(2022, Välkommen till evigheten traduit du suédois par Anna Postel, Calmann-Lévy, noir, 2023)
Le récit de la découverte du meurtre et de la mise en accusation des jumeaux se fait en alternant « Aujourd’hui » et « Huit ans plus tôt », par les souvenirs de Lykke, leur mère, et Mandred, le policier qui les a « harcelés ».
La traduction a gardé dans le titre du livre le terme suédois « stuga » pour désigner la « cabane » où vivaient les jeunes et où Bonnie est retrouvée morte asphyxiée, avec la porte d’entrée fermée à clé de l’intérieur et toutes les fenêtres closes.
Travaillant comme « éditrice », Lykke commence à écrire sa version de cette histoire.
« Comment raconter la vérité sans la travestir ? Comment transmettre l’ampleur de la catastrophe sans exagérer ni altérer les faits ? C’est impossible, car le contraire de la vérité n’est pas le mensonge. Le contraire de la vérité, c’est le récit parfait au plan dramatique […]. La réalité n’est jamais aussi passionnante, fascinante, exaltante. »
Elle nous fait partager son expérience des auteurs qu’elle aide.
« Contrairement à ce que pensent beaucoup de lecteurs […], on s’attend à ce que les auteurs écrivent eux-mêmes leurs romans. Il existe des exceptions, mais c’est le plus souvent en amont qu’on décide de faire appel à un prête-plume. »
Enfin, « le livre sort à Noël ». En conclusion, « […] la vérité appartient à ceux qui ont le pouvoir et la capacité de la formuler. » et Lykke « plonge dans les eaux vertes et scintillantes de l’Éternité », du nom donné à leur maison.
Fini le 30/07/2024
mercredi 31 juillet 2024
L'Énigme de la stuga de Camilla Grebe
lundi 29 juillet 2024
La jeune femme et l'ogre de John Connolly
(2018, The Woman in the Woods traduit de l'anglais Irlande par Laurent Philibert-Caillat, Presses de la Cité, Sang d'encre, 2022)
Sauter les chapitres des truands évite les descriptions des tortures et des meurtres, et en ne lisant que ceux mettant en scène Charlie Parker, l'histoire acquière plus de suspense, notamment en attendant la découverte des morts et leur identification (notamment, celle de la « femme dans la forêt »).
Cette femme, Karis, fuit un « ogre » quand elle découvre « le plaisir qu’il prenait à voir des enfants torturés » et ses « goûts bizarres en matière de livres : des trucs occultes […] des grimoires », en emmenant sa grossesse et une « édition originale » « très précieuse ».
Le tout est saupoudré de la violence inhérente aux romans états-uniens avec évocation de fervents racistes (affichant des drapeaux sudistes dans le Maine !), de croyance bizarre (« le Dieu Enfoui » ou « le Non-Dieu »).
Il n’y a pas vraiment de fin à l’histoire, les avocats vont s’occuper de l’adoption, le « spécialiste » n’explique pas les étrangetés du « vélin », le « Commanditaire » va attendre son « atlas », le tueur fait les mots croisés du Times de Londres…
Fini le 29/07/2024
dimanche 28 juillet 2024
Sang famille de Michel Bussi
(Presses de la Cité, 2018)
Ce livre me réconcilie avec cet auteur. En préface, il nous précise son contexte.
« Sang famille est l’un des premiers romans que j’ai écrits. […] est sans doute la première histoire que j’ai inventée. Elle est née d’un constat simple, dont vous avez peut-être déjà fait l’expérience : vous croisez une personne et, le temps d’une seconde, vous pensez la reconnaître… avant de vous sentir stupide et de vous rendre à l’évidence : cette personne, vous le savez, est décédée. […] Ce roman est né de cette troublante impression. »
« […] ce roman était aussi déjà l’occasion de croquer une galerie de personnages, plus ou moins secondaires mais qui tous apportent leur touche de fantaisie, d’humour, de décalage… […] Delpech [le journaliste], Clara [la secrétaire de mairie], Madiha, Armand [les compagnons du héros, Colin, du camps d’ados]… »
Le lecteur devine assez vite le problème de la ressemblance, mais le suspense est bien entretenu avec les chapitres, titrés avec la date et l’heure, alternants la voix de Colin et l’enquête de Simon, « responsable de la sécurité » dans l’île, et du journaliste prêt à tout publier.
