lundi 31 décembre 2018

BD 2018

L'immeuble d'en face / Vanyda / vol. 1 et 2 fini le 21/12/2018 (fade, insipide, ces banalités auraient demandé le soutien d’un dessin plus original)

Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 1 fini le 23/11/2018
Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 2 fini le 25/11/2018
Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 3 fini le 3/12/2018
Le mari de mon frère / Gengoroh Tagame / 4 fini le 8/12/2018

La vie secrète des jeunes / Riad Sattouf / 3 fini le 17/11/2018

dimanche 30 décembre 2018

Mort à Florence de Marco Vichi

(2009, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, éditions Philippe Rey, 2017)[{

« [La victime] méritait un procès public en bonne et due forme, il méritait que les noms de ses bourreaux figurent dans les journaux, il méritait la justice… pas trois coups de pistolet anonymes. »

Le commissaire choisit de partir “élever des poulets” pour ne pas faillir, mais le coupable recevra son “coup de pistolet”.

L’auteur s’étale beaucoup sur les états amoureux du commissaire, ses souvenirs de guerre et du fascisme et lui fait faire une longue visite de Florence inondée. L’attention peine à se soutenir.

Fini le 29/12/2018

Un homme seul de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2015, traduit de l’italien par Samuel Sfez, Denoël, 2018)

Ce livre est une suite du précédent. Le sous-préfet continue l’enquête sur le meurtre de la femme de son ami et les raisons de l’enlèvement de la fille du constructeur. Finalement, le juge se félicite de mettre du “beau monde” en prison et le sous-préfet trouve le commanditaire de l’assassinat du prisonnier.

« Les hommes respiraient la morgue par tous les pores de leur peau. Les femmes, le botox. Toutes semblaient avoir le même visage. Celui créé dans les blocs opératoires. Une homologation démocratique des traits somatiques qui effaçait les races et les signalements en rendant tous ces visages lisses, luisants, inexpressifs. Une maison pleine de reptiles. »

« Si vous étiez resté tranquillement à vivre votre vie au lieu de faire le justicier de mes couilles, aujourd’hui aurait été une journée magnifique. La [société] aurait remporté l’appel d’offres, tout serait rentré dans l’ordre. » Mais il y avait une escort bien appétissante.

L’auteur organise pour le sous-préfet un séjour en prison dont il nous décrit la vie, qui révèle l’intérêt des images de vidéo-surveillance, que ce soit leur absence ou leur arrêt sur un trousseau de clé.

Fini le 27/12/2018

Le dragon du Trocadéro de Claude Izner

(10-18, 2012)

Visite d’un plumassier, d’une fabrique de pavés en bois, des premières stations du métropolitain, de l’Exposition universelle de 1900 notamment du “Vieux Paris” présenté sans ordre chronologique.

Tous ces morts pour retrouver un colis bien léger destiné à un trafic d’ornement à chapeaux.
« Pas facile de soupçonner qu’un modeste serveur puisse être un assassin plein de ressources. »

Fini le 26/12/2018

Promenons-nous dans ce bois de Nele Neuhaus

(2016, traduit de l’allemand par Elisabeth Landes, Calmann-Lévy, 2018)

« Les criminels les plus malins commettaient tous une erreur à un moment ou à un autre. »
Et l’enquêtrice a trouvé que le bac à linge sale était accessible au seul suspect fonctionnaire à l’hôtel de ville qui est donc l’assassin d’autrefois et d’aujourd’hui.

Une histoire touffue, dense, mais l’auteur réussit à mettre en scène les relations compliquées entre tous les personnages du village : notamment « votre frère Jakob est le père de votre ex-femme ». Et crée un ex-pas-suicidé, que tout le monde considère comme « débile », parfaitement sain d’esprit, assez riche pour finalement acheté la maison du commissaire.

Fini le 24/12/2018

samedi 22 décembre 2018

D comme dérapage de Sue Grafton

(1987, traduit de l’anglais États-Unis par Julien Deleuze, Pocket, 1993)

Contre l’avis de la police, notre détective pense que la mort du meurtrier est un assassinat.

« S’il croyait à ce que [il] lui avait raconté, il a dû se dire qu’il était foutu de toute façon. Il pensait peut-être devoir à Tony ce sacrifice ultime. […] Certaines dettes sont si énormes que seule la mort peut les effacer. »

Fini le 21/12/2018

Une ville en mai de Patrick Raynal

(L’Archipel, 2016)

Mai 1968, « le gaullisme ne se doutait pas qu’il était en train de battre de l’aile et le Général, assis sur la France, croyait encore qu’il avait le cul assez large pour planquer les chiottes du système. »
« Bien plus qu’amer ou furieux, ils étaient sonnés par la brutalité avec laquelle on les avait mis en face des limites de leur limite. »

Tout cela est bien caricatural, père baroudeur revenu d’Afrique, vieux milicien devenu “maquereau”, maire et ses affidés corrompus, policiers désabusés, on dirait une parodie de polar.

Fini le 21/12/2018

La forme de l'eau de Andrea Camilleri

(1994, traduit de l’italien par Serge Quadruppani et Maruzza Loria, Pocket, 1998)

Le commissaire cache son débroussaillage de la mort de l’ingénieur et de la vengeance exercé contre l’avocat.

« […] une enquête éventuelle sur la personne avec qui était l’ingénieur présenterait beaucoup de difficultés […]. »
« Depuis la mort de papa, [il] vivait pratiquement dans un état confusionnel, trop de tranquillisants, trop de sédatifs. »

« Maintenant, je me mets à rousiner, pensa-t-il dès qu’il fut chez lui. Rousiner, c’était un verbe qui lui plaisait, il signifiait se mettre à virer et tourner d’une pièce à l’autre sans but précis, tout en s’occupant de choses futiles. »
D’après le Wiktionnaire, “Rousiner” signifie en français de Bretagne : “S’activer sans grand résultat”.

La traduction veut sans doute rendre le parler local mais se laisse entrainer à utiliser trop d’expressions françaises incorrectes (par exemple, “au jour d’aujourd’hui”, pléonasme particulièrement pénible).

Fini le 20/12/2018

Hiver arctique de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2005, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2009)

Il y a plusieurs histoires : celle de la troisième épouse disparue finalement suicidée, celle du vieux soulard qui fuit son beau-père dont on ne saura rien et celle du petit garçon tué d’un coup de couteau de menuisier qui fait l’objet de l’enquête.

« Dopés par le vol qu’ils venaient de commettre. D’une certaine manière, ils se sentaient invincibles. »
« — Ben quoi ? — Il était là. — Est-ce la seule raison ? — Et on n’avait rien à faire. »

Fini le 19/12/2018

Définition équivoque

Avec des mots à double sens « A laissé les bijoux pour garder des perles. » pour faire deviner la réponse « Eunuque ».

Grille 7* finie le 19/12/2018

mardi 18 décembre 2018

La faille en toute chose de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2013, How the Light Gets In traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2018)

Dans ce livre, l’auteur présente deux histoires : celle de quintuplées, finalement pourvues d’un frère, et celle de la corruption des directeurs de la Sûreté.

Le titre vient d’un texte d’une chanson : « Il y a une faille en toute chose, C’est ainsi qu’entre la lumière. »

« […] sa famille la [trouvait] simplement bizarre, une source d’embarras. Elle comprenait cependant les ordinateurs, et ils la comprenait. Avec eux, la vie était simple. Il n’y avait pas de discussions, pas de disputes. Ils l’écoutaient et lui obéissaient. »
Et elle permet la connexion pour fouiller dans les fichiers…

« Après des années et des années à travailler sur des dossiers de réfection, elle savait la différence entre du travail bien fait ou mal fait. Ou pas fait du tout. »
Et elle est partie pour en parler à un responsable…

« Une personne un peu immorale était un problème. Deux ensemble étaient une catastrophe. »
Et ces politiques se sont rencontrés…
« […] le Québec aurait déclaré son indépendance. »

« L’annonce de ma démission était le signal indiquant à mes agents que c’était le temps pour eux d’intervenir. »
Et l’inspecteur-chef, remis de sa blessure, ouvrira le bal avec sa fille.

Fini le 17/12/2018

Avril rouge de Santiago Roncagliolo

(2006, traduit de l’espagnol Pérou par Gabriel Iaculli, Seuil, 2008)

Une histoire sanglante.
« Ils [les morts] me demandaient que le sang ne fût pas répandu en vain […] et je leur ai obéi : un terroriste, un militaire, un paysan, une femme, un curé. Maintenant, tous sont réunis. Ils font partie du corps que réclament ceux qui sont morts avant eux. […] Ils serviront à construire l’histoire, à retrouver la grandeur, pour que même les montagnes tremblent en voyant notre œuvre. »

Fini le 15/12/2018

Les larmes de Sibyl de Paul Halter

(Éditions du Masque, 2005)

« [le devin] était à la fois un très habile escroc et un pigeon de premier ordre. »

Un récit simple à la manière d’autrefois avec un détective qui présente à la fin tout ce qu’il a compris des manipulations du coupable pour se débarrasser de son épouse et abuser tranquillement de sa fille.

Fini le 14/12/2018

vendredi 14 décembre 2018

Les enfants du massacre de Giorgio Scerbanenco

(1968, traduit de l’italien par Gérard Lecas, éditions Payot & Rivages, 2011)

« C’était sa vengeance, elle y pensait depuis longtemps […]. Voici comment elle pouvait venger sa mort, en faisant massacrer cette femme, cette donneuse. »

« C’est une droguée, une femme âgée, usée par les excès, qui se sent seule parce que son dernier maquereau, son mari, est mort et qui ne pensait pas être si complètement démasquée. Ces gens espèrent toujours s’en tirer, mais quand elle comprendra que la police sait tout, qu’elle n’a plus aucun [sic] chance de s’en tirer, que penses-tu qu’elle aura envie de faire ? »

Fini le 12/12/2018

Funestes carambolages de Håkan Nesser

(1999, traduit du suédois par Agneta Ségol et Marianne Samoy, Seuil, 2008)

Une construction parfaite, le lecteur connaît les crimes, mais pas le coupable et suit avec intérêt les recherches des policiers jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’un médecin a “disparu”, les intuitions du “commissaire” faisant le reste pour comprendre le mobile et provoquer le voyage à New York.
« Nous savons bien que les maîtres chanteurs sont rarement des personnes sympathiques. »

Le “carambolage” du titre est plusieurs fois mis en avant.
« La boule de chacun roule sur un tapis vert parmi un tas d’autres boules. Sa vitesse et sa direction sont connues, mais il est impossible de calculer ni de prédire ce qui va se passer quand elle entrera en contact avec une autre boule et qu’elle changera de direction.

Des bizarreries dans la traduction : erreur dans le nom des personnages en scène et surtout pourquoi utiliser le mot “guldens” dans les montants indiqués par le maitre chanteur et non pas “couronnes”, nom officiel en français de la monnaie suédoise.

Fini le 13/12/2018

Minuit, impasse du cadran de Claude Izner

(10-18, 2012)

Un comédien, un professeur de morale et de français, un facteur renvoyé pour faits de grève, trop avinés après avoir gagné aux courses de chevaux sur le tuyau d’un “donneur de conseil”, ont provoqué un accident mortel sur un omnibus, dont le cocher finit, lui, par s’en sortir, mais dont la poursuite permet de trouver le coupable.

Fini le 11/12/2018

La reine de la Baltique de Viveca Sten

(2008, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 2013)

Le titre original signifie “Dans les eaux les plus calmes”, mais la traduction a privilégié la référence au vieux phare dans lequel se termine ce livre.

Cette histoire est délayée de tellement de sirops que le suspense peine à se soutenir. Par exemple, à la fin, les déboires qui ralentissent le sauvetage sont tellement mal amenés, juste plaqués là, que c’en est risible, mais sans cela la découverte du voisin coupable du double meurtre serait arrivée bien trop vite pour l’auteur, qui avait du mal à faire d’un simple escroc à la législation sur l’alcool un suspect potable.

Fini le 9/12/2018

samedi 8 décembre 2018

Le bal des pompiers de Jérôme Bellay

(le cherche midi, 2014)

« [Elle…] avait vu cette beauté du diable sortir à grands pas. […] Pas un combat. Un affrontement. Celui d’une femme blessée face à une fille sans loi. »
« […] il sera mieux dans un asile qu’à trainer dans la rue. C’est sa place. »

Une galerie de personnages parfaitement stéréotypés : l’adjoint au maire, les belles cavaleuses, les soulographes, l’idiot du village, etc.

