(Éditions de l'Aube, 2016)
« Le sort réservé à cette nouvelle immigration est semblable à celui des Roms en Europe occidentale : le mépris et la méfiance. Les migrants africains constituent le bouc émissaire idéal, la nouvelle cause de tous les nombreux maux de ce pays. L’étranger demeure l’éternel coupable, surtout lorsqu’il est faible et démuni. »
« La population, déjà en majorité en proie à la détresse sociale et économique, les considère avec une arrogance teintée de violence. Les plus bigots les disent mauvais musulmans, les accusent de véhiculer le sida et de pratiquer la prostitution. Ils deviennent un nouvel exutoire, nous révèlent un nouveau sentiment : le racisme. Le racisme le plus abject, celui qui s’exerce dans l’impunité et l’indifférence complice des autorités. »
« Comment pourrait-on devenir solidaire et fraternel avec les plus faibles lorsqu’on n’est soi-même rempli que de haine et de mépris ? »
« Les Algériens subissent pour la première fois de leur histoire une vague d’immigration économique. Partagés entre la peur de se voir dépossédés d’un bien déjà mince et l’orgueil de tenir une position enviable, mes compatriotes gravissent un nouvel échelon et prennent du galon. »
« Pourtant prompts à dénoncer les actes xénophobes subis par la “communauté algérienne” en terre d’exil, peu de voix s’élèvent contre le traitement inhumain infligé aux migrants africains qui échouent ici. »
Fini le 10/09/2017
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