La une de « L’Ilien », le journal de « Mornesey », île imaginaire située dans les eaux anglo-normandes, résume l’intrigue : « Il y a dix ans, le drame des Sanguinaires. Trois ouvriers y laissent la vie. Trois responsables disparus depuis. ». Et revenus pour l’anniversaire des seize ans de Colin, obsédés par la recherche du trésor « la Folie Mazarin ».
Fini le 27/07/2024
jeudi 25 juillet 2024
Sigló de Ragnar Jónasson
(Les enquêtes de Siglufjördur, 2020, Vetrarmein traduit de l'islandais par Jean-Christophe Salaün, Éditions de La Martinière, 2020)
Le titre en français est le surnom de la ville de Siglufjördur. À la fin de l'hiver, au moment de Pâques, l'inspecteur Ari doit enquêter sur la mort d'Unnur, une adolescente (dix-neuf ans) tombée d'un balcon.
« Unnur Svavarsdóttir apparaissait comme une jeune fille modèle, une lycéenne appliquée, casanière et sans problème. Ari savait néanmoins d’expérience qu’il fallait se méfier des apparences, que le monde n’était jamais complètement noir ou blanc. Unnur devait bien dissimuler quelques secrets, une part d’ombre qu’elle gardait pour elle. La question est de savoir si ces secrets avaient pu mener au suicide […]. »
« Je voulais simplement qu’il admette ses actes […], je voulais qu’il me montre qu’il regrettait. »
Fini le 25/07/2024
Arab Jazz de Karim Miské
(Points, policier, 2014)
Ahmed, parlant du livre de James Ellroy avec Rachel : « Au fait, vous savez ce que ça veut dire White Jazz ? — Jazz de Blanc, non ? — Ça c’est la traduction la plus évidente. D’après Ellroy, cela signifie à peu près “un coup tordu monté par des Blancs”. » Puis « Ahmed ferme la porte derrière eux. Ça y est, il fait partie du polar. S’il s’en sort, promis, il écrira un bouquin. Ça s’appellera Arab Jazz. »
Rachel fait le compte des personnes impliquées dans son enquête.
« Trois salafistes, un crypto-loubavitch. Une petite sœur portée disparue, deux autres qui semblent tout sauf fondamentalistes. Leur meilleure amie qui se fait assassiner, avec mise en scène évoquant l’impureté religieuse. […] Des intégristes musulmans et juifs impliqués dans un même coup, ça ne te paraît pas un peu gros ? » et puis à Niort et aux États-Unis, des pères « Témoins de Jéhovah », et « Godzwill ».
« La petite Laura […] ne représentait aucun danger. On a agi par réflexe, sans réfléchir. On a déclenché ce merdier comme ça, sur un claquement de doigts, ivres de notre puissance, de notre impunité. » « Mercator et Van Holden, assis sur des chaises pliantes, attendent. »
Fini le 23/07/2024
lundi 22 juillet 2024
Noir de Lune de Estelle Tolliac
(Les Nouveaux Auteurs, 2020)
Ce livre est une lecture pour adolescents passionnés de fantasy, le classer en “roman policier” est complètement fallacieux.
Tous les clichés du genre sont rassemblés dans cette histoire : les personnages inconsistants, crédules, les royaumes sanguinaires, l'Élue « l’Ohaï » [faut bien aussi inventer une langue !] voilée [doit être cachée au commun des mortels] destinée à sauver le monde, etc.
L'écriture est fade, laborieuse, les descriptions trop rudimentaires négligent l’image, les événements sont sans surprise peu crédibles : attaques, réactions, sauvetages in-extremis… [et hop, encore un p'tit coup !] tout le long du voyage…
Je renonce à lire la suite.
Survolé et fini le 22/07/2024
Leur âme au diable de Marin Ledun
(Gallimard, Série noire, 2021)
Ce livre est un trop long pensum. Tout y est caricatural : les personnages (les hommes obsédés par le fric et leur bite, les femmes des putes…), les situations (tirer sur tout le monde ça fait le ménage !), le policier opiniâtre prêt à protéger la jeune femme perdue, celui qui s'entête à éplucher des dossiers pour trouver un coupable pour les meurtres, la contrebande, le lobbying pro-tabac contre l'avis de sa hiérarchie, etc.
L'illustration de couverture (une silhouette carrée, avec le symbole du dollar en pupille, tenant d'une main une marionnette, de l'autre une liasse, sur fond de cheminées fumantes) et la présentation en quatrième de couverture suffisent à comprendre l'histoire. Néanmoins, il faut se farcir les six-cents pages au cas où l'auteur réussirait à retenir l'attention du lecteur, mais il n'y aura pas de fin.
