samedi 23 décembre 2017

Inavouable de Zygmunt Miłoszewski

(traduit du polonais par Kamil Barbarski, Fleuve éditions, 2017)

593 pages de plaisir ! La traduction est un délice qui rend parfaitement le style de l’auteur concis, ironique.

« […] Vassili ne plongeait pas à quatre pattes sous les bureaux, il possédait un doctorat en mathématiques, un autre en techniques de l’information, et son département […] était en fait un groupe de hackers très performants qui espionnait au nom de la Fédération de Russie. […] Vassili se demanda ce que V… P… ferait à sa place, répondit à cette question en pensée et plaça affectueusement la photo du président face contre le bureau. »

« Durant de longues années, il s’était étonné que, ni au temps de sa carrière militaire ni en tant que mercenaire, aucune cible religieuse ne lui ait été désignée. Il n’avait jamais eu à abattre un archevêque, un rabbin, un imam, un prophète autoproclamé ou un de ces innombrables prédicateurs saisonniers et autres fondateurs de nouvelles religions qui pullulaient de par le globe. […] ces gens ne constituaient pas une menace pour le monde de la grande politique et de la grande finance. […] les prêtres cyniques qui manipulaient les indigents étaient très utiles ; grâce à leur travail les masses acceptaient mieux leur position subalterne et leur misère. Ces masses étaient moins enclines à poser des questions ou à exprimer leur mécontentement, sans parler de faire la révolution, lorsqu’elles croyaient que leur sort dépendait d’on ne sait quel dieu. »

Cette recherche d’œuvres d’art au milieu de tentatives d’assassinats se quitte difficilement jusqu’à l’apothéose de l’aventure dans le musée et ses coulisses.

Fini le 18/12/2017

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