mardi 15 août 2017

Elastique nègre de Stéphane Pair

(Fleuve noir, 2017)

Difficile d’entrer dans cette histoire : chaque chapitre est le vécu d’un personnage mais sans indication de temps, ni de rapport avec les autres.

De plus, l’écriture est très artificielle, les expressions en créole qui parsèment le texte sonnent faux. Pourtant, l’auteur y croit, d’après son interview à France Culture : « Mon roman a pour but de parler de la société antillaise ».

« J’ai une connaissance de la Guadeloupe à travers l’écoute de la voix de ma grand-mère et du créole qu’elle pouvait parler, ou de ma mère quand elle peut s’énerver et parle en créole plutôt qu’en français, mais finalement, j’ai aussi une certaine distance avec la Guadeloupe et ça me permet de réussir à inventer, à faire fonctionner l’imaginaire et ne pas être précisément que dans la réalité. » Effectivement, cela ne donne que du folklore, vie dans les cases, prostitution, dealers et gendarmes profiteurs…

Dommage, j’espérais un peu une œuvre comme les magnifiques livres de Colin Niel sur la Guyane.

Fini le 13/08/2017

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