samedi 27 juin 2020
Dors, mon amour, dors… de Hillary Waugh
« […] j’ai entendu parler de crimes dont on ignore le coupable […]. Mais c’est bien le premier où les enquêteurs courent après la victime. »
Une intrigue très habilement montée pour cacher que le coupable est si prêt du commissaire.
Fini le 27/06/2020
Meurtre après la pluie de John Dickson Carr
« Il convenait, d’abord, de poser au bon oncle sentimental et dévoué, de feindre un grand intérêt pour le mariage […], de s’attendrir en évoquant leur progéniture et, en secret, de préparer le meurtre […]. »
Une corde ne laisse pas de trace.
Fini le 26/06/2020
Les Quatre Vipères de Pierre Véry
« Ma vie d’employé d’assurances me pesait. La pauvreté, et, plus encore, le manque d’imprévu, l’uniformité, la platitude, le vide… […] J’étais mortellement fatigué de cette existence où rien n’arrivait, de laquelle il n’y avait lieu de rien espérer. […] Surtout pas d’initiative, pas de personnalité : c’est la consigne, pour les pauvres ! »
Et dans les souterrains, il rencontrera l’aventure…
Fini le 25/06/2020
en relecture :
« Le Grand s’appelait Merlin. Le Petit s’appelait Janvier. »
Fini en chevet le 8/12/2025
mardi 23 juin 2020
La Septième hypothèse de Paul Halter
(Série Dr Alan Twist, Le Masque, 1991)
Cet auteur, “fervent admirateur de John Dickson Carr” comme indiqué dans la présentation de l’éditeur, essaie de l’imiter, mais cette histoire n’est qu’un grossier plagiat.
L’intrigue est sans suspense, les personnages sans intérêt, la lecture est lassante tellement tout y est prévisible (par exemple, l’insistance sur la couleur des cheveux qui dévoile dès le début l’évidence de la paternité).
On a même droit à une imitation du célèbre joueur d’échec “le Turc mécanique”.
Fini le 23/06/2020
en relecture
Les circonvolutions du Dr Twist sont bien endormantes et sans intérêt… pour en arriver au goujat paternel.
Fini en chevet le 11/06/2024
La Femme à l'insigne de Amy Stewart
La suite des aventures de l’adjointe du shérif, mais qui ne l’est pas encore : laissant échapper un prisonnier qu’elle a été chargée de surveiller, elle va assumer son erreur et entamer une enquête pour le retrouver.
« Un simple moment d’inattention avait suffi à mettre en branle une cascade de catastrophes, toutes plus spectaculaires les unes que les autres. »
Sa façon d’arrêter les coupables sera également spectaculaire et musclée.
Fini le 21/06/2020
La Cabane des pendus de Gordon Ferris
« Il trouvait de jeunes garçons. Leur faisait mal comme on lui avait fait mal. Il a trouvé aussi d’autres hommes pareils à lui et leur a procuré des garçons. Certains de ces hommes occupaient de hautes fonctions… »
Tout le suspense de l’intrigue repose sur les actions que va décider le héros : son passé de policier, de soldat lui sera finalement utile pour éliminer les criminels.
Fini le 19/06/2020
mercredi 17 juin 2020
La Fille au revolver de Amy Stewart
Une agréable présentation de la vie au début du vingtième siècle dans les petits villages du nord des États-Unis. Les personnages principaux sont particulièrement intéressants, les femmes y sont notamment bien représentées, le trio des “sœurs” est un délice à lire.
« Si je pouvais, pour ma part, transmettre une chose à Fleurette, si la mère qu’elle ignorait avoir pouvait lui faire un cadeau silencieux, ce serait celui-là : lui inculquer que nous appartenons au monde dans lequel nous vivons. Qu’il ne faut pas détaler au moindre ennui ni tourner le dos quand nous croisons des personnes en difficulté. Qu’il importe de bannir l’idée de fuite et d’éviter de se cacher. »
L’auteur explique en fin d’ouvrage qu’elle s’est inspirée de l’histoire vraie de la première femme shérif-adjoint.
Fini le 16/06/2020
Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec
« Si vous aviez su qu’il n’avait pas modifié son testament et qu’il n’avait plus que peu de temps à vivre, vous n’auriez eu qu’à attendre que les choses se fassent toutes seules. »
L’auteur en profite pour faire visiter ce coin de Bretagne, ses paysages, sa météo (« Dupin était toujours impressionné par la précision avec laquelle certains Bretons pouvaient prédire le temps. »), etc.
Le lecteur prend l’air de l’océan de façon agréable.
Fini le 14/06/2020
Feu le mari de madame de Dorothy Simpson
Le titre original, “Marionnette pour un cadavre”, convient beaucoup mieux pour nommer cette intrigue d’un mort qui se venge.
« […] il faut y voir un mélange de fierté, de désespoir et d’orgueil mal placé. Malade, trompé, il était acculé dans une position insoutenable. »
Fini le 12/06/2020
jeudi 11 juin 2020
Le Grand Départ de Miss Pym de Josephine Tey
Les dialogues entre les professeurs sont particulièrement bien construits avec des réflexions correspondant logiquement au type du personnage, notamment lors de la discussion sur l’attribution du poste prestigieux.
Les atermoiements de l’héroïne permettent à l’auteur de délayer les “bonnes” pensées des “mauvaises”, c’est bien fait.
« Même si… si quelque chose de terrible arrive en rapport avec la rosette, cela n’aura rien à voir avec toi. Il y quinze jours, tu ne connaissais personne ici, et une fois partie, tu ne reverras personne. Tu ne peux attacher d’importance à ce qui arrive ou n’arrive pas. »
Fini le 11/06/2020
Un nouveau mot !
