(1884, édition Les Belles Lettres, 2005)
Et c’est le baron frivole qui permet à l’orpheline de comprendre la transformation de la main du meurtrier de son père.
Fini le 28/10/2018
Déjà lu & rendu :
Le crime de l'omnibus (1881), La voilette bleue (1885)
lundi 29 octobre 2018
Du bois pour les cercueils de Claude Ragon
(Fayard, 2010)
La perspicacité du lieutenant lui permet de trouver la porte de sortie et une bonne raison à l’utilisation de la presse sur la tête et les mains. Sa poursuite du coupable se terminera par sa chute.
Fini le 28/10/2018
La perspicacité du lieutenant lui permet de trouver la porte de sortie et une bonne raison à l’utilisation de la presse sur la tête et les mains. Sa poursuite du coupable se terminera par sa chute.
Fini le 28/10/2018
Défense de tuer de Louise Penny
(Armand Gamache enquête, 2008, The Murder Stone traduit de l’anglais Canada par Claire et Louise Chabalier, Actes Sud, 2013)
Le titre original, La pierre du meurtre, se réfère mieux à la technique de l’assassin, car l’auteur a encore trouvé un instrument original pour tuer : du sucre blanc.
Les relations complexes entre les membres de cette famille sont bien imagées par cette comparaison : « La graine du meurtre est souvent semée des années auparavant […]. Comme le noyer noir, il lui faut beaucoup de temps pour germer et devenir toxique. »
Mais l’inspecteur-chef finit par comprendre que ce ne sont pas les ressentiments familiaux, mais les méfaits du mari qui ont motivé l’assassin.
Fini le 27/10/2018
Le titre original, La pierre du meurtre, se réfère mieux à la technique de l’assassin, car l’auteur a encore trouvé un instrument original pour tuer : du sucre blanc.
Les relations complexes entre les membres de cette famille sont bien imagées par cette comparaison : « La graine du meurtre est souvent semée des années auparavant […]. Comme le noyer noir, il lui faut beaucoup de temps pour germer et devenir toxique. »
Mais l’inspecteur-chef finit par comprendre que ce ne sont pas les ressentiments familiaux, mais les méfaits du mari qui ont motivé l’assassin.
Fini le 27/10/2018
vendredi 26 octobre 2018
Horrora borealis de Nicolas Feuz
(2016, Slatkine & Cie, Le Livre de Poche, 2018)
« Qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? »
Le récit de ces massacres est habilement monté pour entretenir le suspense jusqu’au bout — notamment le prénom du preneur d’otage — et la mort du fils et de l’épouse.
« Et dire que nous formions une famille parfaite aux yeux de tous… »
Fini le 26/10/2018
« Qu’est-ce qui s’est passé en Laponie ? »
Le récit de ces massacres est habilement monté pour entretenir le suspense jusqu’au bout — notamment le prénom du preneur d’otage — et la mort du fils et de l’épouse.
« Et dire que nous formions une famille parfaite aux yeux de tous… »
Fini le 26/10/2018
Rien de plus grand de Malin Persson Giolito
(2016, traduit du suédois par Laurence Mennerich, Presse de la Cité, 2017)
Le titre original “Störst av allt” se traduirait par “surtout”, “par dessus tout” qui présente mieux l’importance que la narratrice accorde à sa présentation.
Une construction parfaitement maitrisée donne à ce récit une véracité qui rend bien la complexité des comportements et des relations entre ces adolescents perturbés.
Les réflexions de la narratrice sur son sort sont particulièrement intéressantes.
