la définition « Qu’un professeur en soit une, cela n’a rien d’étonnant. », la réponse « Érudite » montre bien que le genre grammatical s’applique à la personne et non à la fonction.

Grille 7* finie le 23/11/2017

jeudi 23 novembre 2017

Jour de paie de Elvin Post

(traduit du néerlandais par Hubert Galle, Éditions du Seuil, 2007)

Une banale parodie d’histoire de gangsters new-yorkais nuls où un nain sauve l’ingénu.

Fini le 22/11/2017

L' affaire Paola de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2002)

Ce n’est pas la dénonciation du tourisme sexuel à coup de pierre qui entraine le meurtre du propriétaire, mais bien qu’il se soit mêlé de vouloir arrêter un trafic de faux médicaments aux ONG.

Fini le 21/11/2017

Psychiko de Paul Nirvanas

(1928, traduit du grec par Loïc Marcou, Mirobole éditions, 2016)

Une jolie histoire qui démonte l’envie de gloriole et son soutien par la société.

Une satire ancienne au parfum très actuel.

Fini le 20/11/2017

Des petits os si propres de Jonathan Kellerman

(traduit de l’anglais États-Unis par Frédéric Grellier, Éditions du Seuil, 2016)

La mise en confiance de la “super-maman” amène au coupable de ces squelettes, amateur d’armes et de cire d’abeille.

Fini le 19/11/2017

Avant l'aube de Xavier Boissel

(10-18, 2017)

C’est pesant à lire. Les états d’âme de l’inspecteur occupent tellement de place qu’il devient difficile de suivre l’intrigue, de comprendre les agissements des autres qui justifient leurs crimes. La présence de l’inévitable “belle rousse” n’a d’autre utilité que de servir d’appât et d’expliquer la fin mortelle du héros.

Dommage, il y a de jolies formules : « […] et mon corps frissonnant du deuil des choses amies. »

Fini le 16/11/2017

Le collectionneur d'armes de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 1999, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2009)

Une intrigue bien emberlificotée pour le commissaire, mais menée à bout avec l’aide d’une femme avide, bien décidée à réaliser son projet de devenir artiste, en jouant de son attrait sur les hommes pour manipuler des disquettes.

Fini le 14/11/2017

lundi 13 novembre 2017

Les yeux des morts de Elsa Marpeau

(Gallimard, 2010)

Cette histoire – les personnages, les situations, les comportements – est tellement caricaturale-caricaturée, qu’il est difficile de s’y intéresser.

La fin – la coupable, le héros et le policier sur la falaise ! – est si prévisible, si ampoulée, qu’elle en devient risible.

Fini le 13/11/2017

>>> Je vais faire l’impasse sur cet auteur, décevant.

Saigne pour moi de Michael Robotham

(traduit de l’anglais par Sabine Boulongne, JCLattès, 2012)

« Tout ce que je sais, c’est qu’on est plus petits que les gorilles, plus grands que les chimpanzés, pires que les uns et les autres, et qu’en dépit de notre rationalité, de nos règles, de nos lois, nos pulsions primaires viennent tout droit de la jungle. »

Une histoire sans grand intérêt mais bien montée pour retenir l’attention, même si le lecteur devine facilement à l’avance ce qui va arriver au manipulateur, à sa sœur et à son tueur.

Happy end.

Fini le 11/11/2017

Un fond de vérité de Zygmunt Miloszewski

(traduit du polonais par Kamil Barbarski, Mirobole éditions, 2014)

« Apparemment, les cultures étaient comme les mariés : plus elles se ressemblaient et plus elles se sautaient à la gorge. »

« Il n’aimait décidément pas les gens qui avaient des hobbies. Pire, il les craignait. La nation, c’était selon lui une sorte de hobby. Une passion qui ne servait à rien, mais qui accaparait tellement qu’en des temps difficiles elle pouvait pousser à des actes épouvantables. Un procureur ne devait pas s’identifier à la nation, il devait ne croire en rien et ne pas avoir l’esprit couvert par le voile de l’affect. Le code pénal était précis, il ne divisait pas les gens en bons et en mauvais, il n’incluait pas la foi ou la fierté patriotique. »

Cet auteur est un délice, bien aidé par une traduction qui rend l’ironie, la légèreté de ton dans la description du comportement des personnages et des massacres rappelés par le coupable jaloux.

472 pages dévorées avec gourmandise !

Fini le 10/11/2017

Un Vénitien anonyme de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1998)

« Il se présentait systématiquement comme un homme ordinaire, tout d’abord égaré par sa concupiscence, puis dominé par la peur. […] À ce stade, le commissaire mit un terme à l’interrogatoire, écœuré par le personnage et ses simagrées. »

Fini le 9/11/2017

jeudi 9 novembre 2017

Spes, ultima dea de Danila Comastri Montanari

(2001, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10-18, 2006)

Les personnages s’agitent et se comportent comme des acteurs de la commedia dell’arte.

Au milieu de ce pandémonium, le sénateur, futur consul, finit par dénicher et tuer le coupable.

Fini le 7/11/2017

La revanche du petit juge de Mimmo Gangemi

(2009, traduit de l’italien par Christophe Mileschi, Éditions du Seuil, 2014)

Pour comprendre l’assassinat de son ami, le “petit” juge sort de sa léthargie et fait face à ses peurs pour affronter le dossier des déchets radioactifs et, même si les vrais coupables ne seront dénoncés que par les médias, il réussit à abattre ceux qui le menaçaient.

La traduction est un délice « [Le soleil] tendait sur les eaux une lanière dorée et tressaillante qui depuis la courbure du monde venait mourir sur l’écume de l’onde. »

Fini le 6/11/2017

Des morts à la criée de Ed Dee

(1994, traduit de l’anglais États-Unis par Etienne Menanteau, Éditions du Seuil, 2002)

Une intéressante reconstitution des actions de la police new-yorkaise en 1982. 

L’inspecteur finit par comprendre que la mort du policier retrouvé dans le tonneau n’a rien à voir avec la Mafia.

Fini le 4/11/2017

jeudi 2 novembre 2017

Les coeurs déchiquetés de Hervé Le Corre

(Éditions Payot & Rivages, 2009)

Ce livre est un pesant pensum : histoire éculée (fou meurtrier, frère-flic souteneur et ami traitre du valeureux héros pleurant la perte d’un enfant, donc se démenant seul, etc.), une intrigue secondaire aussi rebattue et jamais reliée à la principale (enfant connaissant le meurtrier mais se cachant pour l’affronter et aucun flic ne pensant à le protéger ni l’amadouer, etc.), des incohérences trop nombreuses pour être citées (par exemple, dans un chapitre l’enfant range soigneusement dans son sac le laguiole offert par sa mère, mais dans le suivant, il se réjouit d’avoir trouvé un vieil opinel… le laguiole semble disparu…), etc.

Lecture interminable enfin finie le 2/11/2017

La loge des innocents de Michele Giuttari

(traduit de l’italien par Françoise Brun, Albin Michel, 2008)

Les intuitions du chef finissent par relier overdoses, meurtres, orgies, jusqu’à la Mafia sicilienne et albanaise. 

Une construction rigoureuse permet de suivre tous les méandres de cette histoire sans se perdre ni se lasser.

Fini le 31/10/2017

Noblesse oblige de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2001)

Le commissaire comprend les turpitudes du comte avec des matières radioactives et veut le faire reconnaître coupable.

« Au lieu d’exiger un œil ou une dent, ce qu’il nous dit est qu’il y a une limite, que, si nous perdons un œil, nous ne pouvons pas demander davantage qu’un œil, que si nous perdons une dent, nous ne pouvons exiger qu’une dent ; pas une main… et encore moins un cœur. »

Fini le 30/10/2017

Parce sepulto de Danila Comastri Montanari

(1999, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10-18, 2005)

Le sénateur s’agite beaucoup en confondant les jumelles et en vitupérant le culte d’Isis et d’autres de l’époque en bon épicurien, jusqu’à comprendre le mobile du jeune arriviste.

Fini le 29/10/2017

samedi 28 octobre 2017

Le passé est une terre étrangère de Gianrico Carofiglio

(2004, Il passato è una terra straniera traduit de l’italien par Odile Rousseau, Rivages, 2009)

« Il se regardait dans le miroir, examinait son visage, ses vêtements – pantalon, veste, chemise, cravate – et il se retenait de tout casser. D’un même coup la surface réfléchissante et l’image réfléchie. Une sorte de rage froide générait ce geste impulsif. Contre cette banale surface ; contre la silhouette entière – la sienne – tellement différente de ce qu’elle recouvrait. »

Une très réel description et analyse de la manipulation d’un individu peu sûr de lui et dépassé par ses peurs. Ce policier l’en libérera en arrêtant le coupable.

Fini le 26/10/2017

Morituri te salutant de Danila Comastri Montanari

(traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10-18, 2004)

« Quand ils voient des gens réunis comme un troupeau de moutons […] les hommes les plus honnêtes et les plus avisés sont prêts à croire n’importe quelle fadaise, d’autant plus si elle est répétée longuement et en chœur ; ils épousent les causes les plus absurdes pour ne pas avoir à éprouver la sensation désagréable de nager à contre-courant. C’est ainsi qu’on poussait les soldats à se rendre joyeusement à la guerre, c’est ainsi qu’on gagnait les élections… »

Une analyse de notre époque, dans l’histoire des comportements au premier siècle de notre ère. Combats de gladiateurs, culte d’Isis, tout est bon à truquer. Présentation intéressante de la popularité du culte d’Isis dont les manifestations rappellent certains rites religieux encore utilisés.

Fini le 24/10/2017

Angle mort de Ingrid Astier

(Éditions Gallimard, 2013)

« On ne va pas au bal avec n’importe qui, même pour un beau buffet. »
« Rien à dire sur la cité du Pont-Blanc, elle a un bon pedigree. »
« Faire du business avec un type qui a des lieutenants au nez poudré ne m’a jamais rassuré. »
etc.

Ce style me rebute et je refuse de m’imposer ces 518 pages.

Je capitule le 22/10/2017

La vieille qui voulait tuer le bon dieu de Nadine Monfils

(Belfond, 2013)

Humour à belgicismes se voulant cynique mais n’est que grossier.

Fini le 22/10/2017

>>> J’apprécie peu ce style et vais m’épargner d’autres livres de cet auteur.

samedi 21 octobre 2017

L' amie américaine de Margherita Oggero

(traduit de l’italien par Françoise Brun, Albin Michel, 2007)

« Le cactus, vu que je ne l’aime toujours pas, croît et prospère que c’en est une merveille, il a même fait une fleur, mon indifférence fait fonction d’engrais. S’ils m’avaient offert un joli capillaire, que j’adore, il serait déjà tout desséché depuis des mois. Le destin est vachard même dans les petites choses. »

L’écriture de cet auteur tout en méandres dans les réflexions de ses personnages est difficile à lâcher, tout en nuance de gris, sans poursuite “du Bien et du Mal”, pour trouver la meurtrière protectrice de son mari.

Fini le 21/10/2017

Réponse vécue

La réponse à la définition « Comme une mémoire courte » est évidente pour qui a expérimenté la perte de données en oubliant l’enregistrement d’un fichier, « vive » est la RAM.

Grille 7* finie le 20/10/2017

Cave canem de Danila Comastri Montanari

(traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10-18, 2004)

« Il est vain de demander aux dieux ce qu’on peut se procurer par soi-même, avait enseigné le sage Épicure. »

Où il n’est pas question de chien, mais des mélanges familiaux à l’époque de l’empire romain. On révise ses cours de latin.

Fini le 19/10/2017

Mort à la Fenice de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1997)

Le commissaire conclut que pousser au suicide un violeur d’adolescentes n’est pas un crime.

Fini le 18/10/2017

Le silence pour preuve de Gianrico Carofiglio

(Série Guido Guerrieri, 2009, Le perfezioni provvisorie traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Éditions du Seuil, 2011)

« Certes, il avait été […] un criminel […]. Mais au cours des années […] il était devenu un autre homme. Voilà, il me semblait insupportable que le passé rejaillisse de la sorte et dévaste tout. Avec le recul, j’y voyais une sorte de violence. Une violence d’autant plus insensée qu’il était impossible d’en rejeter la faute sur qui que ce soit. »

Les pensées de l’avocat sont le meilleur ressort de la construction de cette histoire où l’absence d’un numéro lui permet de lancer les aveux sur cette sinistre mort par overdose.

Fini le 17/10/2017

mardi 17 octobre 2017

#Scoop de Yann Le Poulichet

(Éditions du Masque, 2016)

« […] je me repassai en boucle la discussion de l’après-midi en réécrivant mes répliques. »

Les coulisses du journalisme de salon de coiffure dévoilées pour le meurtre d’un arnaqueur trop avide. Amusant !

Fini le 16/10/2017

Disparitions à la chaîne de Åke Smedberg

(traduit du suédois par Philippe Bouquet, Éditions du Seuil, 2004)

Presque trente ans après le crime, ce journaliste découvre des personnages complexes aux identités changeantes finalement morts.

Fini le 15/10/2017

De sang royal de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2000, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2010)

Bons petits plats, plus de vin que de Duvel, pour enquêter sur un criminel obsédé par son éventuelle filiation avec le roi.

Le suspense se construit sur les sautes d’humeur du commissaire et c’est bien distrayant.

Fini le 14/10/2017

La vérité et autres mensonges de Sascha Arango

(traduit de l’allemand par Dominique Autrand, Albin Michel, 2015)

Tout est dans le titre !

« Les menteurs parmi nous savent très bien que, pour être convaincant, un mensonge doit contenir un minimum de vérité. Une goutte de vérité suffit en général, mais elle est indispensable, comme l’olive dans le martini. »

Tous les personnages sont bien construits en bien et en mal, l’écriture limpide permet une lecture parfaite pour suivre les entrelacs des réflexions et du comportement du héros jusqu’à sa disparition.

Fini le 13/10/2017

jeudi 12 octobre 2017

Les raisons du doute de Gianrico Carofiglio

(Série Guido Guerrieri, 2006, Ragionevoli dubbi traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Éditions du Seuil, 2010)

Une construction millimétrée où tout s’enchaine avec logique et crédibilité. La plaidoirie gagnante fait parfaitement véridique.

Fini le 11/10/2017

Femmes sur la plage de Tove Alsterdal

(traduit du suédois par Johanna Brock et Erwan Le Bihan, Actes Sud, 2012)

La narration sans imagination de cette histoire rebattue de trafic humain rend le personnage de cette étasunienne inintéressant et ses poursuites dans Paris, l’Espagne jusqu’à Prague deviennent vite lassantes.

Difficile d’entrer dans ce texte écrit à l’origine en suédois, mais parlé théoriquement uniquement en anglais, au milieu de populations s’exprimant en français, portugais, espagnol… Si cela se voulait européen, pourquoi choisir un personnage US ?

Fini le 10/10/2017

Dernière conversation avec Lola Faye de Thomas H. Cook

(2010, traduit de l'anglais États-Unis par Gérard de Chergé, Seuil, 2014)

« Le dernier grand espoir qu’on puisse avoir dans la vie, c’est que, à un certain moment, tout ce que nous avons fait de mal au cours de notre existence nous apprenne subitement à faire ce qui est bien. »

Fini le 9/10/2017

lundi 9 octobre 2017

Code 1879 de Dan Waddell

(traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue, Éditions du Rouergue, 2010)

Construction intéressante pour cette enquête faisant appel au passé des familles, mais l’inspecteur principal y a laissé des os en attendant les réponses du généalogiste.

Fini le 7/10/2017

Définition d’actualité française

La réponse à « Fait pleurer les adversaires de la réforme… », « Ognon », est la nouvelle orthographe  abondamment commentée sur les internets de notre bon vieux “oignon”.

Grille 7* finie le 6/10/2017

Mortes-eaux de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2004)

« Brunetti se représentait volontiers les services qu’il devait et qu’on lui devait comme un jeu de cartes que l’usage avait rendues graisseuses et cornées. Tu me dis ceci, et je te dis cela ; passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné. […] Assis à son bureau, le regard perdu dans le vague, il prit mentalement le paquet et se mit à parcourir les cartes. » Technique éprouvée pour trouver un dossier dans le dédale administratif vénitien.

Très agitée au final les eaux, avec un cadavre qui peut enfin désigner le coupable.

Fini le 6/10/2017

Les impliqués de Zygmunt Miloszewski

(2007, traduit du polonais par Kamil Barbarski, Mirobole éditions, 2013)

« Si tu comptes leur mettre le grappin dessus d’une manière ou d’une autre, alors laisse tomber tout de suite. Tu y songeras le matin et, le soir, tu pleureras sur le cadavre de ta fille. »

Le procureur trouve un coupable, qui ne l’est pas, pour clore cette enquête qui l’a fait revenir dans le sombre passé des services secrets de l’ancien régime.

Fini le 5/10/2017

jeudi 5 octobre 2017

Ma famille et autres animaux de Gerald Durrell

(Trilogie de Corfou T1, 1956, traduit de l’anglais par Léo Lack, La Table ronde, 2014)

« La mer soulevait ses vagues comme des muscles bleus et lisses dans la lumière de l’aurore et l’écume que nous laissions dans notre sillage se déployait doucement derrière nous comme la queue d’un paon blanc. À l’est, le ciel était pâle et tacheté de jaune. Devant nous s’étendait une masse couleur chocolat, blottie dans les vapeurs du matin et bordée d’une frange d’écume. C’était Corfou […]. »

La traduction rend très bien le ton humoristique de la description des comportements animaux et familiaux de cette saga. Réjouissant !

Fini le 5/10/2017

Réponse qui sort du verger

La réponse à la définition « Sur des ordinateurs et sur le mini Tell. » peut ravir des initiés « Pomme ».

Grille 7* finie le 2/10/2017

Les écailles d'or de Parker Bilal

(pseudonyme de Jamal Mahjoub, traduit de l’anglais par Gérard de Chergé, Éditions du Seuil, 2015)

Massacres, tueries, meurtres, tortures, de rivalité en vengeance, deux hommes détruisent tout autour d’eux jusqu’au suicide du moins résistant.

Fini le 1/10/2017

samedi 30 septembre 2017

Les yeux fermés de Gianrico Carofiglio

(Série Guido Guerrieri, 2003, Ad occhi chiusi traduit de l’italien par Claude Sophie Mazéas, Rivages, 2008)

L’avocat se lance avec bien des atermoiements dans la défense d’une femme contre son tortionnaire, fils d’un magistrat, qui se révèle finalement dans toute sa brutalité.

Fini le 29/09/2017

Ramdam à Mahâballipuram de Sarah Dars

(Une enquête du brahmane doc, éditions Philippe Picquier, 2001)

« Comment un peuple qui a inventé le calendrier, la théorie des éclipses et de la rotation de la terre, la numération décimale et le zéro — égaré par une soudaine bouffée de chauvinisme, il ajouta même, pour faire bonne mesure, les échecs, le cricket et le polo —, qui a écrit de grandioses épopées et composé de sublimes musiques, peut-il croire à la réincarnation et surtout à l’influence des vies passées sur des vies à venir ? Serait-ce pour justifier souffrances et inégalités ? »

Le Doc réfléchit beaucoup et arrive donc à décrypter le message codé laissé par la victime pour désigner ses meurtriers.

Fini le 28/09/2017

Où l’on découvre un surnom rigolo

Les cornichons de la définition « Boîte de cornichons » désignent les élèves de classe préparatoire.

La réponse amène à l’endroit de grandes écoles françaises « Saint-Cyr Coëtquidan ».

Grille 7* finie le 27/09/2017

Le caveau de Claude Amoz

(Éditions Hors commerce, 1997)

« […] s’est trompé sur tout le monde, toujours, depuis le début. Il a construit toute sa vie sur une erreur, comme l’insensé qui bâtit sa maison sur le sable. »

La recherche de sa “vérité” nous découvre celle des autres.

Fini le 27/09/2017

mardi 26 septembre 2017

Le cantique des innocents de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2010)

Le commissaire enquête sur un « trafic d’enfants » mais l’histoire est surtout celle des désastres provoqués par les actes des « bons citoyens ».

À la fin, la mise en accusation d’une des victimes laisse une mauvaise impression.

Fini le 26/09/2017

Celle qui en savait trop de Linwood Barclay

(traduit de l’anglais Canada par Renaud Morin, Belfond, 2015)

Une arnaqueuse meurtrière par défense du complice d’un homicide se défausse sur son imitateur.

Fini le 25/09/2017

Meurtre à l'hôtel du Bosphore de Esmahan Aykol

(traduit du turc par Alfred Depeyrat, Buchet/Chastel, 2006)

Des femmes se liguent contre le maillon faible d’un réseau de pornographie pédophile meurtrier.

Fini le 24/09/2017

Déjà lu & rendu :
Bakschisch

La couleur de la peau de Ramon Diaz-Eterovic

(traduit de l'espagnol Chili par Bertille Hausberg, Éditions Métailié, 2008)

Quels que soient les pays, “l’autre” est toujours le bouc émissaire de tous les maux ; ici au Chili, c’est le Péruvien, repérable à sa peau “foncée”. Mais la lente enquête du détective montre que c’est surtout la victime des malfrats des tripots.

Fini le 22/09/2017

vendredi 22 septembre 2017

Les voisins d'à côté de Linwood Barclay

(traduit de l’anglais Canada par Marieke Merand-Surtel, Belfond noir, 2010)

Une histoire de vengeance un peu faiblarde, mais la construction retient l’attention avec plein de détours sur les mauvais choix des uns et des autres.

Fini le 20/09/2017

Déjà lu & rendu :
Fenêtre sur crime, Mauvaise compagnie, Cette nuit-là, Mauvais pas, Ne la quitte pas des yeux

Seules les bêtes de Colin Niel

(Éditions du Rouergue, 2015)

Cet auteur est un vrai magicien de la langue. L’histoire du brouteur africain est écrite si parfaitement dans sa propre langue qu’on y entend l’accent.

La justesse de ses mots rend ses personnages vivants et intéressants au-delà de la banalité du quotidien de ce paysan meurtrier par fantasme.

Fini le 18/09/2017

Meurtres au palais de Magdalen Nabb

(Série Maresciallo Guarnaccia, 1991, The Marshal Makes His Report traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2005)

Le silence sur les cogitations de l’adjudant n’aide pas à suivre cette histoire pleine de non-dits. Les cadavres arrivent par les souterrains et tombent des fenêtres sans fil pour les prévenir.

Fini le 16/09/2017

vendredi 15 septembre 2017

Chaos de famille de Franz Bartelt

(Gallimard, Série noire, 2006)

Avec un cynisme jusqu’au-boutiste, l’histoire d’un étron humain.

Fini le 14/09/2017

Entre deux eaux de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1999)

Un Sicilien vient patauger dans les eaux vénitiennes pour mettre à l’abri sa collection de céramiques extorquées.

Fini le 13/09/2017

La chanson du jardinier de Kalpana Swaminathan

(Les enquêtes de miss Lalli, traduit de l'anglais Inde par Edith Ochs, le cherche midi, 2008)

L’exubérance des habitants de cet immeuble de Bombay rend hilarante cette enquête sur un drame familial.

Fini le 12/09/2017

Le désert ou la mer de Ahmed Tiab

(Éditions de l'Aube, 2016)

« Le sort réservé à cette nouvelle immigration est semblable à celui des Roms en Europe occidentale : le mépris et la méfiance. Les migrants africains constituent le bouc émissaire idéal, la nouvelle cause de tous les nombreux maux de ce pays. L’étranger demeure l’éternel coupable, surtout lorsqu’il est faible et démuni. »

« La population, déjà en majorité en proie à la détresse sociale et économique, les considère avec une arrogance teintée de violence. Les plus bigots les disent mauvais musulmans, les accusent de véhiculer le sida et de pratiquer la prostitution. Ils deviennent un nouvel exutoire, nous révèlent un nouveau sentiment : le racisme. Le racisme le plus abject, celui qui s’exerce dans l’impunité et l’indifférence complice des autorités. »

« Comment pourrait-on devenir solidaire et fraternel avec les plus faibles lorsqu’on n’est soi-même rempli que de haine et de mépris ? »

« Les Algériens subissent pour la première fois de leur histoire une vague d’immigration économique. Partagés entre la peur de se voir dépossédés d’un bien déjà mince et l’orgueil de tenir une position enviable, mes compatriotes gravissent un nouvel échelon et prennent du galon. »

« Pourtant prompts à dénoncer les actes xénophobes subis par la “communauté algérienne” en terre d’exil, peu de voix s’élèvent contre le traitement inhumain infligé aux migrants africains qui échouent ici. »

Fini le 10/09/2017

Corps coupable de Laura Lippman

(traduit de l’anglais États-Unis par Delphine Santos, Éditions du Toucan Points, 2015)

Un très beau portrait de femme qui se débat pour mieux orienter sa vie difficilement engagée. Avec toujours en fond de ses réflexions cette obsession étasunienne pour “c’est ma faute”.

« […] si l’hypocrisie n’existait pas dans notre monde, il n’y aurait aucune prostituée. »

« […] il lui suffisait de dire “égalité salariale” et tout le monde, y compris les femmes, était prêt à changer de sujet. »

Fini le 6/09/2017

mardi 5 septembre 2017

La vallée du saphir de Jean Ely Chab

(Éditions du Masque, 2016)

Dommage que l’écriture ne soit pas à la hauteur, cette histoire dans la brousse de Madagascar aurait mérité un meilleur traitement pour être passionnante.

Fini le 5/09/2017

Péchés mortels de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2000)

Le commissaire, cette fois, arrive à obtenir une condamnation même si ce n’est pas le coupable des crimes de son enquête.

Fini le 4/09/2017

La nuit de Jabberwock de Fredric Brown

(1950, traduit de l’anglais États-Unis par France-Marie Watkins, Rivages Noir, 2007)

Une délicieuse façon d’utiliser l'Alice de Lewis Carroll pour créer une histoire de jeu d’échec.

« Lire un livre, c’est presque aussi passionnant que d’écouter parler l’homme qui l’a écrit. C’est encore meilleur, dans un sens, parce qu’on n’a pas besoin d’être poli avec lui. On peut le faire taire quand on le veut en fermant le livre et en en prenant un autre. Et on peut ôter ses souliers et mettre les pieds sur la table. On peut boire et lire et tout oublier sauf ce que l’on lit ; on peut oublier qui l’on est et le fait qu’on a un journal à la patte comme un boulet […]. »

Fini le 1/09/2017

Des myrtilles dans la yourte de Sarah Dars

(Éditions Philippe Picquier, 2009)

Une agréable histoire qui permet à l’auteur de nous promener en Mongolie et dans ses coutumes.

« [Cet] amas de cailloux et de chiffons colorés, sur lequel chaque passant lance son souhait lesté d’une nouvelle pierre, n’avait pas été placé là parce que le passage aurait été difficile, mais plutôt en souvenir de la splendeur passée du lieu – un grand ensemble monastique réduit à néant par l’occupant russe – et dans l’espoir de son renouveau. Entre animisme et lamaïsme, la distinction n’est pas toujours évidente, [cet amas-ci] était bien là en hommage aux esprits des arbres et des eaux, mais à ceux qui avaient appartenu au site religieux, érigé sur une terre antérieurement réservée au culte animiste. »

Fini le 31/08/2017

Déjà lu & rendu (mais peut-être à relire) :
> La série des enquêtes du brahmane Doc

Les leçons du mal de Thomas H. Cook

(2008, traduit de l'anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Seuil, 2011)

Cette histoire, construite en aller et retour vers le passé, avec toujours la parfaite maitrise de cet auteur, est une bonne illustration des conséquences négatives que peut provoquer l’obsession des Étasuniens pour le “mal” : le montrer, le décrire, le circonscrire, le vaincre.

La conclusion de cet enseignant professant des leçons sur le “mal” est « […] pour que son ombre le suive pas à pas, déformée et estropiée, ainsi qu’elle le serait toujours, par la malchance que lui valut d’avoir eu la chance de me connaître. »

Fini le 30/08/2017

Meurtres à Willow Pond de Ned Crabb

(traduit de l'anglais États-Unis par Laurent Bury, Gallmeister, 2016)

La narration pleine d’ironie d’une succession de meurtres sur les lacs du Maine pour cacher ou trouver des millions.

Fini le 29/08/2017

dimanche 27 août 2017

De chair et d'os de Dolores Redondo

(La trilogie du Baztán 2, traduit de l’espagnol par Anne Plantagenet, Mercure de France, 2015)

Les histoires de famille de l’enquêtrice sont toujours le ressort de l’intrigue pour cette suite.

Donc, l’auteur narre à nouveau toutes les aventures du premier tome et on retrouve encore une fois toutes ces assertions sur le “Mal” : « Le mal existe et il est dans le monde. […] il est là, et vous savez comme moi que votre mère n’est pas uniquement une malade mentale. » « Ce silence d’Elizondo proclamait une paix qui n’existait pas […] transmettant aux habitants de ce lieu une énergie tellurique et émergente, venue de l’enfer même. » (Pauvres campagnards et malades étiquetés sataniques !) C’est lassant, mais permet de publier un volume de presque 600 pages.

La description de la poursuite finale coche tous les items de la liste “comment monter un suspense” : bébé enlevé, nuit noire orageuse, héros partant tout seul, etc. La scène en devient ridicule et comique.

Fini le 27/08/2017

L'inspecteur Chopra et l'héritage inattendu de Vaseem Khan

(traduit de l’anglais par Frédéric Pieretti, City éditions, 2017)

Cet inspecteur (à la retraite) hérite d’un garde du corps bien mignon pour l’aider à arrêter criminels et corrompus.

Fini le 24/08/2017

>>> Premier titre de la série édité en français, espérons la suite rapidement.

Surgie de nulle part de Giles Blunt

(traduit de l'anglais Canada par Nicolas et Pierre Bondil, Éditions du Masque, 2007)

Beaucoup de mouches noires (d’où le titre original Black fly season) harcèlent les enquêteurs à la poursuite d’un sorcier fou.

Le comportement d’un des personnages atteint d’une maladie mentale est décrit si simplement sans exagération qu’on dirait un témoignage vécu. Intéressant.

Fini le 23/08/2017

mercredi 23 août 2017

Sérail killers de Lakhdar Belaïd

(Gallimard Folio policier, 2003)

Une bonne présentation du contexte de l'Algérie en France, bien agité par les menées politicardes des revanchards de 62.

Fini le 21/08/2017

La dent du bouddha de Colin Cotterill

(traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2007)

Encore plus d’esprit dans cette histoire des aventures du Dr Siri. Un délice !

« Être le coroner national ne servait à rien quand il s’agissait de pousser le vieil autobus bureaucratique jusqu’au nirvana socialiste. »

Fini le 21/08/2017

Le paradis n'est pas pour nous de Graham Hurley

(2010, traduit de l'anglais par Valérie Bourgeois, Éditions du Masque, 2014)

Les titres de cet auteur donnent l'impression de lire toujours la même histoire. Les personnages récurrents – le dealer enrichi, l'ancien flic qui travaille pour lui, le policier ornithologue – leurs comportements toujours identiques et leurs réflexions redondantes nuisent au suspense. Dans cette histoire, c'est le silence, les non-dits qui seront mortels.

Fini le 19/08/2017

samedi 19 août 2017

Une question d'honneur de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Libra diffusio, 2006)

Où le commissaire comprend l’influence des mots pour provoquer un meurtre.

Et comment il envisage les suites des turpitudes de la guerre : « La Madone avait un jour sauvé la ville de la peste, et il y avait à présent une église ; les Américains avaient sauvé le pays des Allemands, et à présent il y avait des McDonald’s partout. »

Fini le 19/08/2017

Évidemment

La réponse à « “Doubles” avec une bécane » est facile à trouver quand on se souvient que la bécane peut aussi désigner un ordinateur : « Sauvegardes ».

Grille 7* finie le 18/08/2017

La vengeance volée de Irène Chauvy

(Une enquête du capitaine Hadrien Allonfleur sous le Second Empire, 10-18, 2013)

Des histoires trop emberlificotées par les dérives du héros pour retenir l'attention.

La description de la vie sous le Second Empire parait une relation de la décrépitude de notre société actuelle : « […] la misère est partout. Faut-il que les pauvres restent pauvres pour que les riches soient riches ? »

Fini le 17/08/2017

La quatrième forme de Satan de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 1998, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2009)

Enquête sans trop de Duvel, mais avec champagne et whisky, sauf avec le maitre menaçant les futurs jumeaux.

Fini le 15/08/2017

mardi 15 août 2017

Elastique nègre de Stéphane Pair

(Fleuve noir, 2017)

Difficile d’entrer dans cette histoire : chaque chapitre est le vécu d’un personnage mais sans indication de temps, ni de rapport avec les autres.

De plus, l’écriture est très artificielle, les expressions en créole qui parsèment le texte sonnent faux. Pourtant, l’auteur y croit, d’après son interview à France Culture : « Mon roman a pour but de parler de la société antillaise ».

« J’ai une connaissance de la Guadeloupe à travers l’écoute de la voix de ma grand-mère et du créole qu’elle pouvait parler, ou de ma mère quand elle peut s’énerver et parle en créole plutôt qu’en français, mais finalement, j’ai aussi une certaine distance avec la Guadeloupe et ça me permet de réussir à inventer, à faire fonctionner l’imaginaire et ne pas être précisément que dans la réalité. » Effectivement, cela ne donne que du folklore, vie dans les cases, prostitution, dealers et gendarmes profiteurs…

Dommage, j’espérais un peu une œuvre comme les magnifiques livres de Colin Niel sur la Guyane.

Fini le 13/08/2017

Le déjeuner du coroner de Colin Cotterill

(traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2006)

Le régime communiste laotien conté avec humour : « Le socialisme est un grand cosmos, mais la confiance est l’atmosphère qui rend les étoiles solidaires. […] Personne ne comprend. »

Cadavres, policiers, caciques… et les esprits éclairants ou menaçants, tout y est.

Fini le 12/08/2017

Ce que savent les morts de Laura Lippman

(traduit de l’anglais États-Unis par Frédéric Grellier, Seuil, 2009)

« […] elle s’était mise à lire pour ne pas penser à la vacuité de son existence. À la longue, elle s’était aperçue qu’elle préférait la compagnie des livres à celle des humains. La lecture n’était pas pour elle un pis-aller mais un moment de plénitude. »

Une construction toute en ramifications qui creusent dans les trente années depuis la disparition des sœurs.

Fini le 11/08/2017

jeudi 10 août 2017

Maudit héritage de Irène Chauvy

(Les Nouveaux auteurs, 2014)

En suivant les méandres d’une histoire de malédiction du Moyen-Âge à la IIIe République, Jane cherche son père. Un dernier chapitre un peu abrupt.

Fini le 9/08/2017

Montecristo de Martin Suter

(traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, Christian Bourgois éditeur, 2015)

Une histoire de gros sous qui se termine par la projection du film du non-héros survivant sur fond d'un complotisme étrangement réaliste.

Fini le 8/08/2017

Du sang sur l'autel de Thomas H. Cook

(1983, traduit de l’anglais États-Unis par Madeleine Charvet, Éditions Points, 2012)

« Il se reput de l’idée de son ascension et de sa glorification, et se demanda, l’espace d’un moment, si ce n’était pas là, à l’œuvre, le péché d’orgueil. […] seulement la reconnaissance du fait qu’il existait de vastes gradations dans la valeur de ce que les hommes accomplissaient sur cette terre, et que ces différences finiraient par être reconnues et récompensées. Ce n’était rien de plus qu’un sens de la justice réellement divine. »

Les Mormons, leur histoire et leurs relations avec les “Indiens” et les “Noirs”. Enquête difficile pour Jackson.

Fini le 7/08/2017

La petite fille de ses rêves de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2011)

Encore une impasse pour le commissaire, le coupable étant le fils d’un ministre.

Fini le 5/08/2017

samedi 5 août 2017

La collègue tatouée de Margherita Oggero

(traduit de l’italien par Françoise Brun, Albin Michel, 2006)

La traduction rend très bien la fluidité de l’imbrication des pensées de la “prof” dans ses réflexions sur l’assassin. Le style de cet auteur est un délice à déguster.

« Évidemment, la condition sociale de la victime ainsi que certains aspects, nullement marginaux, du crime convenaient bien au modus operandi du subtil détective belge, et pourtant même quelqu’un qui — comme elle — était fermement convaincu que c’est la vie qui imite la littérature (au début il y a toujours le Verbe) ne pouvait s’empêcher de trouver que ce scrupule — disons philologique — était franchement excessif. »

L’exergue : « Les livres vous expliquent la vie ; la vie ne vous explique rien. »

Fini le 4/08/2017

La louve de Subure de Laurent Guillaume

(Les Nouveaux auteurs, 2011)

L’histoire de la guerre de Trajan contre les Daces et celle du destin de l’épée royale des Goths s’articulent dans une construction parfaite sur fond de magie, de magicienne qui renaît. Même si ce livre n’est pas vraiment un “polar”, c’est encore un bon titre de cet éditeur.

Fini le 3/08/2017

Le prix de la chair de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1998)

Même tuer les profiteurs ne peut arriver à faire cesser l’exploitation des femmes.

Fini le 1/08/2017

mardi 1 août 2017

Le poisson mouillé de Volker Kutscher

(traduit de l’allemand par Magali Girault, Seuil, 2010)

La traduction trop littérale n’aide pas pour s’intéresser à l’histoire de ce commissaire de police rhénan débarqué à Berlin en 1929.

Ses poursuites incohérentes pour maquiller son crime ou trouver des coupables, à coup de lignes de coco, donnent juste envie de chercher les anachronismes et de passer à autre chose. La fin à l'acide ne relève pas l'intérêt, tout ça pour que l'enquête finisse dans les dossiers “affaires classées sans suite” (dont le surnom donne son titre au livre).

Fini le 31/07/2017

>>> Les autres titres de cet auteur ayant le même traducteur, je vais les éviter

Un témoin honorable de Magdalen Nabb

(Série Maresciallo Guarnaccia, 1990, The Marshal's Own Case traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2004)

Transsexualisme et prostitution, un sujet difficile traité avec respect par l'adjudant Guarnaccia.