Fini le 7/12/2018

La femme dans le frigo de Gunnar Staalesen

(1981, traduit du norvégien par ElisabethTangen, Gaïa éditions, 2003, Folio, 2011)

« Donc, ma fille est morte à ce moment-là, en 1972, et j’ai eu un fils à la place. »
Ce qui a mis en rage le chef de la sécurité des plateformes pétrolières.

Varg Veum est un “enquêteur privé” qui séduit les femmes et se fait tabasser par les hommes sans conséquence.

Fini le 7/12/2018

À tous les râteliers de Giorgio Scerbanenco

(1966, traduit de l’italien par Roger Hardy, 10-18, 1984)

« C’est une excellente chose qu’ils se tuent entre eux, qu’ils se trahissent entre eux, qu’ils se dérobent entre eux les chargements de drogue, qu’ils s’écorchent les uns les autres. À présent, ces trois plongeons […] étaient logiques et naturels : toute une vendetta interne, entre honnêtes gens d’une grande entreprise aux activités vastes et variées, nationales et internationales. »
(drogue, armes, prostitution, etc.)

Mais pour l’un des plongeons, la coupable vient des États-Unis pour se dénoncer et revendiquer d’avoir puni la torture et la mort de son père.

Fini le 6/12/2018

La rivière noire de Arnaldur Indridason

(Série du commissaire Erlendur Sveinsson, 2008, traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2011)

« Il se vénérait […]. Il se vouait un véritable culte. […] Il était plutôt joli garçon et n’hésitait pas le montrer. Il se pavanait droit comme un piquet et faisait le beau dès qu’il y avait une jupe dans les parages. On avait l’impression qu’il était constamment en représentation. »
« Les femmes qui tombent sur ces hommes-là. […] Comment peuvent-ils donc être aussi abjects ? […] Quand on pense aux peines auxquelles on les condamne ! Elles sont ridicules ! C’est une honte ! La justice ne punit pas ces sales types, elle leur donne une petite tape sur la main. »
« J’ai gardé le coup de main pour égorgé le bétail. […] Peut-être se sont-ils simplement dit que, comme ça, les livres de compte étaient à jour. […] Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Je ne le regretterai jamais. »

L’enquêtrice obstinée, entre deux recettes de cuisine, comprend d’où vient l’odeur que le père a détectée en venant secourir sa fille. Car le garagiste était arrivé trop tard pour épargner cette nouvelle victime.

Fini le 5/12/2018

lundi 3 décembre 2018

Mauvaise mine de Luc Bergougnoux

(Les éditions du Roure, 2017)

“L’opium, les coups, le poison…” tous ces remèdes, du tenancier de bordel, de l’extrémiste politique, de la mère, sont venus à bout du fils dévoyé.

Le père accepte finalement la proposition de l’adjudant et décide de mettre sa fortune à la disposition de l’empoisonneuse pour secourir sa fille.

Le journaliste se chargera d’amplifier les méfaits des fervents du fascisme.

Fini le 3/12/2018

Metzger sort de son trou de Thomas Raab

(2007, traduit de l'allemand Autriche par Corinna Gepner, Carnets Nord, 2013)

La traduction est à la hauteur du style de l’auteur.
« La conscience ne connait pas le temps ! Et le cerveau a beau s’escrimer, elle n’oublie rien. Ce n’est pas la tête qui décide du moment où les éboueurs passent vider la poubelle mentale. »
« Tout ce que Metzger perçoit de la matinée du dimanche qui succède à ces agapes, c’est la plainte des cellules grises qui, la veille, ont bêtement perdu nombre de leurs collègues, et le douloureux bourdonnement que la sonnerie ininterrompue du téléphone déclenche dans les cavités nouvellement libérées de son cerveau. »
« L’amour vrai a désormais pour lui le visage mûr et convaincant de Felix et de Mario. »
« Elle peut maintenant faire la paix avec son passé. Il n’y a pas d’assassin de son père puisque c’est l’assassin présumé qui était son père. »

Fini le 2/12/2018

Les souliers bruns du quai Voltaire de Claude Izner

(10-18, 2011)

“Souliers bruns” et “Amadeus” cherchent le vieux grimoire “d’élixir de vie éternelle”, pendant qu’une femme séduite, héritière d’un bon cousin et tante du talentueux cordonnier, le cherche dans les pots de confiture. Une histoire parfaitement délirante suivie et commentée par des bouquinistes !

Fini le 1/12/2018

vendredi 30 novembre 2018

Sandrone et associé de Sandrone Dazieri

(1998, traduit de l'italien par Maria Grazzini, Éditions Métailié, 2001)

“L’Associé” est la personnalité somnambulique du personnage homonyme de l’auteur.
Le maitre-chanteur des amateurs de “chair fraiche” a saisi l’occasion du détournement de fonds pour rafler le pactole en débarrassant le père et la belle-mère de la fille, même si pour cacher le meurtre il lui a fallu tuer la remplaçante et son petit ami.

Fini le 29/11/2018

Face à la nuit de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2012, traduit de l’anglais par Marina Boraso, Albin Michel, 2014)

« Mais quand ils ont découvert que le journaliste avait infiltré un groupe d’immigrants et qu’en plus il connaissait [le policier], ils ont paniqué grave. »
« Il y avait une certaine éthique dans les milieux criminels. Le meurtre et la violence étaient admis, du moment qu’ils rapportaient de l’argent. […] En revanche, il était très mal vu de s’en prendre à un enfant ou à une jeune fille. […] il deviendrait un poids mort […]. »

Une construction sinueuse à la façon de cet auteur, bien maitrisée même s’il y a quelques petites incohérence (par exemple des erreurs dans le nom du personnage en scène). L’inspecteur-chef nous fait découvrir l’Estonie pour résoudre la disparition de l’Anglaise pendant qu’en Angleterre le coupable des meurtres est reconnu et arrêté.

Fini le 28/11/2018

Verglas noir de Hans Werner Kettenbach

(2001, traduit de l’allemand par Marie-Claude Auger, Christian Bourgois éditeur, 2007)

« […] il devait y avoir du verglas sur les marches, sinon, elle n’aurait pas pu tomber. […] Mais c’était exactement ça […]. Meurtre au verglas. »

Et le bricoleur a cherché et trouvé comment fabriquer ce verglas et a essayé sur son épouse (mais l’histoire n’en confirmera pas le résultat).

Fini le 26/11/2018

dimanche 25 novembre 2018

Rendez-vous à Estepona de Ake Edwardson

(2011, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Lattès, 2014)

Ils veulent s’entretuer…
Une histoire racontée du point de vue de celui qui doit tuer, mais avec tellement de sous-entendus, de pensées secrètes cryptées, de passé à ne pas dévoiler, etc. que la lecture en est lassante.

Je capitule le 25/11/2018

Maudit printemps de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2015, traduit de l’italien par Samuel Sfez, Denoël, Folio, 2017)

« Déshydratée à la limite du supportable, elle ne devait qu’à son jeune âge et à son fort tempérament d’appartenir encore au monde des vivants. »

Le sous-préfet finit par retrouver l’otage utilisé pour obliger son père à céder son entreprise, mais perd son amie sacrifiée à sa place.

Fini le 24/11/2018

Le petit homme de l'Opéra de Claude Izner

(10-18, 2010)

« L’avertisseur » se faufile partout et distribue les cochons que l’assassin lui fait passer. Le coupable ne sera jugé que pour son dernier meurtre, mais perdra définitivement son projet d’opéra.

Les auteurs ont encore imaginé une façon originale de tuer.
« […] elle s’était imaginé que c’était pour ses beaux yeux qu’il se montrait si charitable au point de passer commande à sa mère. »

Fini le 23/11/2018

Froid comme la mort de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2013, traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, Denoël, Folio, 2015)

« Tant que [le nombre de cas de féminicide] ne tombera pas à zéro, nous ne pourrons pas nous considérer comme un pays civilisé. » C’est la conclusion de l’auteur qu’il met en scène dans ce livre.

« Elle nous laisse tout faire. Elle sait que tôt ou tard nous le coincerons. »
« Un plan absurde et compliqué que seule une femme pouvait projeter. Et mettre en acte. »
Pour mettre fin à ces « sept ans » de douleur.

Fini le 22/11/2018

mercredi 21 novembre 2018

Casque à pointe de Luc Bergougnoux

(Les éditions du Roure, 2014)

Une histoire de vengeance à cause de l’incurie des gradés militaires.

« […] la personnalité de l’ermite se précisait soudain, comme un visage sortant de la pénombre pour apparaître au grand jour. Le passé militaire, la blessure de guerre, le goût de l’isolement comme celui de la culture, jusqu’aux compétences d’infirmier et à cette langue que cette fripouille […] avait prise pour de l’allemand. »
« L’existence de cet homme me hantait. Je ne mangeais plus, m’endormais au travail, explosais à la moindre contrariété. […] Je ne voulais pas le tuer, j’avais besoin de comprendre. »

Fini le 20/11/2018

Demande à mon cœur de Catherine Diran

(Au-delà du raisonnable, 2010)

Tout chez cet auteur semble une imitation : écriture comme une ancienne traduction d’un polar US, personnage de détective privée paumée à laquelle il ne manque que le Jack, enquête bidon puisque le lecteur sait depuis le début la réponse, même des expressions en yiddish.
Et une visite guidée du cimetière du Père-Lachaise.

Quelques poncifs.
« J’avais fait fausse route depuis le début […]. Une fille cherche l’amour sur Internet, cela prête encore à suspicion. C’est là que se cache forcément le coupable. Qui cherche l’amour est forcément coupable. Le désir est mortel. »
« Une dernière fois, je regardai sa tête de beau mec bien sous tous rapports. »

Fini le 20/11/2018

Une si jolie définition

« Les yeux de la frimousse » pour un simple signe « Tréma ».

Grille 7*G finie le 20/11/2018

Le beau mystère de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2012, The Beautiful Mystery traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2017)

« Sa robe et sa ceinture. L’habit du dominicain. […] cela fait de lui le chien du Seigneur ? […] Dominicain […] Domini canis, “chien du Seigneur”. »

« Il y avait quelque chose d’effrayant dans une ferveur aussi ardente. Pour un tout petit point. Au début. Le beau mystère, enfin résolu. »

« […] deux loups se battaient à l’intérieur de lui. Un était gris, l’autre noir. Le gris voulait que son grand-père soit courageux, patient et gentil. L’autre, le noir, que son grand-père soit lâche et cruel. […] quel loup sera le vainqueur ? […] celui que je nourrirai. »

La présence du directeur offre de bons moments d’exemple de manipulation, lavage de cerveau, ainsi qu’il agit sur l’adjoint et l’enfonce dans la drogue.

Fini le 19/11/2018

samedi 17 novembre 2018

Piste noire de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2013, traduit de l’italien par Samuel Sfez, Denoël, Folio, 2016)

Le personnage du “sous-préfet” (puisqu’il explique qu’il n’y a plus de “commissaire” dans la police italienne) est attachant et sa façon de mener l’enquête très efficace.

« […] commissaire. Lui, ça lui évoquait plutôt les procès politiques de l’Union soviétique de Joseph Staline. »

« […] la mort est une chose très intime. On ne la partage avec personne. […] Dans la nature, la mort est innocente. La mort, c’est seulement la vieillesse, la maladie ou la survie. »

« L’arme du crime est la connaissance […] des horaires et des déplacements des engins. »

Fini le 16/11/2018

Sauf de Hervé Commère

(Fleuve éditions, 2018)

Pas une véritable enquête, mais une succession de révélation sur le passé du narrateur.

« […] la femme qui m’a mis au monde a tué de ses mains son oppresseur ; celle qui m’a élevé a sacrifié sa vie pour pouvoir faire mon bonheur. »

Fini le 15/11/2018

L'homme du lac de Arnaldur Indridason

(Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, 2004, traduit de l’islandais par Éric Boury, Points, 2008)

« Ils étaient plus habitués à enquêter sur des affaires criminelles typiquement islandaises n’impliquant ni appareils bizarres, ni conseillers commerciaux qui n’en étaient pas, ni ambassades étrangères, ni guerre froide, mais uniquement la réalité islandaise, anodine, quotidienne, pauvre en événements et tellement, tellement loin du tumulte du monde. »

« Le mieux, pour les tuer, c’est la pelle. »

« Bientôt, à l’endroit où le squelette avait reposé, conservant cette histoire d’amour et de trahison venue d’un pays lointain, l’eau serait aussi profonde, aussi froide qu’avant. »

L’obstination du commissaire pour les disparitions permet de découvrir cette histoire allemande dans les écrits laissés par le suicidé.

Fini le 14/11/2018

mercredi 14 novembre 2018

L'assassinat d'Hicabi Bey de Alper Canigüz

(2004, traduit du turc par Célin Vuraler, Éditions Mirobole, 2014)

« Alper Kamu, cinq ans, détective »

Un style pénible à lire mais qui embrouille bien l’histoire de cette femme ressuscitée pour se venger.

