vendredi 28 août 2020

La Pieuvre de Paul Andréota

(Le Masque, 1989)

Une écriture très descriptive et précise justifiant le titre du livre, mais l’histoire correspond mieux à celui utilisé pour l’adaptation au cinéma Les Suspects.

Car il y en a plusieurs que tout le système judiciaire va poursuivre dans un bel ensemble, gendarmerie pour le vagabond, police de Paris et du Sud pour l’agent de change, l’industriel, le chanteur, etc.

La personnalité de la victime se révèlera au fil des interrogatoires et des témoignages, jusqu’à ce geste fatal.

« Dans la journée, on s’est baignés, on s’est allongés au soleil, on n’a pas touché au paquet. […] Ensuite, on s’est rhabillés, car il faisait frais, et elle a recommencé à piocher dans le paquet. Elle donnait l’impression de s’être retenue toute la journée. »

« C’est la première fois que je risque ma vie pour larguer des pipes à 3 500 mètres, dit le pilote. »

Fini le 27/08/2020

Papa là-bas de John Dickson Carr

(1968, Papa Là-Bas traduit de l’anglais États-Unis par Annie Hamel, Le Masque, 1993)

L’auteur nous présente comme d’habitude un narrateur amoureux, des filles de bonne famille qui semblent faire du n’importe-quoi et un vieux sentencieux qui comprend tout. Mais il situe l’histoire en Louisiane, à la Nouvelle Orléans, avant le déclenchement de la guerre de Sécession, ce qui lui permet de décrire, en plus, de belles crinolines et de beaux habits et… des rites du vaudou. Toute l’histoire est tellement pleine d’incohérences que les fantômes peuvent réellement avoir leur place dans ce récit fantastico-fantastique.

« Espérons que Dickens, ou un auteur plus jeune, nous écrira bientôt un roman basé sur l’élucidation d’un meurtre avec situations exceptionnelles et indices à l’appui. Ça pourrait s’appeler roman à sensation, ou même, si l’on a un peu d’imagination : roman policier. »
« […] je m’amuse bien […]. Peut-être d’une manière un peu macabre, mais enfin, ne mésestimez jamais le goût du public pour le sensationnel. »

Tout finira bien, “le nouvel arrivant” sera démasqué et acculé.

Fini le 26/08/2020

La Rançon de Francis Didelot

(Série Gaston Renard, Le Masque, 1976)

« — Une étrange petite personne […].
— De celles à qui l’on donne l’hostie sans confession !
— Cela va bien plus loin, et d’autant plus redoutable que chacun autour d’elle s’est pris à son visage, à sa conduite, à ses apparences. »

« […] derrière ce jeu de faux-fuyants, […] elle opposait son aspect studieux, son obéissance scrupuleuse aux ordres maternels. »

Le lecteur ne saura pas ce que la justice décidera pour ce criminel de soi-même, un personnage intéressant.

Fini le 25/08/2020

Vidéo dupe de Liza Cody

(Série Anna Lee, 1980, Dupe traduit de l’anglais par Pascal Loubet, Le Masque, 1994)

Le titre français aurait dû être “cinéma dupe” puisque la victime s’est laissé illusionner sur ses capacités à intégrer le milieu du cinéma, en étant “projectionniste”.

L’auteur nous donne des personnages caractérisés, les masculins par leur veulerie et les féminins par leur idiotie.

« Elles étaient assises, immobiles et silencieuses, les yeux aussi vides que des places de parking libres. »
« Qu’est-ce qui l’avait conduite à tenter de profiter systématiquement des faiblesses des autres au lieu de tirer avantage de ses propres forces ? »
« Ils l’avaient écouté avec commisération. […] il avait eu la bonne idée de se comporter d’une manière obséquieuse […]. C’était une attitude qui aurait incité n’importe qui à le bafouer, mais [il] connaissait les mécanismes de la hiérarchie. Car, chaque fois que [il] le bafouaient, c’était le signe qu’ils le protégeraient ensuite. » Ce qui lui permit de raconter les actes de ce laboratoire.

