jeudi 11 octobre 2018

Le carrefour des écrasés de Claude Izner

(10-18, 2003)

Ces auteurs ont l’art de recréer la vie de l’époque. Leurs descriptions sont savoureuses, p. ex.
« La cafetière fumait, pareille à un index levé leur imposant le silence. »
« Une ultime cabriole du soleil en lutte avec la nuit conférait au quartier un aspect irréel. »
« J’enregistre simplement que votre œil est marécageux et votre teint cireux […]. »
Et la présentation du système de « ma tante » est très réaliste.

Notre libraire empêche l’amoureux spolié d’exercer sa vengeance jusqu’au bout en sauvant de la pendaison son ultime victime, déjà ancienne victime de la voleuse.
Même si il n’avait pas compris que « les extraits littéraires abandonnés à côté du corps […] » « consistait à vous fourvoyer en de fausses pistes […] ».

Les rappels historiques de la période semblent très contemporains.
« L’insécurité est devenue une hantise pour les Parisiens. Ils voient d’un mauvais œil l’arrivée de migrants et la prolifération des vagabonds. Cependant, contrairement aux rumeurs, la violence directe à Paris intra-muros est inférieure à la moyenne nationale. »

Fini le 8/10/2018

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire