lundi 3 décembre 2018

Metzger sort de son trou de Thomas Raab

(2007, traduit de l'allemand Autriche par Corinna Gepner, Carnets Nord, 2013)

La traduction est à la hauteur du style de l’auteur.
« La conscience ne connait pas le temps ! Et le cerveau a beau s’escrimer, elle n’oublie rien. Ce n’est pas la tête qui décide du moment où les éboueurs passent vider la poubelle mentale. »
« Tout ce que Metzger perçoit de la matinée du dimanche qui succède à ces agapes, c’est la plainte des cellules grises qui, la veille, ont bêtement perdu nombre de leurs collègues, et le douloureux bourdonnement que la sonnerie ininterrompue du téléphone déclenche dans les cavités nouvellement libérées de son cerveau. »
« L’amour vrai a désormais pour lui le visage mûr et convaincant de Felix et de Mario. »
« Elle peut maintenant faire la paix avec son passé. Il n’y a pas d’assassin de son père puisque c’est l’assassin présumé qui était son père. »

Fini le 2/12/2018

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