« En réalité, ils voulaient prouver à l’opinion publique qu’ils ne m’accordaient aucune faveur, ce qui, paradoxalement, ne leur laissait pas d’autre choix que de me réserver un traitement particulier. »
« Les gens se moquent de ce que les autres disent ou ressentent, de ce qu’ils ont traversé, appris. Les gens ne s’intéressent qu’à ce qu’ils sont déjà certains de savoir. »
« S’il me tabassait, tout le monde allait enfin voir sa vraie face, et je serais libérée d’un poids, peut-être même de lui. Personne ne me demanderait plus de m’occuper de [lui], de le consoler. »
« Il y a une chose pour laquelle il était doué : il savait tuer. Il était bon chasseur. Avec une arme entre les mains, il accomplissait les choses lui-même, il recevait même des compliments. »
Fini le 25/10/2018
Le titre original “Störst av allt” se traduirait par “surtout”, “par dessus tout” qui présente mieux l’importance que la narratrice accorde à sa présentation.
Une construction parfaitement maitrisée donne à ce récit une véracité qui rend bien la complexité des comportements et des relations entre ces adolescents perturbés.
Les réflexions de la narratrice sur son sort sont particulièrement intéressantes.
« En réalité, ils voulaient prouver à l’opinion publique qu’ils ne m’accordaient aucune faveur, ce qui, paradoxalement, ne leur laissait pas d’autre choix que de me réserver un traitement particulier. »
« Les gens se moquent de ce que les autres disent ou ressentent, de ce qu’ils ont traversé, appris. Les gens ne s’intéressent qu’à ce qu’ils sont déjà certains de savoir. »
« S’il me tabassait, tout le monde allait enfin voir sa vraie face, et je serais libérée d’un poids, peut-être même de lui. Personne ne me demanderait plus de m’occuper de [lui], de le consoler. »
« Il y a une chose pour laquelle il était doué : il savait tuer. Il était bon chasseur. Avec une arme entre les mains, il accomplissait les choses lui-même, il recevait même des compliments. »
Fini le 25/10/2018
Le léopard des Batignolles de Claude Izner
(10-18, 2005)
« […] il touchait sa part du butin grâce aux dénonciations. Vous n’imaginez pas le nombre de lettres anonymes, il y en avait foison, l’autorité militaire elle-même s’est révoltée contre cette abjection […]. »
« […] s’il ne pouvait piffer les insurgés, il méprisait royalement leurs délateurs. Il y avait un trio en particulier, des ouvriers imprimeurs […]. Ils étaient responsables de l’arrestation d’au moins trente personnes, dont la famille de leur patron. »
« La vengeance, c’est pire qu’une brûlure qu’on ne peut soulager. »
Les conséquences vingt ans après du Siège, de la Capitulation, de la Commune et de ses massacres…
Fini le 23/10/2018
« […] il touchait sa part du butin grâce aux dénonciations. Vous n’imaginez pas le nombre de lettres anonymes, il y en avait foison, l’autorité militaire elle-même s’est révoltée contre cette abjection […]. »
« […] s’il ne pouvait piffer les insurgés, il méprisait royalement leurs délateurs. Il y avait un trio en particulier, des ouvriers imprimeurs […]. Ils étaient responsables de l’arrestation d’au moins trente personnes, dont la famille de leur patron. »
« La vengeance, c’est pire qu’une brûlure qu’on ne peut soulager. »
Les conséquences vingt ans après du Siège, de la Capitulation, de la Commune et de ses massacres…
Fini le 23/10/2018
lundi 22 octobre 2018
Mort sur la lagune de Giorgio Scerbanenco
(1974, traduit de l’italien par Laurent Lombard, éditions Payot & Rivages, 2007)
Une histoire un peu gnangnan — style amplifié par une traduction trop littérale — d’amoureuses qui accusent leurs amoureux du meurtre du séducteur cynique jusqu’à ce que le brigadier menace le fils de l’hôtelier pour obtenir les aveux du père.
Fini le 21/10/2018
Une histoire un peu gnangnan — style amplifié par une traduction trop littérale — d’amoureuses qui accusent leurs amoureux du meurtre du séducteur cynique jusqu’à ce que le brigadier menace le fils de l’hôtelier pour obtenir les aveux du père.
