jeudi 29 mars 2018

Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire de L. C. Tyler

(2009, traduit de l’anglais par Élodie Leplat, Sonatine, 2013)

Une délicieuse parodie de roman policier “whodunit” avec des références au célèbre Hercule Poirot.

Après l’hypothèse des timbres rares, celle des diamants se révèle sans crime puisque les morts se sont entretués.

« Ma foi, reprit l’inspecteur […]. Il m’est arrivé de lire, bien sûr, dans des romans policiers des histoires de rassemblement de suspects dans la salle à manger pour leur révéler l’identité du meurtrier, mais je ne l’avais jamais vu pratiquer dans la vraie vie. […] Cela m’a aussi aidé puisque, de fait, trois d’entre vous ont confessé avoir été impliqués d’une manière ou d’une autre dans le vol de diamants […]. »

Fini le 30/03/2018

Minuit sur le canal San Boldo de Donna Leon

(traduit de l'anglais États-Unis par Gabriella Zimmermann, Calmann-Lévy, 2017)

Le commissaire permet à cette jeune femme de retrouver son cheval en arrêtant celui qui l’avait violée et a tenté de la noyer.

Fini le 27/03/2018

Ground XO de Hannelore Cayre

(Éditions Métailié, 2007)

Une ode au rap pour véhiculer la publicité d’un cognac.

« J’ai aidé un jeune qui va prendre son envol et s’installer dès le début de l’année dans son premier appartement, […]. J’ai trouvé une nana qui me comprend peu ou prou […]. J’ai relancé l’affaire de ma famille avec succès […]. En un mot, je suis un homme transfiguré. »

Et ce livre sonne la fin de l’avocat.

Fini le 27/03/2018

lundi 26 mars 2018

Un papillon dans la tempête de Walter Lucius

(2013, traduit du néerlandais par Yvonne Pétrequin et Brigitte Zwerver-Berret, Éditions du Masque, 2015)

Cette histoire mettant en scène des “méchants russes” est tellement éculée qu’elle est lassante à lire et les effets spéciaux des bagarres, crimes, etc. (relations minutieuses des blessures, explosions…) font peut-être très bien sur un écran de cinéma, mais sur du papier leurs descriptions noient le reste d’attention que le lecteur pourrait avoir pour l’intrigue.

Chaque personnage ne représente que son égo, son histoire, ne cherchant dans les événements que son intérêt. Une des journalistes donne une vraie leçon de propagande avec de parfaits exemples de manipulation des images pour que les faits collent à son discours.

Ce livre est annoncé comme tome 1 de La Trilogie Hartland, mais il n’y a pas d’autres titres de cet auteur en médiathèque à ce jour. Et heureusement, car malgré le cliffhanger de la page 521, je n’envisageait pas d'en poursuivre la lecture dans l’immédiat.

Fini le 25/03/2018

Pourquoi tuons-nous ? de Gianni Biondillo

(2004, traduit de l’italien par Claude Bonnafont, éditions Joëlle Losfeld, 2006)

Les saisons de la vie d’un inspecteur milanais. L’été du chien et du dealer, l’automne de la vengeance entre promoteurs immobiliers, l’hiver des braqueurs tueurs d’un pauvre hère.

Pour finir sur l’explosion du printemps : meurtre d’une octogénaire, incendie du gymnase de son fils… et le vol quotidien de la pomme.

« Au cours des quatre derniers jours, il avait douté de l’innocence de son ami et il l’avait caché en vertu d’une espèce de code d’honneur entre indigènes de Quarto Oggiaro plus que par une confiance aveugle en son innocence ; il avait menti à ses collègues […] ; il avait douté d’une femme qui l’aidait ; il avait été salement tabassé, il avait fréquenté des pédophiles et des trafiquants, il avait oublié sa fille pour interroger un assassin. […] Ce travail le pourrissait. »

Fini le 22/03/2018

Prise directe de Eoin Colfer

(Série Daniel McEvoy, 2011, Plugged traduit de l’anglais par Antoine Chainas, Gallimard, Série noire, 2012)

« Le problème, c’est que ces gars s’inventent leurs propres pseudos et qu’aucun d’eux n’est chrétien […]. Un gonze qui avait écopé de six mois pour voyeurisme, à Dublin, se faisait appeler Windows 2000. »

« J’ai été Superman durant une semaine, mais à présent je suis redevenu ce type chauve affecté à un boulot banal. Fini, les idées à l’emporte-pièce, les coïncidences hallucinantes ou les plans de fou furieux. »

La vie dans un bled des Etats-Unis de cet ancien soldat irlandais racontée sur un mode loufoque : bagarres, fusillades, déconnades… et humanité.