Le lieutenant Brun : « Ils s’en sont sortis, finalement. »
Le commandant Nora : « Ils s’en sortent toujours. »
Tout ça pour ça !
Fini le 21/07/2024
Déjà lu&rendu :
Marketing viral
vendredi 19 juillet 2024
Il n'y a jamais de meurtre en l'île de Alexis Brocas
(Les Presses de la Cité, TerreSombres, 2022)
Le commissaire Colin : « […] il s’agit bien d’un accident. […] j’ai quelqu’un qui sait peut-être ce qui s’est passé. […] c’est le docteur Bonnefoy, le fameux spécialiste des mouettes. »
Les trois amis, Sébastien, Fanny, Aymeric, vont chercher les raisons du meurtre de leur Stéphane. Chacun y va de son chapitre.
Fanny, ex-psychologue, résume ainsi leurs vies : « […] comme nous, Stéphane s’était réfugié dans l’île après l’effondrement de sa vie. Mais contrairement à nous il ne nourrissait pas le rêve d’une revanche flamboyante. Aymeric et son grand roman, Seb et son logiciel de trading, moi et mes tentatives de faire réviser le jugement qui avait donné la garde de mes filles à mon ex… »
Sébastien se fait remarquer lors de la réunion au crématorium : « Alors que les regards convergeaient vers moi et que des murmures désapprobateurs commençaient à s’élever dans mon dos, j’ai pris en photo ce que personne ne voulait voir. Puis j’ai remis la cravate en place […]. »
Persuadé du meurtre, il va alors entrainer les autres dans une enquête dans les salines, le long des remparts, etc. à la recherche « du trésor » et pour découvrir les coupables. Jusqu’à ce que la grand-mère d’Aymeric vienne frapper à la fenêtre : « Mais enfin, mon chéri, ton ami, là, celui qui s’appelle Dorade ou Flétan, je ne sais plus. Tu sais bien, l’agent de police ! Regarde, il attend, juste là… »
Aymeric, lors d’une exposition de vieilles photos sur laquelle il doit écrire un article, découvre les « Corvichons ».
Fini le 18/07/2024
jeudi 18 juillet 2024
Mort au printemps de Magdalen Nabb
(Série Maresciallo Guarnaccia, 1983, Death in Springtime traduit de l'anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2002)
L'adjudant Guarnaccia intervient peu dans cette histoire. C’est le capitaine Maestrangelo qui est le premier prévenu et qui enquête sur l'enlèvement de cette jeune « américaine ». Son brigadier désigne tout de suite les « bergers sardes » responsables, habitués à cette façon de trouver de l’argent.
« Le “problème sarde” devint le principal sujet de conversation dans les cafés, salons et nobles palais de la cité. »
L’amie de la victime, relâchée par les ravisseurs pour transmettre la demande de rançon, norvégienne, blessée, va se fier au « lieutenant » pour finir par raconter leur enlèvement dans leur propre voiture. Mais ne répond pas à la principale question de capitaine : comment les kidnappeurs ont su que le père avait beaucoup d’argent ?
« Si j’avais su combien c’était important, cette maison… », avoue la belle-mère.
Fini le 17/07/2024
lundi 15 juillet 2024
Le journal de ma disparition de Camilla Grebe
(2017, Husdjuret traduit du suédois par Anna Postel, Calmann-Lévy noir, 2018)
Chapitre après chapitre, l'histoire est racontée par « Malin », originaire de ce village maintenant dans la police, « Jake » au prénom imprononçable pour ses copains suédois, et par « Hanne » qui accompagnait le policier chargé d’enquêter sur un ancien meurtre d’un enfant jamais élucidé, avec les extraits de son journal lu par Jake.
Dans le village, une ancienne entreprise sert d’hébergement pour des « réfugiés », ce qui ne plait pas du tout aux habitants, selon Malin.
« Les gens se sentent abandonnés. Normal que ça les agace de voir les demandeurs d’asile arriver et se faire tout servir sur un plateau d’argent […]. » Son collège Andreas la reprend : « Malin, tu aurais pu être celle qui fuit la guerre et la famine. »
Hanne est retrouvée blessée dans la forêt et avoue qu’elle est atteinte « d’amnésie rétrograde » et ne peut raconter ce qu’ils ont découvert. Quant à Jake, son « mal qui le ronge » l’empêche de contacter la police pour parler du « journal ». Jusqu’à ce qu’il se découvre un « courage ».
