vendredi 19 mai 2017

Les oiseaux de malheur de Ross Macdonald

(Série Lew Archer, 1958, traduit de l’anglais États-Unis par Jacques Mailhos, Gallmeister, 2015)

Le titre original The Doomsters (Les Pessimistes) rend mieux l’atmosphère pesante de l’histoire de ces personnages pétris de culpabilité et de sombres pensées sur le Bien et le Mal. 

La traduction des descriptions est toujours un délice.

Le shérif : « Sous son chapeau blanc à large rebord, son visage était pourpre. Les veines grouillaient sous la peau de son nez comme des petits asticots violets. Ses yeux arboraient le néant sûr de lui que l’on tire de l’exercice d’un pouvoir subalterne. »

Une femme : « Jolie machine, […] faussement hollywoodienne, probablement creuse, certainement hors de prix, et pas neuve, mais jolie machine tout de même. »

Un salon : « Un mobilier flambant neuf occupait géométriquement l’espace de ses cubes, ses arcs et ses ellipses en un contraste étrange avec le plancher de chêne sombre et les grosses poutres apparentes du plafond. […] C’était une pièce dans laquelle un présent incertain se débattait pour l’emporter sur le passé opiniâtre. »

Fini le 18/05/2017

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