Fini le 21/10/2018
Étrange affaire de Peter Robinson
(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2005, traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2006)
« [Elle] ne devait pas connaître les horribles projets de son mari. Le dégoût qu’il ressentait devenait physique et la vue de cet homme lui devint insupportable. […] il s’en alla, se plia en deux et vomit par terre. »
Trafic d’êtres humains, esclavage des femmes, prostitution, vente de bébé, etc., activités habituelles pour ce mafieux, mais cette fois l’histoire est aggravée par le sort qu’il réservait au bébé choisi.
Fini le 19/10/2018
« [Elle] ne devait pas connaître les horribles projets de son mari. Le dégoût qu’il ressentait devenait physique et la vue de cet homme lui devint insupportable. […] il s’en alla, se plia en deux et vomit par terre. »
Trafic d’êtres humains, esclavage des femmes, prostitution, vente de bébé, etc., activités habituelles pour ce mafieux, mais cette fois l’histoire est aggravée par le sort qu’il réservait au bébé choisi.
Fini le 19/10/2018
Les petits vieux d'Helsinki font le mur de Minna Lindgren
(2014, Ehtoolehdon pakolaiset traduit du finnois par Martin Carayol, Calmann-Lévy, 2015)
« Elle s’était mise à presque détester la prospérité, cette abondance de tout qui avait tué ses deux fils à l’âge de soixante ans et à cause de laquelle personne n’avait de temps pour les autres, et qui reléguaient les vieux dans des caves froides. […] il n’y avait pas de travail pour les jeunes et pas de personnel pour aider les vieux, et certains préparaient une loi qui forcerait les enfants à bien s’occuper de leurs parents. »
« Quand on se débrouille pour que les problèmes du secteur public deviennent des activités privées, tout ce qui était hier un poste budgétaire devient aujourd’hui une source de bénéfices. »
Mais nos nonagénaires trouvent toujours un motif de bien vivre dans toutes circonstances, même aux enterrements de leurs compagnons.
Fini le 18/10/2018
« Elle s’était mise à presque détester la prospérité, cette abondance de tout qui avait tué ses deux fils à l’âge de soixante ans et à cause de laquelle personne n’avait de temps pour les autres, et qui reléguaient les vieux dans des caves froides. […] il n’y avait pas de travail pour les jeunes et pas de personnel pour aider les vieux, et certains préparaient une loi qui forcerait les enfants à bien s’occuper de leurs parents. »
« Quand on se débrouille pour que les problèmes du secteur public deviennent des activités privées, tout ce qui était hier un poste budgétaire devient aujourd’hui une source de bénéfices. »
Mais nos nonagénaires trouvent toujours un motif de bien vivre dans toutes circonstances, même aux enterrements de leurs compagnons.
Fini le 18/10/2018
Les Polonaises de Cransac de Alain Gandy
(Presses de la Cité, 2002)
« [L’adjudant-chef] n’avait jamais imaginé que la vie au maquis pût s’accompagner d’une aventure sentimentale aussi complexe. »
« La lecture de l’article du bulletin […] ce témoin qui sortait de la tombe pouvait faire éclater la vérité. […] c’en était fait de l’honorabilité si chèrement gagnée. »
Mais cette mère polonaise ne pouvait pas supporter qu’on s’attaque de nouveau à sa famille.
Fini le 16/10/2018
« [L’adjudant-chef] n’avait jamais imaginé que la vie au maquis pût s’accompagner d’une aventure sentimentale aussi complexe. »
« La lecture de l’article du bulletin […] ce témoin qui sortait de la tombe pouvait faire éclater la vérité. […] c’en était fait de l’honorabilité si chèrement gagnée. »
Mais cette mère polonaise ne pouvait pas supporter qu’on s’attaque de nouveau à sa famille.
Fini le 16/10/2018
mardi 16 octobre 2018
D'excellents voisins de Saskia Noort
(2006, traduit du néerlandais par Mireille Cohendy, Denoël, 2011)
« Un jour, je m’y promènerai en poussant un landau. Au supermarché, je me pavanerai derrière mon caddie rempli de Pampers. Je serai aussi unique que toutes les autres. »
Son obsession l’entraine à des actes que son mari réprouve. Il va se laisser entrainer à sa jalousie trop possessive et en faire un carnage.
« Dieu pourrait m’aider en ce moment. […] J’ouvre mon âme, mon esprit et j’appelle, je supplie Dieu, s’il existe, de se révéler à moi. »
Le comportement des personnages est très, trop, excessifs mais on suit car le récit est vraiment bien monté.
Fini le 15/10/2018
« Un jour, je m’y promènerai en poussant un landau. Au supermarché, je me pavanerai derrière mon caddie rempli de Pampers. Je serai aussi unique que toutes les autres. »
Son obsession l’entraine à des actes que son mari réprouve. Il va se laisser entrainer à sa jalousie trop possessive et en faire un carnage.
« Dieu pourrait m’aider en ce moment. […] J’ouvre mon âme, mon esprit et j’appelle, je supplie Dieu, s’il existe, de se révéler à moi. »
Le comportement des personnages est très, trop, excessifs mais on suit car le récit est vraiment bien monté.
Fini le 15/10/2018
Le secret des Enfants-Rouges de Claude Izner
(10-18, 2004)
« Nous n’avions pas conscience qu’il se sentait investi d’un devoir mystique. […] Vu son éducation, il était logique qu’il abhorrât les théories transformistes. »
Les pérégrinations de la « coupe de Thulé » recherchée par « l’émissaire », qui lui accorde un pouvoir religieux en la nommant « la flétrissure », entrainent plein de morts qui tracent un chemin à suivre pour nos libraires.
Fini le 13/10/2018
« Nous n’avions pas conscience qu’il se sentait investi d’un devoir mystique. […] Vu son éducation, il était logique qu’il abhorrât les théories transformistes. »
Les pérégrinations de la « coupe de Thulé » recherchée par « l’émissaire », qui lui accorde un pouvoir religieux en la nommant « la flétrissure », entrainent plein de morts qui tracent un chemin à suivre pour nos libraires.
Fini le 13/10/2018
Ne jouez pas avec le feu de Peter Robinson
(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2004, traduit de l’anglais par Pierre Reignier, Albin Michel, 2005)
Cet auteur a l’art de diluer une enquête sur 498 pages en créant d’intéressants personnages secondaires, dont des suspects potentiels : le petit ami, le “beau-père”, le libraire vendeur de vieux papiers… et le fameux “expert d’art” qui finit par se révéler effectivement très compétent en drogue et en incendies au grand dam des policiers.
Fini le 12/10/2018
Cet auteur a l’art de diluer une enquête sur 498 pages en créant d’intéressants personnages secondaires, dont des suspects potentiels : le petit ami, le “beau-père”, le libraire vendeur de vieux papiers… et le fameux “expert d’art” qui finit par se révéler effectivement très compétent en drogue et en incendies au grand dam des policiers.
Fini le 12/10/2018
jeudi 11 octobre 2018
B comme brûlée de Sue Grafton
(1985, traduit de l’anglais États-Unis par Joëlle Girardin, Pocket, 1993)
« Elle m’avait dit elle-même qu’elle n’avait plus l’intention de travailler de sa vie. […] Le meurtre rétablissait l’ordre des choses. »
La simple enquête pour retrouver une personne disparue révèle le meurtre et toute la mise en scène de la coupable qui aura le tort de revenir sur les lieux de son crime.
Fini le 9/10/2018
« Elle m’avait dit elle-même qu’elle n’avait plus l’intention de travailler de sa vie. […] Le meurtre rétablissait l’ordre des choses. »
La simple enquête pour retrouver une personne disparue révèle le meurtre et toute la mise en scène de la coupable qui aura le tort de revenir sur les lieux de son crime.