« […] mes pensées divaguent, s’envolent comme des oiseaux ou des papillons, murmurent que tout le monde est peut-être malade ou bizarre si l’on creuse un peu. Ou peut-être que la normalité et l’anormalité n’existent pas. Et que ce n’est peut-être pas si grave d’enfiler une robe, même si on s’appelle Jake et qu’on habite dans un trou comme Ormberg et qu’on va hélas ! devenir un homme. Une robe n’est qu’une robe. Un bout de tissu dont on peut penser ce qu’on veut. Mais tuer quelqu’un ? Ça, c’est grave, parce que la mort dure une éternité. »
Le titre original signifie « L'animal de compagnie ».
Fini le 15/07/2024
dimanche 14 juillet 2024
Couleurs de l'incendie de Christian De Metter
(d'après le roman de Pierre Lemaitre de la trilogie Les Enfants du désastre, 2018, Rue de Sèvres, 2020)
Ce tome 2 reprend des personnages aperçus dans le 1. L'histoire commence lors de l'enterrement du père, son petit-fils Paul se jette d'une fenêtre. Il restera handicapé mais au fond de son fauteuil roulant il trouvera une consolation en écoutant de l'opéra. Et pour Madeleine, sa mère, les ennuis commencent avec « l’homme de confiance » : « — Ma fortune est passée entre vos mains. — Non, vous avez perdu la vôtre et en même temps je construisais la mienne. » sur fond d’un air d’opéra. Elle découvre les exactions du « précepteur », la morgue de son oncle…
« — […] Je veux surveiller des gens […]. — Pour… leur nuire ? — C’est cela. »
L’incendie de l’usine démarre… La vengeance apprécie à travers la vitre d’une automobile.
Fini le 14/07/2024
vendredi 12 juillet 2024
L'Énigme du cargo de Freeman Wills Crofts
(1922, The Pit-Prop Syndicate traduit de l'anglais par E. Houssin, postface de Claude Mesplède, Éditions du Rocher, Bibliothèque du mystère, 2001)
Plusieurs personnages vont chercher à comprendre pourquoi le camion change de numéro.
« […] le camion était d’abord le 4 et ensuite le 3. »
Seymour Merriman le remarque le premier pendant qu’il cherche du carburant dans le sud bordelais. Son ami, Claude Hilliard, qui travaille « à la direction des Douanes », imagine plein de façon pour espionner les parages (tonneau troué, « canot démontable »…). Leurs entretiens avec le directeur « M. Coburn » ne les renseignent pas, mais permet à Merriman de tomber amoureux de Madeleine Coburn.
« Il [Hilliard] se rendait compte du peu de preuves matérielles permettant d’incriminer le consortium, cependant il voyait aussi qu’il pouvait encore espérer cueillir des lauriers si ses renseignements permettaient à des détectives d’établir la fraude. »
À la découverte du meurtre de M. Coburn, l’inspecteur Willis prend le relais. Il accumule des preuves à coup de techniques de surveillance, comme une connexion à une ligne téléphonique dissimulée pour écouter les conversations entre le capitaine du « Girondin » et Archer, le directeur de la distillerie. Et il découvre, ce que les amis n’ont pas compris, l’utilisation « du tuyau d’acier ».
Cela prend du temps (notamment la prise des empreintes et l’aide technique de spécialistes) et au final : « Une fois de plus, l’inspecteur Willis crut avoir complété son dossier et, une fois de plus, une seconde pensée lui montra qu’il était aussi loin que jamais de son but définitif. Il avait cherché les complices du meurtre de Coburn et par un curieux hasard, au lieu de les trouver, il avait pièce par pièce résolu le mystère du consortium. »
Enfin, il étudie le plan des lignes de train…
Fini le 11/07/2024
mercredi 10 juillet 2024
Le culte de Camilla Läckberg & Henrik Fexeus
(Série Vincent et Mina, 2022, Kult traduit du suédois par Susanne Juul et Andreas Saint Bonnet, Actes noirs, 2023)
Les auteurs présentent dès le début « Nova », le “gourou” de la « secte », et délayent sur sept-cents pages les états d’âme des personnages. Mina s’inquiète pour « Nathalie » sa fille emmenée par sa grand-mère « Ines » au sein de la secte. Vincent trace des traits pour représenter le déplacement du « cavalier » sur un échiquier. Ruben découvre sa fille. Julia essaie de dresser son mari à s’occuper de leur bébé. Christer dorlote son chien Bosse. Peder montre une vidéo de ses triplés en train de chanter.
Pendant ce temps, Ines initie Nathalie à la philosophie de Nova : « Tout est souffrance, la douleur purifie. » en l’affamant et lui tapant sur les doigts.