Fini le 29/07/2017

Johnny Porter et le secret du mammouth congelé de Lionel Davidson

(1994, traduit de l’anglais par Valérie Bourgeois, Belfond, 2017)

Pesant pavé, 677 pages, pour raconter une randonnée en Sibérie dont l’intense activité dans la nuit polaire est bien décrite. La fin est tout aussi décevante que l’histoire.

Le titre original, Kolymsky Heights, présente mieux le lieu où se déroule cette histoire : la Kolyma est une région de l’extrême-orient russe restée célèbre pour ses Goulags.

Fini le 28/07/2017

jeudi 27 juillet 2017

Dissimulation de preuves de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Libra diffusio, 2008)

Dans la famille des sept péchés capitaux, cette histoire pose l’avarice et l’orgueil pour démontrer un meurtre.

Fini le 25/07/2017

La violence en embuscade de Dror Mishani

(Une enquête d'Avraham Avraham, traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz, Seuil Points, 2017)

Les intuitions d’un policier dont on ne sait finalement pas si elles sont justifiées. L’histoire passe beaucoup de temps dans la tête de ce personnage.

Fini le 24/07/2017

Déjà lu & rendu :
Une disparition inquiétante

Hôtel du Grand Cerf de Franz Bartelt

(Éditions du Seuil, 2017)

Une écriture si fine pour raconter une histoire en apparence loufoque mais qui suit une logique parfaite.

En parlant de l’inspecteur Vertigo Kulbertus : « La bizarrerie n’est pas incompatible avec la compétence. »

Fini le 22/07/2017

samedi 22 juillet 2017

Séquelles de Peter Temple

(traduit de l’anglais Australie par Mireille Vignol, Gallimard, 2008)

Le titre original, The broken shore, présente moins cette histoire de conséquences d’accident, de maltraitante, de meurtres dans ces villes et villages d’Australie.

Construction parfaite, les dialogues sont toujours aussi juteux et plein de cynisme.

Fini le 21/07/2017

Un été à Rochegonde de Sylvie Baron

(Calmann-Lévy, 2014)

Une mignonne histoire de meurtre pour l’argent dans une description idyllique du Cantal.

Fini le 19/07/2017

Le meilleur de nos fils de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2006)

Règlement de compte mortel quand des corrompus prennent peur.

Fini le 18/07/2017

mardi 18 juillet 2017

Le temps, le temps de Martin Suter

(traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, Christian Bourgois éditeur, 2013)

S’endormir après trois bières et une bouteille de vin… et se réveiller des années après…
L’art de monter une histoire loufoque et d’en rendre sa lecture crédible.

Fini le 18/07/2017

Le Mystère Clementina de Magdalen Nabb

(Série Maresciallo Guarnaccia, 1988, The Marshal and the Madwoman traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2003)

Carabinier à Florence, l’adjudant est lucide sur ses capacités : « Il s’en voulait de manquer d’intelligence et d’efficacité [mais] il menait son petit bonhomme de chemin, absorbé, opiniâtre, en suivant son instinct. » Et en prenant le temps de s’occuper des « petits problèmes » d’autrui.

Un personnage bien sympathique pour cette série de la collection “Grands détectives”.

Fini le 17/07/2017

Déjà lu & rendu :
Le Gentleman florentin, Mort d'un orfèvre, Mort d'une poupée japonaise

World Trade cimeterre de Lakhdar Belaïd

(le cherche midi, 2006)

Description de la naïveté complexe des mômes qui se font sauter et des religieux qui voudraient que cessent les tueries.

« On est dans la réalité. Pas dans un polar simpliste. […] Et la réalité, en général, ça pue… »

Fini le 16/07/2017

samedi 15 juillet 2017

Le mystère de Roccapendente de Marco Malvaldi

(traduit de l’italien par Lise Chapuis, Christian Bourgois éditeur, 2012)

Une réjouissante histoire de baron et de recettes de cuisine.

Fini le 15/07/2017

Le sourire d'ivoire de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1952, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Gallmeister, 2013)

Les écarts d’une jeune femme entre ses hommes relient bien des morts.

Fini le 14/07/2017

jeudi 13 juillet 2017

La Faute de Paula Daly

(traduit de l'anglais par Florianne Vidal, le Cherche Midi, 2014)

Le titre original, Just What Kind of Mother Are you ?, décrit mieux la façon dont est utilisée la culpabilisation de cette femme débordée par son travail et ses enfants.

Fini le 12/07/2017

Réponse bien de chez eux

Comprendre la réponse à la définition « Machine à soûl » nécessite des connaissances québécoises.

En effet, « Balloune » est le mot utilisé pour désigner l’éthylotest dans ce pays où on fait « souffler dans la balloune ».

Grille 7* finie le 12/07/2017

Doux comme la mort de Laurent Guillaume

(La Manufacture de livres, 2011)

Une construction millimétrée nous fait découvrir, après les premiers chapitres qui présentent chaque personnage à travers ses actions, ses motivations, les liens entre eux. Pas de “gentils” contre des “méchants”, pas de moralisme, tout le monde tue pour se protéger, se défendre ou par métier.

Trop d’erreurs d’édition par mots manquants gâchent la fluidité des phrases.

Fini le 10/07/2017

Déjà lu&rendu :
Mako, Le Roi des crânes

dimanche 9 juillet 2017

La Disparition d'April Latimer de Benjamin Black

(traduit de l'anglais Irlande par Michèle Albaret-Maatsch, NiL éditions, 2013)

Cette histoire de famille obsessionnelle est bien fade et les personnages manquent de consistance, mais le style est agréable et la traduction rend cocasse certaines descriptions.

« L’appartement de Quirke avait l’air penaud et rebuté d’une classe dissipée que le retour inopiné du professeur a brusquement réduite au silence. »

« Plusieurs véhicules rutilants et de taille modeste occupaient les lieux : bien que visiblement gênés d’être ainsi cantonnés à l’intérieur, ils avaient néanmoins l’œil vif et la mine impatiente de chiots dans une animalerie. »

Fini le 8/07/2017

Définition exemplaire

La définition « Glisser dans l’urne un bulletin pour le candidat qui était nul. » est un exemple pour la réponse recherchée : « janotisme ».

Grille 7* finie le 6/07/2017

Obia de Colin Niel

(Éditions du Rouergue, 2015)

Découverte de l’Amazonie française, la Guyanne, et ses sortilèges, sur fond de trafic de cocaïne et de guerre surinamienne.

Fini le 5/07/2017

Déjà lu & rendu :
Les Hamacs de carton, Ce qui reste en forêt

samedi 1 juillet 2017

Calibre 45 de MartÍn Malharro

(traduit de l'espagnol Argentine par Delphine Valentin, La dernière goutte, 2014)

La séduction de la complice de meurtres pour trafic de pièces antiques désole notre héros, mais lui donne la solution à l’énigme.

Fini le 30/06/2017

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Celeste Ng

(traduit de l'anglais États-Unis par Fabrice Pointeau, Sonatine éditions, 2016)

Une étude fine des engrenages qui poussent les membres d’une famille à s’abuser.

« Toute leur vie, Nath avait compris, mieux que personne, le lexique de leur famille, les choses qu’ils ne pouvaient jamais vraiment expliquer aux gens de l’extérieur : qu’un livre ou une robe n’étaient pas simplement quelque chose à lire ou à porter ; que l’attention était accompagnée d’attentes qui –comme la neige – s’abattaient et s’accumulaient et vous broyaient sous leur poids. »

Fini le 28/06/2017

De sang et d'ébène de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2008)

Dans les coulisses de l’exploitation du continent africain, l’impossibilité d’y trouver un coupable à condamner.

Fini le 30/06/2017

mardi 27 juin 2017

Le dompteur de lions de Camilla Läckberg

(traduit du suédois par Lena Grumbach, Actes Sud, 2016)

Une histoire de tueurs-nés assez chargée en silence pour « protéger son enfant ».

Cet auteur raconte la vie de ses personnages récurrents (policiers et leurs familles) pour tisser la trame de ses livres. Il vaut mieux commencer à les lire par le début de la série pour pouvoir suivre.

Fini le 26/06/2017

Déjà lu & rendu :
La Princesse des glaces, Le Prédicateur, Le Tailleur de pierre, L’Oiseau de mauvaise augure, L’Enfant allemand, La Sirène, Le Gardien de phare, La Faiseuse d'anges

Chasse de tête de Marie La Fragette

(Les Nouveaux Auteurs, 2010)

Ceci n’est pas un roman, c’est un sketch humoristique. Les répliques des personnages, notamment des candidats, sont parfaitement parodiées, dans un jargon jubilatoire.

Fini le 25/06/2017

L'Etrange destin de Katherine Carr de Thomas H. Cook

(2009, traduit de l'anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Seuil, 2013)

Une mystique histoire sur le « mal à l’état pur » et sa détection très emberlificotée de sous-entendus, difficile à suivre.

Fini le 24/06/2017

Rendez-vous au 10 avril de Benoît Séverac

(Éditions TME, 2009)

Un rescapé de la Grande Guerre finalement victime d’un remède de cheval.

Fini le 22/06/2017

jeudi 22 juin 2017

La face cachée de la lune de Martin Suter

(traduit de l’allemand Suisse par Olivier Mannoni, Christian Bourgois éditeur, 2002)

Un avocat d’affaires s’égare parmi les champignons. Une histoire très bien menée qui retient l’attention jusqu’au bout.

Fini le 20/06/2017

Rosa mortalis de Élisa Vix

(Éditions du Rouergue, 2013)

Personnages machistes sans subtilité pour cette histoire de jumelles inversées, mais livre agréable à lire nonobstant quelques erreurs d’édition.