Fini le 24/08/2020

La Vengeance d’Hector de Gilbert Tanugi

(Le Masque, 1981)

L’apparition du fils suffit aux frères pour s’entretuer.
L’intrigue n’est pas très explicite sur leurs réelles magouilles et leurs méfaits, le policier n’étant pas très futé.

Fini le 22/08/2020

samedi 22 août 2020

Mais c’est bien sûr !

« Les gens n’y sont pas forcément pantouflards » c’est évidemment en « Charente ».

Grille 7* finie le 22/08/2020

Pas l'un de nous de June Thomson

(Série Inspecteur Finch, 1971, No One of Us traduit de l’anglais par Jean-André et Claudine Rey, Le Masque, 1980)

Le banal meurtre d’une bêtasse trop délurée permet à l’auteur de peindre un personnage loin du commun (d’où le titre).

« […] notre malheur commun c’est que nous sommes trop intelligents : nous sentons avec notre cerveau. Dans tout cela, le cœur n’intervient pas ; il n’y a pas de sentiments vrais, ou fort peu. Nous critiquons les autres parce que nous les voyons trop clairement ; et c’est pour cette raison que nous les méprisons. Nous sommes dévorés par une sorte de vanité intellectuelle qui empêche toute forme de contact humain. »

« La vanité sexuelle […] peut détruire quelqu’un aussi bien que n’importe quel autre genre de vanité. »

Fini le 22/08/2020

Safari papillon de John Wyllie

(Série Dr Samuel Quarshie, 1975, The Butterfly Flood traduit de l’anglais par Michel Deutsch, 10/18, 1996)

« — Un crocodile l’a prise.
— C’est la saison de la mue des papillons et c’est toujours une époque de tragédie. […] La rivière exige des sacrifices et elle inflige une mort affreuse aux victimes qu’elle choisit. Que ce soit une femme blanche qui ait péri de la sorte est pour nous une bénédiction. »

La dictature militaire permet à l’enquêteur de fouiner partout et notamment dans les trafics de drogues.

Fini le 21/08/2020

Le Chat de la voisine de Dorothy Simpson

(Série Inspecteur Luke Thanet,1982, Six Feet Under traduit de l’anglais par Jacques Satori, Le Masque, 1984)

« Il y a eu une amnistie en 1953. […] Ils ne l’ont jamais su. […] Il aurait fallu qu’ils tombent sur l’information à la radio, ou dans le journal. Et encore : je ne suis pas sûr qu’ils auraient compris le sens du mot “amnistie”. »

Et la voisine trop curieuse en a fait les frais.

Fini le 19/08/2020

Le Vase de sable de Seichō Matsumoto

(1961, 砂の器 traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle, Éditions Philippe Picquier, 1987)

Le style épuré et précis de l’auteur, et de l’enquêteur, est parfaitement bien rendu par la traduction.

« L’enfant qui avait marché aux côtés de son père atteint d’une maladie incurable […] » veut préserver sa célébrité naissante et ses fiançailles avec la fille d’un ministre.

Fini le 18/08/2020

mardi 18 août 2020

Une définition très discrète

« Victimes de la chasse. » pour une réponse osée « étrons ».

Grille 7* finie le 18/08/2020

Le Vingt-sixième Round de Peter Lovesey

(Série Sergent Cribb, 1971, The Detective Wore Silk Drawers traduit de l’anglais par Christiane Poulain, Le Masque, 1985)

Une sinistre histoire de « pugilistes » du 19e siècle que l’auteur présente mal. Les errements illogiques du « sergent » n’aide pas pour rendre la lecture intéressante. Tout y est plat, les personnages, les descriptions, les actions sans envergure.

L’absence de suspense tient notamment au comportement hargneux du futur meurtrier vis-à-vis de sa belle-sœur dominatrice.

