(1950, The Room Upstairs traduit de l'américain par Lola Reinova, Presses Pocket, 1992)
Une histoire sans mystère mais dont le suspense est bien entretenu par le comportement et les réflexions des membres de cette famille dysfonctionnelle.
« Ce qu’il y a d’ennuyeux, c’est que vous avez reçu tant de coups de pied dans la vie que vous ne croyez plus jamais à la sincérité de personne… […] Par quel sortilège vous a-t-elle rendus aussi méfiants envers l’humanité entière, hautains et sarcastiques […] ? »
« S’il avait été question de la fille d’un de ces pauvres diables, nous l’aurions coffrée et nous lui en aurions fait baver pour obtenir ses aveux. Mais cette fois-ci […]. Il fallait y aller doucement, trouver la preuve avant d’accuser. Alors, j’ai bien été obligé de me faire mouchard. »
Fini le 18/02/2022
vendredi 18 février 2022
La Chambre du haut de Mildred Davis
Trois jours d'engatse de Philippe Carrese
(Fleuve Noir, 1995)
L’auteur nous donne en fin de livre de quoi comprendre son histoire marseillaise : « Si vous n’avez pas tout comprique, pas de panique, voilà le lexique. »
Effectivement, le héros du livre subit bien des “embrouilles graves”.
« La pièce est toute blanche… La lumière qui y entre est très douce, un peu froide… C’est un drôle d’endroit… Très calme… Ça me change un peu, après tout ce bordel… »
Fini le 16/02/2022
Le Fourbe et l'Histrion de Bruce Alexander
(Série Sir John Fielding, 1998, Jack, Knave and Fool traduit de l'anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2000)
« L’histrion » bien aimé, malgré ses souleries, ses abandons, reste fidèle à son objectif et prêt à tout avec ses outils pour gagner de quoi le réaliser.
« Le fourbe » veut lui aussi le meilleur, « pour ses filles » dit-il, mais ses manigances ne le mène pas assez loin de Londres.
Fini le 15/02/2022
Le Double Hallali de Francis Didelot
(Série Gaston Renard, Club des Masques, 1982)
Le commissaire doit arrêter les Italiens et les Corses dans leur rivalité qui a entrainé l'assassinat de son jeune inspecteur.
Le feu coincera le Corse ce qui anéantira l'Italien.
Double réussite pour le commissaire qui comprend alors qui est le chef.
Fini le 14/02/2022
Carnaval sanglant de Julie Smith
(Série Skip Langdon, 1990, New Orleans Mourning traduit de l'américain par Isabelle St. Martin, J'ai lu. Policier, 1998)
L'auteur nous présente la société de la Nouvelle-Orléans, les créoles, les wasp, les yats, etc.
Dans le cercle des puissants, ceux qui dirigent, le moindre soupçon de sang noir est à rejeter.
« Il ne pouvait pas admettre que lui-même était noir. Cela ne le gênait pas chez les autres mais chez lui, si. » « S’il reconnaissait ses origines noires, il n’aurait plus qu’à renoncer au mode de vie qu’il s’était forgé, ce qui, pour lui, reviendrait à une sorte de mort. »
Et ceux de son entourage vont revendiquer l’un après l’autre son assassinat pour diverses raisons.
Julie Smith a remporté le prix Edgar-Allan-Poe du meilleur roman en 1991 pour ce livre, devenant ainsi la première femme depuis 1956 à décrocher cette prestigieuse récompense.
Fini le 12/02/2022
samedi 12 février 2022
La morte du canal de Emmanuel Sys
(Série lieutenants Sylvie Monin et Frédéric Preux, Ravet-Anceau, Polars en Nord, 2006)
Les policiers mènent une enquête parfaitement classique pour trouver l’identité de la morte et le coupable de son assassinat. C’est tranquillement bien monté avec des trouvailles cohérentes.