Fini le 9/10/2018
Le carrefour des écrasés de Claude Izner
(10-18, 2003)
Ces auteurs ont l’art de recréer la vie de l’époque. Leurs descriptions sont savoureuses, p. ex.
« La cafetière fumait, pareille à un index levé leur imposant le silence. »
« Une ultime cabriole du soleil en lutte avec la nuit conférait au quartier un aspect irréel. »
« J’enregistre simplement que votre œil est marécageux et votre teint cireux […]. »
Et la présentation du système de « ma tante » est très réaliste.
Notre libraire empêche l’amoureux spolié d’exercer sa vengeance jusqu’au bout en sauvant de la pendaison son ultime victime, déjà ancienne victime de la voleuse.
Même si il n’avait pas compris que « les extraits littéraires abandonnés à côté du corps […] » « consistait à vous fourvoyer en de fausses pistes […] ».
Les rappels historiques de la période semblent très contemporains.
« L’insécurité est devenue une hantise pour les Parisiens. Ils voient d’un mauvais œil l’arrivée de migrants et la prolifération des vagabonds. Cependant, contrairement aux rumeurs, la violence directe à Paris intra-muros est inférieure à la moyenne nationale. »
Fini le 8/10/2018
Ces auteurs ont l’art de recréer la vie de l’époque. Leurs descriptions sont savoureuses, p. ex.
« La cafetière fumait, pareille à un index levé leur imposant le silence. »
« Une ultime cabriole du soleil en lutte avec la nuit conférait au quartier un aspect irréel. »
« J’enregistre simplement que votre œil est marécageux et votre teint cireux […]. »
Et la présentation du système de « ma tante » est très réaliste.
Notre libraire empêche l’amoureux spolié d’exercer sa vengeance jusqu’au bout en sauvant de la pendaison son ultime victime, déjà ancienne victime de la voleuse.
Même si il n’avait pas compris que « les extraits littéraires abandonnés à côté du corps […] » « consistait à vous fourvoyer en de fausses pistes […] ».
Les rappels historiques de la période semblent très contemporains.
« L’insécurité est devenue une hantise pour les Parisiens. Ils voient d’un mauvais œil l’arrivée de migrants et la prolifération des vagabonds. Cependant, contrairement aux rumeurs, la violence directe à Paris intra-muros est inférieure à la moyenne nationale. »
Fini le 8/10/2018
Pour donner la mort, tapez 1 de Ahmed Tiab
(Éditions de l'Aube, 2018)
Des policiers, qui ne correspondent pas aux clichés sociaux, foncent pour sauver ce qu’il y a à sauver des mains d’islamistes improvisés, dévoyés jusqu’à la mort.
« Une mère et une fille qui ont décidé de refuser, de nier la relation de ce fils et de ce père ayant trouvé refuge l’un en l’autre. »
« Le supplice du voleur est l’amputation d’une main, celui de l’épouse volage, la lapidation mortelle […]. »
Avec des réflexions bien intéressantes sur notre époque, notamment sur le fonctionnement de la police.
« Aujourd’hui, toute sortie de policiers n’est motivée que par une mission précise ; ils n’ont plus le temps de faire de la présence. Les caméras de surveillance supposées rassurer la population doivent rester elles-mêmes invisibles. L’idée de la dissuasion par la peur de l’uniforme appartenait à une autre époque ; la pensée actuelle consiste à assister en live à l’exercice du délinquant sur écran pour tenter de le retrouver plus tard bien après avoir examiné l’enregistrement. C’est l’ère de la police en rediffusion, le service d’ordre en replay. »
Fini le 6/10/2018
Des policiers, qui ne correspondent pas aux clichés sociaux, foncent pour sauver ce qu’il y a à sauver des mains d’islamistes improvisés, dévoyés jusqu’à la mort.
