vendredi 30 novembre 2018

Sandrone et associé de Sandrone Dazieri

(1998, traduit de l'italien par Maria Grazzini, Éditions Métailié, 2001)

“L’Associé” est la personnalité somnambulique du personnage homonyme de l’auteur.
Le maitre-chanteur des amateurs de “chair fraiche” a saisi l’occasion du détournement de fonds pour rafler le pactole en débarrassant le père et la belle-mère de la fille, même si pour cacher le meurtre il lui a fallu tuer la remplaçante et son petit ami.

Fini le 29/11/2018

Face à la nuit de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2012, traduit de l’anglais par Marina Boraso, Albin Michel, 2014)

« Mais quand ils ont découvert que le journaliste avait infiltré un groupe d’immigrants et qu’en plus il connaissait [le policier], ils ont paniqué grave. »
« Il y avait une certaine éthique dans les milieux criminels. Le meurtre et la violence étaient admis, du moment qu’ils rapportaient de l’argent. […] En revanche, il était très mal vu de s’en prendre à un enfant ou à une jeune fille. […] il deviendrait un poids mort […]. »

Une construction sinueuse à la façon de cet auteur, bien maitrisée même s’il y a quelques petites incohérence (par exemple des erreurs dans le nom du personnage en scène). L’inspecteur-chef nous fait découvrir l’Estonie pour résoudre la disparition de l’Anglaise pendant qu’en Angleterre le coupable des meurtres est reconnu et arrêté.

Fini le 28/11/2018

Verglas noir de Hans Werner Kettenbach

(2001, traduit de l’allemand par Marie-Claude Auger, Christian Bourgois éditeur, 2007)

« […] il devait y avoir du verglas sur les marches, sinon, elle n’aurait pas pu tomber. […] Mais c’était exactement ça […]. Meurtre au verglas. »

Et le bricoleur a cherché et trouvé comment fabriquer ce verglas et a essayé sur son épouse (mais l’histoire n’en confirmera pas le résultat).

Fini le 26/11/2018

dimanche 25 novembre 2018

Rendez-vous à Estepona de Ake Edwardson

(2011, traduit du suédois par Rémi Cassaigne, Lattès, 2014)

Ils veulent s’entretuer…
Une histoire racontée du point de vue de celui qui doit tuer, mais avec tellement de sous-entendus, de pensées secrètes cryptées, de passé à ne pas dévoiler, etc. que la lecture en est lassante.

Je capitule le 25/11/2018

Maudit printemps de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2015, traduit de l’italien par Samuel Sfez, Denoël, Folio, 2017)

« Déshydratée à la limite du supportable, elle ne devait qu’à son jeune âge et à son fort tempérament d’appartenir encore au monde des vivants. »

Le sous-préfet finit par retrouver l’otage utilisé pour obliger son père à céder son entreprise, mais perd son amie sacrifiée à sa place.

Fini le 24/11/2018

Le petit homme de l'Opéra de Claude Izner

(10-18, 2010)

« L’avertisseur » se faufile partout et distribue les cochons que l’assassin lui fait passer. Le coupable ne sera jugé que pour son dernier meurtre, mais perdra définitivement son projet d’opéra.

Les auteurs ont encore imaginé une façon originale de tuer.
« […] elle s’était imaginé que c’était pour ses beaux yeux qu’il se montrait si charitable au point de passer commande à sa mère. »

Fini le 23/11/2018

Froid comme la mort de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2013, traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, Denoël, Folio, 2015)

« Tant que [le nombre de cas de féminicide] ne tombera pas à zéro, nous ne pourrons pas nous considérer comme un pays civilisé. » C’est la conclusion de l’auteur qu’il met en scène dans ce livre.

« Elle nous laisse tout faire. Elle sait que tôt ou tard nous le coincerons. »
« Un plan absurde et compliqué que seule une femme pouvait projeter. Et mettre en acte. »
Pour mettre fin à ces « sept ans » de douleur.

