(1954, Captain Cut-Troath traduit de l’anglais par France-Marie Watkins, Le Masque, 1990)
L’Empereur veut envahir l’Angleterre, mais en attendant… il occupe ses troupes.
Un roman d’espionnage bien ficelé à la manière de cet auteur, où les personnages font, ne font pas, sont, ne sont pas, de « l’espion anglais » et de sa femme au « ministre de la Police » et son espionne, le tout sur fond de meurtres.
« Eh, oui, tout cela aura été vain. Ainsi le veut la guerre. »
Fini le 27/12/2020
dimanche 27 décembre 2020
Capitaine Coupe-Gorge de John Dickson Carr
Le Poignard et le Poison de Marc Paillet
(Série Erwin le Saxon, 10/18, 1995)
La « gestion [du vicomte] était blâmable, scandaleuse même. Elle lésait le royaume et son trésor, l’ost et son recrutement car de moins en moins nombreux étaient ceux qui avaient de quoi payer un équipement et des frais de campagne. Elle dépeuplait les tenures et les manses, grossissait les bandes qui sévissaient dans toute la région. »
D’autres méfaits vont s’ajouter à la réputation de la victime, dont le meurtre, mais ses commanditaires ne veulent conserver ce témoin vivant.
Cette enquête permet aux envoyés du roi de nous montrer comment fonctionne la société de l’époque, en 796, et les langues pratiquées, le francique, le latin et les dialectes dont ici le bourguignon.
Fini le 25/12/2020
Il n'aurait pas tué Patience de John Dickson Carr
(Sir Henry Merrivale, 1944, He Wouldn't Kill Patience traduit de l’anglais par Guite Barbet Massin, Le Masque, 1990)
“Patience” est un serpent de Bornéo auquel la victime était très attaché.
Les reptiles jouent leur rôle dans l’histoire et permettent de terroriser et recevoir des aveux.
L’histoire se passe au début de la Seconde guerre mondiale.
« Naturellement, nous avons entendu l’avion parce que nous nous attendions à ce bruit. Nous sommes tous les victimes de ce qu’on peut appeler la hantise des avions. »
Fini le 23/12/2020
lundi 21 décembre 2020
Remède pour un charlatan de Caroline Roe
(Chroniques d'Isaac de Gérone, 1999, Cure for a Charlatan traduit de l’anglais par Jacques Guiod, 10/18, 2001)
Un « complot pour dépouiller » ce marchand de laine de « tous ses biens » est ourdi, mais le coupable, « trop malin pour être honnête », s’est mal acoquiné avec un « mage » et une maitresse de bordel et sa victime sera finalement trop résistante.
Cette histoire nous apprend que l’esclavage se pratiquait à l’époque dans la ville de Gérone.
Elle rappelle également qu’il suffit d’une légère rumeur pour lapider des femmes accusées de sorcellerie.
Fini le 20/12/2020
Les Nuits blanches du Chat botté de Jean-Christophe Duchon-Doris
(Série Guillaume de Lautaret, 10/18, 2004)
L’intrigue se base sur les Contes de Charles Perrault, notamment les Contes de ma mère l’Oye, en faisant de la “Mère l’Oye” une vraie nourrice qui aurait raconté ces histoires à son fils, pour ensuite les mettre macabrement en scène.
La moralité des contes se transforme en sermon religieux : le vicaire « croyait à la présence physique de la bête et […] avait dû mainte fois lutter contre elle. » « […] le vicaire n’entendait pas dissimuler aux fidèles ses craintes que la malédiction du loup ne fût la conséquence de la “copule charnelle” dont s’étaient rendues coupables les malheureuses victimes. »
La lecture est pénible : le “héros” n’a aucune personnalité (méprise les femmes et joue de l’épée), les descriptions de paysages sont inutilement emphatiques, etc.
Un auteur à oublier !
Fini le 19/12/2020
Le Retour de Bencolin de John Dickson Carr
(Henri Bencolin, 1937, The Four False Weapons traduit de l’anglais par Stéphane Salvetti, Le Masque, 1989)
L’auteur s’amuse à utiliser des noms de détectives littéraires français pour désigner des journalistes (Dupin pour le principal).
Le titre en anglais “Les quatre fausses armes” désigne un “automatique”, un “rasoir”, un “stylet” et l’ajout dans la bouteille de champagne.
Notre enquêteur devra attendre à côté d’une table de jeu pour éliminer la fausse piste du vol et démontrer que les alibis sont fragiles car « ils se ratèrent d’un cheveu ». Mais le plan du coupable sera perturbé par son ignorance de la chimie et il devra vite trouver un remède à son crime.
Fini le 17/12/2020
Comme un samouraï de James Melville
(Série Tetsuo Otani, 1981, A Sort Of Samurai traduit de l’anglais par Gilles Berton, 10/18, 1996)
Le titre souligne le fondement du suicide du présumé coupable de l’élimination du personnage grossier et violent, trafiquant d’armes.
