(Série Louise Bonì, 2007, Im Auftrag der Väter traduit de l'allemand par Didier Debord, l'Aube noire, 2017)
L'évocation dans les pensées de Louise des événements des livres précédents sont sans intérêt car trop évasifs et sans rapport avec l'intrigue en cours. Son comportement dans cette histoire est incohérent avec ses « pressentiments », son inaction… Les autres policiers réfléchissent, cherchent, se documentent… elle se contente de les écouter, poursuivant ses obsessions.
« Antun Lončar faisait subir à Paul Niemann ce qu’on lui avait fait endurer à lui-même. Paul Niemann, qui avait renvoyé la famille de la nouvelle patrie où ils étaient en sécurité dans l’ancienne patrie pleine de dangers, parce que la loi sur l’expulsion des réfugiés de guerre bosniaques l’exigeait ainsi. Des années plus tard, Lončar était revenu en Allemagne, l’avait retrouvé, était entré dans sa maison. Il lui avait d’abord pris sa quiétude et sa sécurité, lui avait ensuite pris sa maison ; et maintenant, il voulait peut-être lui prendre sa famille. »
Le reste du livre raconte de façon brouillonne le sort des Allemands, les « Souabes du Danube », installés en Slavonie, internés en camp de concentration lors du rattachement à la Yougoslavie. Cet épisode historique est un peu mieux évoqué par Andreas Eisenstein, un rescapé de 94 ans, installé à Fribourg, sur quelques pages à la fin.
Fini le 17/12/2025
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