« […] sa femme et son esclave sexuel du moment sont tombés follement amoureux l’un de l’autre. »

Fini le 13/11/2018

>>> Signalé le feuillet, pages 177-178, soigneusement découpé.

Révélation brutale de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2009, The Brutal Telling traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2014)

« Il ne s’était pas rendu compte, cependant, que ses histoires étaient en fait vraies. Il s’agissait d’une allégorie, bien sûr, mais elles n’en étaient pas moins vraies. Une montagne de misère s’approchait. Et elle grossissait avec chaque nouveau mensonge, chaque nouvelle fable. »
« Un esprit affamé. »

C’est ainsi que l’inspecteur-chef qualifie l’antiquaire patron de bistro trop attiré par les merveilles que cachait « l’Ermite ».

Fini le 13/11/2018

Vénus privée de Giorgio Scerbanenco

(1966, traduit de l’italien par Laurent Lombard, éditions Payot & Rivages, 2010)

Un beau personnage féminin qui ira jusqu’aux scarifications pour élucider l’assassinat de ces femmes.

« […] le mal, c’est le proxénétisme. On n’arrivera jamais à l’éliminer, mais chaque fois qu’on tombe sur un proxénète, il faut l’écraser. »

Dans ce premier tome de la série, le lecteur découvre l’ex-docteur Duca Lamberti récemment sorti de prison après une condamnation pour euthanasie.

Fini le 11/11/2018

dimanche 11 novembre 2018

La momie de la Butte-aux-Cailles de Claude Izner

(10-18, 2009)

Pour conserver une formule de parfum, cette mégalomane entraine son neveu dans l’assassinat du concepteur, de la “brocanteuse”, du trimardeur… mais se contente d’enfermer les autres.

Fini le 10/11/2018

L'affaire Galton de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1959, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Gallmeister, 2018)

Démêler la vérité sur l’identité de ce jeune homme mène l’enquêteur très loin jusqu’au Canada.
Il arrive enfin à comprendre que ce garçon est bien le fils du mort sans tête, et qu’il n’est en rien responsable des méfaits de la femme de l’avocat et de la façon dont celui-ci a essayé de les corriger.

Fini le 8/11/2018

Définition de la réalité

« Des Marseillais un peu Égyptiens… » représente bien le groupe « IAM » et les pseudos de ses membres.

Grille 7* finie le 6/11/2018

mardi 6 novembre 2018

Le soldat perdu de Luc Bergougnoux

(Les éditions du Roure, 2011)

« Tout était trop simple, possible, mais trop simple. Le coup de la broche constituait une trop belle cerise sur un trop gros gâteau. »

Mais l’adjudant — évoquant pour le gendarme « la gravure d’un hippopotame paressant dans les eaux du lac Victoria » — ne cherchera pas plus loin et la justice va se rendre coupable du meurtre de l’ancien tirailleur. Elle aggravera son déni de la vérité en laissant le complice se suicider en prison après ses aveux.

Le gendarme en conclura qu’il peut souhaiter « bon voyage » au curé.

Fini le 5/11/2018

Sidney Chambers et l'ombre de la mort de James Runcie

(2013, Sidney Chambers and the shadow of death traduit de l’anglais par Patrice Repusseau, Actes noirs, 2016)

Les mystères de Grantchester 1

L’ombre de la mort
« Votre époux ne s’est pas suicidé […]. Il a été assassiné par sa secrétaire. »
La jalousie d’une maitresse contre la suivante.

Une affaire de confiance
Quand une bague circule lors d’un diner entre connaissances, l’une d’elle est bien tentée de la soustraire.

D’abord, ne pas nuire
Et ne pas abuser de la morphine pour pouvoir tranquillement épouser la femme de son choix et protéger son futur enfant.

Une question de temps
« Vous ne croyez tout de même pas que je ne suis qu’un simple chauffeur ! »
Mais ce rôle lui permet de s’attaquer à la fille pour se venger du père.

Le Holbein perdu
Se présenter seule chez le délirant qui a pris le tableau original était très dangereux. Mais le pasteur s’est inquiété et a pu prévenir son ami policier à temps.

Des hommes honorables
« Je suis en train de suggérer que vous avez tué un homme parce que vous pensiez qu’il avait des sentiments pour votre fils. » Ce qui est passible de prison en cette époque obscurantiste.

Fini le 3/11/2018

samedi 3 novembre 2018

Faux-semblants de Kjell Ola Dahl

(Série Gunnarstranda et Frank Frölich, 2010, Kvinnen i plast traduit du norvégien par Alain Gnaedig, Gallimard, 2012)

Cette histoire est beau fouillis : le policier connaît les suspects, fiancé de la défunte, ex-femme du fiancé, mais sa colère et sa fascination pour ces femmes l’empêchent de comprendre leurs relations ; dans la recherche de la jeune disparue il laisse s’échapper un des coupables en allant seul dans la forêt ; la policière persuadée de tenir le coupable du viol meurtrier se fait agressée, mais réussit à fuir en laissant tout en plan… et leurs collègues colmatent les brèches, ramassent les bouts et obtiennent des aveux probants dont ceux de la mère qui a finalisé en meurtre l’accident provoqué par son fils.

On ne saura pas vraiment pourquoi le policier en voulait tellement à cet ancien ami au point de le poursuivre dans les égouts.
« [Il] est inculpé d’arrestation illégale et de violences avec circonstances aggravantes. »

Fini le 2/11/2018

Le talisman de la Villette de Claude Izner

(10-18, 2006)

Le médaillon à « La licorne noire » ne servira à rien à nos libraires pour comprendre que la soutane fait le père.

« Il est si facile de berner le commun des mortels par le port d’un vêtement spécifique. […] La guerre m’a arraché à ma femme et ma fille, entre elles et moi s’est dressé un mur sombre. Les revoir fut mon unique but au cours de ces années d’exil. »

Et le capitaine s’en retourne chez lui après sa mission de surveillance, son seul rôle dans cette histoire semblant avoir été de constituer un suspect idéal.

Fini le 31/10/2018

La voix de Arnaldur Indridason

(Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, 2002, traduit de l’islandais par Éric Boury, Points, 2008)

Des histoires de frères et sœurs dont la famille vole l’enfance.

« Il disait que je n’avais pas le moindre talent. Et pourtant, je l’admirais parce que je pensais qu’il avait toujours raison. » « […] qu’on ne l’avait pas autorisé à être celui qu’il était mais qu’on l’avait au contraire forcé à être quelqu’un d’autre […]. »

Mais la coupable, choquée par la scène avec son frère, a pris prétexte du magot pour attaquer.
« C’est peut-être même pour ça que je m’en suis prise à lui, parce qu’il faisait partie du petit nombre de gens à être gentil avec moi […]. »

Fini le 30/10/2018

lundi 29 octobre 2018

Le pouce crochu de Fortuné Du Boisgobey

(1884, édition Les Belles Lettres, 2005)

Et c’est le baron frivole qui permet à l’orpheline de comprendre la transformation de la main du meurtrier de son père.

Fini le 28/10/2018

Déjà lu & rendu :
Le crime de l'omnibus (1881), La voilette bleue (1885)

Du bois pour les cercueils de Claude Ragon

(Fayard, 2010)

La perspicacité du lieutenant lui permet de trouver la porte de sortie et une bonne raison à l’utilisation de la presse sur la tête et les mains. Sa poursuite du coupable se terminera par sa chute.

Fini le 28/10/2018

Défense de tuer de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2008, The Murder Stone traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2013)

Le titre original, La pierre du meurtre, se réfère mieux à la technique de l’assassin, car l’auteur a encore trouvé un instrument original pour tuer : du sucre blanc.

Les relations complexes entre les membres de cette famille sont bien imagées par cette comparaison : « La graine du meurtre est souvent semée des années auparavant […]. Comme le noyer noir, il lui faut beaucoup de temps pour germer et devenir toxique. »
Mais l’inspecteur-chef finit par comprendre que ce ne sont pas les ressentiments familiaux, mais les méfaits du mari qui ont motivé l’assassin.

Fini le 27/10/2018

vendredi 26 octobre 2018

Horrora borealis de Nicolas Feuz

(2016, Slatkine & Cie, Le Livre de Poche, 2018)

« Qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? »
Le récit de ces massacres est habilement monté pour entretenir le suspense jusqu’au bout — notamment le prénom du preneur d’otage — et la mort du fils et de l’épouse.
« Et dire que nous formions une famille parfaite aux yeux de tous… »

Fini le 26/10/2018

Rien de plus grand de Malin Persson Giolito

(2016, traduit du suédois par Laurence Mennerich, Presse de la Cité, 2017)

Le titre original “Störst av allt” se traduirait par “surtout”, “par dessus tout” qui présente mieux l’importance que la narratrice accorde à sa présentation.

Une construction parfaitement maitrisée donne à ce récit une véracité qui rend bien la complexité des comportements et des relations entre ces adolescents perturbés.

Les réflexions de la narratrice sur son sort sont particulièrement intéressantes.
« En réalité, ils voulaient prouver à l’opinion publique qu’ils ne m’accordaient aucune faveur, ce qui, paradoxalement, ne leur laissait pas d’autre choix que de me réserver un traitement particulier. »
« Les gens se moquent de ce que les autres disent ou ressentent, de ce qu’ils ont traversé, appris. Les gens ne s’intéressent qu’à ce qu’ils sont déjà certains de savoir. »
« S’il me tabassait, tout le monde allait enfin voir sa vraie face, et je serais libérée d’un poids, peut-être même de lui. Personne ne me demanderait plus de m’occuper de [lui], de le consoler. »
« Il y a une chose pour laquelle il était doué : il savait tuer. Il était bon chasseur. Avec une arme entre les mains, il accomplissait les choses lui-même, il recevait même des compliments. »

Fini le 25/10/2018

Le léopard des Batignolles de Claude Izner

(10-18, 2005)

« […] il touchait sa part du butin grâce aux dénonciations. Vous n’imaginez pas le nombre de lettres anonymes, il y en avait foison, l’autorité militaire elle-même s’est révoltée contre cette abjection […]. »
« […] s’il ne pouvait piffer les insurgés, il méprisait royalement leurs délateurs. Il y avait un trio en particulier, des ouvriers imprimeurs […]. Ils étaient responsables de l’arrestation d’au moins trente personnes, dont la famille de leur patron. »
« La vengeance, c’est pire qu’une brûlure qu’on ne peut soulager. »

Les conséquences vingt ans après du Siège, de la Capitulation, de la Commune et de ses massacres…

Fini le 23/10/2018

lundi 22 octobre 2018

Mort sur la lagune de Giorgio Scerbanenco

(1974, traduit de l’italien par Laurent Lombard, éditions Payot & Rivages, 2007)

Une histoire un peu gnangnan — style amplifié par une traduction trop littérale — d’amoureuses qui accusent leurs amoureux du meurtre du séducteur cynique jusqu’à ce que le brigadier menace le fils de l’hôtelier pour obtenir les aveux du père.

Fini le 21/10/2018

Étrange affaire de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2005, traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2006)

« [Elle] ne devait pas connaître les horribles projets de son mari. Le dégoût qu’il ressentait devenait physique et la vue de cet homme lui devint insupportable. […] il s’en alla, se plia en deux et vomit par terre. »

Trafic d’êtres humains, esclavage des femmes, prostitution, vente de bébé, etc., activités habituelles pour ce mafieux, mais cette fois l’histoire est aggravée par le sort qu’il réservait au bébé choisi.

Fini le 19/10/2018

Les petits vieux d'Helsinki font le mur de Minna Lindgren

(2014, Ehtoolehdon pakolaiset traduit du finnois par Martin Carayol, Calmann-Lévy, 2015)

« Elle s’était mise à presque détester la prospérité, cette abondance de tout qui avait tué ses deux fils à l’âge de soixante ans et à cause de laquelle personne n’avait de temps pour les autres, et qui reléguaient les vieux dans des caves froides. […] il n’y avait pas de travail pour les jeunes et pas de personnel pour aider les vieux, et certains préparaient une loi qui forcerait les enfants à bien s’occuper de leurs parents. »
« Quand on se débrouille pour que les problèmes du secteur public deviennent des activités privées, tout ce qui était hier un poste budgétaire devient aujourd’hui une source de bénéfices. »

Mais nos nonagénaires trouvent toujours un motif de bien vivre dans toutes circonstances, même aux enterrements de leurs compagnons.