Fini le 17/08/2020

Il court, il court, le cadavre de Bachellerie

(Le Masque, 1985)

Dans la lecture d’un polar, il n’y a pas que le suspense, il y a aussi l’humour. Cet auteur nous le montre.

L’intrigue est sans intérêt, mais son écriture justifie quelques fous rires.
Les fins de chapitres de la recherche du « cadavre » : « l’affaire est dans le lac ! », « l’affaire est dans le sac », etc.

Les personnages jouent bien leur rôle de plaisantin, notamment les « Marie-Claire-Marinette », même pour le final : « Il sort de sa poche une petite boîte, l’ouvre, tourne dans sa main une pastille blanche […]. »

Fini le 16/08/2020

À réveiller les morts de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1938, To Wake the Dead traduit de l’anglais par Stéphane Salvetti, Le Masque, 1989)

Pour cette histoire, l’auteur compose encore des personnages passionnants, notamment des femmes qui se présentent tout autre qu’elles ne sont — pasionaria intransigeante mais amoureuse sincère, épouse discrète mais joyeuse drille, femme riche mais bigame qui s’est fait passer pour morte pour voler son premier mari —.

Il y a pas mal d’incohérences dans la présentation de cette enquête et c’est gênant pour admirer les arguments de la conclusion, mais le lecteur peut se laisser prendre au jeu de cet innocenté coupable.

La traduction est à la hauteur de tous les sous-entendus :
« Elle a retiré son bracelet […] : Gardez-le toujours. Ainsi personne n’essaiera de réveiller les morts. » (d’où le titre du livre)
« […] j’ai téléphoné au portier […] les vapeurs romantiques s’étant en partie dissipées, où nous pourrions prendre un petit déjeuner à pareille heure […]. »
« Le Dr Fell s’accouda, imposant, sur la table, faillit un instant se gratter la tête avec le bout allumé de son cigare, et fronça le sourcil en direction de sa tasse à café. »
« Quand un policier cesse-t-il d’être un policier ? […] quand il ne porte pas son képi. » et il peut passer pour un groom.

Et la description de la « pierre de sobriété ».

Fini le 16/08/2020

samedi 15 août 2020

La Vérité du mensonge de Patrick Quentin

(1955, The Man with Two Wives traduit de l’anglais États-Unis par Maurice-Bernard Endrèbe, Le Masque, 1993)

Le titre en anglais désigne mieux l’histoire de cet homme qui, prit entre ses deux femmes l’actuelle et l’ex, s’emberlificote dans des mensonges.

Un récit et des personnages parfaitement états-uniens : un potentat enrichi (nommé par ses initiales) qui achète et soumet son entourage, comment celui-ci s’incline et manifeste ses réactions et l’inévitable pique-assiette qui veut s’y accrocher en épousant la fille préférée.

« […] pas  plus que son père, elle ne se laisserait menacer de la sorte. Elle est la digne fille de C. J., avec le Droit Divin et tout ce qui s’ensuit. »

Et les gratte-ciels qui permettent au coupable de planer vers le dénouement.

Fini le 14/08/2020

Patrick Quentin est le pseudonyme d’un duo d'auteurs américains qui ont signé aussi Quentin Patrick, Q Patrick ou Jonathan Stagge.

C’est bien une ville

La réponse à la définition « Cité un passage… » désigne bien une ville « Ruelle » mais également une petite rue et l’espace aux côtés du lit qui a servi de salon.

Grille 7* finie le 14/08/2020

Les Sœurs du nord de Michel Grisolia

(Le Masque, 1986)

Le style est sans relief, l’écriture fade, les personnages sans caractère, l’intrigue insipide. Ce livre est mièvre comme un “roman de gare”.

Pourtant, cet enchainement de vengeance à base d’une spoliation et les délices de la chocolaterie aurait pu faire un récit palpitant. Mais le personnage principal, le narrateur — libraire et responsable de l’association « S.O.S. Disparus » — est tellement terne que le suspense est dilué dans la lassitude.