« Une mère et une fille qui ont décidé de refuser, de nier la relation de ce fils et de ce père ayant trouvé refuge l’un en l’autre. »
« Le supplice du voleur est l’amputation d’une main, celui de l’épouse volage, la lapidation mortelle […]. »
Avec des réflexions bien intéressantes sur notre époque, notamment sur le fonctionnement de la police.
« Aujourd’hui, toute sortie de policiers n’est motivée que par une mission précise ; ils n’ont plus le temps de faire de la présence. Les caméras de surveillance supposées rassurer la population doivent rester elles-mêmes invisibles. L’idée de la dissuasion par la peur de l’uniforme appartenait à une autre époque ; la pensée actuelle consiste à assister en live à l’exercice du délinquant sur écran pour tenter de le retrouver plus tard bien après avoir examiné l’enregistrement. C’est l’ère de la police en rediffusion, le service d’ordre en replay. »
Fini le 6/10/2018
Snjór de Ragnar Jónasson
(Les enquêtes de Siglufjördur, 2015, traduit depuis la version anglaise par Philippe Reilly, Éditions La Martinière, 2016, Points)
Cette édition est désagréable, car la traduction ne rend pas la façon de parler et de se comporter des Islandais, alors pourquoi donc choisir un mot islandais (“neige”) comme titre ? Le simple sous-titre « Huis clos » aurait convenu, puisqu’il s’agit de l’histoire d’un policier novice déphasé par son arrivée dans cette ville du nord enserrée, enterrée, par la neige.
« Ses cauchemars empiraient nuit après nuit, tout comme sa claustrophobie. Au début, il avait simplement eu peur de se retrouver enseveli sous la neige. À présent que ce cauchemar était devenu réalité, dans ce lieu isolé, il avait l’impression d’avoir atteint sa limite. »
Il arrivera finalement à comprendre que le joueur de poker enfui est coupable de bien des crimes, et qui est le véritable auteur du livre-culte.
« Mon père avait fait de lui un romancier, il faisait de moi un dramaturge. »
Fini le 6/10/2018
>>> Je vais réfléchir avant de lire les autres titres de cet auteur qui sont tous du même traducteur.
Cette édition est désagréable, car la traduction ne rend pas la façon de parler et de se comporter des Islandais, alors pourquoi donc choisir un mot islandais (“neige”) comme titre ? Le simple sous-titre « Huis clos » aurait convenu, puisqu’il s’agit de l’histoire d’un policier novice déphasé par son arrivée dans cette ville du nord enserrée, enterrée, par la neige.
« Ses cauchemars empiraient nuit après nuit, tout comme sa claustrophobie. Au début, il avait simplement eu peur de se retrouver enseveli sous la neige. À présent que ce cauchemar était devenu réalité, dans ce lieu isolé, il avait l’impression d’avoir atteint sa limite. »
Il arrivera finalement à comprendre que le joueur de poker enfui est coupable de bien des crimes, et qui est le véritable auteur du livre-culte.
« Mon père avait fait de lui un romancier, il faisait de moi un dramaturge. »
Fini le 6/10/2018
>>> Je vais réfléchir avant de lire les autres titres de cet auteur qui sont tous du même traducteur.
vendredi 5 octobre 2018
Le saut de l'ange de Lisa Gardner
(2015, traduit de l'anglais États-Unis par Florianne Vidal, Albin Michel, 2017)
« Une pelle pliable, une paire de gants maculés de sang. Qu’est-ce que ce type avait dans la caboche, cette nuit-là ? Et quand finirait-on par trouver un sens quelconque à cette histoire de fous ? »
« Et il a suffi de trois chocs sur la tête pour que ressurgisse un passé que je suis toujours incapable d’affronter. »
Ces souvenirs de la « meilleure amie » dans la « maison de poupée » entrainent chez cette femme et son mari des comportements que les policiers ont bien du mal à suivre, mais ils arrivent quand même à temps pour trouver les cadavres de la mère et de sa fille.