Fini le 18/10/2018

Les Polonaises de Cransac de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 2002)

« [L’adjudant-chef] n’avait jamais imaginé que la vie au maquis pût s’accompagner d’une aventure sentimentale aussi complexe. »
« La lecture de l’article du bulletin […] ce témoin qui sortait de la tombe pouvait faire éclater la vérité. […] c’en était fait de l’honorabilité si chèrement gagnée. »

Mais cette mère polonaise ne pouvait pas supporter qu’on s’attaque de nouveau à sa famille.

Fini le 16/10/2018

mardi 16 octobre 2018

D'excellents voisins de Saskia Noort

(2006, traduit du néerlandais par Mireille Cohendy, Denoël, 2011)

« Un jour, je m’y promènerai en poussant un landau. Au supermarché, je me pavanerai derrière mon caddie rempli de Pampers. Je serai aussi unique que toutes les autres. »

Son obsession l’entraine à des actes que son mari réprouve. Il va se laisser entrainer à sa jalousie trop possessive et en faire un carnage.
« Dieu pourrait m’aider en ce moment. […] J’ouvre mon âme, mon esprit et j’appelle, je supplie Dieu, s’il existe, de se révéler à moi. »

Le comportement des personnages est très, trop, excessifs mais on suit car le récit est vraiment bien monté.

Fini le 15/10/2018

Le secret des Enfants-Rouges de Claude Izner

(10-18, 2004)

« Nous n’avions pas conscience qu’il se sentait investi d’un devoir mystique. […] Vu son éducation, il était logique qu’il abhorrât les théories transformistes. »

Les pérégrinations de la « coupe de Thulé » recherchée par « l’émissaire », qui lui accorde un pouvoir religieux en la nommant « la flétrissure », entrainent plein de morts qui tracent un chemin à suivre pour nos libraires.

Fini le 13/10/2018

Ne jouez pas avec le feu de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2004, traduit de l’anglais par Pierre Reignier, Albin Michel, 2005)

Cet auteur a l’art de diluer une enquête sur 498 pages en créant d’intéressants personnages secondaires, dont des suspects potentiels : le petit ami, le “beau-père”, le libraire vendeur de vieux papiers… et le fameux “expert d’art” qui finit par se révéler effectivement très compétent en drogue et en incendies au grand dam des policiers.

Fini le 12/10/2018

jeudi 11 octobre 2018

B comme brûlée de Sue Grafton

(1985, traduit de l’anglais États-Unis par Joëlle Girardin, Pocket, 1993)

« Elle m’avait dit elle-même qu’elle n’avait plus l’intention de travailler de sa vie. […] Le meurtre rétablissait l’ordre des choses. »

La simple enquête pour retrouver une personne disparue révèle le meurtre et toute la mise en scène de la coupable qui aura le tort de revenir sur les lieux de son crime.

Fini le 9/10/2018

Le carrefour des écrasés de Claude Izner

(10-18, 2003)

Ces auteurs ont l’art de recréer la vie de l’époque. Leurs descriptions sont savoureuses, p. ex.
« La cafetière fumait, pareille à un index levé leur imposant le silence. »
« Une ultime cabriole du soleil en lutte avec la nuit conférait au quartier un aspect irréel. »
« J’enregistre simplement que votre œil est marécageux et votre teint cireux […]. »
Et la présentation du système de « ma tante » est très réaliste.

Notre libraire empêche l’amoureux spolié d’exercer sa vengeance jusqu’au bout en sauvant de la pendaison son ultime victime, déjà ancienne victime de la voleuse.
Même si il n’avait pas compris que « les extraits littéraires abandonnés à côté du corps […] » « consistait à vous fourvoyer en de fausses pistes […] ».

Les rappels historiques de la période semblent très contemporains.
« L’insécurité est devenue une hantise pour les Parisiens. Ils voient d’un mauvais œil l’arrivée de migrants et la prolifération des vagabonds. Cependant, contrairement aux rumeurs, la violence directe à Paris intra-muros est inférieure à la moyenne nationale. »

Fini le 8/10/2018

Pour donner la mort, tapez 1 de Ahmed Tiab

(Éditions de l'Aube, 2018)

Des policiers, qui ne correspondent pas aux clichés sociaux, foncent pour sauver ce qu’il y a à sauver des mains d’islamistes improvisés, dévoyés jusqu’à la mort.
« Une mère et une fille qui ont décidé de refuser, de nier la relation de ce fils et de ce père ayant trouvé refuge l’un en l’autre. »
« Le supplice du voleur est l’amputation d’une main, celui de l’épouse volage, la lapidation mortelle […]. »

Avec des réflexions bien intéressantes sur notre époque, notamment sur le fonctionnement de la police.
« Aujourd’hui, toute sortie de policiers n’est motivée que par une mission précise ; ils n’ont plus le temps de faire de la présence. Les caméras de surveillance supposées rassurer la population doivent rester elles-mêmes invisibles. L’idée de la dissuasion par la peur de l’uniforme appartenait à une autre époque ; la pensée actuelle consiste à assister en live à l’exercice du délinquant sur écran pour tenter de le retrouver plus tard bien après avoir examiné l’enregistrement. C’est l’ère de la police en rediffusion, le service d’ordre en replay. »

Fini le 6/10/2018

Snjór de Ragnar Jónasson

(Les enquêtes de Siglufjördur, 2015, traduit depuis la version anglaise par Philippe Reilly, Éditions La Martinière, 2016, Points)

Cette édition est désagréable, car la traduction ne rend pas la façon de parler et de se comporter des Islandais, alors pourquoi donc choisir un mot islandais (“neige”) comme titre ? Le simple sous-titre « Huis clos » aurait convenu, puisqu’il s’agit de l’histoire d’un policier novice déphasé par son arrivée dans cette ville du nord enserrée, enterrée, par la neige.
« Ses cauchemars empiraient nuit après nuit, tout comme sa claustrophobie. Au début, il avait simplement eu peur de se retrouver enseveli sous la neige. À présent que ce cauchemar était devenu réalité, dans ce lieu isolé, il avait l’impression d’avoir atteint sa limite. »

Il arrivera finalement à comprendre que le joueur de poker enfui est coupable de bien des crimes, et qui est le véritable auteur du livre-culte.
« Mon père avait fait de lui un romancier, il faisait de moi un dramaturge. »

Fini le 6/10/2018

>>> Je vais réfléchir avant de lire les autres titres de cet auteur qui sont tous du même traducteur.

vendredi 5 octobre 2018

Le saut de l'ange de Lisa Gardner

(2015, traduit de l'anglais États-Unis par Florianne Vidal, Albin Michel, 2017)

« Une pelle pliable, une paire de gants maculés de sang. Qu’est-ce que ce type avait dans la caboche, cette nuit-là ? Et quand finirait-on par trouver un sens quelconque à cette histoire de fous ? »
« Et il a suffi de trois chocs sur la tête pour que ressurgisse un passé que je suis toujours incapable d’affronter. »

Ces souvenirs de la « meilleure amie » dans la « maison de poupée » entrainent chez cette femme et son mari des comportements que les policiers ont bien du mal à suivre, mais ils arrivent quand même à temps pour trouver les cadavres de la mère et de sa fille.

Fini le 4/10/2018

La disparue du Père-Lachaise de Claude Izner

(10-18, 2003)

« N’importe qui aurait hurlé de douleur, mais vous, vous êtes restée sereine. »

La mode du spiritisme permet au coupable d’attirer la victime au cimetière d’où son fossoyeur l’emmène malgré lui.

Notre libraire remonte la piste de ces meurtres, mais il lui faudra un pouce pour qu’il ait l’illumination et déchiffre les différents personnages de cette transformiste, même si il devra attendre les aveux officiels pour comprendre l’importance du document à trouver.

Fini le 2/10/2018

Retour vers la côte de Saskia Noort

(2003, traduit du néerlandais par Mireille Cohendy, Denoël, 2007)

Cet auteur a l’art de faire monter le suspense, l’histoire commence classiquement, puis le lecteur comprend page après page que tout n’est pas si simple. Tout commence quand la chanteuse décide d’avorter et que, devant les menaces, elle se réfugie chez sa sœur.
« Son passe-temps favori consistait à faire le ménage. Ranger. Trier les objets. Mettre de l’ordre systématiquement. Dans sa propre maison et dans la vie des autres. »

« Ils n’ont pas besoin de prouver que je suis détraquée, c’est à moi de leur prouver que je ne le suis pas. »

Et quand enfin la police comprend, elle arrive juste à temps pour la sauver au milieu des dunes.

Fini le 1/10/2018

lundi 1 octobre 2018

L'énigme de Ravejouls de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 1998)

Le village est si petit que peu de suspects se présentent à l’adjudant quand il comprend qu’un jeune attardé mental n’a pas la possibilité de perpétrer un meurtre.

Mais quand la violence du père se dévoile, la mère se révolte enfin.

Fini le 30/09/2018

Beau monstre de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2001, traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2003)

« Cet homme était son professeur, symbole d’honorabilité et d’autorité. Bel homme, bien habillé, vivant dans une agréable maison avec sa jolie épouse. »
« De tout temps, les hommes avaient violé et mutilé les femmes […]. Nul besoin d’imaginer un démon ayant pris forme humaine pour expliquer ces crimes. »

C’est une enquête à l’envers car le coupable des crimes a été achevé par un policier paniqué par les blessures de son collègue, mais l’inspecteur, commissaire par intérim, s’interroge sur le rôle de l’épouse.

« Ainsi, elle se retrouve en cage, en fin de compte… »

Fini le 29/09/2018

Néologisme officiel ?

La réponse « googliser » à la définition « Utiliser un moteur sur sa bécane » démontre que ce verbe est maintenant entré dans le dictionnaire des verbicrucistes.

Grille 7* finie le 27/09/2018

Le Vignoble du Diable de Philippe Bouin

(Presses de la Cité, 2013)

L’écriture se veut “humoristique” truffée de “beaujoleries”, mais n’est que pesante et lourde à lire.

L’histoire est à l’avenant, la construction est incohérente (les “je peux rien dire” du maire ex-juge sont mal mis en scène), les personnages sont caricaturaux (les “mon Doudou” de l’actrice évidemment “trop belle” sont insupportables), etc.

Ce livre ne devrait pas être classé en “RP”, car il n’y a aucune vraie enquête à suivre, mais peut difficilement être rangé en “RT” pour cause de scène finale de vivisection humaine.

Décevant !

Fini le 27/09/2019

La nuit derrière moi de Giampaolo Simi

(2012, traduit de l’italien par Sophie Royère, Sonatine éditions, 2016)

Le récit à deux voix, “je” pour le présent et “tu” pour le passé, du meurtrier par possessivité.

« Mais si, dans une autre personne, tu n’aimes toujours et seulement que toi-même, un jour tu pourras la haïr avec une férocité qui ne peut déboucher […] que sur la haine de soi. »

Et il fuit au-delà de la mer.

Fini le 26/09/2018

mardi 25 septembre 2018

Mystère rue des Saint-Pères de Claude Izner

(10-18, 2003)

Le libraire, enquêteur débutant, soupçonne ses amis des meurtres “aux abeilles” de curare en oubliant jusqu’à la dernière minute celui qui s’est transformé en assassin pour préserver le journal de ses rêves.

Fini le 25/09/2018

La Cité des jarres de Arnaldur Indridason

(Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, 2000, traduit de l’islandais par Éric Boury, Points, 2006)

« C’est à l’hôpital que les gens meurent. Et qu’ils sont autopsiés. Là encore avec un but pédagogique. Les organes sont examinés. Et ils ne sont pas tous remis en place, certains sont mis de côté pour les cours. A cette époque, on les envoyait à la Cité des Jarres. »
« Le Centre d’étude du génome avait récemment commencé à rassembler les données sur les maladies de tous les Islandais, décédé ou en vie, et à en constituer une banque contenant toutes les informations sanitaires sur la population. »

Cette base de données permet au meurtrier par accident de reconstituer sa filiation en suivant les traces d’un gène porteur d’une maladie. Sa recherche se termine bien évidemment au cimetière pour remettre en terre le cercueil de sa sœur.

Le titre original Mýrin, c'est-à-dire “Marécage”, rend mieux le comportement de l’enquêteur, car sa poursuite du cerveau manquant ne sera pas explicitée.

Fini le 24/09/2018

Le jardin de l'enfer de Nick Wilgus

(2006, traduit de l’anglais par Luc Boussard et Marie Maurin, éditions Philippe Picquier, 2007)

Meurtres dans un sinistre « parc d’attraction » pour cacher un trafic mafieux d’enfants.
Avec quelques leçons de bouddhisme.

