(La Tengo Editions, 2014)
Il y a bien des morts, mais pas d'enquête policière. L'histoire est une façon de présenter le comportement, les réflexions de personnages politiques — Président, ministres, sous-ministres, etc. — dans une situation de crise — émeutes — et pour parer un scandale de corruption — le ministre du Travail accusé de prise illégale d'intérêt le premier mort sans doute suicidé —.
Le texte de présentation résume bien le livre :
« C’est un roman désenchanté, à l’image de l’époque. [Il] dresse le portrait d’une classe politique rongée par le cynisme et qui ne croit plus en elle-même. Cela ressemble à l’affaire Cahuzac, à l’affaire Karachi, à l’affaire Woerth, à l’affaire Bérégovoy […]. »
Philippe Bresson, le conseiller du Président, résume l’intrigue ainsi :
« Auvenanian [ministre de l’Intérieur] avait commandité l’enlèvement de Perez [le soit-disant journaliste enquêtant contre son envie] auprès de la DCRI pour éviter qu’il ne fourre son nez dans le rapatriement des fonds ; Auvenanian utilisait les services secrets pour dissimuler les preuves de sa participation au meurtre de Rouault pour éviter qu’il ne l’implique dans l’affaire des manufactures. […] s’il trouvait amorale l’idée de souiller artificiellement Auvenanian, [il] mesurait cependant les limites de la déontologie en milieu politique. »
Ce passage donne un bon aperçu de l’écriture filandreuse et du style labyrinthique de l’auteur. L’histoire n’aura pas de fin.
Fini le 30/12/2025
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