« Olorime » est le nom commun pour qualifier en poésie l’utilisation de vers holorimes.
« Louise de Vilmorin connaîtra le succès au roman et à l'écran. Sa distraction : les olorimes, ingénieuses, ainsi : Étonnamment monotone et lasse, / Est ton âme en mon automne, hélas ! »
« Holorime » est un adjectif signifiant, « homophone syllabe pour syllabe ».
Par exemple, « Un vieil armagnac » et « un vieillard maniaque » sont parfaitement holorimes.
(Wiktionnaire consulté le 11/06/2020)
Grilles 7* finie le 10/06/2020
Le Brouillard rouge de Paul Halter
(Le Masque, 1988)
Ce livre comporte deux histoires.
La première partie est une classique intrigue d’un personnage revenant dans son village pour élucider un ancien meurtre. C’est bien mené et cela se suit agréablement comme un “meurtre en chambre close”, mais l’illusion est mal expliquée, puisqu’il y a erreur sur le coupable, sans doute pour permettre l’enchainement avec la deuxième partie.
Cette seconde histoire est une resucée de l’immarcescible “Jack l’Éventreur”, avec le personnage principal en héros.
« […] notre vie n’a été qu’une épreuve, pour nous prouver que rien ne pouvait détruire notre amour, cette union parfaite, cette complicité tacite de deux êtres en tous points identiques, tous deux déjà durement éprouvés en leur adolescence — elle avait tué un monstre de perversion, j’avais tué celle dont le vice stigmatisait hideusement les traits […]. »
Fini le 9/06/2020
en relecture :
Ce roman n'est qu'une “confession”…
Fini en chevet le 4/04/2024
lundi 8 juin 2020
Les Meurtres de la licorne de John Dickson Carr
Le lecteur contemporain devine très vite de quelle arme s’est servi le meurtrier, car ce pistolet est maintenant couramment utilisé. Mais cela ne nuit pas à l’intrigue qui reste aussi embrouillée que les autres de cet auteur. Notamment, en qui s’est déguisé le coupable ? Le narrateur va prendre plein de gnons pour le découvrir.
« […] il suffisait d’un homme allongé sur le sol qui faisait passer le cadavre sur lui […]. »
Fini le 7/06/2020
Irrésistible Pénélope de Gilbert Tanugi
Cet auteur a construit une histoire bien ficelée dont la fin laissera le lecteur un peu ébahi.
Un style aussi “irrésistible” que la Pénélope, des personnages bien campés, un détective fort marri, une intrigue “intrigante” bien montée.
« Il l’imaginait blonde, mince, sophistiquée, femelle jusqu’au bout des ongles, et dotée du seul cerveau humain capable de rivaliser avec le sien ! »
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles, dit Pénélope. Vous notez, scribe ? »
Une expérimentation ? « Les droits de l’homme et les menaces sur la vie privée par le développement de l’informatique »
Fini le 5/06/2020
en relecture :
Amusant !
Fini en chevet le 15/11/2024
La Femelle de l'espèce de Andrea H. Japp
Encore une histoire inepte. Cet auteur me déçoit beaucoup, j’attendais mieux d’un écrivain français que ces resucées d’histoire US sans intérêt où tout est trop exagéré, les personnages qui tirent dans le tas, les truands, les quartiers “pourris” de la “grande ville”, les anciens combattants qui se repentent, les femmes qui se “lancent dans la bataille”, etc.
La caricature des coiffeurs est particulièrement répugnante.
Même l’écriture semble une mauvaise traduction.
« Il leur a dit que c’était trop, qu’il ne payerait pas, que tu étais partie avec son fric. »
Fini le 4/06/2020
Monsieur Malbrough est mort de Pierre Véry
Le drame se passe à l’époque de la guerre en Espagne et ce combattant finira comme Monsieur Malbrough.
La plus légère histoire devient une épopée sous la plume de cet auteur.
« Je serrai les dents, me retournai, et me remis à la délicate entreprise consistant à déposer un grain de sel sur la queue de l’oiseau Sommeil ! »
Fini le 2/06/2020
en relecture :
« Miguel lutte avec les rouges. Les de La Sauve souhaitent le triomphe des blancs. Absolue incompatibilité. » Désiré chante sa chanson.
Fini le 16/06/2025
Arrêt du cœur de Dorothy Sayers
Une histoire assez fade, mais les excentricités du Lord sont plaisantes à lire.
Le lecteur de polar aguerri devine très vite la cause de cette “mort non naturelle” car sa simplicité sera mainte fois utilisée pour simplifier la transmission d’un héritage. Les explications sur la modification de loi sur la « descendance » sont assez abstruses et ne servent qu’à prolonger l’intrigue, de même l’aveuglement des enquêteurs sur la réelle identité de la femme “pomponnée” permet à la criminelle de semer de “vraies” victimes.
Je vais éviter de continuer cette série.
Fini le 1/06/2020
Le Repos de Bacchus de Pierre Boileau
Un bon roman d’époque, écrit et raconté simplement, mais déroutant agréablement le lecteur.
Des personnages bien campés, avec moustaches, des criminels récidivistes avec un « chef » inconnu, des situations joliment énigmatiques mais dont l’explication est évidente, une lecture à déguster.
« J’ai idée, quant à moi, que ce n’est pas une partie complète que nous venons de jouer, mais seulement une manche. Vous ne me refuserez pas la revanche, et la belle s’il y a lieu ? »
Je vais donc continuer cette série.
Fini le 30/05/2020