« […] beaucoup de gens restent convaincus que les malheureux sont responsables de leurs propres souffrances. […]
C’est une théorie bien commode, qui dispense les uns et les autres de se sentir coupables ou responsables des souffrances des gens qui sont moins bien lotis qu’eux. […]
Cette manière de penser offre aussi aux nantis et aux puissants une absolution fort commode. Elle leur permet de se glorifier de leur richesse et de leurs privilèges, puisque ce sont également les fruits du karma — du bon karma. A l’évidence, ils ont été des personnes exceptionnelles dans leur vie précédente, et ils en sont maintenant récompensés. […]
Cette forme de perversion des enseignements du Bouddha est si profondément ancrée qu’il est difficile de la combattre. »
« Si les gens veulent réagir de façon idiote, que peux-tu y faire ? Contente-toi de vivre ta vie et de les ignorer. Ne leur donne pas prise sur toi. »

Le père Ananda finit par comprendre cela.
« Vous me mentez depuis le jour de mon arrivée. »

Fini le 23/09/2018

dimanche 23 septembre 2018

Aide-moi de Nicci French

(2007, traduit de l’anglais par Marianne Thirioux, Fleuve noir, 2007)

Le récit des dérives et extravagances (souleries, coucheries, suicide raté) d’une jeune femme « maniacodépressive ».
« On aurait dit que mon esprit avait été débité en morceaux. J’étais soigneusement partagée entre colère et défi, humiliation et honte, ironie lugubre, irritation galopante et indifférence molle. Aucun des morceaux ne semblait se connecter l’un à l’autre, et je ne savais pas avec lequel parler. »
Sa « meilleure amie » l’aide, mais la conclusion du mari est : « Je voulais juste que tout cela se termine. »

L’histoire se termine en “happy end” par un mariage fêté avec un feu d’artifice.

Fini le 22/09/2018

Les petits vieux d'Helsinki mènent l'enquête de Minna Lindgren

(2013, Kuolema Ehtoolehdossa traduit du finnois par Martin Carayol, Calmann-Lévy, 2015)

« Elle avait l’impression que les nonagénaires vivaient sur une petite île déserte et ne faisaient plus du tout partie du monde extérieur. Les banques ne prenaient plus les billets, la résidence était un repaire de malfrats, et elles, pendant ce temps, devaient se traîner du mémoparcours à la gym avec canne sans se poser de questions. »
« Seul un chauffeur de taxi amateur de moto s’était par hasard intéressé à leurs affaires, et encore, c’était manifestement pour des raisons semi-criminelles. »

Récit de la façon dont nos nonagénaires se sortent finalement de ce trafic de médicaments, d’un incendie criminel et prennent joyeusement le chemin pour aller sur l’internet.

Fini le 21/09/2018

Une famille assassinée de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 2007)

« Dommage que nous n’ayons pas eu ça [la photo] plus tôt […]. Ce bonhomme n’a pas beaucoup changé en plus de vingt ans. »

Cet ancien infirmier militaire s’est grimé pour accomplir sa vengeance contre celui qu’il considère comme le meurtrier de son beau-frère et sa sœur.

Fini le 20/09/2018

A comme alibi de Sue Grafton

(1982, traduit de l’anglais États-Unis par René Baldy, Pocket, 1992)

« Mais tel est mon lot quasi quotidien : recherches, vérifications, recoupements, remplissage des parties laissées en pointillé. Les qualités de base d’un bon enquêteur sont la patience et l’esprit de continuité. »

L’enquêtrice parle trop avec un des suspects, ex-associé du mari tué, quand elle comprend que ses attentions envers elle cachent sa culpabilité… et pan depuis sa cachette dans la poubelle.

Fini le 19/09/2018

>>> Je vais reprendre cette série déjà lue il y a bien longtemps.

Au seuil de l'abîme de Hake Talbot

(1944, traduit de l’anglais États-Unis par Danièle Grivel, éditions Payot & Rivages, 1998)

Le simple assassinat de l’épouse par son mari prend des airs de surnaturel et de fantasmagorie grâce au talent du prestidigitateur très compétent et inventif. Mais ses mises en scène ne trompent pas le joueur professionnel qui va le protéger des incursions de la police puisque cet illusionniste n’est pas un meurtrier.

Livre écrit sous ce pseudonyme par Henning Nelms présenté comme « un magicien ».

Fini le 18/09/2018

>>> Présentation d’un tour de cartes qui permet de faire des prédictions :
« Pour utiliser ces alphabets, il suffit de se rappeler que les cœurs précèdent les carreaux et les piques, les trèfles. Donc l’as de cœur représente le A, le deux de cœur le B, et ainsi de suite. Puis on recommence avec l’as de carreau qui symbolise le N, et on continue jusqu’au Z qui est le roi de carreau. Pareil avec les noirs : l’as de pique est le A, et l’on fait défiler les cartes jusqu’au roi de trèfle qui est notre second Z. » Il suffit alors d’orienter la découverte des cartes qui donneront des mots.

mardi 18 septembre 2018

Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort

(2004, traduit du néerlandais par Mireille Cohendy, Denoël, 2007)

« Il avait des intérêts dans chacune de nos entreprises, notre réussite était la sienne mais, s’il retirait ses pions, tout retomberait comme un soufflé. »
Contrairement à ce que suppose l’héroïne de ce récit à la première personne, le séducteur se révèle un couard.

Et c’est la meilleure amie et veuve qui révèle sa folie, en surgissant armée d’un taser dans cette chambre d’hôtel, en hurlant contre son amant.

La description du comportement des habitants de ce village, notamment les femmes, est digne d’une série étasunienne.

Fini le 17/09/2018

Questionnement

Est-ce que la définition « Jésus en fine rondelle » pour trouver « hostie » peut être choquante pour un croyant ?

Grille 7* finie le 16/09/2018

Un cri si lointain de Ake Edwardson

(1998, traduit du suédois par Anna Gibson, 10-18, 2003)

La construction du récit est tellement lente avec beaucoup de digression sur les états d’âme du commissaire (même la longueur de ses cheveux) et des allers-retours dans le passé de la victime, que le suspense se délite et l’histoire n’arrive pas à retenir l’intérêt.

La réaction de la vieille mère, rompant sa carapace de secrets, et sa décision de les emmener voir sa petite fille fait un final très mièvre qui n’explicite rien des questions qui ont été soulevées au cours du livre.

Fini le 16/09/2018

Dream boy de Jim Grimsley

(1995, traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Davreu, Éditions Métailié, 2003)

Tout est dit dans la présentation éditeur en 4e de couverture.

Fini le 15/09/2018

vendredi 14 septembre 2018

Suicide sans préméditation de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 2005)

« Comment prouver l’irréalité de ce qui n’existe pas ? »

Parce qu’elle voulait se débarrasser de son mari trop falot et qu’il voulait hériter de sa riche épouse, ils ont concocté l’accusation contre son mari pour le meurtre sa maitresse bien aimée et l’accident mortel de son épouse après l’avoir droguée.

Fini le 13/09/2018

Je te vois de Clare Mackintosh

(2016, traduit de l’anglais par Françoise Smith, Marabout, 2017)

Le titre du livre est un des mots de passe pour accéder au site payant permettant de trouver et suivre des femmes à agresser. Celle qui a élucidé le rébus vient de rejoindre à sa demande l’équipe d’enquête, après en avoir déjà été virée pour avoir agressé un suspect ; elle démontre qu’en continuant à faire tout et n’importe quoi (« Arrêtez de vouloir faire le boulot de tout le monde. »), elle peut arriver à tout deviner.

Et bien sûr arrive à temps pour sauver sa victime préférée de la vindicte de la justice après son coup de couteau.
« Je suis remplie de haine. Assez de haine pour poignarder la femme que je prenais pour mon amie. »

En arrêtant là l’enquête, elle ne saura pas que ce site a été lancé par le fils, vrai instigateur du jeu « du chat et de la souris », par vengeance contre sa sœur.

Fini le 13/09/2018

La fille du temps de Josephine Tey

(1951, traduit de l’anglais par Michel Duchein, 1969, 10-18, 2004)

« La vérité est la fille du temps »

Une leçon pour les historiens scolaires : comment réhabiliter la mémoire d’un roi injustement honni.

« On peut se passionner pour un personnage, pas pour un peuple dans son ensemble. Les peines de tous ne sont les peines de personne ; les gens qui lisent les journaux savent cela depuis longtemps. Mille Chinois noyés par une crue du Yang-Tsé Kiang sont un fait divers ; un enfant noyé dans un étang est un drame. »

« La vérité est dans les livres de comptes, pas dans les contes de livres. […] L’Histoire vraie est écrite dans des documents qui n’ont pas été faits pour être des documents historiques […]. »

Fini le 11/09/2018

lundi 10 septembre 2018

Le quatrième homme de Kjell Ola Dahl

(Série Gunnarstranda et Frank Frölich, 2005, Den fjerde raneren traduit du norvégien par Alain Gnaedig, Gallimard, 2008)

L’histoire d’un policier qui fait n’importe quoi, fascinée par cette jeune femme qui l’a séduit.

Il cherche un coupable,
« Un trader au gril, mariné dans du meurtre et assaisonné au blanchiment. »
pour enfin trouver le bon mobile pour tous ces assassinats en acceptant que le “quatrième homme” soit une femme.
« Elle n’avait plus la force de suivre ta course sanglante. Elle n’avait pas ta motivation. […] elle n’a pas eu la force d’être complice d’un meurtre. C’est pourquoi elle ne te suit pas dans ta folie et te demande pardon. »

Son comportement donne de l’intérêt à cette banale histoire de cambriolages qui tournent aux meurtres.

Fini le 9/09/2018

Meurtres à la pause-déjeuner de Viola Veloce

(2014, traduit de l’italien par Fanchita Gonzalez Batlle, éditions Liana Levi, 2015)

L’héroïne se transforme en employée incompétente et syndiquée pour faire tomber son directeur meurtrier.

Une réjouissante comédie à l’italienne !

Fini le 8/09/2018

Le mois le plus cruel de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2008, The Cruelest Month traduit de l’anglais Canada par Michel Saint-Germain, Actes Sud, 2012)

Deux intrigues se déroulent dans ce livre : la suite et peut-être fin d’une vengeance du directeur contre le commissaire et le meurtre d’une belle femme. Toutes les deux se résolvent dans la vieille maison.

La première par l’arrivée du cher ami du commissaire et de son féal. « […] d’être aussi désagréable que possible avec tout le monde, mais surtout à votre égard. […] Ce qui vous protège, c’est votre côté sympathique. Si nous parvenions à vous déstabiliser, vous finiriez peut-être par dire ou faire quelque chose de stupide. […] Aucun de mes agents ne pointerait son arme sur moi. » ; rencontre qui se clôt avec cette sentence, « Matthieu 10, 36. “L’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.” ».

La seconde quand tous les participants à la soirée des “esprits” comprennent la réponse aux questions « Combien de sourires condescendants peut-on endurer ? Combien de regards fuyants qui cherchent la vraie vedette ? » et que la coupable reconnaît que sa décision fut prise « Quand [sa fille] l’a embrassée la première. ».

Où la jalousie envers un ami cher peut mener à la trahison, au meurtre.

Fini le 7/09/2018

Le vingt et unième cas de Hakan Nesser

(1993, traduit du suédois par Asa Roussel, Points, 2012)

« […] comment elle accepterait l’idée d’un dieu qui autorise son mari à la battre et la déshonorer, ses enfants à commettre le péché d’inceste et son fils à tuer sa fille. […] Peut-être a-t-elle accepté la punition… en continuant à vivre […] »

Une trame solide pour cette histoire de meurtres perpétré par le jumeau et le silence de leur mère. Le « déterminant » du commissaire sera le retour du fils au pays sous une nouvelle identité.

Fini le 5/09/2018

mercredi 5 septembre 2018

Six ans déjà de Harlan Coben

(2013, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2014)

Une histoire d’amour “éternel” qui entraine plein de tueries, juste parce que la fille a décidé de venger la mort de son père en assassinant le fils du mafieux. Avec un seau de “bons sentiments” pour les gens qui aident les poursuivis à se cacher.

Complètement artificiel et sans intérêt.

Fini le 4/09/2018

Rendez-vous passage d'Enfer de Claude Izner

(10-18, 2008)

Tous ces morts parce que le marchand de jouets a cru à la valeur monétaire de la pierre noire.
Avec de vrais dialogues en argot parisien de la fin du 19e siècle.

Fini le 3/09/2018

L'enfant du lac de Kate Morton

(2015, traduit de l’anglais Australie par Anne-Sylvie Homassel, Presses de la Cité, 2016)

« Des bébés perdus, des bébés adoptés, des bébés abandonnés. Peut-être même un bébé assassiné. »

Finalement, ce n’est qu’une histoire de bébés enlevés par leurs pères : pour adoption par des amis (en utilisant le passage secret et l’aide de la maman), par le père divorcé pour satisfaire sa nouvelle épouse (en tuant la mère au passage).

