(Dr Gideon Fell, 1938, To Wake the Dead traduit de l’anglais par Stéphane Salvetti, Le Masque, 1989)
Pour cette histoire, l’auteur compose encore des personnages passionnants, notamment des femmes qui se présentent tout autre qu’elles ne sont — pasionaria intransigeante mais amoureuse sincère, épouse discrète mais joyeuse drille, femme riche mais bigame qui s’est fait passer pour morte pour voler son premier mari —.
Il y a pas mal d’incohérences dans la présentation de cette enquête et c’est gênant pour admirer les arguments de la conclusion, mais le lecteur peut se laisser prendre au jeu de cet innocenté coupable.
La traduction est à la hauteur de tous les sous-entendus :
« Elle a retiré son bracelet […] : Gardez-le toujours. Ainsi personne n’essaiera de réveiller les morts. » (d’où le titre du livre)
« […] j’ai téléphoné au portier […] les vapeurs romantiques s’étant en partie dissipées, où nous pourrions prendre un petit déjeuner à pareille heure […]. »
« Le Dr Fell s’accouda, imposant, sur la table, faillit un instant se gratter la tête avec le bout allumé de son cigare, et fronça le sourcil en direction de sa tasse à café. »
« Quand un policier cesse-t-il d’être un policier ? […] quand il ne porte pas son képi. » et il peut passer pour un groom.
Et la description de la « pierre de sobriété ».
Fini le 16/08/2020
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