Fini le 4/10/2018
« Une pelle pliable, une paire de gants maculés de sang. Qu’est-ce que ce type avait dans la caboche, cette nuit-là ? Et quand finirait-on par trouver un sens quelconque à cette histoire de fous ? »
« Et il a suffi de trois chocs sur la tête pour que ressurgisse un passé que je suis toujours incapable d’affronter. »
Ces souvenirs de la « meilleure amie » dans la « maison de poupée » entrainent chez cette femme et son mari des comportements que les policiers ont bien du mal à suivre, mais ils arrivent quand même à temps pour trouver les cadavres de la mère et de sa fille.
Fini le 4/10/2018
La disparue du Père-Lachaise de Claude Izner
(10-18, 2003)
« N’importe qui aurait hurlé de douleur, mais vous, vous êtes restée sereine. »
La mode du spiritisme permet au coupable d’attirer la victime au cimetière d’où son fossoyeur l’emmène malgré lui.
Notre libraire remonte la piste de ces meurtres, mais il lui faudra un pouce pour qu’il ait l’illumination et déchiffre les différents personnages de cette transformiste, même si il devra attendre les aveux officiels pour comprendre l’importance du document à trouver.
Fini le 2/10/2018
« N’importe qui aurait hurlé de douleur, mais vous, vous êtes restée sereine. »
La mode du spiritisme permet au coupable d’attirer la victime au cimetière d’où son fossoyeur l’emmène malgré lui.
Notre libraire remonte la piste de ces meurtres, mais il lui faudra un pouce pour qu’il ait l’illumination et déchiffre les différents personnages de cette transformiste, même si il devra attendre les aveux officiels pour comprendre l’importance du document à trouver.
Fini le 2/10/2018
Retour vers la côte de Saskia Noort
(2003, traduit du néerlandais par Mireille Cohendy, Denoël, 2007)
Cet auteur a l’art de faire monter le suspense, l’histoire commence classiquement, puis le lecteur comprend page après page que tout n’est pas si simple. Tout commence quand la chanteuse décide d’avorter et que, devant les menaces, elle se réfugie chez sa sœur.
« Son passe-temps favori consistait à faire le ménage. Ranger. Trier les objets. Mettre de l’ordre systématiquement. Dans sa propre maison et dans la vie des autres. »
« Ils n’ont pas besoin de prouver que je suis détraquée, c’est à moi de leur prouver que je ne le suis pas. »
Et quand enfin la police comprend, elle arrive juste à temps pour la sauver au milieu des dunes.
Fini le 1/10/2018
Cet auteur a l’art de faire monter le suspense, l’histoire commence classiquement, puis le lecteur comprend page après page que tout n’est pas si simple. Tout commence quand la chanteuse décide d’avorter et que, devant les menaces, elle se réfugie chez sa sœur.
« Son passe-temps favori consistait à faire le ménage. Ranger. Trier les objets. Mettre de l’ordre systématiquement. Dans sa propre maison et dans la vie des autres. »
« Ils n’ont pas besoin de prouver que je suis détraquée, c’est à moi de leur prouver que je ne le suis pas. »
Et quand enfin la police comprend, elle arrive juste à temps pour la sauver au milieu des dunes.
Fini le 1/10/2018
lundi 1 octobre 2018
L'énigme de Ravejouls de Alain Gandy
(Presses de la Cité, 1998)
Le village est si petit que peu de suspects se présentent à l’adjudant quand il comprend qu’un jeune attardé mental n’a pas la possibilité de perpétrer un meurtre.
Mais quand la violence du père se dévoile, la mère se révolte enfin.
Fini le 30/09/2018
Le village est si petit que peu de suspects se présentent à l’adjudant quand il comprend qu’un jeune attardé mental n’a pas la possibilité de perpétrer un meurtre.
Mais quand la violence du père se dévoile, la mère se révolte enfin.
Fini le 30/09/2018
Beau monstre de Peter Robinson
(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2001, traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2003)
« Cet homme était son professeur, symbole d’honorabilité et d’autorité. Bel homme, bien habillé, vivant dans une agréable maison avec sa jolie épouse. »
« De tout temps, les hommes avaient violé et mutilé les femmes […]. Nul besoin d’imaginer un démon ayant pris forme humaine pour expliquer ces crimes. »
C’est une enquête à l’envers car le coupable des crimes a été achevé par un policier paniqué par les blessures de son collègue, mais l’inspecteur, commissaire par intérim, s’interroge sur le rôle de l’épouse.
« Ainsi, elle se retrouve en cage, en fin de compte… »
Fini le 29/09/2018
« Cet homme était son professeur, symbole d’honorabilité et d’autorité. Bel homme, bien habillé, vivant dans une agréable maison avec sa jolie épouse. »
« De tout temps, les hommes avaient violé et mutilé les femmes […]. Nul besoin d’imaginer un démon ayant pris forme humaine pour expliquer ces crimes. »
C’est une enquête à l’envers car le coupable des crimes a été achevé par un policier paniqué par les blessures de son collègue, mais l’inspecteur, commissaire par intérim, s’interroge sur le rôle de l’épouse.
« Ainsi, elle se retrouve en cage, en fin de compte… »
Fini le 29/09/2018
Néologisme officiel ?
La réponse « googliser » à la définition « Utiliser un moteur sur sa bécane » démontre que ce verbe est maintenant entré dans le dictionnaire des verbicrucistes.
Grille 7* finie le 27/09/2018
Grille 7* finie le 27/09/2018
Le Vignoble du Diable de Philippe Bouin
(Presses de la Cité, 2013)
L’écriture se veut “humoristique” truffée de “beaujoleries”, mais n’est que pesante et lourde à lire.
L’histoire est à l’avenant, la construction est incohérente (les “je peux rien dire” du maire ex-juge sont mal mis en scène), les personnages sont caricaturaux (les “mon Doudou” de l’actrice évidemment “trop belle” sont insupportables), etc.
Ce livre ne devrait pas être classé en “RP”, car il n’y a aucune vraie enquête à suivre, mais peut difficilement être rangé en “RT” pour cause de scène finale de vivisection humaine.
Décevant !
Fini le 27/09/2019
L’écriture se veut “humoristique” truffée de “beaujoleries”, mais n’est que pesante et lourde à lire.
L’histoire est à l’avenant, la construction est incohérente (les “je peux rien dire” du maire ex-juge sont mal mis en scène), les personnages sont caricaturaux (les “mon Doudou” de l’actrice évidemment “trop belle” sont insupportables), etc.
Ce livre ne devrait pas être classé en “RP”, car il n’y a aucune vraie enquête à suivre, mais peut difficilement être rangé en “RT” pour cause de scène finale de vivisection humaine.
Décevant !
Fini le 27/09/2019
La nuit derrière moi de Giampaolo Simi
(2012, traduit de l’italien par Sophie Royère, Sonatine éditions, 2016)
Le récit à deux voix, “je” pour le présent et “tu” pour le passé, du meurtrier par possessivité.
« Mais si, dans une autre personne, tu n’aimes toujours et seulement que toi-même, un jour tu pourras la haïr avec une férocité qui ne peut déboucher […] que sur la haine de soi. »
Et il fuit au-delà de la mer.
Fini le 26/09/2018
Le récit à deux voix, “je” pour le présent et “tu” pour le passé, du meurtrier par possessivité.
« Mais si, dans une autre personne, tu n’aimes toujours et seulement que toi-même, un jour tu pourras la haïr avec une férocité qui ne peut déboucher […] que sur la haine de soi. »
Et il fuit au-delà de la mer.
Fini le 26/09/2018
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