C’est long et filandreux, bavard mais plein de non-dits : des parents pour protéger leur honneur (comme si le traumatisme de la guerre était une maladie pourrie), des sœurs habituées à se protéger, notamment l’écrivain qui a toujours supposé que son premier roman avait inspiré le criminel mais « n’était jamais allée jusqu’au bout ; son instinct de conservation l’en avait empêchée. ».

En fin “tout le monde est heureux”, l’inspecteur avec sa nouvelle plaque de « détective » et le secrétaire particulier en nouveau copain, les sœurs qui ont retrouvé leur frère dans le grand-père.

Fini le 2/09/2018

vendredi 31 août 2018

Danse avec l'ange de Ake Edwardson

(1997, traduit du suédois par Anna Gibson, 10-18, 2002)

« Ce fils devait avoir au moins trente ans, mais il paraissait attardé. Il montait les sept étages, redescendait, traversait le hall. Arrivé sur le trottoir, il repartait dans l’autre sens. »

Ce fils de l’hôtelier dérange le meurtrier et permet à la victime de survivre pour l’identifier plus tard.

Le commissaire creuse ses souvenirs pour comprendre son ami criminel.
« Personne n’en parlait, mais c’était une compétition. Et lui […] gagnait toujours. […] Il savait que [son ami] avait été interné pour troubles psychiques […]. Quel effet ça lui avait fait […] d’être toujours derrière ? »
« C’était la seule chose qui le préoccupait, il m’a… mis à l’épreuve sur mon propre terrain. »

Fini le 31/08/2018

La peine capitale de Santiago Roncagliolo

(2014, traduit de l’espagnol Pérou par François Gaudry, Éditions Métailié, 2016)

« Sa responsabilité était d’effectuer un classement méticuleux et détaillé. »
« [Il] appréciait ce journal parce qu’il était positif. Même s’il devait admettre que, ces dernières années, c’était le cas de tous les journaux. Avec l’arrivée de la démocratie, les Péruviens allaient sûrement perdre ce dernier havre de paix. »
« Il paya le chauffeur et traversa la jungle de mégaphones, de boucliers et de drapeaux, en pensant que rien de tout cela ne pouvait faire du bien au pays. Car ce dont tout pays a besoin en premier lieu, c’est de l’ordre. »

L’assistant-archiviste finit par comprendre que le passé de « fanatique » du père l’a entrainé à mépriser les actions de son fils et l’enlèvement d’un enfant pour l’épouse de l’amiral va le pousser à l’exécuter.

Fini le 29/08/2018

Meurtre dans la brume de Zelda Popkin

(1940, traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Davreu, Éditions Métailié, 1994)

Une cape, une canne, une lampe torche transforme la mère qui couve trop son fils en sorcière aux yeux d’un enfant brutalement réveillé par le meurtre.

Amusante description des comportements de cette époque !

Fini le 26/08/2018

vendredi 24 août 2018

Les corneilles de Toulonjac de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 2000, Pocket)

Prendre la place de l’épouse et mère pour toucher l’héritage entraine à bien des meurtres jusqu’à celui du complice. L’adjudant, pas encore bien remis de l’accident qui devait le retarder, « a perdu toute envie de festoyer » après les aveux du coupable.

Fini le 24/08/2018

Lune de glace de Jan Costin Wagner

(2003, traduit de l’allemand par Stéphanie Lux, Gallimard, 2006)

La relation des états d’âme du policier qui vient de voir mourir sa femme de maladie et celles du meurtrier qui vient se geler devant de sa porte.

Il n’y a aucun suspense dans cet étalage de psyché, mais contenir un policier et des morts suffit à ce livre pour être classé en “roman policier”.

Fini le 24/08/2018

Sous la glace de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2007, A Fatal Grace traduit de l’anglais Canada par Michel Saint-Germain, Actes Sud, 2011)

« A moins d’être gouverneur du Texas, il est devenu quasi impossible d’électrocuter quelqu’un. »
« CC ne vivait pas dans l’ombre de sa mère, elle était l’ombre de sa mère. »
« Elle est l’aboutissement de la lignée, […] la dernière dépositaire des peurs et des fantasmes de sa mère et de sa grand-mère. C’est ce qu’elles ont créé, comme le monstre de Frankenstein : un collage de leurs propres horreurs. »

Les trois vieilles femmes gardent jusqu’au bout l’histoire de leur passé que l’inspecteur finira par leur faire raconter.

Fini le 22/08/2018

mardi 21 août 2018

Fatal fengshui de Nury Vittachi

(2003, traduit de l’anglais Hong Kong par Julie Sibony, éditions Philippe Picquier, 2005)

« En guise d’amuse-gueule » : le maitre évite un énorme tigre blanc dans un supermarché.

Et avec l’aide de son assistante, le maitre mène l’enquête.
« Anguille sous roche » : comment découvrir le coupable de vol de poissons.
« Fitness à mort » : comment dénoncer la technique du médecin du sport pour achever ses donatrices.
« Les voitures fantômes » : comment trouver le lieu de dissimulation des chères voitures de collection.
« Un petit souci informatique » : comment laisser passer le meurtre d’un spammeur pour admirer un lieu vraiment fengshui.
« Cas d’école » : comment piéger le professeur ayant mis en scène son suicide.
« Les aventures des acteurs à la ville » : comment dévoiler le jeu de l’acteur de second rôle.
« Chronique fatale » : comment utiliser le comité de rédaction pour révéler le crime du rédacteur en chef.

« Au bout du compte », le maitre se félicite du montant entré dans sa bourse.

Fini le 20/08/2018

Définition politique ?

Pour annoncer le mot « Bipèdes », donner la définition « En marche à la façon de Macron ».

Grille 7* finie le 20/08/2018

Juste un regard de Harlan Coben

(2004, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2005, Pocket)

Tout est bien emberlificoté : amnésie de l’épouse suite à un accident de bousculade, changement de nom pour cacher un mort, recherche par un mafieux des vrais coupables du massacre dont son fils a été victime, tueur asiatique extrémiste commandité par la sœur, etc.

« Elle n’avait pas envie de lui demander pourquoi il lui avait menti pendant tout ce temps. Elle n’avait pas envie qu’il s’explique sur ce qui était arrivé le soir du drame. Elle n’avais pas envie de savoir comment il avait fait pour tomber sur elle à la plage, si c’était intentionnel, si ça justifiait leur coup de foudre. »
« Cela signifiait […] que Jack n’avait jamais été touché par une balle. »

Fini le 18/08/2018

Precious et Grace de Alexander McCall Smith

(2016, traduit de l’anglais par Élisabeth Kern, 10-18, 2017)

« L’amour lui-même avait un prix, au bout du compte, et c’était un cœur brisé. La liberté non plus n’était pas gratuite : elle se payait par la vigilance et le courage. »
« Quand tu demandes pardon, tu n’as pas l’air ridicule. Tu montres au contraire que tu es quelqu’un de bien, de grand ! […] Mais il y a des gens qui sont petits à l’intérieur et, quand on est petit à l’intérieur, on ne peut pas être grand à l’extérieur. »
« La joie était comme un rayon de soleil : on ne le remarquait que lorsqu’il y avait des nuages dans le ciel. »

Pour résoudre ses enquêtes, Mma Ramotswe doit se fier à ses réflexions pour comprendre que Susan a souffert de sa garde et comment remédier aux torts qu’a provoqué la naïveté de son ami chimiste.

Fini le 17/08/2018

Ce qui n'est pas écrit de Rafael Reig

(2012, traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse, Éditions Métailié, 2014)

Un adolescent transi au milieu des angoisses de ses parents divorcés verra son père ne s’en sortir qu’au fond.

« Ça c’était son fils, le gamin méfiant que Carmen avait élevé, sa créature, celui qui prêtait toujours à son père une intention cachée. »

Une histoire entrecoupée du roman, écrit par le père, d’un kidnapping qui tourne mal.

Fini le 15/08/2018

mercredi 15 août 2018

Le monogramme de perles de Josephine Tey

(1929, traduit de l’anglais par Anne d'Aurier et Dominique Chambron, Éditions du Masque, 1994, 10-18, 2013)

Une enquête très ramifiée qui permet à l’auteur, notamment, de faire des descriptions de son pays très imagées.
« Leurs escaliers de pierre rivalisaient de propreté et de laideur grâce à de généreuses applications de terre de pipe colorée. […] Tous avaient en commun cet air Nemo me impune lacessit [Nul ne me provoquera impunément]. »
« […] ce furent de nouveau des champs, nichés dans de larges vallons, ou, plus petits et caillouteux, attachés aux coteaux, et des lochs, des rivières, un paysage verdoyant. »
« […] la longue côte sableuse s’étendait nue à la lumière du soir, et la mer violette déposait une mousse légère sur cette bande d’argent placide. »

L’ami poursuivi par l’inspecteur se révèle innocent lorsque la mère de l’actrice vient se livrer.

Fini le 14/08/2018

L'homme dans la vitrine de Kjell Ola Dahl

(Série Gunnarstranda et Frank Frölich, 2001, Mannen i vinduet traduit du norvégien par Alain Gnaedig, Gallimard, 2007)

« En tant que femme, elle n’avait pas rempli ses devoirs de Norvégienne sous l’occupation allemande, elle avait livré son corps et son amour à un soldat allemand. Elle avait déshonoré la patrie, et les patriotes s’arrogeaient le droit de lui donner des coups de bâton, de lui cracher dessus, de la violer et de l’humilier. »

Mais quand le fils revient pour achever son père, celui-ci s’est déjà exécuté, et le fils ne peut que l’humilier et faire disparaître le témoin.

L’énigme J195 sert surtout à occuper l’esprit de l’enquêteur qui hésite entre la référence biblique et le numéro du taxi.

Fini le 13/08/2018

Lagos Lady de Leye Adenle

(2015, traduit de l’anglais Nigeria par David Fauquemberg, Éditions Métailié, 2016)

Un journaliste anglais expérimente les méthodes de la police nigériane dans la poursuite des criminels qui s’attaquent aux prostituées.

Survolé et fini le 11/08/2018

Le crime : histoire d'amour de Arni Thorarinsson

(2013, traduit de l’islandais par Eric Boury, Éditions Métailié, 2016)

« Ils perçoivent une attirance sexuelle irrépressible quand ils se retrouvent par hasard à l’âge adulte, sans connaître leur origine commune. C’est l’un des derniers tabous de nos sociétés, on évoque rarement le sujet, y compris dans les groupes de paroles. […] Un certain nombre de personnes considèrent l’arsenal judiciaire dans ce domaine comme contraire aux droits de l’homme, car s’il y a crime, il n’y a pas de victime. »

Ce malheureux couple met fin à leur “inceste” sur le bord du fjord.

Fini le 11/08/2018

samedi 11 août 2018

La fin de la saison des guêpes de Denise Mina

(2011, traduit de l’anglais Écosse par Freddy Michalski, Éditions du Masque, 2012)

La version des faits racontée par l’ami paraît trop propre et bien présentée, mais se révèle véridique.

Le meurtre de la “travailleuse du sexe” n’était qu’une erreur sur la personne pour cet adolescent soucieux de faire disparaître la seconde femme de son père sans savoir que celui-ci allait se suicider poursuivi par ses créanciers.

« Il y a un moment qu’il attendait, sans trop bien savoir, il attendait de voir une autre guêpe, comme si, par leur retour, tout disparaîtrait, tout, cette bulle temporelle, tout prendrait son sens, mais la guêpe n’était qu’une guêpe. […] Thomas se mit à rire. Ça ne signifiait rien. Tout ça, c’étaient des trucs et des morts aléatoires. »

Fini le 10/08/2018

Déjà lu & rendu :
La mauvaise heure, Sanctum, Exil, Le silence de minuit

Les frères Delgayroux de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 1999)

« Cela faisait des années que j’étais au courant de la liaison de ma mère avec le sieur Moscato. Je ne voulais absolument pas qu[e mes frères] soient privés des moyens financiers de s’établir » et le notaire a bien partagé l’héritage entre eux trois.

« Mais l’adjudant en avait assez de ces palinodies. »
Et il s’est trompé de victimes, provoquant la mort du sergent canaque et du frère revenu fou de la guerre.

Fini le 11/08/2018

Dans les bois de Harlan Coben

(2007, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2008)

Tous les stéréotypes us y sont : silence de la culpabilité, turpitudes soviétiques, pauvres juifs rescapés, jeunes émois, etc.

Et tout se découvre à cause d’une vieille Coccinelle et ses résidus.
« L’aveuglant soleil du monde réel brouille parfois la frontière entre le bien et le mal. » comme le découvre le procureur quand il comprend les intentions de sa “petite amie” qui l’a fait abandonné son poste cette nuit-là.

Tout ça pour sauvegarder sa propriété (la colonie), son argent, ses contes… que ce soit le père terrifié par son silence, les parents indemnisés, l’assassin déjà condamné…

Fini le 8/08/2018

Le Silence de Grace de Peter Robinson

(2011, traduit de l’anglais par Esther Ménévis, Albin Michel, 2013)

Pour oublier la mort de sa femme, ce compositeur de musique se lance dans l’enquête sur la vie de Grace et découvre sa véritable vie loin des rumeurs des commères bien-pensantes.

« Vous êtes tellement loin de la vérité qu’il faudrait faire une battue pour la trouver. »
« […] nous avions tout bonnement méconnu le courage et les souffrances des femmes pendant la guerre. […] Elles ont souvent connu les mêmes épreuves que leurs compagnons masculins, la même peur d’être déchiquetées […]. À quoi s’ajoutait pour elles la peur viscérale de ce qui arrive traditionnellement quand elles tombent aux mains de conquérants masculins. »

Après son entretien au Cap, il comprend qu’il a oublié de tenir compte de la prédisposition d’une infirmière à soigner, même celui qu’elle hait.

Fini le 6/08/2018

Verre froid de Piergiorgio Di Cara

(2006, traduit de l’italien par Serge Quadruppani, Éditions Métailié, 2007)

Une histoire de mafia, racontée du point de vue du policier muté en Calabre, claire et sentimentalement documentée qui se termine par la mort des protagonistes en commençant par ceux qui ont voulu jouer à part jusqu’au père repenti en apprenant le sort de sa femme et de son fils.

« Je suis obsédé par toute cette violence, par toutes ces morts. Par l’idée d’avoir tué ou d’avoir été prêt à le faire. Et je ne suis pas consolé par le fait qu’il s’agissait d’assassins, que j’ai fait usage des armes par devoir, pour un mobile noble qui pourrait être la sauvegarde de la vie d’autrui et de la mienne. »

La traduction est au niveau : « De ces passions qui consument et entraînent dans des tourbillons lysergiques à l’ombre d’une rose. »

Fini le 4/08/2018

samedi 4 août 2018

Là où vont les morts de Liam McIlvanney

(2013, traduit de l’anglais Écosse par David Fauquemberg, Éditions Métailié, 2015)

Ce journaliste se veut “d’investigation” et en cherchant les raisons de la mort de son collègue finit par faire tuer le “baron de la drogue” par le fils de son prédécesseur.

L’auteur présente toutes les turpitudes des politiques vendus au plus offrant sans mettre en doute leur généralité. C’est un peu insultant pour sa ville, Glasgow.

Fini le 3/08/2018

Nature morte de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2005, Still Life traduit de l’anglais Canada par Michel Saint-Germain, Actes Sud, 2011)

« On croyait presque invariablement que les bons ne devaient pas connaître une mauvaise fin, qu’on ne tuait que ceux qui le méritaient. On avait ce sentiment subtil et secret que la victime d’un meurtre l’avait cherché, d’une façon ou d’une autre. D’où le choc devant le meurtre d’un individu connu pour sa gentillesse et sa bonté. On croyait alors à une erreur. »
« Il commençait à se rendre compte que la maison de Jane était une sorte de clé permettant de décoder la communauté. »
« Comment avaient-ils pu être si crédules ? […] Timmer avait été d’une tolérance, d’une gentillesse et d’une générosité absolues. »

Tout le charme d’un petit village québécois où les “gentils” et les “méchants” se révèlent n’être pas ceux que l’on croît.

Fini le 1/08/2018

Ma meilleure ennemie de Paula Daly

(2014, traduit de l'anglais par Florianne Vidal, le Cherche Midi, 2016)

Une colérique, qui oublie trop souvent de raisonner, affronte une psychopathe ravie de lui détruire sa vie.

« J’enrage de m’être ainsi laissée berner par cette femme, de me retrouver à cause d’elle dans la plus inextricable des situations. »
« Elle pensait devoir employer les grands moyens pour se faire apprécier d’elles, quitte à leur bourrer le crâne, à les manipuler psychologiquement. Mais Natty lui a facilité les choses. Tant qu’elle s’obstine à creuser sa propre tombe, songe Eve […], je n’ai qu’à la laisser faire. »

La fin est un peu décevante, il y manque le recours de la justice.
« Puis je me carre au fond de ma chaise et j’attends qu’elle meure. »

Fini le 31/07/2018

mardi 31 juillet 2018

Pélagie et le coq rouge de Boris Akounine

(2003, traduit du russe par Sophie Kajdan, Presses de la Cité, 2007)

« La maison orientale, à la différence de celle des Européens, ne se préoccupait pas de l’apparence extérieure, mais uniquement de confort intérieur. C’est pourquoi les Orientaux étaient si flegmatiques et peu curieux : leur monde se limitait aux murs de leur propre maison. A la différence des Européens qui, eux, se sentaient mal à l’aise sous leur propre toit et couraient le vaste monde en explorant et en conquérant des terres lointaines. »
« Si la vie consiste dans le recherche de soi, à quoi bon aller au bout du monde ? Il faut rester à la maison, boire du café avec des galettes au miel et contempler son monde intérieur. »
« Je l’ai lu dans un livre. Il y est écrit que si, à l’aube, un coq rouge chante dans une Grotte spéciale, celui qui l’entend sera suspendu, corps et âme, entre deux mondes, et peut-être projeté dans un autre temps et un autre lieu. »

Pendant la poursuite du prophète, chaque personnage présente sa conception de sa croyance selon sa religion, d’où il ressort que l’islam semble la plus pacifique.

Fini le 30/07/2018

Un week-end meurtrier de Alain Gandy

(Presse de la Cité, 2009)

Une simple histoire de jalousie du père contre le fils brutalement conclue par leur maitresse. Mais l’enquêteur se fourvoie également dans les méandres de « la rivalité née de cette présence féminine entre les désirs séniles du père et le désir de conquête du fils » des propriétaires de l’agence de voyage organisatrice.

Fini le 29/07/2017

Mort en terre étrangère de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par William Olivier Desmond, Calmann-Lévy, 1997)

« Le signor […] est un homme d’affaires particulièrement véreux et bénéficiant de protections particulièrement puissantes. »

Mais la mamma et son tromblon viendront à bout de son complice.

Fini le 28/07/2018

Les monstres de Sally de Sophie Hannah

(2008, traduit de l’anglais par Elsa Maggion, Calmann-Lévy, 2011)

C’est judicieusement emberlificoté, selon l’habitude de cet auteur, sur fond de « conspiration du silence sur la maternité », théorie sur « l’annihilation de famille », journal espagnol traduit et réécrit par « rechercher/remplacer ».

Le coupable voulait « une famille heureuse, rien de plus » et cachait les maux entre mère et fille électrocutées par une veilleuse.

Fini le 27/07/2018

mercredi 25 juillet 2018

Une sale affaire de Marco Vichi

(2002, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, éditions Philippe Rey, 2016)

« Criminel nazi, deux mots qui disaient tout. […] à éliminer. »
« Il a tué ces gamines par vengeance, parce que c’étaient des filles d’Allemands… »

Cette histoire basée sur des réminiscences de la Seconde guerre mondiale est bien montée, mais les événements font un peu trop ressassés pour retenir l’intérêt.

Fini le 25/07/2018

Shanghai fengshui de Nury Vittachi

(2006, traduit de l’anglais Hong Kong par Cécile Leclère, éditions Philippe Picquier, 2007)

Le récit des pérégrinations de l’éléphant est aussi imagé que les meilleurs effets spéciaux hollywoodiens. Jubilatoire !

Récit émaillé de réflexions sur les peuples ouïgours et le système chinois.
Finalement, cet éléphant-bombe plongera sur celui qui l’a armé.

Fini le 24/07/2018

Moissons sanglantes de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2015, traduit de l’anglais par Pierre Reignier, Albin Michel, 2016)

« Dans cette affaire il y a trop de coïncidences. Et les inspecteur de police n’aiment pas les coïncidences. »

Il est vite évident pour le lecteur que tous ces méfaits sont liés, il n’y a que les policiers qui cherchent le lien, mais cette fois aucun ne cache quoi que ce soit aux autres. Et l’inspecteur principal arrive à sauver son inspecteur imprudent mais vaillant spéléologue.

Fini le 22/07/2018

L'ombre des chats de Arni Thorarinsson

(Les enquêtes d'Einar le journaliste, 2012, Ár kattarins traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2014)

« Elle décrit comment trois femmes différentes se sont rapprochées à cause du harcèlement d’un individu contre lequel elles ont fini par se liguer. »
« Le personnage est tellement chaud lapin que les femmes qu’il séduit à la moindre occasion finissent par s’associer pour l’amputer de sa “virilité”. »

L’ex-mari a organisé une mise en scène trop propre pour sa vengeance qui le fait reconnaître comme le seul ayant eu l’occasion de faire ce bizarre cadeau de mariage.
Les femmes font front contre la police pour éviter qu’une seule soit condamnée pour l’agression contre leur harceleur.

Et les chats des nouveaux voisins, un blanc, un noir, un noir et blanc, vaquent à leurs occupations.

Fini le 21/07/2018

samedi 21 juillet 2018

Le sang du bourreau de Danielle Thiéry

(1996, Éditions du Masque, 2013)

« Le père […] s’est tiré une balle dans la tête devant sa famille réunie, sa femme et ses trois enfants — Benjamin et Benoît, des jumeaux, et Corinne, leur sœur ainée. La mère n’a pas supporté le choc, elle a abandonné les gosses pour entrer au couvent. »

Cette histoire de famille est facile à deviner pour le lecteur, mais compliquée pour la police par les atermoiements du commissaire vis-à-vis de son amoureux et les cachoteries des inspecteurs.

Fini le 19/07/2018

Les filles déchues de Wakewater de V. H. Leslie

(2016, traduit de l’anglais par Mélanie Trapateau, Denoël, 2017)

« Les femmes appartenant à cette armée aquatique étaient en nombre suffisant pour venir la chercher et l’emporter avec elles. »
« Il ne fallait pas les repousser, mais apaiser la colère de la Tamise. »
« Elle était prête à rejoindre cette sororité fondamentale qui existait sous sa surface. »

Une histoire de femmes et d’eau. Un style qui n’a pas retenu mon attention.

Fini le 18/07/2018

L'inconnu du Grand Canal de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par Gabriella Zimmermann, Calmann-Lévy, 2014)

« Brunetti subodorait depuis toujours que le moteur de la plupart des gens était la cupidité. L’envie ou la jalousie pouvaient inciter à des actions impulsives ou violentes, mais pour expliquer la plupart des crimes, surtout ceux commis après une longue préméditation, la cupidité était le meilleur pari. »

Après sa visite de l’abattoir, le commissaire comprend pourquoi et qui a abattu le vétérinaire qui refusait de truquer son inspection.

Fini le 16/07/2018

samedi 14 juillet 2018

En charmante compagnie de Alexander McCall Smith

(2004, traduit de l’anglais par Élisabeth Kern, 10-18, 2005)

« Il existait tant de choses en ce monde devant lesquelles on était tenté de secouer la tête. En fait, il était possible, de nos jours, de traverser la vie avec la tête en constant mouvement, telle une marionnette entre les mains d’un marionnettiste agité de tremblements perpétuels. »
« Quand une personne mince se tenait devant un paysage constitué d’herbe et d’acacias, ne se fondait-elle pas dans le décor et ne pouvait-on pas la prendre pour un morceau de bois, ou même une ombre ? Les individus de constitution traditionnelle ne couraient pas ce danger : ils se détachaient dans le décor avec la même distinction et la même autorité que les baobabs. »
« D’abord, cette sombre histoire avec Note. Ensuite cette chose affreuse qui est arrivée à la petite fourgonnette blanche. Et puis, ce charivari avec Charlie… »

Cette éminente détective de constitution traditionnelle nous permet par ses réflexions de comprendre bien des comportements de personnes qui n’agissent pas toujours pour le bien.

Fini le 14/07/2018

Déjà lu & rendu :
Autres titres de cette série Les enquêtes de Mma Ramotswe, un délice

L'écorchée de Donato Carrisi

(2013, traduit de l’italien par Anaïs Bokobza, Calmann-Lévy, 2013)

« L’hypothèse du mal dit : le bien de certain coïncide toujours avec le mal d’autres, mais le contraire vaut également. »

Le déroulement de l’intrigue est pesant avec les états d’âme de l’agent spécial et ceux de l’inspecteur, difficile de se laisser prendre à cette histoire de disparus revenus tuer, de policiers jouant les bons offices pour faire quitter leur vie à ces personnes, etc. et trop de rappel du livre précédent (Le Chuchoteur) noie le tout.