« Je commençai à monter. C’était risqué : il pouvait à tout instant décider de rebrousser chemin, de redescendre. Il ne le fit pas. » etc. un texte du niveau d’une rédaction de collège.

Et des meurtres par scorbut !

Fini le 13/08/2020

Sur un lac finlandais de Mauri Sariola

(1956, Rotat pois laivasts traduit du finnois par De Bridiers, Le Masque, 1974)

Le commissaire découvre que tous les témoins de l’accusation ont menti devant le tribunal, notamment sur leurs alibis.

« Bien que j’aie su qu’il était innocent, l’idée cruelle m’est venue de lui donner l’occasion de réfléchir en prison à ce qu’il peut en coûter de faire la cour à la femme d’un autre… »

Le vrai coupable se mélange bien à la population pour être au courant de tous ces faits et il en profitera pour « gagner gros ».

L’auteur rend ses personnages intéressants par de petites notes ironiques :
« L’inspecteur Tirri […] était plongé dans l’étude des méthodes de travail appliquées par les fourmis pour transporter des brindilles à travers un sentier. »

L’intrigue est bien montée et donne une bonne image des procédures finlandaises de l'époque.

Fini le 11/08/2020

mardi 11 août 2020

Le Retour du tapis de Michael Pearce

(Série Mamur Zapt, 1988, The Mamur Zapt and the Return of the Carpet traduit par Michèle Valencia, 10/18, 2003)

L’auteur nous présente surtout la situation en Egypte au début du 20e siècle. C’est intéressant d’un point de vue historique, mais sur plan de l’intrigue c’est un peu léger.

Le récit se fait du point de vue de responsable britannique de la sécurité, le « mamour zapt », et est donc forcément orienté. Les personnages sont assez divers et intéressants par leur rôle social, mais le complot politique est trop banal entre les modérés et les nationalistes extrémistes qui veulent chasser les Anglais en mettant en danger la population lors du grand rassemblement religieux (la présentation du fameux « Tapis »).

Je vais quand même essayer un autre titre de cet auteur.

Fini le 10/08/2020

Le Tribunal des sept de Paul Kinnet

(Le Masque, 1975)

Un livre fade, sans saveur, sans suspense, sans rebondissement, c’est lassant à lire.

Les personnages sont mal présentés ou caricaturés (« Galipette » !), les situations peu crédibles — le commissaire qui se met à faire des confidences à son inspecteur qui vont le mettre en cause —, toute l’action tellement mal construite — les réflexions incongrues de la « Galipette » — qu’elle manque d’intérêt.

Je vais laisser là cet auteur.

Fini le 9/08/2020

La Flèche peinte de John Dickson Carr

(Sir Henry Merrivale, 1938, The Judas Window traduit de l’anglais par Jeanne Fournier-Pargoire, Le Masque, 1988)

Le titre anglais désigne mieux l’obsession de Sir Merrivale, avocat de la défense dans ce livre, à démontrer comment le meurtre a eu lieu, car la flèche du titre français n’en est que l’instrument visible.

Cette fois encore, l’auteur nous embarque dans un bon suspense. Nous assistons au procès d’un jeune homme pris dans un malentendu pour avoir un nom avec la même consonance que celui d’un cousin malintentionné. Et nous donne encore des personnages féminins hors de l’ordinaire, notamment une fiancée qui n’hésite pas à dire au tribunal qu’elle a déjà profité des ébats d’un petit ami (nous sommes quand même dans les années 1930 !).

Le coupable finira par avouer que c’était uniquement pour préserver son héritage.

Fini le 8/08/2020

Le Coq en pâte de Francis Didelot

 (Le Masque, 1985)

Les pensées, réflexions, cogitations d’un juge d’instruction que tout le monde considère comme un chanceux de la vie. Le récit se conjugue régulièrement à la première personne pour renforcer la méditation sur sa vie.

