(Fleuve noir, 2017)
Le narrateur est un personnage épuisant à suivre. Il est plus intéressant que ses recherches sur le « massacre d’Odessa » en 2014 et les « mercenaires » coupables, rappelant douloureusement la guerre actuelle.
Ce journaliste a été marqué par un drame dans son enfance, non encore assimilé, qui conditionne tout son comportement.
« Ma soif d’en savoir plus fonctionne sur courant alternatif. À certains moments, je brûle de découvrir le fin mot de l’histoire, à d’autres, je m’en tape. » « Il en va de même pour un tas de choses dans ma vie. Les bouquins que j’ai commencés sans jamais les terminer, les films dont je n’ai vu que la moitié, les mots croisés incomplets, les puzzles inachevés, les filles que j’ai laissées tomber avant même de conclure. » « Les sports tiennent une place choix dans ma liste d’objectifs avortés. J’en ai expérimenté une flopée. […] je m’emballe. Illico, je m’inscris […]. Après quelques séances, j’abandonne. »
Il se met en danger dans des mises en scène périlleuses.
« Ce n’est pas une mise en scène, c’est mon quotidien. Mon kif, c’est l’adrénaline. Je roule à contresens sur le Ring, je saute d’un immeuble à l’autre, je m’envoie des décharges électriques, je participe à des concours d’apnée. Je suis une star dans le microcosme des fêlés. »
Pour ne pas oublier que « Tu m’appelais “Zanzara”, le moustique, en italien. »
Pour en finir : « L’amour et la mort sont comme de vieux amants. Ils n’ont plus grand-chose à se dire, mais ne restent jamais loin l’un de l’autre. »
Fini le 30/10/2023
mardi 31 octobre 2023
Zanzara de Paul Colize
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