Fini le 11/07/2018

Un sombre été à Chaluzac de Alain Gandy

(Presse de la Cité, 1997)

Les débuts du gendarme Combes en adjoint prise de note pour son chef qui patauge dans les commérages sur les “châtelains”, leur “fermier”, l’entrepreneur en conserverie…, mais finit par comprendre que l’encore séduisante veuve n’aura pas dû se laisser aller à fréquenter le maquisard responsable de trop d’exactions dans le pays. Sa mère ne l’a pas supporté.

Fini le 9/07/2018

lundi 9 juillet 2018

L'affaire Collini de Ferdinand von Schirach

(2011, traduit de l’allemand par Pierre Malherbet, Gallimard, 2014)

« […] son père a été fusillé sur ordre de Hans Meyer. »

Le silence de l’accusé sur le mobile de son crime pousse son avocat à remonter dans l’histoire jusqu’aux exactions commises par un commandant allemand en Italie pendant la guerre.

L’auteur nous livre un récit qui met en lumière une loi de prescription des crimes nazis.

Fini le 9/07/2018

Sans un mot de Harlan Coben

(2008, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2009)

Au départ : un professeur avec une phrase malheureuse déclenche une tornade de folies de la mère-ex-femme qui le séduit, de son beau-frère qui en profite pour faire quelques massacres ; un adolescent triste avide d’argent et de défoulement vole un ordonnancier, son suicide provoque l’omerta des autres et les recherches angoissées des parents.

Tout le monde policier s’en mêle, comté, FBI, etc. et tout finit par se clarifier : l’ado accepte de reconnaître n’y être pour rien et le prof, frère du violeur assassiné, retrouve son honneur en devenant donneur d’organe, enfin comme si tout ça ne suffisait pas, pour éclairer une incohérence des fillettes reconnaissent avoir pirater les ordinateurs familiaux.

Fini le 8/07/2018

Froid comme la tombe de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2000, traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Le Livre de poche, 2002)

« Emily est morte. Jerry est mort. Ruth est une meurtrière. Avant sa mort, Emily vivait avec l’homme qui m’a abandonnée après m’avoir mise enceinte de Ruth il y a plus de vingt ans. Puis j’ai découvert que ma fille abandonnée, Ruth, a provoqué cette chose à seule fin de nous humilier, et d’être la seule à savoir que nous vivions tous dans le mensonge. Et pour finir, elle l’a tuée. »

Résumée ainsi, cette histoire semble effectivement loufoque et la description du comportement jaloux de l’inspecteur et de son adjointe n’y apporte rien, c’est juste pénible à lire, comme du remplissage. Un livre moins intéressant que les autres de cet auteur.

Fini le 7/07/2018

Jolie définition

« Influencent l’humeur des frimousses » pour une réponse imagée : « Parenthèses ».

Grille 7* finie le 6/07/2018

Meurtres en majuscules de Sophie Hannah

(2014, traduit de l’anglais par Valérie Rosier, Éditions du Masque, 2014)

« Nous convînmes tous les quatre que nous devions faire quelque chose pour réparer le mal. Nous étions des meurtriers, non selon la loi, mais selon la vérité, et les meurtriers devaient payer leur crime de leur vie. »

Une mise en scène embrouillée à souhait pour démontrer l’efficacité des petites cellules grises du Belge, mais cette histoire de calomnie et de vengeance est parfaitement inepte.

“Agatha Christie” est maintenant une marque et des auteurs s’efforcent de l’imiter. Ce livre-ci est plaisant à lire, mais l’intrigue et les personnages sont très loin d’avoir la subtilité des œuvres de l’original.

Fini le 5/07/2018

mercredi 4 juillet 2018

Pélagie et le moine noir de Boris Akounine

(2001, traduit du russe par Alexandre Karvovski et Odette Chevalot, Presses de la Cité, 2006)

« La puissance incalculable du noyau atomique, voilà la clé de tout. Le premier à le comprendre deviendrait le maître du monde. »

Terreur superstitieuse, délirants et délirantes parcourant les chemins, tous ces personnages se révèlent eux-mêmes sauf celui qui fait semblant pour tranquillement retrouver la matière qui devrait l’enrichir.

Fini le 3/07/2018

Te laisser partir de Clare Mackintosh

(2014, traduit de l’anglais par Mathieu Bathol, Le Livre de poche, 2016)

« Mais je ne fais rien, et je n’ai jamais rien fait. Je ne peux donc m’en prendre qu’à moi-même. »
« Maintenant que j’ai commencé, je ne peux plus m’arrêter, et les mots se précipitent hors de ma bouche. »

Le début du livre est décevant, personnages sans intérêt, trop prévisibles, mais soudain page 226… on comprend que l’on s’est fait eu.

Elle est harcelée par le souvenir de l’accident, par la mort de son fils, harcelée par ses voisins quand la police vient la chercher, harcelée par son mari violent, mais les policiers finissent par comprendre son silence et se retrouvent sur la falaise.

Fini le 1/07/2018

L’ange du matin de Arni Thorarinsson

(Les enquêtes d'Einar le journaliste, 2010, Morgunengill traduit de l’islandais par Éric Boury, Éditions Métailié, 2012)

« […] qu’est-ce qui, à ton avis, est le plus probable ? Qu’une fillette de cet âge suive des adultes ou qu’elle parte avec d’autres enfants ? »
« Peut-être que ce qui a causé la perte d’Agla et de Margret Bara est le fait qu’elles étaient seules, recluses dans leurs univers, et qu’elles ont voulu rompre leur isolement pour accéder à un autre monde. »

Le journaliste-enquêteur se surpasse dans les enchaînements d’idée : à partir d’un mot rare « ventriloquisme » il comprend les dernières paroles de la victime sourde, et grâce à la jeunesse de sa photographe il devine qui sont les coupables du rapt.

Fini le 30/06/2018

Le maître de fengshui est à l'ouest de Nury Vittachi

(2008, traduit de l’anglais Hong Kong par Cécile Leclère, éditions Philippe Picquier, 2010)

« Wong, qui se rendait compte qu’une forme de réponse était attendue de sa part, pencha la tête d’un côté, plissa les yeux et se toucha le nez en espérant que cela indiquerait une sorte de réaction élaborée. »

Le maître, qui ne suit pas grand-chose de ce qui se passe près de lui, se remémore son enfance en montagne et transmet ce souvenir au bon moment.

Ses difficultés avec l’anglais rendent plaisante sa présentation à la reine.

Fini le 28/06/2018

mercredi 27 juin 2018

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi

(2015, traduit de l’italien par Anaïs Bokobza, Calmann-Lévy, 2016)

« Vogel, lui, raisonnait comme les médias. Seul le présent comptait, rien d’autre. Certains en étaient les artificiers, d’autres le subissaient. Il faisait partie de la première catégorie, parce qu’il transformait n’importe quelle situation en succès. »
« Ce sont les méchants qui font l’histoire. Ce n’était pas uniquement de la littérature. C’était la vie. »
« Le soupçon se propage dans une communauté de la même manière qu’une épidémie […]. Les gens ne cherchent pas la justice, ils veulent un coupable. Pour donner un nom à la peur, pour se sentir en sécurité. »
« Le professeur se mit à chantonner. […] C’était une comptine. […] Elle parlait de fillettes et de petits chats. »
« Je suis désolé de t’impliquer là-dedans, mais c’est comme dans les romans : le méchant fait l’histoire […]. »

La confrontation de deux manipulateurs des médias et donc de l’opinion publique : le policier qui devrait enquêter, le professeur qui voulait changer sa vie, dans une histoire racontée devant l’assassin « dans le brouillard ».

Note pour le traducteur : en français — même si l’usage s’en perd — un homme de quarante ans est un “quadragénaire” et un homme de cinquante ans un “quinquagénaire”, et non pas, comme écrit dans ce livre, un quarantenaire et un cinquantenaire qui qualifient des anniversaires.

Fini le 27/06/2018

Meurtre à l'heure de pointe de Dan Turèll

(1985, traduit du danois par Orlando de Rudder, et Nils Ahl, Éditions de l’Aube, 2006)

« Un camé n’est ni un fantôme, ni un malade mental, ni un criminel. Il s’agit juste d’un être humain qui a besoin de drogue. À ce détail près, il ressemble à ses semblables. Souvent beaucoup plus qu’il ne le voudrait. »
« Son père, son frère jumeau, son partenaire, son compagnon et son toutou favori venaient de mourir, tous, d’un seul coup. » « Il ressemblait à un accusé qui en avait trop pris pour son compte. Et qui ne le sait que trop. »
« Quoiqu’il ne fut pas musicien, le dentiste ne manquait néanmoins pas de synchronisation. »

La drogue n’était pas mortelle par accident, mais volontairement pour que le chef récupère l’héritage.

Fini le 26/06/2018

Pélagie et le bouledogue blanc de Boris Akounine

(2000, traduit du russe par Alexandre Karvovski et Odette Chevalot, Presses de la Cité, 2005)

« Les gens sont différents, il y en a de bons, il y en a de mauvais. […] Mais dans leur majorité ils ne sont ni l’un ni l’autre, un peu comme les grenouilles qui épousent la température du milieu ambiant. Il fait chaud, elles sont chaudes, il fait froid, elles sont froides. Il faut donc faire en sorte que, dans notre province, le climat se réchauffe ; alors les hommes tiédiront de même, ils deviendront meilleurs. Le voilà, l’unique devoir de l’autorité : créer un climat favorable, et pour le reste, notre Seigneur y pourvoira. »

Les cadavres des chiens ne servent qu’à couvrir les méfaits du meurtrier par cupidité, puis pour dissimuler ses actes. Le « mal incarné » s’en servira pour sa croisade, mais échappera à la prison.

« Doucement, mais avec toute la décision nécessaire, il repoussa le reporter, et… »

Fini le 25/06/2018

dimanche 24 juin 2018

Des clous dans le cœur de Danielle Thiéry

(Fayard, 2012)

En s’acharnant à comprendre la disparition de sa femme, le commandant avec son équipe, explicite tous les meurtres des jeunes criminels, grands-parents, protecteur… qui ont entraîné l’élimination de leur professeur de chant arrivé au mauvais moment entre les mains de la mère.

Fini le 23/06/2018

Mortels lundis de Dan Turèll

(1983, traduit du danois par Sophie Grimal et Frédéric Gervais, Éditions de l’Aube, 2005)

« Et puis de toute façon, il valait mieux prendre dès à présent son mal en patience, car la vie n’était au fond qu’une gigantesque salle d’attente. »
« Tout l’attirail de l’homme moderne se trouvait là, entre ces quatre cloisons métalliques, de la nourriture aux stupéfiants en passant par les vêtements, les livres et l’alcool. »

La minuterie des consignes de la gare permet de pister l’assassin des trois femmes qui s’empresse de se suicider sans explication.

Un réjouissante plongée dans la vie des années 1980 où trouver un téléphone disponible était une gageure, et l’usage du talkie-walkie fort prisé des policiers.

Fini le 23/06/2018

Innocent de Harlan Coben

(2005, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2006)

Un condensé de mauvais réflexes, de situations « au mauvais moment au mauvais endroit », pour « l’ex-détenu avec zéro perspective d’avenir », sa femme enceinte qui cherche sa fille, et celui qui cherche une façon de protéger sa famille d’une ancienne faute que d’autres veulent lui faire payer.

Dans sa course vers la solution, le héros profite de la technique apprise pour piquer une voiture tout simplement en trouvant les clés, même si il juge que « la prison n’est pas la meilleur école du crime, comme d’aucuns ont tendance à le croire. Car il ne faut pas oublier que ses occupants se sont tous fait prendre, donc leur prétendue expertise en la matière avait dû connaître quelques défaillances. »

L’erreur sur l’identité de la morte se révèle à la lecture du rapport d’autopsie bien des années plus tard car atteinte du syndrome d’insensibilité aux androgènes elle ne peut pas avoir eu une fille.
« Les femmes frappées du SIA ont l’air de femmes tout à fait ordinaires et sont officiellement considérées comme telles. […] En clair, ça signifie que, d’une point de vue génétique, C. P. était un homme. Elle avait des testicules et des chromosomes XY. […] Une femme SIA ne peut pas tomber enceinte. »

Ce qui permettra à l’enquêtrice de démontrer qui sont les innocents et qui sont les coupables.

Fini le 22/06/2018