« […] on a affaire, avec […] à un vicieux comblé, avec […] à un vicieux frustré. Le premier […] ne se serait pas offusqué d’un refus. Mais le deuxième, le frustration le rendait chaque jour plus dangereux. »
Fini le 10/02/2022
Un torse dans les rochers de Helene Tursten
(Série Irene Huss, 2000, Tatuerad torso traduit du suédois par Hélène Hervieu, J’ai lu. Policier, 2012)
Les descriptions du « torse » et des autres cadavres sont particulièrement morbides, sensiblerie interdite.
L’enquête petits bouts par petits bouts entre Göteborg et Copenhague entretient bien le suspense en désignant coupable après coupable, jusqu’à la vengeance finale.
« […] sur le film lui-même, il n’y avait que deux empreintes […]. Nous avons comparé avec l’empreinte du pouce sur le timbre. Et elle correspond parfaitement ! […] Enfin […] Il a été mal et il a eu une chance incroyable, mais il ne s’est pas rendu compte de ce que donnent des traces mises bout à bout… »
« Les nécrophiles adorent littéralement les morts, mais ils ne les tuent pas eux-mêmes. »
« En réalité, un sadonécrophile n’est pas pire qu’un autre meurtrier. Le résultat est le même : un mort et une vie anéantie à jamais. Ce qui nous terrifie, c’est la profanation du corps mort après le meurtre. »
Fini le 8/02/2022
L'Avocat du diable de Erle Stanley Gardner
(Série Perry Mason, 1934, The Case of the Howling Dog traduit de l'américain par Frédéric Grolig, J'ai lu. Policier, 1986)
Le titre en anglais (Le cas du chien hurlant) nomme celui qui donnera le mot de la fin et le titre en français les raisons des actes de l'avocat puissamment aidé par ses enquêteurs.
« C’est le rôle de l’avocat de la défense de démolir l’accusation du procureur. »
« — Eh bien ! dit Drake, tu as patiné sur une bien mince couche de glace dans cette affaire, mais tu t’en es bien tiré et tu mérites des félicitations. »
Fini le 6/02/2022
Ange de la mort de Caroline Graham
(Série Inspecteur Barnaby, 1996, Faithful unto Death traduit de l'anglais par Véronique David-Marescot, J'ai lu. Policier 2003)
Un livre décevant. L'intrigue manque de suspense puisqu'il est évident que l'épouse simule, sauf pour les policiers qui passent beaucoup de pages à chercher on-ne-sait-quoi. La lecture est heureusement agrémentée par de longues descriptions des habillements et des jardins.
« Elle portait […] des bas de dentelle noire et des souliers en daim à empeigne argentée et à boucle d’argent […]. Sur ses épaules était drapé un châle vert d’eau, arachnéen et étincelant de brillants. »
Le personnage du sergent Troy se montre particulièrement négatif, notamment en rendant le constable Perrot “idiot” en le traitant comme un “pauvre Jacquot”.
« — Je crois seulement que tu serais plus heureux si tu n’étais pas si méchant. »
« Troy, étonné, cligna les yeux. Il n’avait jamais fait le lien. C’était plutôt le contraire. Dans la vie, si on ne rentre pas dans le chou de temps en temps, on se fait marcher sur les pieds. Une répartie bien saignante, ça vous remet les gens à leur place avant qu’ils aient le temps de vous flanquer au tapis. »
L’inspecteur, héros de la série, est présenté comme un homme compréhensif, et on se demande comment il supporte les balourdises de son sergent, surtout son attitude machiste.
Fini le 4/02/2022
Crimes de sang à Marat-sur-Oise de Colette Lovinger-Richard
(Compiègne sous la Terreur, J'ai lu, 2003)
« — Savez-vous ce qu’est la vengeance ? […]
Aucun autre but n’aurait pu me donner la force de vivre, aucune autre passion n’aurait été assez forte pour mobiliser toute mon énergie. Aussi loin que remontent mes souvenirs, c’est elle ma conseillère, mon guide. » Mais fondée sur une mauvaise interprétation…
L’auteur nous remet bien dans la vie et l’atmosphère de l’époque, où chacun craignait de se retrouver à la guillotine, sans savoir vraiment pourquoi.