Fini le 22/11/2018

mercredi 21 novembre 2018

Casque à pointe de Luc Bergougnoux

(Les éditions du Roure, 2014)

Une histoire de vengeance à cause de l’incurie des gradés militaires.

« […] la personnalité de l’ermite se précisait soudain, comme un visage sortant de la pénombre pour apparaître au grand jour. Le passé militaire, la blessure de guerre, le goût de l’isolement comme celui de la culture, jusqu’aux compétences d’infirmier et à cette langue que cette fripouille […] avait prise pour de l’allemand. »
« L’existence de cet homme me hantait. Je ne mangeais plus, m’endormais au travail, explosais à la moindre contrariété. […] Je ne voulais pas le tuer, j’avais besoin de comprendre. »

Fini le 20/11/2018

Demande à mon cœur de Catherine Diran

(Au-delà du raisonnable, 2010)

Tout chez cet auteur semble une imitation : écriture comme une ancienne traduction d’un polar US, personnage de détective privée paumée à laquelle il ne manque que le Jack, enquête bidon puisque le lecteur sait depuis le début la réponse, même des expressions en yiddish.
Et une visite guidée du cimetière du Père-Lachaise.

Quelques poncifs.
« J’avais fait fausse route depuis le début […]. Une fille cherche l’amour sur Internet, cela prête encore à suspicion. C’est là que se cache forcément le coupable. Qui cherche l’amour est forcément coupable. Le désir est mortel. »
« Une dernière fois, je regardai sa tête de beau mec bien sous tous rapports. »

Fini le 20/11/2018

Une si jolie définition

« Les yeux de la frimousse » pour un simple signe « Tréma ».

Grille 7*G finie le 20/11/2018

Le beau mystère de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2012, The Beautiful Mystery traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2017)

« Sa robe et sa ceinture. L’habit du dominicain. […] cela fait de lui le chien du Seigneur ? […] Dominicain […] Domini canis, “chien du Seigneur”. »

« Il y avait quelque chose d’effrayant dans une ferveur aussi ardente. Pour un tout petit point. Au début. Le beau mystère, enfin résolu. »

« […] deux loups se battaient à l’intérieur de lui. Un était gris, l’autre noir. Le gris voulait que son grand-père soit courageux, patient et gentil. L’autre, le noir, que son grand-père soit lâche et cruel. […] quel loup sera le vainqueur ? […] celui que je nourrirai. »

La présence du directeur offre de bons moments d’exemple de manipulation, lavage de cerveau, ainsi qu’il agit sur l’adjoint et l’enfonce dans la drogue.

Fini le 19/11/2018

samedi 17 novembre 2018

Piste noire de Antonio Manzini

(Une enquête de Rocco Schiavone, 2013, traduit de l’italien par Samuel Sfez, Denoël, Folio, 2016)

Le personnage du “sous-préfet” (puisqu’il explique qu’il n’y a plus de “commissaire” dans la police italienne) est attachant et sa façon de mener l’enquête très efficace.

« […] commissaire. Lui, ça lui évoquait plutôt les procès politiques de l’Union soviétique de Joseph Staline. »

« […] la mort est une chose très intime. On ne la partage avec personne. […] Dans la nature, la mort est innocente. La mort, c’est seulement la vieillesse, la maladie ou la survie. »

« L’arme du crime est la connaissance […] des horaires et des déplacements des engins. »

Fini le 16/11/2018

Sauf de Hervé Commère

(Fleuve éditions, 2018)

Pas une véritable enquête, mais une succession de révélation sur le passé du narrateur.

