mardi 25 septembre 2018

Mystère rue des Saint-Pères de Claude Izner

(10-18, 2003)

Le libraire, enquêteur débutant, soupçonne ses amis des meurtres “aux abeilles” de curare en oubliant jusqu’à la dernière minute celui qui s’est transformé en assassin pour préserver le journal de ses rêves.

Fini le 25/09/2018

La Cité des jarres de Arnaldur Indridason

(Une enquête du commissaire Erlendur Sveinsson, 2000, traduit de l’islandais par Éric Boury, Points, 2006)

« C’est à l’hôpital que les gens meurent. Et qu’ils sont autopsiés. Là encore avec un but pédagogique. Les organes sont examinés. Et ils ne sont pas tous remis en place, certains sont mis de côté pour les cours. A cette époque, on les envoyait à la Cité des Jarres. »
« Le Centre d’étude du génome avait récemment commencé à rassembler les données sur les maladies de tous les Islandais, décédé ou en vie, et à en constituer une banque contenant toutes les informations sanitaires sur la population. »

Cette base de données permet au meurtrier par accident de reconstituer sa filiation en suivant les traces d’un gène porteur d’une maladie. Sa recherche se termine bien évidemment au cimetière pour remettre en terre le cercueil de sa sœur.

Le titre original Mýrin, c'est-à-dire “Marécage”, rend mieux le comportement de l’enquêteur, car sa poursuite du cerveau manquant ne sera pas explicitée.

Fini le 24/09/2018

Le jardin de l'enfer de Nick Wilgus

(2006, traduit de l’anglais par Luc Boussard et Marie Maurin, éditions Philippe Picquier, 2007)

Meurtres dans un sinistre « parc d’attraction » pour cacher un trafic mafieux d’enfants.
Avec quelques leçons de bouddhisme.

« […] beaucoup de gens restent convaincus que les malheureux sont responsables de leurs propres souffrances. […]
C’est une théorie bien commode, qui dispense les uns et les autres de se sentir coupables ou responsables des souffrances des gens qui sont moins bien lotis qu’eux. […]
Cette manière de penser offre aussi aux nantis et aux puissants une absolution fort commode. Elle leur permet de se glorifier de leur richesse et de leurs privilèges, puisque ce sont également les fruits du karma — du bon karma. A l’évidence, ils ont été des personnes exceptionnelles dans leur vie précédente, et ils en sont maintenant récompensés. […]
Cette forme de perversion des enseignements du Bouddha est si profondément ancrée qu’il est difficile de la combattre. »
« Si les gens veulent réagir de façon idiote, que peux-tu y faire ? Contente-toi de vivre ta vie et de les ignorer. Ne leur donne pas prise sur toi. »

Le père Ananda finit par comprendre cela.
« Vous me mentez depuis le jour de mon arrivée. »

Fini le 23/09/2018

dimanche 23 septembre 2018

Aide-moi de Nicci French

(2007, traduit de l’anglais par Marianne Thirioux, Fleuve noir, 2007)

Le récit des dérives et extravagances (souleries, coucheries, suicide raté) d’une jeune femme « maniacodépressive ».
« On aurait dit que mon esprit avait été débité en morceaux. J’étais soigneusement partagée entre colère et défi, humiliation et honte, ironie lugubre, irritation galopante et indifférence molle. Aucun des morceaux ne semblait se connecter l’un à l’autre, et je ne savais pas avec lequel parler. »
Sa « meilleure amie » l’aide, mais la conclusion du mari est : « Je voulais juste que tout cela se termine. »

L’histoire se termine en “happy end” par un mariage fêté avec un feu d’artifice.

Fini le 22/09/2018

Les petits vieux d'Helsinki mènent l'enquête de Minna Lindgren

(2013, Kuolema Ehtoolehdossa traduit du finnois par Martin Carayol, Calmann-Lévy, 2015)

« Elle avait l’impression que les nonagénaires vivaient sur une petite île déserte et ne faisaient plus du tout partie du monde extérieur. Les banques ne prenaient plus les billets, la résidence était un repaire de malfrats, et elles, pendant ce temps, devaient se traîner du mémoparcours à la gym avec canne sans se poser de questions. »
« Seul un chauffeur de taxi amateur de moto s’était par hasard intéressé à leurs affaires, et encore, c’était manifestement pour des raisons semi-criminelles. »

Récit de la façon dont nos nonagénaires se sortent finalement de ce trafic de médicaments, d’un incendie criminel et prennent joyeusement le chemin pour aller sur l’internet.

Fini le 21/09/2018

Une famille assassinée de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 2007)

« Dommage que nous n’ayons pas eu ça [la photo] plus tôt […]. Ce bonhomme n’a pas beaucoup changé en plus de vingt ans. »

Cet ancien infirmier militaire s’est grimé pour accomplir sa vengeance contre celui qu’il considère comme le meurtrier de son beau-frère et sa sœur.

Fini le 20/09/2018

A comme alibi de Sue Grafton

(1982, traduit de l’anglais États-Unis par René Baldy, Pocket, 1992)

« Mais tel est mon lot quasi quotidien : recherches, vérifications, recoupements, remplissage des parties laissées en pointillé. Les qualités de base d’un bon enquêteur sont la patience et l’esprit de continuité. »

L’enquêtrice parle trop avec un des suspects, ex-associé du mari tué, quand elle comprend que ses attentions envers elle cachent sa culpabilité… et pan depuis sa cachette dans la poubelle.

Fini le 19/09/2018

>>> Je vais reprendre cette série déjà lue il y a bien longtemps.

Au seuil de l'abîme de Hake Talbot

(1944, traduit de l’anglais États-Unis par Danièle Grivel, éditions Payot & Rivages, 1998)

Le simple assassinat de l’épouse par son mari prend des airs de surnaturel et de fantasmagorie grâce au talent du prestidigitateur très compétent et inventif. Mais ses mises en scène ne trompent pas le joueur professionnel qui va le protéger des incursions de la police puisque cet illusionniste n’est pas un meurtrier.

Livre écrit sous ce pseudonyme par Henning Nelms présenté comme « un magicien ».

Fini le 18/09/2018

>>> Présentation d’un tour de cartes qui permet de faire des prédictions :
« Pour utiliser ces alphabets, il suffit de se rappeler que les cœurs précèdent les carreaux et les piques, les trèfles. Donc l’as de cœur représente le A, le deux de cœur le B, et ainsi de suite. Puis on recommence avec l’as de carreau qui symbolise le N, et on continue jusqu’au Z qui est le roi de carreau. Pareil avec les noirs : l’as de pique est le A, et l’on fait défiler les cartes jusqu’au roi de trèfle qui est notre second Z. » Il suffit alors d’orienter la découverte des cartes qui donneront des mots.

mardi 18 septembre 2018

Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort

(2004, traduit du néerlandais par Mireille Cohendy, Denoël, 2007)

« Il avait des intérêts dans chacune de nos entreprises, notre réussite était la sienne mais, s’il retirait ses pions, tout retomberait comme un soufflé. »
Contrairement à ce que suppose l’héroïne de ce récit à la première personne, le séducteur se révèle un couard.

Et c’est la meilleure amie et veuve qui révèle sa folie, en surgissant armée d’un taser dans cette chambre d’hôtel, en hurlant contre son amant.

La description du comportement des habitants de ce village, notamment les femmes, est digne d’une série étasunienne.

Fini le 17/09/2018

Questionnement

Est-ce que la définition « Jésus en fine rondelle » pour trouver « hostie » peut être choquante pour un croyant ?

Grille 7* finie le 16/09/2018

Un cri si lointain de Ake Edwardson

(1998, traduit du suédois par Anna Gibson, 10-18, 2003)

La construction du récit est tellement lente avec beaucoup de digression sur les états d’âme du commissaire (même la longueur de ses cheveux) et des allers-retours dans le passé de la victime, que le suspense se délite et l’histoire n’arrive pas à retenir l’intérêt.