Fini le 1/02/2022
mardi 1 février 2022
Venelles sanglantes de Bruce Alexander
(Série Sir John Fielding, 1997, Person or Persons Unknown traduit de l'anglais par Jean-Noël Chatain, 10/18, 2000)
Le récit de la vie des femmes soumises aux ordres des hommes et leur destin fatal dans les sombres venelles londoniennes.
« […] il pouvait transformer celles qui l’avaient rejeté, ou risquaient de le faire, en partenaires complaisantes. […] dans la mort, ses victimes semblaient toujours être en vie. »
Fini le 30/01/2022
Les Vikings aux bracelets d'or de Marc Paillet
(Série Erwin le Saxon, 10/18, 1999)
Toute l'histoire du livre est dans le titre. L'auteur nous présente la vie des « Danes » dans ce qui deviendra le nord du Danemark. Les « bracelets d’or » identifient les “notables” plus ou moins riches et puissants.
« Il s’agit donc de la possession du domaine situé sur la Schlei, et, par conséquent de la jalousie […] et des prétentions » des membres du clan de la victime. Mais un autre coupable rode…
Fini le 27/01/2022
Pas de vieux os de Jacques Bardin
(Le Masque, 1997)
Cette banale histoire du meurtre d'une vieille femme dans une maison de retraite est animée par les commentaires de l'auteur du livre à son lecteur.
« […] la part croissante de la vraisemblance dans le roman policier s’explique par le rôle accordé au lecteur. Comment pourrait-il deviner, imaginer la suite, proposer des hypothèses, bâtir son raisonnement, en un mot découvrir la fin, si l’auteur écrit n’importe quoi ? »
Effectivement !
Donc, dans ce livre tout est prévisible, même la fin bâclée par l’absence de nom des éventuels seconds meurtriers.
Fini le 25/01/2022
Resurrection Row de Anne Perry
(Série Charlotte Ellison et Thomas Pitt, 1981, Resurrection Row traduit de l'anglais par Anne-Marie Carrière, 10/18, 1998)
Des beaux quartiers aux taudis, des cadavres jouent aux chaises musicales.
« Si le meurtrier […] avait profité de la série de profanation de sépulture pour dissimuler son crime » pense le policier, « alors [les autres morts] était sans rapport avec le sujet. » Il s’agissait uniquement d’attirer son attention.
Fini le 25/01/2022
Mister Conscience de Philippe Bouin
(Archipoche, 2006)
« Je suis votre conscience… Oui, votre conscience que vous n’écoutez plus depuis des mois. Mais je reconnais que vous êtes bien trop touché pour entendre ma voix. »
Ce récit de vengeance est assez bien monté, même si le lecteur comprend dès le début qui est le coupable de ces meurtres sanguinolents, car il s’entremêle de chapitres sur la religion, la sorcellerie, etc. qui fait douter de la cause des cauchemars du commissaire.
Fini le 23/01/2022
Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman
(Les Détectives du Yorkshire, 2017, Date with Death traduit de l'anglais par Dominique Haas, Robert Laffont, La Bête noire, 2018)
Ce premier livre présente ceux qui vont devenir les « détectives » de la série : la jeune femme créatrice de « l’Agence de Rencontres des Vallons » et le policier qui revient dans son pays natal pour fonder « l’Agence de Recherche des Vallons », soit les mêmes acronymes sur les deux vitrines.
Une lecture amusante de la vie dans ce village anglais perturbée par des morts inexpliquées, le temps pour nos héros de trouver le lien entre ces hommes célibataires.
Fini le 20/01/2022