« […] la femme qui m’a mis au monde a tué de ses mains son oppresseur ; celle qui m’a élevé a sacrifié sa vie pour pouvoir faire mon bonheur. »

Fini le 15/11/2018

L'homme du lac de Arnaldur Indridason

(Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, 2004, traduit de l’islandais par Éric Boury, Points, 2008)

« Ils étaient plus habitués à enquêter sur des affaires criminelles typiquement islandaises n’impliquant ni appareils bizarres, ni conseillers commerciaux qui n’en étaient pas, ni ambassades étrangères, ni guerre froide, mais uniquement la réalité islandaise, anodine, quotidienne, pauvre en événements et tellement, tellement loin du tumulte du monde. »

« Le mieux, pour les tuer, c’est la pelle. »

« Bientôt, à l’endroit où le squelette avait reposé, conservant cette histoire d’amour et de trahison venue d’un pays lointain, l’eau serait aussi profonde, aussi froide qu’avant. »

L’obstination du commissaire pour les disparitions permet de découvrir cette histoire allemande dans les écrits laissés par le suicidé.

Fini le 14/11/2018

mercredi 14 novembre 2018

L'assassinat d'Hicabi Bey de Alper Canigüz

(2004, traduit du turc par Célin Vuraler, Éditions Mirobole, 2014)

« Alper Kamu, cinq ans, détective »

Un style pénible à lire mais qui embrouille bien l’histoire de cette femme ressuscitée pour se venger.

« […] sa femme et son esclave sexuel du moment sont tombés follement amoureux l’un de l’autre. »

Fini le 13/11/2018

>>> Signalé le feuillet, pages 177-178, soigneusement découpé.

Révélation brutale de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2009, The Brutal Telling traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2014)

« Il ne s’était pas rendu compte, cependant, que ses histoires étaient en fait vraies. Il s’agissait d’une allégorie, bien sûr, mais elles n’en étaient pas moins vraies. Une montagne de misère s’approchait. Et elle grossissait avec chaque nouveau mensonge, chaque nouvelle fable. »
« Un esprit affamé. »

C’est ainsi que l’inspecteur-chef qualifie l’antiquaire patron de bistro trop attiré par les merveilles que cachait « l’Ermite ».

Fini le 13/11/2018

Vénus privée de Giorgio Scerbanenco

(1966, traduit de l’italien par Laurent Lombard, éditions Payot & Rivages, 2010)

Un beau personnage féminin qui ira jusqu’aux scarifications pour élucider l’assassinat de ces femmes.

« […] le mal, c’est le proxénétisme. On n’arrivera jamais à l’éliminer, mais chaque fois qu’on tombe sur un proxénète, il faut l’écraser. »

Dans ce premier tome de la série, le lecteur découvre l’ex-docteur Duca Lamberti récemment sorti de prison après une condamnation pour euthanasie.

Fini le 11/11/2018

dimanche 11 novembre 2018

La momie de la Butte-aux-Cailles de Claude Izner

(10-18, 2009)

Pour conserver une formule de parfum, cette mégalomane entraine son neveu dans l’assassinat du concepteur, de la “brocanteuse”, du trimardeur… mais se contente d’enfermer les autres.

Fini le 10/11/2018

L'affaire Galton de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1959, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Gallmeister, 2018)

Démêler la vérité sur l’identité de ce jeune homme mène l’enquêteur très loin jusqu’au Canada.
Il arrive enfin à comprendre que ce garçon est bien le fils du mort sans tête, et qu’il n’est en rien responsable des méfaits de la femme de l’avocat et de la façon dont celui-ci a essayé de les corriger.

Fini le 8/11/2018

Définition de la réalité

« Des Marseillais un peu Égyptiens… » représente bien le groupe « IAM » et les pseudos de ses membres.

Grille 7* finie le 6/11/2018

mardi 6 novembre 2018

Le soldat perdu de Luc Bergougnoux

(Les éditions du Roure, 2011)

« Tout était trop simple, possible, mais trop simple. Le coup de la broche constituait une trop belle cerise sur un trop gros gâteau. »

Mais l’adjudant — évoquant pour le gendarme « la gravure d’un hippopotame paressant dans les eaux du lac Victoria » — ne cherchera pas plus loin et la justice va se rendre coupable du meurtre de l’ancien tirailleur. Elle aggravera son déni de la vérité en laissant le complice se suicider en prison après ses aveux.