De bonnes phrases bien léchées :

« Partout dans le monde, les ouvriers des mots tombaient. Un tyran sanguinaire qu’on contrariait, des extrémistes religieux qu’on critiquait, une entreprise malhonnête qu’on dénonçait. Les mots tuaient en se trompant de cible. »

Fini le 17/06/2017

Faites vos jeux de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2005, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2015)

Beaucoup moins de Duvel, un peu de musculation pour une histoire toujours aussi bien montée de jeux de meurtres.

Fini le 16/06/2017

Portrait de groupe avec parapluie de Violette Cabesos

(Albin Michel, 2016)

Tableau illustrant les délires d’un tueur. Ce livre nous raconte des scènes de la vie de peintres du début 20e entrelacées de personnages de fiction bien campés.

Des dialogues avec du vrai argot dedans !

« Arrêtez de turbiner de la couronne et de vous cailler le raisin […] à votre place, je tâcherais de me rencarder sur comment le braconnier déniche ses biches dans la forêt de Paname. »

Fini le 15/06/2017

mercredi 14 juin 2017

Les feuilles mortes de Thomas H. Cook

(traduit de l’anglais États-Unis par L., Gallimard, 2008)

Deux histoires de famille qui se télescopent dans la mort.

Cet auteur a l’art de raconter simplement les choses de la vie.

Fini le 13/06/2017

Un fils de pub aux abois de Natalia Moret

(traduit de l’espagnol Argentine par Marianne Millon, La dernière goutte, 2014)

Je n’accroche pas du tout à cette histoire de personnage caricatural d’un publiciste cocaïnomane, n’affichant que des poncifs sur le fric à ramasser-amasser, passant ses nuits à s’humilier par l’alcool, la drogue, la baise…

Je capitule à la page 80 le 13/06/2017

Gymnopédie pour une disparue de Ahmed Tiab

(Éditions de l'Aube, 2017)

Quel plaisir de lire du bon français contemporain !

« Disons que je suis au minimum syndical religieux, si tu veux : ramadan toujours, parfois la prière du vendredi dans la salle avec les autres… voilà. »

Deux histoires qui se rejoignent de Paris à Oran sans rien laisser de côté.

Fini le 12/06/2017

Déjà lu & rendu :
Le Français de Roseville

Requiem pour une cité de verre de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2009)

La pollution des entreprises artistiques de Murano prétexte à coup bas politique.

Fini le 12/06/2017

Les défroques du cœur de Michael Nava

(2001, traduit de l’anglais États-Unis par Maryvonne Ssossé, Éditions du Masque, 2008)

Bien défendre la famille même quand il y a divergence de personnalité.

« Après tout, je commençais peut-être à dominer le paradoxe de la famille — aimer sans apprécier. »

Fini le 10/06/2017

samedi 10 juin 2017

Embrouille en Provence de Peter Mayle

(traduit de l’anglais par Jean Rosenthal, NiL éditions, 2013)

La description des plats et des vins fait saliver, pour corser un peu cette bien gentille histoire de magouille immobilière marseillaise.

Fini le 9/06/2017

>>> Auteur sympathique mais sans grand intérêt pour moi

Une terre si froide de Adrian McKinty

(traduit de l'anglais Irlande par Florence Vuarnesson, Stock, 2013)

Dans l’Ulster sur fond de grèves de la faim, coulent des flots de sang pour une classique histoire d’agent double.

Fini le 8/06/2017

lundi 5 juin 2017

Définition cynique

« Quelques vers sur beaucoup d’autres » pour « épitaphe ».

Grille muette 7* finie le 5/06/2017

A quand les bonnes nouvelles ? de Kate Atkinson

(traduit de l'anglais par Isabelle Caron, Éditions de Fallois, 2008)

Un empilement de meurtres raconté avec l’humour habituel de cet auteur. Réjouissant !

La traduction rend bien les différences de style selon le personnage (construction des phrases, vocabulaire…).

Fini le 4/06/2017

Adieu aux amis chers de Michael Nava

(1996, traduit de l’anglais États-Unis par Pascal Loubet, Éditions du Masque, 2005)

L’histoire est simple « Ces dernières quatorze heures, j’avais survécu à un séisme, appris de la bouche de son petit copain secret que l’un de mes plus anciens amis avait été assassiné, et aidé à disperser les cendres de l’homme pour lequel mon amant m’avait quitté. »

Le démontage de la machinerie judiciaire est bien mené et intéressant. Dommage que la traduction semble bancale, certaines tournures de phrase assez incertaines (négation, affirmation).

Fini le 30/05/2017

Déjà lu & rendu :
Mort à Frisco

dimanche 28 mai 2017

Trop de morts au pays des merveilles de Morgan Audic

(Éditions du Rouergue, 2016)

Une histoire qui répand des cadavres et va crescendo dans la violence, sur la piste d’un coupable que le lecteur sait fausse, mais bien maitrisée jusqu’aux explications finales.

Fini le 28/05/2017

jeudi 25 mai 2017

Sens interdit(s) de Jacques Saussey

(L’Atelier Mosésu, 2014)

L’auteur peint un personnage d’Embaumeur haut en couleurs et en histoires salaces, mais semble un peu à l’étroit dans le cadre de cette série.

Fini le 25/05/2017

Le fils de la mort de Adrian McKinty

(traduit de l'anglais États-Unis par Patrice Carrer, Gallimard, 2008)

Beaucoup de violences et d’hémoglobine encore pour ce personnage d’Irlandais émigré aux États-Unis. Cette traduction est moins agréable à lire que celle du livre précédent.

Fini le 23/05/2017

Quarante mots pour la neige de Giles Blunt

(traduit de l'anglais Canada par Philippe Rouard, Éditions du Masque, 2003)

Qu’est-ce qui fait qu’un style est aussi plat – l’écriture de l’auteur ? le choix des mots et de la tournure des phrases par le traducteur ? – mais rien dans ce livre ne retient l’attention, même les actions et réactions des personnages manquent de relief. Pour un thriller, c’est lassant, l’histoire de ce homme et cette femme qui « s’épanouissent » dans le meurtre méritait mieux.

Fini le 20/05/2017

>>> Je vais lire les autres livres de cet auteur traduits par d’autres contributeurs

vendredi 19 mai 2017

Les oiseaux de malheur de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1958, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Gallmeister, 2015)

Le titre original The Doomsters (Les Pessimistes) rend mieux l’atmosphère pesante de l’histoire de ces personnages pétris de culpabilité et de sombres pensées sur le Bien et le Mal. 

La traduction des descriptions est toujours un délice.

Le shérif : « Sous son chapeau blanc à large rebord, son visage était pourpre. Les veines grouillaient sous la peau de son nez comme des petits asticots violets. Ses yeux arboraient le néant sûr de lui que l’on tire de l’exercice d’un pouvoir subalterne. »

Une femme : « Jolie machine, […] faussement hollywoodienne, probablement creuse, certainement hors de prix, et pas neuve, mais jolie machine tout de même. »

Un salon : « Un mobilier flambant neuf occupait géométriquement l’espace de ses cubes, ses arcs et ses ellipses en un contraste étrange avec le plancher de chêne sombre et les grosses poutres apparentes du plafond. […] C’était une pièce dans laquelle un présent incertain se débattait pour l’emporter sur le passé opiniâtre. »

Fini le 18/05/2017

mercredi 17 mai 2017

Thèse sur un homicide de Diego Paszkowski

(1999, traduit de l’espagnol Argentine par Delphine Valentin, La dernière goutte, 2013)

Style d’écriture saisissant ! Un chapitre d’une seule phrase, avec des virgules mais sans point, quinze pages qui nous plongent dans la succession désordonnée des pensées du personnage, un personnage rappelant le Patrick Bateman d’American Psycho.

Fini le 17/05/2017

>>> Cet éditeur fait le choix d’écrivains rares en français, je vais essayer de lire le maximum de ses publications

Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux de Kate Atkinson

(traduit de l’anglais par Isabelle Caron, Librairie générale française, 2007)

On retrouve des personnages du livre La souris bleue avec plaisir. Le style de cet auteur, bien soutenu par la traductrice, est à exploser de rire tout seul dans son fauteuil et rend intéressante cette histoire de “coïncidences”. « Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure. »

Réflexion de Jackson Brodie sur l’activité de son cerveau : « Ces deux parties à demi conscientes finirent par communiquer. Le processus était plus lent qu’avant – ça ressemblait plus à du sémaphore qu’à du haut débit. »

Description d’un policier : « Il lui faisait penser à un biscuit, un sablé ou à une galette […] C’était un gars on ne peut plus conventionnel, marié, deux enfants, chien docile, abonnement à Hearts, barbecues avec la belle famille le week-end. »

Fini le 16/05/2017

Cantique de l’assassin de Guillaume Prévost

(Série François-Claudius Simon, NiL éditions, 2016)

L’art de faire vivre l’Histoire avec une belle imagination, en soutenant l’attention par un enchainement d’actions bien mouvementé.

Fini le 13/05/2017

Tant de secrets enfouis de Mark Billingham

(2006, traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc, Éditions du Masque, 2010)

Cette façon elliptique d’interrompre les dialogues, de passer des actes d’un personnage à l’autre soutient fermement l’attention et le suspense.

« Il avait l’air aussi minable que le plus véniel des péchés. »

Fini le 11/05/2017

mercredi 10 mai 2017

Les âmes rivales de René Manzor

(Éditions Kero, 2012)

L’auteur cite une phrase d’un ouvrage sur l’occultisme qui se voudrait le fond de son histoire.
« Certains esprits témoignent d’un lien obsessionnel à des personnes ou à des endroits. D’autres restent pour assouvir une vengeance. »

Son style d’écriture est agréable, mais l’histoire trop pesante. Les évènements s’enchainent sans surprise, les actions sont tellement prévisibles que la lecture en est lassante.