Fini le 20/03/2018

>>> Autres titres de cet auteur en section Jeunesse et SF (notamment volume 6 de la saga Le Guide du voyageur galactique)

mardi 20 mars 2018

Un silence de fer de Marcello Fois

(1992, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Éditions du Seuil, 2000)

Une ténébreuse histoire de vengeance pour tuer tous les témoins d’un attentat raté dix ans plus tôt et sauver par l’évasion le seul condamné pour ce fait.

Fini le 20/03/2018

Le mystère Bellini de Jason Goodwin

(traduit de l’anglais par Fortunato Israël, Plon, 2009)

« Les possibilités ne sont pas infinies. Seules le sont les impossibilités. Le royaume du possible a des limites. »

« Le Tatar avait été expédié en vue d’effacer tout trace de déshonneur pour le sultan. »

Une histoire bien embrouillée, à la façon de cet auteur, pour arriver à comprendre qu’il ne s’agissait pas du sultan, mais du vizir qui s’était présenté incognito à ce carnaval de Venise.

Fini le 18/03/2018

Dame de carreau de Alexis Lecaye

(Éditions du Masque, 2009)

« Pour la deuxième fois en trois ans, prise en otage par un tueur. Ça devenait presque une habitude. »

Cette enquêtrice tombe amoureuse du principal suspect, mais qui n’est bien sûr par coupable comme le devine assez vite le lecteur (le livre aurait été bien court !). Pour piéger le vrai coupable, elle lui propose une dernière victime et le fait arrêter.

Fini le 16/03/2018

jeudi 15 mars 2018

L'amie du diable de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 2007, traduit de l’anglais par Valérie Malfoy, Albin Michel, 2009)

Les larmoiements sentimentaux des policiers dirigeant l’enquête sont pénibles à lire et n’aide pas à entrer dans cette histoire de “monstres”.

« Elle avait été à moitié tuée par un monstre, s’était vengée ; après quoi elle s’était réinventée, devenant médecin légiste. Mais aujourd’hui, elle semblait très lasse. »

Fini le 15/03/2018

Au lieu d'exécution de Val McDermid

(1999, traduit de l’anglais par Gérard-Henri Durand, éditions J’ai lu, 2003)

« Confrontée aux photographies […] [elle] ne pouvait nier que les villageois avaient été dans leur droit quand ils avaient transformé leur vallée perdue en lieu d’exécution. »

« Qu’importe ce que l’avenir leur réservait, le temps était venu de s’y engager sans se retourner, et de laisser le passé disparaître une bonne fois pour toutes. »

Ainsi le pendu restera coupable de meurtre pour épargner la vie des familles actuelles.

Fini le 13/03/2018

Dame de pique de Alexis Lecaye

(Éditions du Masque, 2005)

On retrouve le héros flingueur du précédent livre en pleine dépression dont il se tire en se remettant au travail, c’est-à-dire enquêter tout seul dans son coin. Même assommé, il arrête un proxénète et récupère l’argent, mais il n’arrête pas la tueuse – “dame de pique” sans doute pour son habilité avec les seringues – qui s’en sort sans fin.

Fini le 11/03/2018

samedi 10 mars 2018

Toiles de maître de Hannelore Cayre

(Éditions Métailié, 2005)

Où l’avocat se fait embringuer dans la disparition de tableaux spoliés par un survivant raciste.

Fini le 10/03/2018

Disparu à jamais de Harlan Coben

(2002, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2003)

« […] je pense qu’il n’y a pas d’avers sans revers, pas de haut sans bas, pas de lumière sans ombre, pas de pureté sans pourriture, pas de bien sans mal. »

« J’ai toujours été une mauviette. Toute ma vie, j’ai cherché à éviter la bagarre. D’aucuns y voient un signe de sagesse et de maturité. Mais c’est faux. En vérité, je suis un lâche. J’ai une peur panique de la violence. »

« C’est tout de même un peu gênant, […] le gouvernement conclut un marché avec quelqu’un qui se révèle être un assassin en cavale […] »

« […] elle n’était pas sûre de ta réaction. Vu que tu n’avais presque pas bronché quand elle a rompu… c’est de ça que je parlais quand j’ai dit que tu étais censé te battre pour elle. Or tu l’as laissée partir sans lever le petit doigt. »

« Les paroles de Ken résonnaient à mes oreilles. […] Toi, je t’ai menti et je t’ai fait du mal plus qu’à n’importe qui. »

Pris dans les rets de son passé, ce personnage va devoir s’en libérer pour comprendre toute l’histoire de son frère.