Le gendarme en conclura qu’il peut souhaiter « bon voyage » au curé.

Fini le 5/11/2018

Sidney Chambers et l'ombre de la mort de James Runcie

(2013, Sidney Chambers and the shadow of death traduit de l’anglais par Patrice Repusseau, Actes noirs, 2016)

Les mystères de Grantchester 1

L’ombre de la mort
« Votre époux ne s’est pas suicidé […]. Il a été assassiné par sa secrétaire. »
La jalousie d’une maitresse contre la suivante.

Une affaire de confiance
Quand une bague circule lors d’un diner entre connaissances, l’une d’elle est bien tentée de la soustraire.

D’abord, ne pas nuire
Et ne pas abuser de la morphine pour pouvoir tranquillement épouser la femme de son choix et protéger son futur enfant.

Une question de temps
« Vous ne croyez tout de même pas que je ne suis qu’un simple chauffeur ! »
Mais ce rôle lui permet de s’attaquer à la fille pour se venger du père.

Le Holbein perdu
Se présenter seule chez le délirant qui a pris le tableau original était très dangereux. Mais le pasteur s’est inquiété et a pu prévenir son ami policier à temps.

Des hommes honorables
« Je suis en train de suggérer que vous avez tué un homme parce que vous pensiez qu’il avait des sentiments pour votre fils. » Ce qui est passible de prison en cette époque obscurantiste.

Fini le 3/11/2018

samedi 3 novembre 2018

Faux-semblants de Kjell Ola Dahl

(Série Gunnarstranda et Frank Frölich, 2010, Kvinnen i plast traduit du norvégien par Alain Gnaedig, Gallimard, 2012)

Cette histoire est beau fouillis : le policier connaît les suspects, fiancé de la défunte, ex-femme du fiancé, mais sa colère et sa fascination pour ces femmes l’empêchent de comprendre leurs relations ; dans la recherche de la jeune disparue il laisse s’échapper un des coupables en allant seul dans la forêt ; la policière persuadée de tenir le coupable du viol meurtrier se fait agressée, mais réussit à fuir en laissant tout en plan… et leurs collègues colmatent les brèches, ramassent les bouts et obtiennent des aveux probants dont ceux de la mère qui a finalisé en meurtre l’accident provoqué par son fils.

On ne saura pas vraiment pourquoi le policier en voulait tellement à cet ancien ami au point de le poursuivre dans les égouts.
« [Il] est inculpé d’arrestation illégale et de violences avec circonstances aggravantes. »

Fini le 2/11/2018

Le talisman de la Villette de Claude Izner

(10-18, 2006)

Le médaillon à « La licorne noire » ne servira à rien à nos libraires pour comprendre que la soutane fait le père.

« Il est si facile de berner le commun des mortels par le port d’un vêtement spécifique. […] La guerre m’a arraché à ma femme et ma fille, entre elles et moi s’est dressé un mur sombre. Les revoir fut mon unique but au cours de ces années d’exil. »

Et le capitaine s’en retourne chez lui après sa mission de surveillance, son seul rôle dans cette histoire semblant avoir été de constituer un suspect idéal.

Fini le 31/10/2018

La voix de Arnaldur Indridason

(Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, 2002, traduit de l’islandais par Éric Boury, Points, 2008)

Des histoires de frères et sœurs dont la famille vole l’enfance.

« Il disait que je n’avais pas le moindre talent. Et pourtant, je l’admirais parce que je pensais qu’il avait toujours raison. » « […] qu’on ne l’avait pas autorisé à être celui qu’il était mais qu’on l’avait au contraire forcé à être quelqu’un d’autre […]. »

Mais la coupable, choquée par la scène avec son frère, a pris prétexte du magot pour attaquer.
« C’est peut-être même pour ça que je m’en suis prise à lui, parce qu’il faisait partie du petit nombre de gens à être gentil avec moi […]. »

Fini le 30/10/2018