Fini le 10/05/2017

A l'automne, je serai peut-être mort de Adrian McKinty

(traduit de l'anglais États-Unis par Isabelle Arteaga, Gallimard Folio policier, 2007)

L’épopée d’un “mauvais garçon” racontée comme une bonne blague. La traduction est à la hauteur du style cynique de l’auteur.

« […] il avait un bagout à faire taire un régiment de perruches. »

« Je n’avais jamais réussi à prendre la position du lotus autrefois, mais elle devient plus facile quand on peut ôter un de ses pieds. »

Fini le 9/05/2017

>>> Je vais poursuivre les autres titres de cet auteur

Le collier de la colombe de Raja Alem

(traduit de l’arabe Arabie Saoudite par Khaled Osman, Stock, 2012)

Je ne suis pas le bon lecteur pour ce genre de livre à histoire filandreuse ; j’ai erré parmi les pages sans rien trouver pour me retenir.

Fini le 8/05/2017

dimanche 7 mai 2017

La berceuse de Staline de Guillaume Prévost

(Série François-Claudius Simon, NiL éditions, 2014)

Avec plus d’anachronismes, mais une belle imagination pour rendre le parler français d'un russe « Ils vont faire dans le mieux. » et ouvrir une suite dans la conclusion « Laissons faire l’histoire. ».

Fini le 5/05/2017

Bonne nuit, mon amour de Inger Frimansson

(1998, traduit du suédois par Carine Bruy, Librairie générale française, 2010)

Un roman de femme, une histoire de femmes, l’une d’elles rend les violences qu’elle a subies.

Fini le 2/05/2017

Les joyaux du paradis de Donna Leon

(traduit de l’anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2012)

Où les turpitudes du 21e siècle sont mises en échec par l’esprit d’un musicien du 18e.

Fini le 30/04/2017

La femme tatouée de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2004, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2014)

Où l’on découvre que l’entrainement aux Duvel permet de sentir une piste de néonazis. Toujours aussi bon !

Fini le 27/04/2017

mercredi 26 avril 2017

Viande sèche de MartÍn Malharro

(traduit de l’espagnol Argentine par Delphine Valentin, La dernière goutte, 2016)

Phrases courtes, sèches, style épuré pour cette histoire de traque.
« Toute justice est une forme de vengeance, et la vengeance fait partie de notre destin. »

Fini le 26/04/2017

Le grand sommeil de Raymond Chandler

(traduit de l'anglais par Boris Vian, 1948, Gallimard, 2008)

L’écriture et le style de ce livre ont mal vieilli, les polars étasuniens de cette époque devraient être revigorés par une nouvelle traduction, comme ce qui est fait pour Ross Macdonald.

La lecture de ce livre incite à plonger dans un grand sommeil…

Fini le 23/04/2017

La souris bleue de Kate Atkinson

(traduit de l'anglais par Isabelle Caron, Éditions de Fallois, 2004)

Hilarant ! Des histoires de disparitions, ce qu’indique le titre original Case histories, racontées avec humanité et humour.

Fini le 21/04/2017

mardi 18 avril 2017

Hortense de Jacques Expert

(Sonatine éditions, 2016)

Les fissures dans l’histoire du personnage apparaissent par petites touches dans sa narration, dévoilant peu à peu son illusion mensongère.

Fini le 17/04/2017

Le dernier message de Sandrine Madison de Thomas H. Cook

(traduit de l'anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Seuil, 2014)

Un procès pour suicide qui fait monter la tension et génère des réflexions pour une re-découverte de l’être.

Fini le 15/04/2017

vendredi 14 avril 2017

Le quadrille des maudits de Guillaume Prévost

(Série François-Claudius Simon, NiL éditions, 2012)

Et le cinéma devint parlant ! L’écriture aux tournures d’époque et le style de l’histoire nous replacent vraiment au début du siècle précédent. On croirait lire un feuilleton à la Eugène Sue.

Fini le 13/04/2017

lundi 10 avril 2017

Le loup peint de Jacques Saussey

(Éditions du Toucan, 2016)

Beaucoup d’hémoglobine et de scènes hard pour cette histoire parfaitement construite.

Et dans un français qu’on ne rencontre plus que rarement.
« […] histoire de laisser la phrase de Martin descendre le long de son conduit auditif hérissé par l’hérésie grammaticale. »

Fini le 9/04/2017

Déjà lu & rendu :
De sinistre mémoire, Quatre racines blanches, Colère noire, Principes mortels, L’enfant aux yeux d’émeraude, La pieuvre

Définition exacte

« Passé à l’inaction intrinsèque », c’est « dormi ».

Grille 6* finie le 7/04/2017

samedi 8 avril 2017

Les fugueurs de Glasgow de Peter May

(traduit de l'anglais par Jean-René Dastugue, Éditions du Rouergue, 2015)

Le « happy end » est la conclusion logiquement décevante du ramassis de poncifs qu’est ce livre. Un catalogue de moralité bien-pensante sans imagination comme cette assertion « […] de regarder en arrière au bout de cinquante ans et de te dire que tu aurais dû prendre une autre direction. »

C’est lassant.

Fini le 8/04/2017

>>> Après cette troisième déception, je note d’éviter dorénavant cet auteur.

La femme au masque de chair de Donna Leon

(2009, traduit de l’anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Éditions Points, 2013)

Destruction et survivance de la beauté par sens de l’honneur d’un mari.

Fini le 6/04/2017

mercredi 5 avril 2017

Dernier tango à Bruges de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2004, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2014)

Beaucoup moins de Duvel et plus de suspense quand la vie d’enfants est en jeu.

Fini le 4/04/2017

Le gardien invisible de Dolores Redondo

(La trilogie du Baztán 1, traduit de l’espagnol par Marianne Millon, Stock, 2013)

Une intéressante histoire de famille et de légendes basques, mais trop d’erreurs d’édition gênent la lecture.

Fini le 3/04/2017

>>> Je vais suivre les autres titres de cet auteur qui sont traduits et édités par d’autres contributeurs.

samedi 1 avril 2017

Le bal de l'équarrisseur de Guillaume Prévost

(Série François-Claudius Simon, NiL éditions, 2011)

Une histoire aussi invraisemblable qu’un feuilleton du siècle dernier. Ça tombe bien l’action est située en 1919. Un héritier de Gaston Leroux !

Fini le 31/03/2017

L'oeil d'Ève de Karin Fossum

(traduit du norvégien par Gro Tang, Seuil, 2001)

Lecture poussive, construction sans surprise, personnages stylisés… tout est dans l’entrebâillement.

Fini le 28/03/2017

dimanche 26 mars 2017

Définition bien imagée

« Salive de confrère », c’est évidemment « bave ».

Grille muette 6* finie le 26/03/2017

13 de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2003, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2013)

On avale ce livre aussi vite que le commissaire avale ses Duvel et que la juge se met en colère.

Fini le 26/03/2017

À chacun sa mort de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1951, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Gallmeister, 2013)

« Je ne suis qu’un point d’interrogation lancé à la dérive qui attend qu’une réponse veuille bien mordre. »

Fini le 25/03/2017

Brunetti et le mauvais augure de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2013)

Toute l’histoire est dans le titre, mais il ne dit rien de ce policier toujours si touché par l’humanité.

Fini le 24/03/2017

vendredi 24 mars 2017

Vérité de Peter Temple

(traduit de l’anglais Australie par Simon Baril, Rivages, 2012)

Histoire bien alambiquée, avec des dialogues plein de sous-entendus, des personnages caméléonesques, difficile à suivre, mais l’écriture limpide (et sa traduction) laisse agréablement glisser la lecture.

Fini le 21/3/2017

La valse des gueules cassées de Guillaume Prévost

(Série François-Claudius Simon, NiL éditions, 2010)

Livre facile à lire où l’on apprend que l’identité judiciaire existait en 1919.

Fini le 18/03/2017

Au lieu-dit Noir-Etang… de Thomas H. Cook

(1996, traduit de l’anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Seuil, 2012)

La vision trop romantique d’un adultère dans les années 1920 a des conséquences meurtrières. Même sans suspense, la construction de cette histoire rend bien l’atmosphère pesante de cette relation.

Fini le 16/03/2017

mardi 14 mars 2017

La rose de fer de Peter Temple

(1998, traduit de l'anglais Australie par Pierre Bondil, Rivages, 2016)

Ecriture épurée, phrases brèves donnent de l’action à cette histoire assez classique de trahison.
La traduction est à la hauteur.

« […] les flaques étaient envahies par le ciel. »

« […] à propos des fragments d’information que l’on réunit sur les gens, comment ils acquièrent du sens, la façon dont on connaît les gens […] »

Fini le 14/03/2017

samedi 11 mars 2017

Traquées de Michael Robotham

(traduit de l’anglais par Sabine Boulongne, JCLattès, 2009)

La construction est lassante, on peut prévoir les actions trop facilement, mais le suspense est quand même là en suivant le comportement bien pensé des personnages, notamment les réactions des adolescentes ne sont pas trop caricaturales.

Fini le 10/03/2017

jeudi 9 mars 2017

La légende du 9-3 de Rachid Santaki, Nasser Sahki

(Ombres noires, 2016)

L’écriture en argot du vingt-et-unième siècle réinvente le roman noir du siècle dernier.

C’est déroutant à lire, un glossaire aurait été le bienvenu. Ainsi, j’ai dû rechercher après nos copains wikipédiens, la signification exacte du mot « seum » qui revient régulièrement pour qualifier le ressenti d’un personnage, même si le contexte suffit à comprendre sa rancœur, son dégoût.

Ce serait un bel exercice de style, mais les nombreuses erreurs d’édition (fautes d’orthographe, mots manquants) et l’illogisme de certaine scène rendent la lecture pénible.
Exemple de construction bizarre :
« Je le saisis, l’emmène vers ma bagnole et démarre.
— Qu’est-ce que tu fais ?
Je le jette au sol.
Romain tente de se barrer […] je le saisis par le cou et le traîne vers ma caisse. »
Dans ces quatre lignes, le héros effectue trois actions sans lien : « vers ma bagnole » première fois, « jette au sol » alors qu’il a « démarré », « traine vers ma caisse » seconde fois, etc. Le reste du livre est à l’avenant.