Fini le 10/03/2018

La vallée des ténèbres de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 1989, traduit de l’anglais par Henri Yvinec, Le Livre de poche, 2005)

La Croix, qui culpabilisait cette jeune femme soumise, a servi à en finir avec le coupable de tous ces meurtres, de l’université, du détective, de l’expatrié canadien, même celui de son frère.

Fini le 8/03/2018

Le secret de lady Audley de Mary Elizabeth Braddon

(1873, traduit de l’anglais par Madeleine Jodel, éditions Joëlle Losfeld, 1998)

Une belle galerie de femmes pousse ce dilettante avocat à éclaircir les mystères dans la vie de milady. Un récit feuilletonesque réjouissant qui, comme tout bon film hollywoodien, se termine bien par la réapparition du disparu mort et des mariages.

La traduction sent bon son dix-neuvième siècle.

« [Lucy] ne voulait pas la guerre. Elle accumulait les motifs de mésentente, et les plaçait avec de forts intérêts en attendant que la brèche qui s’élargissait chaque jour davantage fût devenue un gouffre infranchissable pour les colombes portant la branche d’olivier. »

Fini le 6/03/2018

lundi 5 mars 2018

L'avocat, le nain et la princesse masquée de Paul Colize

(Pocket, 2015)

Un avocat sincère embringué par la vindicte d’un policier dans une poursuite avec une enquêtrice camouflée en journaliste pour résoudre des meurtres justifiés par le silence sur des paris truqués.

Fini le 5/03/2018

La collectionneuse de boules à neige de Maurizio De Giovanni

(traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont, Fleuve Noir, 2015)

« […] je leur dirais que c’est entièrement la faute de l’amour. »

« le fait que […] avait hurlé sa grossesse aux oreilles de tous les employés de l’étude, Lojacono n’aurait pas pensé à l’effet possible de la nouvelle sur De Lucia, ni eu l’intuition que ce fidèle collaborateur […] s’était senti en droit d’organiser une escapade amoureuse avec la victime. »

Cet auteur construit des personnages intéressants avec leurs forces et leurs faiblesses. Cette équipe mise au ban par les autres commissariats se révèle en trouvant le coupable en se concertant.

Fini le 4/03/2018

Orthographe alternative

Donc, un “igloo” peut s’écrire comme il se prononce “iglou”.

Grille 7* finie le 3/03/2018

Matricule 1139 de Peter Robinson

(Une enquête de l'inspecteur Banks, 1989, traduit de l’anglais par Henri Yvinec, Le Livre de poche, 2007)

« Comme d’habitude, ses fichiers [de la Special Branch] étaient aussi peu fournis que la chevelure de Kojak et fondés sur des données aussi minces qu’un string de strip-teaseuse. »

« C’était un contestataire, et il s’est vu arracher sa femme et son enfant à naître par un représentant d’une autorité à ses yeux répressive. Rien d’étonnant, à moins de sombrer dans la folie, à ce qu’il finisse par se venger […]. »

C’est le numéro de ce policier qui permet à l’inspecteur de retrouver le bout du fil du passé au milieu des élucubrations extrémistes de son collègue londonien.

Fini le 2/03/2018

Dame de coeur de Alexis Lecaye

(Éditions du Masque, 2003)

C’est moins de cœur que de sexe qu’il s’agit.

« Il sentit la colère monter en lui. Il était prêt à lui accorder sa confiance, à faire d’elle sa confidente, et tout ce à quoi elle pensait, c’était au sexe… »

« Sa dernière pensée cohérente fut : quelle conne, mais quelle conne je suis ! »

Le lecteur connaît le coupable dès le début et toute l’histoire est dans sa traque. Pour finir, le policier fait n’importe quoi tout seul pour se faire blesser et pouvoir tuer ce criminel.

Fini le 28/02/2018