« — Il est mort dans l’esprit des samouraïs […] — Il s’est comporté comme une sorte de samouraï tout au long des années où je l’ai connu. »
Et le marionnettiste a pu s’envoler avec son amante.
Dans ce livre, l’auteur nous fait découvrir cet art japonais le « bunraku ».
Fini le 14/12/2020
dimanche 13 décembre 2020
Quand la souris n'est pas là de Lucille Kallen
(C.B. Greenfield, 1982, No Lady in the House traduit de l’anglais par États-Unis par Christiane Poulain, Le Masque, 1986)
Le titre fait référence à la façon dont les cambrioleurs se sont fait surprendre et comment les amies ont pénétré pour remettre la broche à la victime.
L’intrigue est bien menée, l’auteur décrit surtout la vie de ces femmes façon “Desperate Housewives”, mais le mobile des crimes est vraiment un peu léger (ne pas voir ternir sa réputation et gagner de l’argent avec la vente de l’école…).
Fini le 12/12/2020
On n'en croit pas ses yeux de John Dickson Carr
(Sir Henry Merrivale, 1941, Seeing is Believing traduit de l’anglais par Gabrielle Ferraris, Le Masque, 1985)
Le livre commence par le récit du meurtre perpétré par le mari… mais évidemment tout n’est pas aussi évident. Et l’épouse sera poursuivi par le véritable assassin qui cache bien son jeu, mais mesure mal les effets sur la tête d’une « grosse cruche de grès ».
Fini le 11/12/2020
Ça fait moche dans le tableau de Shane Maloney
(Une aventure de Murray Whelan, 1996, The Brush-off traduit de l’anglais Australie par Pascale Michel et Serge Chwat, Le Masque, 2004)
« Les Affaires culturelles étaient censées être une sinécure […]. C’était sans compter […] les cadavres, les enquêtes de police, les tableaux disparus ou faux. »
L’histoire d’un “héros” qui fait du n’importe-quoi en prenant son ancien copain pour un tueur. L’auteur en profite pour nous présenter la politique culturelle chez lui, à Melbourne.
Fini le 9/12/2020
mercredi 9 décembre 2020
Les Proies de l'officier de Armand Cabasson
(Série Quentin Margont, NiL Éditions 2002, 10/18)
Les millions de morts de l’impérialisme napoléonien ne suffisent pas au meurtrier qui s’emploie à “charcuter” des femmes pour se donner le frisson de la vue d’un cadavre.
Le récit de la Grande guerre de Russie est vraiment intéressant, et pas du tout à la gloire de l’Empereur en décrivant ses erreurs tactiques, mais montre bien le courage et l’héroïsme des soldats, notamment les généraux qui parviennent à sauver des situations catastrophiques (la bataille de la Bérézina !).
À côté, l’enquête du capitaine pour déterminer quel colonel est coupable fait peu de poids et se conclue évidemment par la mort du coupable, au milieu des décombres de la Retraite de Russie.
« Il est capable de s’émerveiller devant un poème ou un tableau mais, en revanche, il ne ressent rien pour la vie humaine. Sa passion pour les héros antiques est morbide : il doit se considérer comme une sorte de demi-dieu, un être supérieur placé au-dessus des hommes, de leur morale et de leurs lois. »
Fini le 8/12/2020
Le Meurtre des Mille et Une Nuits de John Dickson Carr
(Dr Gideon Fell, 1936, The Arabian Nights Murder traduit de l’anglais par Danièle Grivel, Le Masque, 1989)
La “collection d’objets incongrus” sera éclaircie au fil de l’histoire : les barbes (une blanche, une noire), une moustache, l’arme du crime, un livre de cuisine, un message réclamant un cadavre… et un alibi en trop qui permettra au Dr Fell de comprendre que l’ascenseur avait son importance.
Un récit complètement délirant par le Maître du genre !
Fini le 5/12/2020
L'Abbé Grégoire s'en mêle de Anne Villemin-Sicherman
(Série Augustin Duroch, 10/18, 2020)
L’auteur situe son histoire à une période peu mise en scène, 1787 avant la Révolution, et des personnages ayant réellement vécu à cette époque, dont le contrôleur des finances évincé.
« […] c’était un homme fini. […] sauf s’il lui prenait l’idée de se rétablir pour diriger sa scandaleuse réforme fiscale, qui allait spolier toute la noblesse et le haut clergé. »
C’est très intéressant. L’intrigue est bien mince, mais l’enquête sur le meurtre de cet ami de l’exilé permet d’en savoir plus sur la vie en cette fin du 18e siècle : le concours pour l’amélioration de la condition des juifs, la désolation des récoltes, les ambitions d’une “parisienne”, la quête d’argent d’un armateur de bateaux négriers, etc.
Tout cela écrit dans une langue utilisant des expressions datées :
« Vertudieu ! Je n’ai jamais eu à mettre en œuvre un tel théâtre ! »
Fini le 2/12/2020