Vincent résume ainsi :
« À Épicura, il fallait se montrer à la hauteur de Nova. Porter dignement sa douleur. »
« Nova prétendait que les enfants étaient la voie qui menait à une nouvelle vie sans souffrance […]. L’enfant a toujours été le symbole suprême de l’innocence, et on les a souvent vus dans le rôle de guides en contexte religieux. Le cercle intérieur d’Épicura croyait qu’il libérait les enfants de la souffrance en les faisant renaître, car ils étaient alors purs. »
Dans ce livre, il y a beaucoup d’allusions au précédent de la série, donc il vaut mieux l’avoir lu avant, et surtout se souvenir des rituels de Mina et ses lingettes et ceux de Vincent avec les nombres.
Fini le 9/07/2024
vendredi 5 juillet 2024
Échec à la reine de Valérie Valeix
(Les enquêtes de l'apicultrice, Palémon éditions, 2017)
Les incohérences et les situations absurdes donnent à ce livre un air de pastiche de thriller assez amusant. Entre les leçons d'apiculture bien intéressantes, Audrey Astier découvre deux personnes voulant “venger” leurs ancêtres d'une « dénonciation » de façon clairement loufoque (le vieux actuel n’était alors qu’un enfant) en envoyant des lettres de menaces et en le tuant [!].
Quant à la « Confrérie Apis Dei », calquée sur les bêtises qu’on raconte sur la franc-maçonnerie, elle serait dirigée par « une reine » qui accepte d’être secondée par un ancien « légionnaire », ancien « bagnard », etc. qui tronche et trucide tout ce qui lui déplait. Les « frères et les sœurs » trament un complot pour trouver la formule de création d’une improbable « super abeille ».
« “Ils” ont financé les recherches de la super abeille. Pour être exact, une super reine que Janissou avait baptisée “Reine Idéale” capable de vivre dix ans, de produire un couvain résistant aux maladies, une gelée royale extra et un venin sans effets secondaires. Mais les autres, ils veulent se faire rembourser car Janissou avait décidé de ne plus traiter avec eux. » [et oui, y’a aussi du “Chinois” dans l’histoire !]
Même l’explication de la « mystérieuse » formule retrouvée est mal présentée. Les bisbilles entre le « lieutenant » originaire d’Alsace et Audrey sont trop répétitives et lassantes. Les rencontres au château de Rocamadour atteignent les sommets du ridicule, deux gendarmes… et une trouillarde…
Fini le 5/07/2024
mercredi 3 juillet 2024
Madame Mohr a disparu de Maryla Szymiczkowa
(pseudo de Jacek Dehnel et Piotr Tarczyński, 2015, Tajemnica domu Helclów traduit du polonais par Marie Furman-Bouvard, Agullo, Noir, 2022)
Comme l’indique le titre original “Le Mystère de la Maison Heltzel”, le début des « aventures de Zofia Turbotyńska » se passe dans une résidence pour « vieux » et « malades », tenue par des religieuses, à Cracovie en 1893.
« Madame le professeur », nommée ainsi par la fonction de son mari Ignacy, lectrice de romans policiers, cherche à élucider la disparition d’une pensionnaire “payante” puis le meurtre d’une « indigente » chargée d’aider à la cuisine.
Entre ses demandes pour ses « bonnes œuvres », ses sollicitations auprès de la « comtesse », ses expériences avec ses « nouvelles bonnes », sa confiance en sa « cuisinière », ce livre nous donne une bonne description de la vie bourgeoise polonaise à l’époque de l’empire austro-hongrois.
« […] pour la première fois de sa vie, Zofia Turbotyńska faisait l’expérience de la plus véritable révélation, du déchirement du voile des apparences, au-delà duquel la réalité apparaît dans tout son éclat. »
Ainsi que se termine tout bon polar, lors de la réunion de tous les protagonistes, elle explique « je me suis souvenue de ce que m’a dit ma futée Franciszka : “Coiffées d’un chapeau, toutes les dames se ressemblent”. »
Fini le 1/07/2024
lundi 1 juillet 2024
Une grille amusante
Les définitions sont sur le sujet « Trous à combler ».
1H1 « Trou. » : « puisard »
1H2 « Trou. » : « nid de poule »
2H1 « Il a son trou. » : « ozone »
2H2 « Trou. » : « créneau »
etc.
1V « L’un fit son trou (et bien plus) dans la chanson. » : « poinçonneur ».
11H3 « Pas eu un trou à l’examen. » : « su »
Grille 7* finie le 1/07/2024