La réaction de la vieille mère, rompant sa carapace de secrets, et sa décision de les emmener voir sa petite fille fait un final très mièvre qui n’explicite rien des questions qui ont été soulevées au cours du livre.

Fini le 16/09/2018

Dream boy de Jim Grimsley

(1995, traduit de l’anglais États-Unis par Françoise Davreu, Éditions Métailié, 2003)

Tout est dit dans la présentation éditeur en 4e de couverture.

Fini le 15/09/2018

vendredi 14 septembre 2018

Suicide sans préméditation de Alain Gandy

(Presses de la Cité, 2005)

« Comment prouver l’irréalité de ce qui n’existe pas ? »

Parce qu’elle voulait se débarrasser de son mari trop falot et qu’il voulait hériter de sa riche épouse, ils ont concocté l’accusation contre son mari pour le meurtre sa maitresse bien aimée et l’accident mortel de son épouse après l’avoir droguée.

Fini le 13/09/2018

Je te vois de Clare Mackintosh

(2016, traduit de l’anglais par Françoise Smith, Marabout, 2017)

Le titre du livre est un des mots de passe pour accéder au site payant permettant de trouver et suivre des femmes à agresser. Celle qui a élucidé le rébus vient de rejoindre à sa demande l’équipe d’enquête, après en avoir déjà été virée pour avoir agressé un suspect ; elle démontre qu’en continuant à faire tout et n’importe quoi (« Arrêtez de vouloir faire le boulot de tout le monde. »), elle peut arriver à tout deviner.

Et bien sûr arrive à temps pour sauver sa victime préférée de la vindicte de la justice après son coup de couteau.
« Je suis remplie de haine. Assez de haine pour poignarder la femme que je prenais pour mon amie. »

En arrêtant là l’enquête, elle ne saura pas que ce site a été lancé par le fils, vrai instigateur du jeu « du chat et de la souris », par vengeance contre sa sœur.

Fini le 13/09/2018

La fille du temps de Josephine Tey

(1951, traduit de l’anglais par Michel Duchein, 1969, 10-18, 2004)

« La vérité est la fille du temps »

Une leçon pour les historiens scolaires : comment réhabiliter la mémoire d’un roi injustement honni.

« On peut se passionner pour un personnage, pas pour un peuple dans son ensemble. Les peines de tous ne sont les peines de personne ; les gens qui lisent les journaux savent cela depuis longtemps. Mille Chinois noyés par une crue du Yang-Tsé Kiang sont un fait divers ; un enfant noyé dans un étang est un drame. »

« La vérité est dans les livres de comptes, pas dans les contes de livres. […] L’Histoire vraie est écrite dans des documents qui n’ont pas été faits pour être des documents historiques […]. »

Fini le 11/09/2018

lundi 10 septembre 2018

Le quatrième homme de Kjell Ola Dahl

(Série Gunnarstranda et Frank Frölich, 2005, Den fjerde raneren traduit du norvégien par Alain Gnaedig, Gallimard, 2008)

L’histoire d’un policier qui fait n’importe quoi, fascinée par cette jeune femme qui l’a séduit.

Il cherche un coupable,
« Un trader au gril, mariné dans du meurtre et assaisonné au blanchiment. »
pour enfin trouver le bon mobile pour tous ces assassinats en acceptant que le “quatrième homme” soit une femme.
« Elle n’avait plus la force de suivre ta course sanglante. Elle n’avait pas ta motivation. […] elle n’a pas eu la force d’être complice d’un meurtre. C’est pourquoi elle ne te suit pas dans ta folie et te demande pardon. »

Son comportement donne de l’intérêt à cette banale histoire de cambriolages qui tournent aux meurtres.

Fini le 9/09/2018

Meurtres à la pause-déjeuner de Viola Veloce

(2014, traduit de l’italien par Fanchita Gonzalez Batlle, éditions Liana Levi, 2015)

L’héroïne se transforme en employée incompétente et syndiquée pour faire tomber son directeur meurtrier.