Dommage, c’était une bonne idée pour enfin immortaliser le séquanodionysien, cette langue quotidienne pour beaucoup, et, en en adoptant le rythme, confirmer sa noblesse au rap.

Fini le 8/03/2017

Famille parfaite de Lisa Gardner

(traduit de l'anglais États-Unis par Cécile Deniard, Albin Michel, 2015)

Même si le coupable est évident depuis le début, la construction de l’histoire avec des personnages intéressants retient l’attention jusqu’au bout. Très bon !

Fini le 6/03/2017

Déjà lu & rendu :
Les Morsures du passé, Preuves d’amour, Arrêtez-moi, La Fille cachée

Le diable d'abord de Franck Hériot

(le Cherche Midi, 2013)

Le FSB remplace le KGB, mais c’est toujours des histoires « d’espions » sans grand intérêt pour moi.

Je capitule devant la page 105 le 4/03/2017.

samedi 4 mars 2017

Synonyme francophone

La réponse à la définition « Bricoleur de Robert » demande effectivement une vérification dans le dictionnaire : « Djobeur » est le nom donné à un bricoleur aux Antilles.

Grille 7* finie le 3/03/2017

Ce monde cruel de Richard Lange

(traduit de l’anglais États-Unis par Cécile Deniard, Albin Michel, 2011)

« Les imbéciles ne se contentent jamais de ce qu’ils ont (…). Ils se plantent toujours à force d’en vouloir plus. »

Personnages intéressants, mais histoire éculée sans intérêt, beaucoup de fautes d’édition (mots manquants) et intrigue trop prévisible rendent la lecture de ce livre interminable.

Fini le 2/03/2017



La théorie du 1% de Frédéric H. Fajardie

(1981, Table ronde, 1995)

Une écriture à l’ancienne qu’il est bon de retrouver et personnages hauts en « couleurs ».

Fini le 1/03/2017

Le crime était signé de Lionel Olivier

(Fayard, 2015)

Une histoire à la gloire du « 36 ». Sympathique !

Fini le 25/02/2017

mercredi 1 mars 2017

Définition à lire attentivement

Bien lire « Spécialiste des mois croisés » et non pas, selon le premier coup d’œil, « Spécialiste des mots croisés » et trouver alors la bonne réponse « Généalogiste ».

Grille 7* finie le 28/02/2017

samedi 25 février 2017

Un été avec Kim Novak de Håkan Nesser

(1998, traduit du suédois par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy, Éditions du Seuil, 2014)

Une jeunesse dans les années 196… qui se termine par un été meurtrier.

Fini le 25/02/2017

La côte barbare de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1956, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Éditions Gallmeister, 2014)

Une classique histoire de truands californiens, mais l’écriture — et cette traduction — est si belle que c’est un plaisir à lire.

Fini le 23/02/2017

Le crime de Julian Wells de Thomas H. Cook

(traduit de l'anglais États-Unis par Philippe Loubat-Delranc, Seuil, 2015)

« Ce sentier littéraire vers de sombres découvertes… »

Fini le 21/02/2017

lundi 20 février 2017

Tu me plais de Jacques Expert

(Le Livre de poche, 2015)

C’est bref (180 pp) mais très bon.
Un bel exemple de construction d’un suspense, Jacques est expert, qui se finit en QR Code.

Fini le 19/02/2017

Déjà lu & rendu :
La Femme du monstre, La Théorie des six, Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils, Adieu, Qui ?, Deux gouttes d'eau

Brunetti en trois actes de Donna Leon

(traduit de l'anglais par Gabrielle Zimmermann, Calmann-Lévy, 2016)

Trois actes dans les coulisses de l’opéra pour comprendre une harceleuse et en sauver une diva. Toujours aussi bien.

Fini le 17/02/2017

samedi 18 février 2017

Un monde sous surveillance de Peter Temple

(2002, traduit de l’anglais Australie par Simon Baril, Éditions Payot et Rivages, 2010)

La traduction rend bien les différents rythmes des divers lieux de l’histoire. Comme un jongleur, l’auteur finit par ramasser toutes les balles qu’il a lancées à Johannesburg, Hambourg, Londres…

Fini le 18/02/2017

mardi 14 février 2017

L'affaire du tarot de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2003, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2013)

Toujours aussi loufoque, mais cette fois dans une histoire digne d’un thriller avec les meurtres d’un curé, un colonel, un échevin… et un psychopathe.

Fini le 13/02/2017

Trouver une victime de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1954, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Éditions Gallmeister, 2014)

Plus pour le plaisir de déguster la traduction française que pour la banale histoire de qui a tué. Le titre (le même que l’original « Find a victim ») fait peut-être référence à la présentation du coupable révélé comme une victime.

Fini le 11/02/2017

mardi 7 février 2017

Auteurs lus & rendus avant

Franck Bouysse
 Grossir le ciel 
Michel Bussi
 Mourir sur Seine, Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Ne lâche pas ma main, N'oublier jamais, Gravé dans le sable, Maman a tort, Le temps est assassin 

Jo Nesbø
 L'homme chauve-souris une enquête de l'inspecteur Harry Hole, Chasseurs de têtes 


Bernard Minier, … …

Le contrat Salinger de Adam Langer

(traduit de l’anglais États-Unis par Emilie Didier, Super 8 éditions, 2015)

Un style ou une écriture un peu plus alerte aurait pu rendre cette histoire d’écrivains plus intéressante.

Fini le 5/02/2017

mercredi 1 février 2017

Le mur du silence de Håkan Nesser

(1997, traduit du suédois par Agneta Segol et Marianne Samoy, Éditions du Seuil, 2007)

L’écriture et la construction lente donnent à cette histoire d’enfants tués l’image lisse des lacs de la région où elle se déroule.

Fini le 1/02/2017

Le message du pendu de Pieter Aspe

(Une enquête du commissaire Van In, 2002, traduit du néerlandais Belgique par Emmanuèle Sandron, Albin Michel, 2012)

Comme d’habitude, l’histoire n’a aucune importance, c’est juste une bonne occasion de laisser les personnages faire du grand n’importe quoi entre les Duvel.

Fini le 28/01/2017

Parti tôt, pris mon chien de Kate Atkinson

(traduit de l'anglais par Isabelle Caron, Éditions de Fallois, 2010)

Un délice ! Pour tout, l’histoire (personnages non conventionnels bien campés, même le chien et la fillette), la construction (suspense alternant passé et présent), la traduction (même dans les citations émaillant le récit).

>>> Je vais chercher d’autres titres de cet auteur.

Fini le 27/01/2017

mardi 24 janvier 2017

De force de Karine Giebel

(Belfond, 2016)

Quel plaisir de retrouver cette belle écriture « le ciel est si bas que les cheminées s’y oublient ». Un livre de Karine Giebel se déguste. Le style simple, les phrases courtes rendent intéressante cette histoire assez banale de vengeances.

Fini le 23/01/2017

samedi 21 janvier 2017

Comme des chiens de Mark Billingham

(traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc, Éditions du Masque, 2009)

Une histoire de soldats anglais mal remis des dégâts causés par la guerre… devenus SDF.

Le personnage principal, un policier « hargneux », n’est pas très intéressant, mais ce livre reste agréable à lire, même si le suspense est vraiment trop artificiellement construit.

Fini le 20/01/2017

Les liens du sang de Thomas H. Cook

(traduit de l'anglais États-Unis par Clément Baude, Gallimard, 2009)

Une construction rigoureuse, alternant entretiens dans lesquels le personnage se parle à la deuxième personne et sa narration des faits, retient l’attention sur cette histoire somme toute banale de sœur incomprise.

Fini le 18/01/2017

lundi 16 janvier 2017

Je l'ai appelée chien de Marli Roode

(traduit de l'anglais Afrique du Sud par Fabienne Duvigneau, Rivages, 2016)

Une longue traque d’un personnage féminin trop stéréotypé pour être crédible. Une histoire qui montre certains côtés moins connus de l’Afrique du Sud actuelle. Mais une fin décevante qui ne nous apprend rien de plus qu’au début du livre.

Ce roman n’est ni un polar, ni un thriller, ni… c’est juste les ratiocinations d’une femme de retour dans son pays natal. Je n’ai rien trouvé dans l’histoire justifiant le titre « Call it dog », cela aurait dû être « Ah, les pères ! ».

Fini le 15/01/2017

samedi 14 janvier 2017

Plaintes de Ian Rankin

(2009, traduit de l'anglais par Philippe Loubat-Delranc, Éditions du Masque, 2012)

Une histoire de flics vs ripoux embrouillée par trop de sous-entendus (par exemple, des conversations décrites mais dont le contenu n’est pas rapporté).

Fini le 11/01/2017

vendredi 6 janvier 2017

Deux veuves pour un testament de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 2014)

Le titre original « Drawing Conclusions » décrit mieux la démarche profondément humaine des personnages de cette histoire, même si il y a effectivement un testament et une veuve.

Fini le 6/01/2017

Les voleurs de sexe de Janis Otsiemi

(Jigal, 2015)

Du "noir" à la mode gabonaise, ripoux vs voleurs !

Fini le 5/01/2017

L’aube noire de Mario Falcone

(traduit de l'italien par Carole Cavallera, La Table ronde, 2013)

Histoire agréable à lire, construite comme un scénario de série télé, avec légèreté, bien loin d’un "thriller". 
Jusqu’au dernier chapitre qui justifie le titre.

Fini le 30/12/2016