« […] mes deux prêtresses : attentions, empressements, aux petits soins ; en réalité, happant le moindre bout des viandes avariées qu’il me faut moissonner au Palais à leur intention […] elles m’ont dressé à “rapporter”. »
« […] la figure qui s’en dégage est à mon avantage exclusif : un accident épouvantable, dont je réchappe par miracle. »

Fini le 7/08/2020

vendredi 7 août 2020

Dans le bain jusqu’au cou de Colin Watson

(Série Les Chroniques de Flaxborough, 1962, Hopjoy Was Here traduit de l’anglais par Claire Durivaux, Le Masque, 1975)

Ce livre est un pastiche de roman d’espionnage, avec une amusante confrontation entre le major du contre-espionnage et le policier local.

« […] nous évoluons, vous et moi, dans deux mondes différents. »
« Eh bien, je pense que si [le meurtrier] travaillait pour quelqu’un, si nous devons reprendre votre expression, c’est pour sa mère. »

« La victime était […] un individu très malin, pressé par les créanciers et détesté des hommes mariés. Sa spécialité était d’exploiter tous les avantages que lui offrait son emploi dans une profession particulièrement secrète », secrète mais qu’il clamait partout comme une protection.

Fini le 6/08/2020

Les Yeux en bandoulière de John Dickson Carr

(Dr Gideon Fell, 1939, The Black Spectacles traduit de l’anglais par Janna Fillion, Le Masque, 1986)

Le titre du livre désigne la théorie à la base de cette histoire. La malheureuse victime de la mise en scène voulait démontrer que « quatre-vingt-dix-neuf pour cent des gens sont de déplorables témoins. Il prétendait même qu’ils sont incapables de décrire ce qui se déroule sous leurs yeux ; qu’ils ont les yeux “en bandoulière”, oui, c’était sa propre expression […]. »

Un personnage de femme qui sort de l’ordinaire, comme souvent chez cet auteur, très volontaire, mais « cette fille est innocente comme l’agneau qui vient de naître » et les enquêteurs ont « été donner de la tête dans tous les traquenards qu’on [leur] a tendus ».

Et elle va devoir assumer son mariage avec un meurtrier.

Fini le 5/08/2020

Le mort provoque l'enquête de Bertrand Chéron

(Le Masque, 1975)

Une histoire simple d’un vieil infirme orgueilleux, qui, répugnant à se suicider, organise son meurtre par un fils vengeur.

L’intrigue est bien menée et les personnages suffisamment construits pour soutenir l’intérêt.

Fini le 4/08/2020

Safari noir de John Wyllie

 (Série Dr Samuel Quarshie, 1975, Skull Still Bone traduit de l’anglais par Michel Deutsch, 10/18, 1995)

« La série offre une fresque contrastée de l'Afrique des années 1970 qui entend conserver sa culture et ses traditions, tout en cherchant à repousser les séquelles du colonialisme, l’obscurantisme et l’ignorance endémiques du peuple, de même que la corruption et l’avidité d’une bonne partie de ses leaders politiques et religieux. » (Wikipedia)

« Porter une couronne est une dure épreuve pour la tête sur laquelle elle repose, disait-il souvent. » et les complotistes le feront exploser.

L’auteur fait de son livre moins un polar qu’une enquête ethnologique, la lecture en est passionnante. Le récit est émaillé de “proverbes africains” : « La chèvre croit qu’un buisson d’épines est la meilleure des nourritures et elle le broute. Elle n’est demeure pas moins chèvre pour autant. »

Le personnage du jeune homme converti à l’islam soufisme est vraiment bien composé, avec des réflexions bien réelles sur cette religion et le comportement vécu d’un riche métis africain : « D’apprenti, je suis passé maître arnaqueur. »

Fini le 3/08/2020

dimanche 2 août 2020

L'Assassin de l'été de Gilbert Picard

(Le Masque, 1977)

La lecture de cette histoire est désagréable par le trop grand nombre d’erreurs d’écriture : erreur dans les noms des personnages (l’un d’eux s’appelle d’abord Vincent, puis Paul… l’inspecteur Philippe est interpellé Gérard dans un dialogue…) ; erreur d’orthographe (le mot “bungalow” est écrit tout le long de l’histoire “bengalow”), de syntaxe (le vieux commissaire est évidemment “en retraite” et non pas correctement “à la retraite”) ; etc.

Les personnages sont parfaitement caricaturés, filles névrosées, garçons “beaux, athlétiques et blonds”, sans plus de recherche de caractère, etc.

Tout ça donne une impression de bâclage très préjudiciable à l’intrigue de ces meurtres pour vengeance d’un abandon.

« Au lieu de faire son métier, il court les filles. »

Fini le 2/08/2020

Retour de baptême de Ray Lasuye

(Le Masque, 1975)

« Hier déjà, on t’attendait avec tes dragées. Qu’est-ce que tu nous a apporté ? Un cadavre ! »

Un mort très détesté, mais le meurtrier, et sa complice, en a profité pour mettre en cause un autre de ceux qu’il hait. Et pour être bien sûr des suites, il se fera le « commissionnaire » de la police.

Fini le 1/08/2020

en relecture :
Et tout fini avec « cette grande fille robuste, saine, droite, dont la seule présence lui faisait battre le cœur ».
Fini en chevet le 16/07/2024

Crime à Black Dudley de Margery Allingham

(Série Albert Campion, 1929, The Crime at Black Dudley traduit de l’anglais par José Noiret, Le Masque, 1995)

C’est très spectaculaire, mais très réfléchi, ces “jeunes gens” font un peu trop de “n’importe quoi” contre les “méchants”. Heureusement, ils seront sauvés de l’incendie par l’arrivée de la “Diane”.

Le personnage “narrateur” prend des décisions bizarres : papiers dans la cheminée, suspicion contre le détective de la série… et finalement occupé par son futur mariage laissera le coupable à ses études.
« La notion élémentaire du bien et du mal propre à toute civilisation était pour elle une doctrine impénétrable. […] Un incident semblable aurait paru bénin à un moins de vingt ans ; mais il s’était révélé insurmontable pour ce reclus studieux de vingt-sept ans. Il lui avait détraqué l’esprit. »

Fini le 31/07/2020

Un tour de passe-passe de Marco Malvaldi

(Série Massimo, barista du BarLume, 2008, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10/18, 2015)

L’intrigue basée sur un “vol informatique” a peu d’intérêt dans cette histoire.
« […] causer […] un léger malaise afin de détourner son attention de son ordinateur et de s’approprier ainsi ses mémoires. »

L’auteur s’attache surtout à décrire les comportements des personnages de ce bar, patron et serveuse, vieux Italiens curieux ou client néerlandais folklorique.

La lecture en est vraiment amusante, je me suis surprise à rire franchement.

Fini le 29/07/2020

Un coup sur la tabatière de John Dickson Carr

(Dr Dermot Kinross, 1942, The Emperor's Snuffbox traduit de l’anglais par M. Repond, Le Masque, 1990)

Toute l’histoire repose sur la scène entre l’ex-épouse et son ex-mari qui est si bien composée et subtilement chargée de suspense.

« […] c’est précisément là que se trouve la cause de tout. […] La raison pour laquelle vous vous êtes trouvée dans cette situation presque désespérée. Vous faites confiance aux gens. Ils le savent, et ils en abusent. » Et ses manipulateurs profitent également de son obsession de l’opinion des autres, du qu’en-dira-t-on.

« Si cette tabatière avait ressemblé à n’importe quelle tabatière, [il] aurait échappé à tout soupçon. »

Fini le 28/07/2020

Les Grottes de Crésus de Gilbert Tanugi

(Le Masque, 1974)

Des riches soumis au chantage sont sauvés par un espion (connaissant l’argot russe !) bien utile car dûment identifié.

Fini le 26/07/2020

en relecture :
Chacun a quelque chose à cacher.
Fini en chevet le 27/11/2024