Une réjouissante comédie à l’italienne !

Fini le 8/09/2018

Le mois le plus cruel de Louise Penny

(Armand Gamache enquête, 2008, The Cruelest Month traduit de l’anglais Canada par Michel Saint-Germain, Actes Sud, 2012)

Deux intrigues se déroulent dans ce livre : la suite et peut-être fin d’une vengeance du directeur contre le commissaire et le meurtre d’une belle femme. Toutes les deux se résolvent dans la vieille maison.

La première par l’arrivée du cher ami du commissaire et de son féal. « […] d’être aussi désagréable que possible avec tout le monde, mais surtout à votre égard. […] Ce qui vous protège, c’est votre côté sympathique. Si nous parvenions à vous déstabiliser, vous finiriez peut-être par dire ou faire quelque chose de stupide. […] Aucun de mes agents ne pointerait son arme sur moi. » ; rencontre qui se clôt avec cette sentence, « Matthieu 10, 36. “L’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.” ».

La seconde quand tous les participants à la soirée des “esprits” comprennent la réponse aux questions « Combien de sourires condescendants peut-on endurer ? Combien de regards fuyants qui cherchent la vraie vedette ? » et que la coupable reconnaît que sa décision fut prise « Quand [sa fille] l’a embrassée la première. ».

Où la jalousie envers un ami cher peut mener à la trahison, au meurtre.

Fini le 7/09/2018

Le vingt et unième cas de Hakan Nesser

(1993, traduit du suédois par Asa Roussel, Points, 2012)

« […] comment elle accepterait l’idée d’un dieu qui autorise son mari à la battre et la déshonorer, ses enfants à commettre le péché d’inceste et son fils à tuer sa fille. […] Peut-être a-t-elle accepté la punition… en continuant à vivre […] »

Une trame solide pour cette histoire de meurtres perpétré par le jumeau et le silence de leur mère. Le « déterminant » du commissaire sera le retour du fils au pays sous une nouvelle identité.

Fini le 5/09/2018

mercredi 5 septembre 2018

Six ans déjà de Harlan Coben

(2013, traduit de l’anglais États-Unis par Roxane Azimi, Belfond, 2014)

Une histoire d’amour “éternel” qui entraine plein de tueries, juste parce que la fille a décidé de venger la mort de son père en assassinant le fils du mafieux. Avec un seau de “bons sentiments” pour les gens qui aident les poursuivis à se cacher.

Complètement artificiel et sans intérêt.

Fini le 4/09/2018

Rendez-vous passage d'Enfer de Claude Izner

(10-18, 2008)

Tous ces morts parce que le marchand de jouets a cru à la valeur monétaire de la pierre noire.
Avec de vrais dialogues en argot parisien de la fin du 19e siècle.

Fini le 3/09/2018

L'enfant du lac de Kate Morton

(2015, traduit de l’anglais Australie par Anne-Sylvie Homassel, Presses de la Cité, 2016)

« Des bébés perdus, des bébés adoptés, des bébés abandonnés. Peut-être même un bébé assassiné. »

Finalement, ce n’est qu’une histoire de bébés enlevés par leurs pères : pour adoption par des amis (en utilisant le passage secret et l’aide de la maman), par le père divorcé pour satisfaire sa nouvelle épouse (en tuant la mère au passage).

C’est long et filandreux, bavard mais plein de non-dits : des parents pour protéger leur honneur (comme si le traumatisme de la guerre était une maladie pourrie), des sœurs habituées à se protéger, notamment l’écrivain qui a toujours supposé que son premier roman avait inspiré le criminel mais « n’était jamais allée jusqu’au bout ; son instinct de conservation l’en avait empêchée. ».

En fin “tout le monde est heureux”, l’inspecteur avec sa nouvelle plaque de « détective » et le secrétaire particulier en nouveau copain, les sœurs qui ont retrouvé leur frère dans le grand-père.

Fini le 2/09/2018