jeudi 9 mars 2017

La légende du 9-3 de Rachid Santaki, Nasser Sahki

(Ombres noires, 2016)

L’écriture en argot du vingt-et-unième siècle réinvente le roman noir du siècle dernier.

C’est déroutant à lire, un glossaire aurait été le bienvenu. Ainsi, j’ai dû rechercher après nos copains wikipédiens, la signification exacte du mot « seum » qui revient régulièrement pour qualifier le ressenti d’un personnage, même si le contexte suffit à comprendre sa rancœur, son dégoût.

Ce serait un bel exercice de style, mais les nombreuses erreurs d’édition (fautes d’orthographe, mots manquants) et l’illogisme de certaine scène rendent la lecture pénible.
Exemple de construction bizarre :
« Je le saisis, l’emmène vers ma bagnole et démarre.
— Qu’est-ce que tu fais ?
Je le jette au sol.
Romain tente de se barrer […] je le saisis par le cou et le traîne vers ma caisse. »
Dans ces quatre lignes, le héros effectue trois actions sans lien : « vers ma bagnole » première fois, « jette au sol » alors qu’il a « démarré », « traine vers ma caisse » seconde fois, etc. Le reste du livre est à l’avenant.

Dommage, c’était une bonne idée pour enfin immortaliser le séquanodionysien, cette langue quotidienne pour beaucoup, et, en en adoptant le rythme, confirmer sa noblesse au rap.

Fini le 8/03/2017

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