vendredi 26 octobre 2018

Rien de plus grand de Malin Persson Giolito

(2016, traduit du suédois par Laurence Mennerich, Presse de la Cité, 2017)

Le titre original “Störst av allt” se traduirait par “surtout”, “par dessus tout” qui présente mieux l’importance que la narratrice accorde à sa présentation.

Une construction parfaitement maitrisée donne à ce récit une véracité qui rend bien la complexité des comportements et des relations entre ces adolescents perturbés.

Les réflexions de la narratrice sur son sort sont particulièrement intéressantes.
« En réalité, ils voulaient prouver à l’opinion publique qu’ils ne m’accordaient aucune faveur, ce qui, paradoxalement, ne leur laissait pas d’autre choix que de me réserver un traitement particulier. »
« Les gens se moquent de ce que les autres disent ou ressentent, de ce qu’ils ont traversé, appris. Les gens ne s’intéressent qu’à ce qu’ils sont déjà certains de savoir. »
« S’il me tabassait, tout le monde allait enfin voir sa vraie face, et je serais libérée d’un poids, peut-être même de lui. Personne ne me demanderait plus de m’occuper de [lui], de le consoler. »
« Il y a une chose pour laquelle il était doué : il savait tuer. Il était bon chasseur. Avec une arme entre les mains, il accomplissait les choses lui-même, il recevait même des compliments. »

Fini le 25/10/2018

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire